Le Forum Catholique
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( 899473 )
Le document le plus h... jamais signé par un pape... par Johanis (2020-08-21 09:57:50)
Le "haut comité pour la fraternité humaine"chargé de veiller à la diffusion et l'application du fameux document d'Abou-Dhabi à "tweetté" le 2 août que le pape François et le grand imam d'Al-Azhar "ont identifié ce document comme le plus important document humanitaire de l'histoire moderne".
Malheureusement, il semble bien qu'il s'agisse du document le plus h... jamais signé par un pape, pour autant qu'on admette qu'un pape ait déjà signé un document h..., sur quoi je ne me prononce pas ici.
À ce propos il me semble important de lever des confusions sur la signification de la phrase du document qui a été principalement incriminée, celle qui dit que :
« Le pluralisme et les diversités de religion, de couleur, de sexe, de race et de langue sont une sage volonté divine, selon laquelle Dieu a créé les êtres humains. Cette Sagesse divine est l’origine dont découle le droit à la liberté de croyance et à la liberté d’être différents."
On a dit que le fait que soient mentionnées en plus de la diversité de religion, les diversités de couleur, de sexe, de race et de langue, prouve qu'il s'agissait bien d'une volonté positive de Dieu et non pas d'une simple permission. Or même si ces autres diversités n'étaient pas mentionnées, une volonté divine, n'est pas une permission ou une tolérance divine. Dans la parabole de l'enfant prodigue, le Père permet que le fils parte, mais il serait faux de dire que c'est sa volonté. Le mot volonté pris tout seul ne peut signifier permission ou tolérance.
Mais pour ceux qui douteraient de cela, il y a un autre passage du document qui est très clair, sur le fait que l'Islam est voulu positivement par Dieu :
« Au nom de l’âme humaine innocente que Dieu a interdit de tuer, affirmant que quiconque tue une personne est comme s’il avait tué toute l’humanité et que quiconque en sauve une est comme s’il avait sauvé l’humanité entière. » Cette phrase attribue donc sans réserve à Dieu une affirmation tout à fait spécifique du Coran. Elle implique que c'est Dieu qui parle dans le Coran, sans quoi on ne peut dire que Dieu a affirmé cela. Si le Coran est révélation de Dieu, il n'y a donc aucun doute que c'est Lui qui a voulu positivement et suscité l'Islam.
On savait que pour beaucoup de catholiques, surtout dans le cadre du dialogue interreligieux, et aussi chez certains théologiens, le Coran est une authentique révélation divine. Mais quand c'est le pape qui signe une telle phrase, le scandale est infiniment plus grand.
Je ne vais pas faire l'inventaire des erreurs contenues dans le texte, mais je veux encore indiquer notre passage qui porte aussi radicalement atteinte à la foi catholique. Il s'agit de la phrase suivante :
« Le premier et le plus important objectif des religions est celui de croire en Dieu, de l’honorer et d’appeler tous les hommes à croire que cet univers dépend d’un Dieu qui le gouverne, qu’il est le Créateur qui nous a modelés avec Sa Sagesse divine et nous a accordé le don de la vie pour le préserver. » Or pour la religion catholique ce n'est pas du tout cela qui est le plus important, c'est seulement un préalable. Le plus important c'est la foi au Christ Fils unique de Dieu est unique Sauveur des hommes, car c'est cette Fois qui sauve. Ce texte signé par le pape réduit la portée de religion catholique à celle d'une religion naturelle.
On veut faire passer ces hérésies au bénéfice de la promotion d'une fraternité universelle. Comme si le pape avait pour mission d'être le promoteur d'une semblable fraternité universelle, fondée sur une supère religion qui les englobe toutes.
Je termine en soulignant combien le projet de la « maison abrahamique », est la mise en pratique de cette super-religion syncrétiste, avec ses trois « temples », unissant à égalité les cultes des trois « religions monothéistes »

( 899475 )
Je ne comprends pas par Meneau (2020-08-21 10:16:13)
[en réponse à 899473]
Je suis d'accord avec vous sur le premier point, mais je ne comprends pas vos deux autres objections.
« Au nom de l’âme humaine innocente que Dieu a interdit de tuer, affirmant que quiconque tue une personne est comme s’il avait tué toute l’humanité et que quiconque en sauve une est comme s’il avait sauvé l’humanité entière. » Cette phrase attribue donc sans réserve à Dieu une affirmation tout à fait spécifique du Coran.
Non ce n'est pas tout à fait spécifique du Coran, c'est le 5ème commandement de Dieu qu'on trouve à deux reprises dans l'Ancien Testament.
« Le premier et le plus important objectif des religions est celui de croire en Dieu, de l’honorer et d’appeler tous les hommes à croire que cet univers dépend d’un Dieu qui le gouverne, qu’il est le Créateur qui nous a modelés avec Sa Sagesse divine et nous a accordé le don de la vie pour le préserver. »
St Ignace de Loyola:
L'homme est créé pour louer, honorer et servir Dieu, notre Seigneur et, par ce moyen, sauver son âme et les autres choses sur la face de la terre sont créées pour l’homme, et pour l’aider dans la poursuite de la fin pour laquelle il est créé.
Cordialement
Meneau

