Le Forum Catholique
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( 899728 )
message de Mgr Stenger au sujet du suicide de deux prêtres par JVJ (2020-08-26 09:50:18)
Message posté par l'évêque de Troyes le 25 août, qui ne fait pas que regretter les retards de la sncf par message public quand d'autres manifestaient au même moment contre la mariage revu par les socialistes :
"En deux jours j'apprends le suicide de deux prêtres que je connais, de la même génération (la cinquantaine). Des pasteurs donnés à leur ministère. Alors pourquoi? Nous, les responsables, avons-nous su entendre leur souffrance?"
Inutile, s'il vous plaît, de chercher les noms et les causes ici, c'est bien assez douloureux et révoltant (l'acte et ses conséquences). Les derniers lecteurs catholiques de La Croix n'ont que les avis de décès du clergé pour y trouver quelque chose d'intéressant... Le Professeur Guillaume Cuchet dirait que les fins dernières ne sont plus prêchées et très claires dans les esprits français depuis des décennies, car le suicide n'est plus du tout un interdit redouté dans les consciences catholiques. Même quand un prêtre meurt, il se trouve des catholiques pour dire qu'il a décidé de rejoindre le Christ et sa paix (sic), puisqu'il n'y a plus de purgatoire... Ma théologie se contente de ne pas juger et de savoir que Satan peut toucher tout le monde et pousser au pire. Je n'ai jamais bien compris la lecture pascalienne du suicide. Personne n'est à l'abri d'idées noires et de gestes irréversibles. Je ne vous souhaite pas d'avoir eu des copains d'enfance qui se sont suicidés dans leur jeunesse. Il est heureux que l'Eglise les ait accueillis pour des funérailles publiques. Il y a parfois du bon à ce que l'Eglise change... Les plus raides ici s'abstiendront de brandir leurs excommunications...
Il faudrait aussi penser davantage aux pauvres prêtres casés en maison de retraite sans lien avec l'Eglise, qui ne voient personne ou presque, qu'on appelle "Monsieur", qui n'ont aucune intimité (la porte peut s'ouvrir à tout moment), qui ont dû se priver de leurs livres et tableaux, qui ne sortent plus dans les églises, qui ne disent jamais la messe le dimanche et aux grandes fêtes. Des évêques et des prêtres les visitent selon les diocèses, mais ce n'est qu'une heure tous les deux mois. Ces prêtres font état d'une grande misère spirituelle et le disent à leurs amis. J'en connais un qui est attaché à son fauteuil roulant, sans dossier pour sa tête, et à qui on donne du "Monsieur". Pendant le confinement, il n'a pas pu concélébrer ni célébrer du tout ! Le curé, excellent, du village voisin ne pouvait venir le voir. Il y a de quoi désespérer.
Je ne sais exactement qui Mgr vise en disant "nous, les responsables" : les évêques ou les/certains catholiques ?
Il se trouve des diocèses où de très paternels évêques n'ont rien pu empêcher, et d'autres, suivez mon regard... , qui ont été au-dessous de tout en ouvrant le parapluie à la première dénonciation, au-dessous de tout dans leur homélie des funérailles, jusqu'à ne pas accompagner la famille et le corps dans la tombe. La déléguée épiscopale d'Orléans qui considère que tout presbyterium contient 10 % de criminels à trouver, est toujours en poste.
Les procureurs et donc les gendarmes y vont très fort aussi avec le clergé, beaucoup plus qu'avec d'autres milieux, je trouve.
Nous ne comptons pas les prêtres, de tous les âges, victimes de cabales ou d'un évêque, qui sous des airs plan-plan centre-gauche, est plus autoritaire que le cardinal Ottaviani dans ses mauvais jours. Un soupçon, une rumeur, une dénonciation ? Parapluie, dégage, prends du champ !
Il y a pourtant des évêques qui ont pu être ennuyés par leur évêque quand ils ont été prêtres... Les relations humaines sont ce qu'elles sont et l'Eglise n'est pas un oasis de paix, pas même dans les monastères si jamais quelques naïfs voulaient encore le croire.
J'ai vu des prêtres de 90 ans pleurer dans le presbytère duquel l'évêque et les laïcs en mission voulaient les expulser.
J'ai lu récemment sur le compte tweeter d'un valeureux prêtre qu'il venait d'être expulsé du diocèse aux armées (je prenais des nouvelles de ce prêtre sur internet, puisque je venais de lire son excellent livre sur sa vie d'aumônier militaire...). Evidemment, un évêque ne prend pas ce genre de mesure à la légère, du moins on voudrait en être sûr... Comme il a une colonne vertébrale et qu'il n'a rien d'un planqué, je ne m'inquiète pas pour lui, mais ce doit être rude. Dans ce livre, il dit explicitement d'ailleurs qu'un ancien évêque aux armées l'a vidé de l'aumônerie de St-Cyr, car il voulait appliquer le motu proprio qui nous est cher contre la volonté du général ! Bravo à Mgr Le Gal ! Je veux bien qu'on offre ses misères et ses souffrances au Christ, mais un prêtre qui se prend de telles volées aurait bien raison de quitter le clergé séculier diocésain.
(ensuite, que cela n'interdise pas de tenir tête à un prêtre par le seul fait qu'il est prêtre, même dans le milieu traditionnel ! Le bon tradi devrait considérer sans doute que le prêtre est intouchable par le vulgaire laïc... Un prêtre qui par ailleurs valdingue un autel ou déplace des statues, qui tient des propos contraires à la doctrine, qui se dandine en civil sur des chants stupides dans les églises, n'est pas à ménager par principe du seul fait qu'il a reçu les ordres. Et a fortiori un évêque...)

