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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 899707 )26/08 St Zéphyrin, pape et martyr, Sainte Marie de Jésus crucifié (Maryam Baouardy) par ami de la Miséricorde (2020-08-25 21:45:14) 

De la férie

Messe comme au dimanche précédent ou messe de la Mémoire



Mémoire de St Zéphyrin, pape et martyr



26 août : Sainte Marie de Jésus crucifié (Maryam Baouardy) :

Religieuse


Mariam naquit en Galilée, dans un village appelé Abellin, le 5 janvier 1846, dans une famille chrétienne pauvre. Elle perdit son père et sa mère à quelques jours d'intervalle, juste après la naissance d'un petit frère et fut placée chez une tante maternelle. Son oncle lui présenta à l'âge de treize ans un parti qu'elle refusa, ce qui aggrava les relations déjà houleuses dans son nouveau foyer.

Pour échapper à des mauvais traitements, elle se sauva et erra d'Alexandrie à Jérusalem passant par le Liban et finit par embarquer pour Marseille début mai 1863.

Elle fut favorisée de manifestations mystiques avant ses dix-huit ans, et survécut miraculeusement grâce aux soins prodigués par une mystérieuse infirmière vêtue de bleu, à la suite de l'agression d'un musulman qui lui trancha la gorge pour avoir confessé sa foi catholique.

Elle reconnut la Sainte Vierge en cette bienfaitrice qui lui annonça sa vie future. En effet sa prophétie s''accomplit : Mariam entra comme novice chez les Soeurs de Saint Joseph de l'Apparition, et plus tard se présenta au Carmel de Pau en juin 1867, aux premières vêpres de la solennité de la Très Sainte Trinité, pour y prendre l'habit de Notre-Dame du Mont Carmel comme novice converse le 2 juillet de la même année.

Elle reçut le nom de soeur Marie de Jésus crucifié.En 1870, alors agée de vingt-quatre ans, elle fonda le Carmel de Bangalore (Inde), puis celui de Bethléem en 1875. Elle y mourut le 26 août 1878, en prononçant ces derniers mots :"Mon Jésus, Miséricorde! Oh ! oui, Miséricorde !

Elle a été béatifiée par Saint Jean-Paul II le 13 novembre 1983 et canonisée par le pape François le 17 mai 2015. Le martyrologe romain place la solennité de sa fête le 26 août. Le Carmel la célèbre le 30 août.

Visions de Sainte Marie de Jésus crucifié sur le Paradis, le Purgatoire et l'Enfer.

Florilège de textes de Sainte Marie de Jésus crucifié,

Neuvaine à Sainte Marie de Jésus crucifié.

La Prière de la Bienheureuse Sœur Marie de Jésus Crucifié « Aux pieds de Marie, j'ai retrouvé la vie » :

« Aux pieds de Marie, de ma Mère chérie, j'ai retrouvé la vie. Ô vous tous qui souffrez, venez à Marie, aux pieds de Marie, j'ai retrouvé la vie. Ô vous qui travaillez dans ce monastère, Marie compte tes pas et tes sueurs. Dites-vous à vous-mêmes : aux pieds de Marie, j'ai retrouvé la vie. Vous qui habitez dans ce monastère, dégagez-vous de ce qui est de la terre. Ton salut et ta vie sont aux pieds de Marie. J'habite dans les entrailles de ma Mère, j'y trouve mon Bien-Aimé. Suis-je donc orpheline ? Dans le sein de Marie, j'ai trouvé la vie. Ne dites pas que je suis orpheline : j'ai Marie pour Mère et Dieu pour père. Le serpent, le dragon voulait me mordre et avoir ma vie ; mais aux pieds de Marie, j'ai retrouvé la vie. Marie m'appelle, et, dans ce monastère, je resterai toujours. Aux pieds de Marie, j'ai retrouvé la vie. Amen. »

Prières de Sainte Marie de Jésus crucifié

Prophéties de Sainte Marie de Jésus crucifié.