( 899476 )
[réponse] par Yves Daoudal (2020-08-21 10:21:01)
[en réponse à 899475]
C'est une citation directe du Coran, sourate V verset 32:
"Nous avons prescrit pour les Enfants d'Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c'est comme s'il faisait don de la vie à tous les hommes."
Vous ne trouverez pas cette phrase dans la Bible. Le pape considère donc le Coran comme parole de Dieu.

( 899477 )
Merci par Meneau (2020-08-21 10:25:52)
[en réponse à 899476]
J'ai été induit en erreur par la mise en caractères gras de Johannis sur "Dieu a interdit de tuer", alors qu'en fait c'est la deuxième partie de la phrase qui est incriminée.
Merci pour l'éclaircissement.
Cordialement
Meneau

( 899479 )
Affirmation spécifique du Coran. par Johanis (2020-08-21 10:49:51)
[en réponse à 899477]
J'ai voulu souligner que c'était une affirmation directe de Dieu (Allah en fait), mais c'est en effet la deuxième partie de la phrase qui provient nécessairement du Coran.

( 899483 )
En fait, pas du Coran par Meneau (2020-08-21 11:37:48)
[en réponse à 899479]
mais issu de la tradition juive :
Si Dieu a créé un seul homme, c'est pour t'enseigner que quiconque détruit une seule vie la Thora le considère comme s'il avait détruit le monde entier. Mais quiconque, sauve une seule vie est considéré comme s'il avait sauvé le monde entier. C'est aussi pour que nul ne puisse dire : mon père était plus grand que le tien
Michna Sanhédrine 4:5
Le coran n'a fait encore une fois parmi tant d'autres que copier. Mais ça ne change pas grand-chose à l'affaire, je vous l'accorde.
Cordialement
Meneau

( 899489 )
Oui en effet ! par Jean-Paul PARFU (2020-08-21 12:02:50)
[en réponse à 899483]
Il s'agit d'une reprise de traditions juives, reprises elles-mêmes des Dix commandements donnés par Dieu à Moïse.
Les Dix Commandements rappellent simplement la loi morale naturelle.
Cette loi morale naturelle, Dieu a estimé nécessaire de la rappeler à cause du péché (ratione peccati).
La loi morale naturelle, comme son nom l'indique, relève de l'Ordre naturel. Elle est liée à l'Acte créateur, à notre nature dont elle est, en quelque sorte, le mode d'emploi.
Mais le péché originel et les péchés personnels des hommes ont émoussé le sens moral de l'homme jusqu'à inverser les valeurs : appeler bien, le Mal et mal, le Bien. D'où la nécessité des Dix Commandements.
Ce rappel lui-même, directement par Dieu, relève donc, quant à lui, de la Révélation et de l'Ordre surnaturel. Il ne peut donc provenir que de Dieu Lui-même et d'une religion agréée par Lui dans le cadre d'une Alliance.
L'Ancienne Alliance a apporté quatre choses :
- l'unicité de Dieu ;
- le rappel de la loi morale naturelle sous la forme des Dix commandements ;
- l'annonce de la venue d'un Messie ;
- l'expérience de la relation à Dieu (histoire, psaumes, prophètes).
Que le pape reprenne le Coran est tout simplement lamentable ! Il pense pouvoir ainsi être mieux écouté et se sent plus fort. C'est triste. C'est une forme de reniement sous couleur de rappel moral !

( 899508 )
C'est le Coran qui en fait une parole de Dieu révélée par Johanis (2020-08-21 15:47:54)
[en réponse à 899483]
La Michna se présente comme un commentaire, des explications, de la parole de Dieu, si bien que la phrase de la Michna qui semble avoir inspiré le texte du Coran ne se présente pas comme parole de Dieu. Alors que dans le texte de la déclaration d'Abu Dhabi, la phrase est présentée comme affirmation directe de Dieu, parole de Dieu révélée. Si bien que c'est, sans aucun doute possible, en tant que que citation du Coran que la phrase éest dite affirmation de Dieudans la déclaration d'Abu Dhabi.
Bref, le pape qui a signé ce document reconnaît que le Coran est vraie révélation divine, et a fortiori que l'islam est voulu par Dieu, ce qui est d'une gravité exceptionnelle.
(Accessoirement on peut remarquer que dans la Michna il est parlé de la valeur de la vie d'un fils d'Israël, et non pas de n'importe quel homme, même si ensuite on le commente couramment dans ce sens plus universel).

( 899478 )
Le verset 33 ne contredit-il pas le verset 32 ? par Scrutator Sapientiæ (2020-08-21 10:49:24)
[en réponse à 899476]
Bonjour Yves Daoudal,
Le verset 33 ne contredit-il pas le verset 32 ?
Voici le verset 33 de la même sourate V :
"La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment,"
Merci beaucoup pour toute réponse et bonne journée.
Scrutator.

( 899481 )
Attention, le verset suivant.... par Sacerdos simplex (2020-08-21 11:09:07)
[en réponse à 899476]
Déjà le verset 32 est un peu bébête, établissant une certaine égalité entre le pauvre gars qui a tué celui qui l'opprimait, Hitler qui en tue des millions, Staline des dizaines de millions, et le PC Chinois qui en a tué des centaines de millions.
Ce verset est très souvent cité, y compris par les imams qui passent la radio/télé, sous la forme : "Celui qui tue un innocent...".
Et c'est là qu'est le maxi-piège !
Ce verset et le suivant parlent de
ceux qui "répandent la corruption sur la terre" :
32 - C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. (...)
33 - La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment,
Et un commentateur explique :
Vous avez eu à lire le [Coran 5 :32] qui est une prescription qui dit aux juifs : « Celui qui tue un innocent, c'est comme s'il avait té l'humanité entière » et le verset suivant [Coran 5 :33] qui dit : « Sauf celui qui a semer le désordre ou la corruption sur la terre ». Que veut dire dans le Coran l'expression « semer le désordre ou la corruption ? »
Le Coran est un livre qui demande de tuer, le verbe est fort certes, mais c'st la réalité du verset [Coran 5 :33] qui demande de tuer ceux qui sème le désordre sur la terre, c'est-à-dire sur le territoire de l'État islamique ou sur les territoires conquis.
Les actes qui signifient « semer le désordre ou la corruption » dans un état islamique sont entre autres :
-1 Vénérer une autre divinité ;
- 2 Exprimer l'intention de devenir athée ;
- 3 Exprimer des mots comme « Je suis Allah » ou « Allah est le tiers de trois » ;
- 4 Offenser Allah ou son messager ;
- 5 Nier l'existence d’Allah ;
- 6 Exprimer du sarcasme à propos d’Allah ;
- 7 Nier ou rajouter un verset du Coran ou toute chose pour laquelle les érudits déclarent unanimement qu'elle appartient au Coran ;
- 8 Déclarer en moquerie : « J’ignore ce qu'est la foi » ;
- 9 Répondre « Dire qu'il n'y a pas de force ou de puissance autre qu’Allah ne vous épargnera pas de la faim » ;
- 10 Quand une personne opprimée déclare : « Ceci est une commande d’Allah » et qu'un dictateur répond : « J'agis sans les décrets de Allah » ;
- 11 Dire d'un musulman qu'il est un infidèle ;
- 12 Refuser d'apprendre la profession de foi islamique à quelqu'un qui le demande ;
- 13 Dire d'un musulman ou de quelqu'un qui veut le devenir qu'il est non croyant ;
- 14 Nier le caractère obligatoire de quelque chose sur lequel il existe un consensus entre musulmans ;
- 15 Déclarer que l'un des prophètes d’Allah était un menteur ;
- 16 Se moquer de l'Islam ;
- 17 Prétendre que quelque chose se fasse sans la volonté d’Allah ;
- 18 Nier l'existence des anges ou des djinns (sortes d'esprits) ;
- 19 S'exprimer de façon sarcastique sur l'une des règles de la charia ;
- 20 Nier qu’Allah avait comme but que toute l'humanité suive le message de Mahomet comme religion ;
- 21 Renier l'Islam pour une autre religion ou pour l'athéisme ;
- 22 Refuser le statue de dhimmis après avoir refuser de se convertir à l'islam.
- 23 Ne pas obéir aux injonctions du prophète et du Coran (fornication, adultère, homosexualité, apostasie, hypocrisie, trahison etc ...).
Daesh n'a rien inventé de ses préceptes en condamnant par la peine de mort, ceux qui sèment le désordre et la corruption.
Mais pourquoi les dirigeants occidentaux et autres de ce monde ne prennent pas conscience du risque de l'Islam qui une pieuvre à plusieurs tentacules. Quand ces tentacules seront mures et majoritaires, ceux qui sèmeront le désordre ou la corruption seront châtiés ici-bas.
Comme on le voit, les Juifs et "Associateurs" sont coupable d'un véritable péché contre le Saint-Esprit, refusant obstinément l'évidence.
Il ne sont pas du tout "innocents", mais au contraire ils doivent être exterminés sauvagement.

( 899491 )
La transformation du catholicisme par l'inclusivisme ne date pas de 2019. par Scrutator Sapientiæ (2020-08-21 12:06:18)
[en réponse à 899473]
Bonjour Johanis,
La transformation du catholicisme par l'inclusivisme, en l'occurrence interreligieux, ou, plus précisément, la transformation du christianisme catholique par une espèce d'humanisme panchristique, ne date pas de l'année 2019.
En d'autres termes, je ne suis pas sûr du tout qu'il y ait une différence de nature entre la mise en oeuvre, par Jean-Paul II, puis par Benoît XVI, du dialogue interreligieux, et la mise en oeuvre, par le pape François, de ce dialogue.
Si vous préférez, il n'est pas impossible de considérer que le pape François est un aggravateur, mais aussi qu'il est un continuateur.
Après tout, vingt ans avant la déclaration d'Abou Dhabi, il y a eu ce discours de Jean-Paul II :
" DISCOURS AUX PARTICIPANTS À LA CÉRÉMONIE CONCLUSIVE DE L'ASSEMBLÉE INTERRELIGIEUSE - Jeudi 28 octobre 1999
Eminents représentants religieux, Chers amis,
1. Dans la paix que le monde ne peut donner, je vous salue, vous tous réunis ici sur la place Saint-Pierre en conclusion de l'Assemblée interreligieuse qui a eu lieu au cours de ces derniers jours. Tout au long des années de mon pontificat, et en particulier au cours de mes visites pastorales dans les diverses parties du monde, j'ai eu la grande joie de rencontrer d'innombrables autres chrétiens et membres d'autres religions. Aujourd'hui, cette joie est renouvelée ici, auprès de la tombe de l'Apôtre Pierre, dont j'ai pour tâche de poursuivre le ministère dans l'Eglise. Je me réjouis de vous rencontrer tous, et je rends grâce à Dieu tout-puissant qui inspire notre désir de compréhension et d'amitié réciproques. Je suis conscient du fait que de nombreux et vénérés chefs religieux ont parcouru de longues distances pour être présents à cette cérémonie qui conclut l'Assemblée interreligieuse. Je suis reconnaissant à tous ceux qui ont oeuvré pour promouvoir l'esprit qui rend cette Assemblée possible. Nous venons d'écouter le Message, qui est le fruit de vos délibérations.
2. J'ai toujours considéré que les chefs religieux jouaient un rôle vital pour alimenter l'espérance de justice et de paix sans laquelle il n'y a pas d'avenir digne de l'humanité. Tandis que le monde s'apprête à vivre la fin d'un millénaire et le début d'un nouveau, il est juste que nous prenions le temps de regarder en arrière, afin de considérer la situation présente et de nous tourner ensemble avec espoir vers l'avenir.
Tandis que nous examinons la situation de l'humanité, est-il exagéré de parler de crise de la civilisation? Nous constatons de grands progrès technologiques, mais ceux-ci ne sont pas toujours accompagnés par de grands progrès spirituels et moraux. Nous constatons également un écart croissant entre les riches et les pauvres, au niveau des personnes et des nations.
Nombreux sont ceux qui font de grands sacrifices pour faire preuve de solidarité envers les personnes qui souffrent de la faim ou de la maladie, mais il manque encore la volonté collective de surmonter les inégalités scandaleuses et de créer de nouvelles structures qui permettront à tous les peuples d'avoir une part équitable des ressources du monde.
Il y a également les nombreux conflits qui éclatent continuellement dans le monde - les guerres entre nations, les conflits armés au sein des nations, des conflits qui persistent comme une plaie suppurante, et qui ont désespérément besoin d'une guérison qui ne semble jamais arriver. Ce sont inévitablement les faibles qui souffrent le plus dans ces conflits, en particulier lorsqu'ils sont arrachés à leurs maisons et obligés de fuir.
3. Ce n'est certainement pas la façon dont l'humanité est appelée à vivre. N'est-il donc pas juste de dire qu'il existe bien une crise de la civilisation, qui ne peut être résolue que par une nouvelle civilisation de l'amour, fondée sur les valeurs universelles de la paix, de la solidarité, de la justice et de la liberté (cf. Tertio millennio adveniente, n. 52)?
Certains prétendent que la religion est une partie du problème, car elle freine le chemin de l'humanité vers la paix et la prospérité véritables. En tant qu'hommes religieux, il est de notre devoir de démontrer que ce n'est pas le cas. Toute utilisation de la religion visant à promouvoir la violence est un abus de la religion. La religion n'est pas et ne doit pas devenir un prétexte pour les conflits, en particulier lorsque l'identité religieuse, culturelle et éthnique coïncident. La religion et la paix vont de pair: faire la guerre au nom de la religion est une contradiction flagrante (cf. Discours aux participants à la VI Assemblée de la Conférence mondiale sur la Religion et la Paix, 3 novembre 1994, n. 2). Les chefs religieux doivent clairement montrer qu'ils s'engagent à promouvoir la paix précisément en vertu de leur croyance religieuse.
Le devoir qui nous attend consiste donc à promouvoir une culture du dialogue. Individuellement et ensemble, nous devons montrer que la croyance religieuse inspire la paix, encourage la solidarité, promeut la justice et défend la liberté. Mais l'enseignement seul ne suffit jamais, aussi indispensable soit-il. Il doit donc être traduit en action. Mon vénéré prédécesseur, le Pape Paul VI, a souligné qu'à notre époque, les personnes portent davantage d'attention aux témoins qu'aux maîtres, qu'ils écoutent les enseignants s'ils sont dans le même temps des témoins (cf. Evangelii nuntiandi, n. 41). Il suffit de penser au témoignage inoubliable de personnes comme le Mahatma Gandhi ou Mère Teresa de Calcutta, pour ne mentionner que deux figures ayant eu un impact considérable dans le monde.
4. De plus, la force du témoignage réside dans le fait qu'il est partagé. C'est un signe d'espérance que dans de nombreuses parties du monde, des associations interreligieuses ont été établies afin de promouvoir des réflexions et des actions communes. Dans certains lieux, les chefs religieux ont été des instruments de médiation entre des parties en conflit. Ailleurs, on a fait cause commune pour protéger les enfants à naître, pour promouvoir les droits des femmes et des enfants et pour défendre les innocents. Je suis convaincu que l'intérêt croissant pour le dialogue entre les religions représente l'un des signes d'espérance présents dans la dernière partie de ce siècle (cf. Tertio millennio adveniente, n. 46). Pourtant, il faut continuer. Une plus grande estime mutuelle et une confiance croissante doivent conduire à une action commune encore plus efficace et coordonnée au nom de la famille humaine. Notre espérance naît non seulement des capacités du coeur et de l'esprit humains, mais comme une dimension divine qu'il est juste de reconnaître. Ceux d'entre nous qui sont chrétiens croient que cette espérance est un don de l'Esprit Saint, qui nous appelle à élargir nos horizons, à regarder au-delà de nos besoins personnels et des besoins de nos communautés particulières, vers l'unité de toute la famille humaine.
L'enseignement et l'exemple de Jésus-Christ ont donné aux chrétiens un sens précis de la fraternité universelle de tous les peuples. La conscience que l'Esprit de Dieu est à l'oeuvre là où il veut (cf. Jn 3, 8), nous empêche d'émettre des jugements hâtifs et dangereux, car elle suscite la reconnaissance de ce qui se cache dans le coeur des autres. Cela ouvre la voie à la réconciliation, à l'harmonie et à la paix. De cette conscience spirituelle jaillit la compassion et la générosité, l'humilité et la modestie, le courage et la persévérance. Ce sont des qualités dont l'humanité a toujours plus besoin tandis qu'elle s'approche du nouveau millénaire.
5. Tandis que nous nous réunissons ici aujourd'hui, peuples de nombreuses nations représentant de nombreuses religions du monde, comment ne pas rappeler la rencontre à Assise, il y a treize ans, pour la Journée mondiale de Prière pour la Paix? Depuis cette époque, l'"esprit d'Assise" a été maintenu vivant à travers diverses initiatives dans différentes parties du monde. Hier, ceux d'entre vous qui participaient à l'Assemblée interreligieuse se sont rendus à Assise pour l'anniversaire de cette rencontre mémorable de 1986.
Vous êtes allés solliciter une fois de plus l'esprit de cette rencontre et puiser une nouvelle inspiration de la figure du Poverello de Dieu, l'humble et joyeux saint François d'Assise.
Laissez-moi répéter ici ce que j'ai dit au terme de cette journée de jeûne et de prière:
"Le fait même que, de diverses régions du monde, nous soyons venus à Assise est en soi un signe de ce chemin commun que l'humanité est appelée à parcourir. Ou bien nous apprenons à marcher ensemble dans la paix et l'harmonie, ou bien nous partons à la dérive pour notre ruine et celle des autres. Nous espérons que ce pèlerinage à Assise nous aura ré-appris à prendre conscience de l'origine commune et de la destinée commune de l'humanité. Puissions-nous y voir une préfiguration de ce que Dieu voudrait que soit le cours de l'histoire de l'humanité: une route fraternelle sur laquelle nous nous accompagnons les uns les autres vers la fin transcendante qu'il établit pour nous" (Discours lors de la conclusion de la Journée mondiale de Prière pour la Paix, Assise, 27 octobre 1986, n. 5, cf. ORLF n. 44 du 4 novembre 1986).
Notre rencontre ici aujourd'hui, sur la place Saint-Pierre, représente une autre étape de ce voyage. Dans toutes les nombreuses langues de la prière, demandons à Dieu de nous illuminer, de nous guider et de nous donner la force afin que, en tant qu'hommes et femmes qui puisent leur inspiration de leur croyance religieuse, nous puissions oeuvrer ensemble pour édifier l'avenir de l'humanité dans l'harmonie, la justice, la paix et l'amour. "
Bonne journée.
Scrutator.

( 899537 )
Vous avez parfaitement raison... par vistemboir2 (2020-08-21 22:28:03)
[en réponse à 899491]
La Déclaration conciliaire Nostra Ætate a lancé le processus d'inclusivisme interreligieux, notamment en reconnaissant qu'il y avait quelque chose de saint dans toute religion monothéiste (comme l'islam), à tel point que Jean-Paul II s'est cru autorisé à effectuer ce geste hautement symbolique d'embrasser un exemplaire du Coran...

( 899519 )
Vous avez raison.. par ReneComte (2020-08-21 16:58:04)
[en réponse à 899473]
Le pape François a dit que l'islam était une religion de paix.
C'est le pape qui l'a dit. Donc. Ca doit être vrai.
Il est quand même le chef religieux de tous les musulmans.
Où alors, il n'est visiblement pas abonné au journal officiel de la sourate à la demande de momo : il aura lu le papier jusqu'à l'Hégire. Après, "connaît pas.."
Peut-être il imagine que la chèvre aura mangé toute la fin..
Résumons :
-Soit : il ment (n'est pas grave tout de même pour un évêque)
-Soit : les chrétiens d'orient, "connaît pas"
-Soit il n'est pas instruit et refuse de l'être.
Ne reste plus qu'une idée cadeau pour noël : un coran, la sîra, Tabari et Muslim
Pas certain qu'il ne revoit sa copie.
Et quelles seront les fruits d'une telle fourberie ?
En France, on ne fait pas beaucoup mieux, la canonisation en grandes pompres du premier ministre de l'avortement, de la pilule et du spécialiste du "cinq minute douche comprise".
Quel exemple pour notre jeunesse.
Les concerts en tenue d'abattoir à Notre Dame, les messes avec des casques. Martyrs d'accord mais avec un casque et légion d'honneur.
"A force de tout voir on finit par tout supporter... A force de tout supporter on finit par tout tolérer... A force de tout tolérer on finit par tout accepter... A force de tout accepter on finit par tout approuver !"
Vous avez toute la compassion. Nous peinons en silence et en prière pour notre haut clergé, à quelques rares expression qu'on ne raisonne plus du tout.
Il aura fallu les dernières lois pour que 200 ans plus tard, ils comprennent peut-être enfin qu'on les considère plus depuis belle lurette.
Mais vous avez raison, chaque déclaration du souverain pontife nous fait craindre de ne plus être étonné par un acte de courage vertical.

( 899571 )
Erreur de lecture du document par Gereo (2020-08-22 23:10:20)
[en réponse à 899473]
Au nom de l’âme humaine innocente que Dieu a interdit de tuer, affirmant que quiconque tue une personne est comme s’il avait tué toute l’humanité et que quiconque en sauve une est comme s’il avait sauvé l’humanité entière.
Au nom de [...]
Au nom de Dieu et de tout cela, Al-Azhar al-Sharif – avec les musulmans d’Orient et d’Occident –, conjointement avec l’Eglise catholique – avec les catholiques d’Orient et d’Occident –, déclarent adopter la culture du dialogue comme chemin ; la collaboration commune comme conduite ; la connaissance réciproque comme méthode et critère.
Nous – croyants en Dieu, dans la rencontre finale avec Lui et dans Son Jugement –, partant de notre responsabilité religieuse et morale, et par ce Document, nous demandons à nous-mêmes et aux Leaders du monde [...]
Le passage du "ils" qui représentent les musulmans au "nous" (chrétiens et musulmans) est significatif. La phrase incriminée n'exprime que la foi des musulmans qui sont le sujet de cette déclaration jusqu'au nous, qui n'intervient qu'après. L'expression "conjointement avec l'Eglise catholique" n'implique pas la foi des catholiques aux assertions précédentes, mais seulement l'adoption commune d'une culture de dialogue avec les musulmans.
Le paragraphe sur la diversité de religion est problématique, mais je crois bien que le Pape s'est
exprimé là-dessus :

( 899572 )
Non, rien dans la formulation ... par Johanis (2020-08-23 00:23:37)
[en réponse à 899571]
Rien dans la formulation que vous citez n'indique ce changement de "sujet", qui est "Al-Azhar al-Sharif – avec les musulmans d’Orient et d’Occident –, conjointement avec l’Eglise catholique – avec les catholiques d’Orient et d’Occident –".
Le texte dit : "au nom de Dieu qui a créé tous les êtres humains, au nom de ... au nom de ... () au nom de Dieu et de tout cela
Al-Azhar al-Sharif – avec les musulmans d’Orient et d’Occident –, conjointement avec l’Eglise catholique – avec les catholiques d’Orient et d’Occident –,
déclarent adopter la culture du dialogue comme chemin ; la collaboration commune comme conduite ; la connaissance réciproque comme méthode et critère.
Nous, croyants en Dieu...
C'est une déclaration commune du début à la fin, et les signatures valent pour l'ensemble du texte. Votre explication est "tirée par les cheveux" et non conforme à la structure du texte.
Le pape a dit de façon très confidentielle à Mgr Schneider qui lui tendait la perche qu'il s'agissait de la volonté permissive de Dieu ; le problème est qu'il n'y a eu aucune communication officielle concernant cela malgré le scandale causé par cette phrase, et surtout que la formulation ne peut pas signifier "permission", de même qu'on ne ne peut pas dire que la volonté du Père du fils prodigue était que son fils le quitte. "Permission" ne peut pas se dire "volonté" tout court. En outre les autres diversités nommées ne sont pas permissives mais de volonté divine positive.
Le pape, après Ammoris Laetitia, a aussi certifié que tout était conforme à St Thomas et à l'enseignement de Jean Paul II ! Mais je ne vais pas reprendre cette question que vous pourrez retrouver traités dans un ou plusieurs autres fils.

( 899573 )
Effectivement par Gereo (2020-08-23 02:29:27)
[en réponse à 899572]
ma lecture est forcée. Le document abandonne le nous au profit de la 3ème personne (avant de l'adopter à nouveau en conclusion) :
A cette fin, l’Eglise catholique et Al-Azhar, par leur coopération commune, déclarent et promettent de porter ce Document aux Autorités, aux Leaders influents, aux hommes de religion du monde entier, aux organisations régionales et internationales compétentes, aux organisations de la société civile, aux institutions religieuses et aux Leaders de la pensée ; et de s’engager à la diffusion des principes de cette Déclaration à tous les niveaux régionaux et internationaux, en préconisant de les traduire en politiques, en décisions, en textes législatifs, en programmes d’étude et matériaux de communication.
Al-Azhar et l’Eglise Catholique demandent que ce Document devienne objet de recherche et de réflexion dans toutes les écoles, dans les universités et dans les instituts d’éducation et de formation, afin de contribuer à créer de nouvelles générations qui portent le bien et la paix et défendent partout le droit des opprimés et des derniers.
En conclusion nous souhaitons...
Vous m'avez compris, j'avais pensé "sauver" de bonne foi le texte incriminé en considérant que l'anaphore "Au nom de ..." pouvait être une sorte de préambule n'impliquant que la "partie" musulmane. C'est raté. Cela peut effectivement être interprété comme une reconnaissance implicite de la part de l'Eglise que Mahomet compte parmi les prophètes par lesquels le Saint-Esprit a parlé...
Et c'est désolant, on peut toujours se consoler en suivant l'
avis de Abbé Jean-Raphaël Dubrule qui estime que le document ne fait pas partie du magistère.
Cependant on nous présente déjà cette déclaration d'Abu-Dhabi comme devant servir de socle au "Pacte mondial pour l'éducation" initié par François. Que peut-il sortir d'un texte miné par l'indifférentisme et même le syncrétisme à part confirmer au sommet de l'Eglise ce genre d'horreur déjà agréée par l'enseignement catholique.
https://www.coexister.fr/
https://www.youtube.com/channel/UCXTCcgtrVezap45hlVGO5yA
https://rcf.fr/actualite/coexister-et-lenseignement-catholique-sunissent-pour-le-dialogue-interreligieux

( 899580 )
Quid du magistère ? par Johanis (2020-08-23 10:23:45)
[en réponse à 899573]
Un autre théologien qui voulait à tout prix sauver le texte avait encore une autre interprétation : il fallait comprendre non pas volonté de Dieu de la diversité, mais volonté que la diversité soit acceptée civilement, politiquement (c'est ce qu'enseigne le concile Vatican II), liberté laissée aux religions qui de fait naissent dans l'histoire. Mais ça ne marche pas non plus, on ne peut pas comprendre volonté que la diversité soit acceptée.
Reste bien sûr que pour un catholique de telles positions du pape sont très troublantes. Sur le Forum pour beaucoup elles ne le sont pas, parce qu'ils estiment que depuis le Concile et Vatican II de telles erreurs d'enseignement du magistère existent.
Sans dire que ça ne fait pas partie du magistère, on peut dire que c'est un bas degré du magistère ordinaire (comme une exhortation apostolique telle Amoris Laetitia). Reste quand même le mystère de ce climat d'égarement à la tête de l'Eglise.
Saint dimanche,

( 899608 )
"haut comité pour la fraternité humaine" par Regnum Galliae (2020-08-24 12:02:28)
[en réponse à 899473]
qu'est-ce que cette chose qui fleure bon les trois points ?

( 899618 )
Le haut comité... par Johanis (2020-08-24 13:07:12)
[en réponse à 899608]
C'est l'institution créée par les protagonistes de la déclaration d'Abou Dhabi, pour promouvoir et mettre en oeuvre ladite déclaration. Elle travaille par exemple à ce que la fameuse déclaration soit adopté par les états voire par les Nations unies.
Les membres : le président en est Mgr Guixot, président du Conseil pontifical du dialogue interreligieux ; un secrétaire particulier du pape en est aussi membre. C’est dire si le pape y engage à fond l’Eglise catholique ; c’était une tartufferie d’avoir dit que le pape s’associait à la journée de prière et de jeûne pour la crise du Covid, vu la place qu’ont ses représentants dans le comité et leur poids décisif dans les décisions. La liste des membres, au titre de leur rôle dans leur religion, ou dans leur travail dans le domaine de l’Education, est donnée ici : https://www.forhumanfraternity.org/higher-commitee
Le haut comité est en train de réaliser un grand centre cultuel « La Maison d’Abraham », voir projet, maquette sur leur site : https://www.forhumanfraternity.org/abrahamic-family-house
Les 3 « temples », chrétien, musulman, juif, y sont mis à égalité, dans un grand triangle, avec des fondations commune pour l’ensemble, les 3 très ressemblants. On peut supposer que toutes les confessions chrétiennes ont le même temple.
C’est un grand lieu de rencontres interreligieuses. Il fallait bien un grand lieu de culte à cette super-religion.
Ca a tout l'air en effet d'une réalisation concrète et visible d'un grand projet maçonnique.

( 899619 )
Rome par Jean-Paul PARFU (2020-08-24 13:19:34)
[en réponse à 899618]
sera le siège de l'Antichrist !
(La Salette, septembre 1846)

( 899646 )
un grand projet... par Tryphène (2020-08-24 21:20:53)
[en réponse à 899618]
maçonnique auquel François Premier apporte son entière collaboration.
Quelle conclusion peut-on naturellement en tirer au sujet de ce Pape ?
Conserve-t-il fidèlement le dépôt de la foi reçue des apôtres ?

( 899667 )
Ce n'est pas un accident de l'histoire de la papauté et de l'Eglise par Johanis (2020-08-25 09:58:14)
[en réponse à 899646]
Je crois que bien que le pape se trouve au cœur du problème, il ne s’agit pas seulement de la question de l’adéquation d’un pape particulier à sa fonction. A la suite du cardinal Willem Jacobus Eijk, il faut prendre de la hauteur face à cette crise très grave et la lumière est sûrement à chercher dans ce que dit la foi de l’Eglise sur « le mystère d’iniquité » à la fin des temps.
Voici ce que dit le cardinal Eijk, et qui a été repris aussi par le cardinal Müller, ancien préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi :
« Observant que les évêques et surtout le successeur de Pierre ont failli à leur tâche de conserver et transmettre fidèlement et