( 899734 )
Prier pour eux et veiller sur ses prêtres par Fenestri (2020-08-26 11:21:25)
[en réponse à 899728]
La nouvelle est terrible et nous ne pouvons que prier pour eux. En gardant en tête la phrase attribuée au curé d'Ars, au sujet d'un homme qui se jeta d'un pont et dont la veuve était désespérée à l'idée qu'il soit en enfer : "Entre le pont et l’eau, il a peut-être eu le temps de se repentir"...
Ensuite, cela nous rappelle qu'il faut être présent pour nos prêtres et pas simplement les presser comme des citrons (cf. je ne sais plus quel fil récent où il fut décrété par certains que les prêtres "nous doivent tout"). Ne pas hésiter à les inviter à dîner ou passer une après-midi quand ils le souhaitent et discuter avec eux de tout et de rien... et de rester prudent sur la question du ministère. Je me fixe pour règle de très rapidement "tâter le terrain" et alors on sent si le prêtre a besoin de dire certaines choses ou, au contraire, rêve d'un dîner à parler cinéma ou voyages...
Enfin, toujours prier pour ses prêtres... Je sais que j'ai un peu tendance à l'oublier.

( 899736 )
oui, la table est importante ! par JVJ (2020-08-26 12:13:00)
[en réponse à 899734]
Les prêtres savent ma maison ouverte, avec un lit au milieu de livres... Ma maison les accueille en soutane, en clergyman ou en civil (my God !). Ils peuvent même venir à l'improviste, ce qui en principe n'est pas permis par le règlement.
Les prêtres mangent souvent mal et sur le pouce, comme beaucoup de célibataires ou de veufs âgés. Ils n'ont plus de gouvernantes (qui écrira leur histoire et à partir de quoi ? combien sont-elles encore ? je n'en connais plus aucune).
Je voudrais lire cet hommage aux gouvernantes, outre leur histoire depuis deux siècles.
Le 31 décembre dernier, j'ai appelé un ami prêtre vers 19 h pour bien vérifier qu'il n'était pas seul (à sa place j'aimerais être parfois seul quand les autres font ripaille...). Il ne lui fallut pas deux minutes pour se décider et nous honorer de sa présence, sans quoi il aurait mangé tout seul alors que manifestement il ne le souhaitait pas. Nous n'avions voulu avoir personne ce soir-là, je précise, comme à Noël.
Combien de fois de vieux prêtres aidant des paroisses sont-ils repartis après la messe du samedi soir (horresco referens !) et du dimanche, dans la maison de retraite diocésaine ou chez eux parce que personne ne pensait à eux !? J'ai des dizaines de cas en mémoire. Le prêtre qui conduisait encore passait par le frigidaire de la cuisine et prenait un morceau de fromage avec un fruit. Ils étaient fatalistes et n'en voulaient à personne.
Autrefois, on donnait un panier à M. le curé, mais combien ont-ils encore le goût de faire une salade ou cuire un lapin ? Je continue cette pratique, en changeant le lapin par des fruits et des gâteaux.
Il y a quelques années, j'ai invité à plusieurs reprises le curé pour faire connaissance et lui offrir accessoirement un repas agréable, je crois, avec des enfants, un samedi soir. Je me serais jamais permis de lui dire que ses étoles sans chasuble me fatiguaient ! C'est le même qui ne voyait pas l'intérêt d'ouvrir en semaine l'église du village...
Ce prêtre m'a dit plusieurs fois qu'il avait des réunions et des occupations. Je lui ai dit en plaisantant qu'il fallait savoir supprimer des réunions. Il n'a rien compris. J'étais prêt à le conduire, puisqu'il ne circulait pas de nuit.
Comme il n'avait aucun dossier sur nous et qu'il ne pouvait soupçonner que nous allions ordinairement à la messe traditionnelle, j'ai fini par conclure à de la goujaterie et à une absence de savoir-être, car je ne suis pas certain qu'il croulait sous les invitations de jeunes couples le week end. Je suis même certain qu'il n'était jamais invité par des couples de moins de 60 ans !
Tant pis pour lui.
Il m'est arrivé quelques fois d'inviter un prêtre dépannant la paroisse alors que cela ne me disait rien du tout de l'avoir à table et en espérant que quelqu'un l'avait déjà invité... Il faut avoir une épouse admirable et qui partage le même accueil inconditionnel du prêtre.
Mes vieux amis prêtres des campagnes souffraient de ne plus avoir de repas amicaux entre prêtres voisins. La distance faisait que parfois il n'y avait pas un prêtre à 50 km à la ronde ! C'est toujours le cas pour les derniers curés de campagne. Un bon repas, de bonnes bouteilles, un cigare, une liqueur, l'humour et les souvenirs en commun les aidaient à tenir. C'était l'occasion aussi pour eux de chanter ou de parler de leurs ruches, pas du dernier éditorial de La Croix ! Je plains ceux qui se réfugient sur internet ou un DVD. La compagnie des laïcs ne fait pas tout et il faut veiller à ne pas non plus être intrusif ou à s'accaparer un prêtre parce que cela flatterait, à tenter même le diable... Il y a des dames qui fantasment sec ou qui se trouvent valorisées parce qu'à la maison il n'y a personne ou que du mépris. Si en plus elles peuvent le tutoyer et l'appeler par son petit nom, c'est l'idéal...
Il y a les prêtres qui se savent libres de parler dans certaines maisons et même de parler de tout autre chose que d'Eglise, de blaguer. C'est une grâce pour les enfants (cela peut aussi peser quand ils grandissent...). Cela leur change des repas en terrain miné, chez des gens ou entre confrères avec lesquels il faut peser ses mots. Il faut savoir qu'il se trouve des maisons bien catholiques où cela ne rigole ja-mais et dans lesquelles "Monsieur l'abbé" est prononcé à chaque début de phrase avec des trémolos dans la voix.
J'admire les prêtres qui sont invités dans des maisons où ils savent par avance qu'ils vont s'ennuyer, devoir s'intéresser à la collection de BD de Monsieur ou se tenir très en retrait. Mais cela fait partie aussi de leur ministère, normalement. Quand les prêtres traditionnels auront des paroisses, comme certains ici le souhaitent, cela va leur faire très très drôle (mais je crois qu'ils le savent pour certains). Beaucoup voudront retourner dans leur réseau d'initiés avec des enfants qui savent le Salve regina dès 5 ans (comme les miens).
Les repas avec plusieurs vieux curés demeurent mes meilleurs souvenirs de table, et de loin (alors que j'étais jeune...), car ils avaient tout pour eux, notamment la joie et le recul des années, et ils savaient demander l'aide à la bonne cuisinière désintéressée locale...
Comme c'est plus fort que moi...
1. Les repas de prêtres dans les familles permettent aussi de voir, dès lors qu'ils ont l'oeil averti, une partie de ce à quoi ils ont heureusement échappé ! Et je parle de toutes les familles, la mienne comprise.
2. Un évêque qui n'a pas un bon coup de fourchette ne peut pas être un bon évêque. Il existe des pontifes qui refusent de boire un Gevrey-Chambertin (sans invoquer le concile, il est vrai).

( 899745 )
"Ô Dieu, je vous rends grâce ... par Meneau (2020-08-26 15:59:23)
[en réponse à 899736]
... de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes" qui n'invitent jamais leurs prêtres à leur table.
Cordialement
Meneau

( 899749 )
Si vous connaissiez des prêtres diocésains, par JVJ (2020-08-26 17:09:59)
[en réponse à 899745]
vous sauriez qu'ils ne sont pas si souvent invités que cela. Il s'en trouve même qui ne le sont presque jamais. Sortez et fréquentez-les, vous verrez. Mais ils ne lisent pas Mgr Fèvre, c'est vrai, et défendent très mal l'Eglise à coup de vieux papiers et d'approximations. Et les prêtres âgés ou qui dépannent les paroisses rurales en venant de leur retraite.
Des prêtres séculiers traditionnels aussi sont isolés alors qu'ils ne diraient pas non pour répondre à une invitation dans une famille.
J'ai oublié la catégorie de ceux qui invitent pour se faire valoir dans leur chapelle ou socialement par mondanité. C'est sans doute pour cela que vous réagissez. J'ai le souvenir d'un dessin de Sempé montrant une dame charmée que le curé invité ait revêtu sa soutane pour le dîner du soir.
Il y a les familles qui invitent avec un carton et en sortant le grand jeu une fois par an (cette mondanité n'est pas la mienne) et celles chez lesquelles un prêtre sait qu'il aura à tout moment son rond de serviette. Ce n'est pas du tout le même type d'accueil et de rapports.
Dans une paroisse de plusieurs villages, je voudrais bien savoir quels couples de moins de 40 ans ont invité plusieurs fois des prêtres, singulièrement le dimanche midi et même aux baptêmes. Il faudrait déjà pour cela qu'ils les rencontrent dans une église. C'est ainsi. Je ne sais quel âge vous avez.
Avant le concile, des familles propres sous tous les rapports invitaient le curé, mais pas le deuxième vicaire... Elles tenaient au curé pour les baptêmes et les obsèques, pas la valetaille. Cela continue pour les funérailles des grands élus et des supposés artistes qui se tournent vers les évêques ou les prêtres de grosses paroisses parisiennes même quand l'intéressant n'en relève pas. Nos anciens vicaires n'avaient pas de belles soutanes et ont connu la faim, j'ai reçu des témoignages. La bonne mangeait avec le curé dans le salon, pas les vicaires. C'est cela aussi l'Eglise anté-conciliaire en France, des années d'avant la dernière guerre.

( 899761 )
dans ma paroisse aussi par Paxtecum (2020-08-26 22:02:45)
[en réponse à 899749]
Cela fait 1 an et demi que nous avons un nouveau curé et un vicaire (52 et 40 ans)pour 30 clochers et 30000 habitants, je devrais dire âmes...
J'ai appris par l'un d'eux,lorsqu'il est venu dîner à la maison il y a quelques jours, que seuls 4 familles les recevaient d'une manière un peu régulière, on peut y rajoute 3 ou 4 autres familles une fois dans l'année.
C'est la réalité des paroisses de campagne.

( 899764 )
merci cher Paxtecum ! nous parlons des paroisses... par JVJ (2020-08-26 22:42:15)
[en réponse à 899761]
Dois-je citer encore mon ami curé qui a 65 clochers tout seul et qui dit les messes aux enterrements, après avoir visité les familles !!!!
Ce saint prêtre est allergique... au chocolat ! Or c'est ce que ses braves paroissiens lui servent comme dessert, pensant bien faire...
Je les ai vus des dizaines de fois, ces prêtres retirés qui revenaient dans la maison de retraite diocésaine le dimanche à plus de 13 h, sans rien dans le ventre, à plus de 80 ans ! Certains avaient même la pudeur de me faire croire qu'ils avaient refusé une invitation. Je trouvais cela proprement dégoûtant de la part de ceux qui avaient bénéficié d'une messe : sans ces prêtres contents par ailleurs de sortir le dimanche et de s'évader un peu, ils n'en aurait pas eue ! J'ai assisté à l'envers du décor parfois : "bon, qui est-ce qui prend le prêtre dimanche prochain ?" Allô ?! Parfois personne ne répondait ou certains devaient penser "oh, j'ai déjà donné l'an dernier !"
Quand une seule personne de la famille va à la messe, il est délicat d'imposer le prêtre aux autres... Cela peut bien se passer, mais il faut être équilibriste.
Et comme je l'ai écrit, il se trouve aussi des prêtres VOM (j'ai un peu honte d'écrire ainsi, mais je vais au plus vite) bien seuls ou dont le tempérament - au demeurant fort respectable - ne se prête pas à provoquer ou à susciter des invitations. Il y a des prêtres timides ou ceux qui se souviennent d'invitations pénibles ; chien échaudé craint l'eau froide.
Certaines familles ont déjà des choses de prévue, pensent devoir inviter le prêtre avec le ban et l'arrière-ban, ne veulent montrer que les membres "présentables" de la famille, ont prévu d'aller se promener à 15 h, que sais-je ?! Il m'est arrivé de proposer le repas à un prêtre en fin de messe, car je devinais bien qu'il repartirait manger froid. Mon épouse était d'accord, mais le repas ne s'annonçait pas extraordinaire et j'avais plutôt envie d'être tranquille...
Il y a aussi des personnes, modestes, qui ont honte de leur logis et de leur vaisselle. Je suis de tout coeur avec elles. Le prêtre doit se sentir en principe de plain pied avec le duc comme avec la famille dans la gêne en HLM.
Quand on reprend ses enfants au caté tradi du coin, il n'est pas déconseillé de saluer le prêtre une minute (sans se lancer dans une conférence) et de lui avoir pris dans la meilleure pâtisserie du coin le repas du soir ou un cake au citron pour son thé (c'est rare pour ce que j'ai vu). Et même deux repas si on sait qu'ils sont deux à déjeuner ensemble. Lors même que vous n'êtes jamais allés chez ce traiteur pour vos propres enfants ! J'ai vu des parents qui reprenaient leur enfant sans saluer le prêtre et sans me saluer, alors que je ne passe pour être transparent.
Il y a des chapelles souples et d'autres plus raides.
Il m'est arrivé d'être à table avec un prêtre en civil, bien socialiste et "ouvert" à tout sauf à la Tradition (alors qu'il était AF dans sa jeunesse...), prof de théologie dans un séminaire fort tiède. J'ai été d'une parfaite affabilité (hypocrite un peu, c'est vrai), j'ai noté l'ampleur de ses références, j'ai abondé dans son sens sans trahir aucun principe. Je crois qu'il est reparti en pensant que j'étais un bien brave conciliaire centriste, même si j'ai lancé quelques contre-feux qui auront pu l'intriguer. Je n'ai pas passé une mauvaise soirée, seule sa messe fut pénible... Comme il n'a pas poursuivi la conversation dans les mois qui ont suivi, c'est donc que je ne l'intéressais pas. Quand on dîne une fois avec un prêtre, le laïc ne doit pas se prendre pour un confesseur ou un inquisiteur. Si entre deux catholiques il n'y a pas moyen de s'entendre deux ou trois heures, qui plus est à table, il vaut mieux rester chez soi.

( 899769 )
Tentant en effet de dauber sur la forme ... par Cristo (2020-08-26 23:06:48)
[en réponse à 899745]
... des propos de jvj. mais il a le grand merite de nous inviter a un bon examen de conscience. Nos prêtres ne sont pas de purs esprits. Et quand l'un d'eux defroque ou se suicide, eh bien oui, ses ouailles peuvent au moins s'interroger.
Témoignage personnel : nous relevons d'une grosse paroisse ecclesia dei et prout prout ma chère mais chaque fois qu'on a invité notre curé pour noël et pâques, à ma grande surprise, il était disponible.
"Ben oui vous comprenez noël c'est une fête de famille". Ben chez nous notre desservant s'est retrouvé avec les enfants deballant leurs cadeaux devant lui et ca avait l'air de lui plaire.

( 899766 )
C'était dans le fil sur les masques,... par Paterculus (2020-08-26 22:50:27)
[en réponse à 899734]
... très exactement
ici, qu'on a décrété que les laïcs ne doivent rien aux prêtres.
J'avais réagi, mais n'ai pas eu de réponse !
Je le dis souvent, certains laïcs, encouragés la plupart du temps par le haut-clergé, exigent de leurs prêtres des choses qu'ils ne voudraient pas qu'on exigeât de leurs enfants - qui bien sûr, élevés dans une telle ambiance, ne seront jamais prêtres, sauf grâce exceptionnelle.
Donc merci pour votre message.
Je souscris aussi à ce que vous dites sur l'importance des repas en ambiance familiale. On peut d'ailleurs, pour intéresser les enfants, amener les prêtres à parler de leurs souvenirs, de collège par exemple.
Votre dévoué Paterculus

( 899741 )
Une source peut être ? par postit (2020-08-26 15:43:19)
[en réponse à 899728]
Est dans le titre