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde






images/icones/marie.gif  ( 899708 )La Mère du Sauveur et notre vie intérieure par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-08-25 21:46:36) 
[en réponse à 899707]

DEUXIEME PARTIE
CHAPITRE III

Article II - LA DISTRIBUTRICE DE TOUTES LES GRACES, SON MODE D'INFLUENCE


On ne peut donc pas avoir la certitude que la Sainte Vierge n'exerce pas cette influence. Il faut de plus se dire que les chefs-d'œuvre de Dieu contiennent plus de riches­ses, de beauté et de vitalité que nous ne pouvons le dire.

Nous ne pensons pas cependant qu'on puisse prouver d'une façon certaine, l'existence de cette causalité en Marie. C'est un des points sur lesquels la théologie ne saurait, semble-t-il, dépasser une sérieuse probabilité.

Pourquoi ? Parce qu'il est bien difficile ici de voir, dans les textes traditionnels invoqués, où finit le sens propre et où commence la métaphore. Ceux qui s'expriment même d'habitude d'une façon métaphorique là où ils pourraient et devraient employer des termes propres, ne font guère attention à la difficulté que nous signalons ici.

Mais plus on tient à la propriété des termes, plus on sai­sit la vérité de cette remarque. Lorsque la Tradition nous dit que Marie, dans le Corps mystique, est comparable au cou qui réunit la tête aux membres et leur transmet l'influx vital, c'est là certainement au moins une méta­phore très expressive, mais nous ne pouvons affirmer avec certitude qu'il y a plus.

Cependant ces paroles ne paraissent avoir leur signi­fication complète, comme dit le P. Hugon, que si l'on admet la causalité physique instrumentale dont nous par­lons.

Le P. R. Bernard, O. P., s'exprime de même en cette page de son livre Le Mystère de Marie, 1933, p. 462 : « Dieu et son Christ se servent d'elle (de Marie) en ce sens qu'ils font passer par elle toutes les grâces qu'ils nous destinent... Leur action, en cette intermédiaire, se tempère de plus d'humanité, sans rien perdre, bien en­tendu, de sa force divine.

Ils font vivre à notre Mère la vie qu'ils ont dessein de nous faire vivre. Elle en est d'a­bord remplie et débordante, La grâce est préformée en elle et s'y empreint d'une spéciale beauté.

Toute la grâce et toutes les grâces, secours et états, vertus et dons, nous arrivent ainsi canalisés et distribués par elle, imprégnés de cette particulière suavité qu'elle donne à tout ce qu'elle touche et laisse en tout ce qu'elle fait.

« Marie est donc, par son action, mêlée à tout dans notre vie et porteuse de tout le divin en nous. Sur tout le cours de notre existence, du berceau et même avant, jus­qu'à la tombe et même au-delà, grâce habituelle et grâces actuelles, grâce et gloire, on ne voit pas. ce qui pourrait être ôté à son domaine. Elle donne forme et figure à tout notre être dans le Christ...

Elle imprime sa façon à tout et donne comme un surcroît de perfection à ce qui lui passe ainsi par les mains. J'ai dit que nous tenions tout entiers dans sa prière : nous tenons pareillement dans son action et, si l'on peut dire, dans ses mains. Tout chré­tien est un enfant de Marie, or un enfant n'est digne de ce nom que s'il est réellement façonné par sa mère. »

Si l'on admet que la Sainte Vierge, non seulement nous obtient par sa prière, mais nous transmet toutes les grâces que nous recevons, on donne un sens plus complet aux titres de trésorière et dispensatrice de toutes les grâ­ces qui lui sont généralement attribués.
Cela parait aussi indiqué en certaines paroles très bel­les et très fortes de la liturgie, surtout dans le Stabat, où la répétition admirable du Fac montre que Marie, non seulement nous obtient par sa prière la grâce d'arriver à l'intimité du Christ, mais qu'elle fait en quelque ma­nière en nous cette divine intimité :

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde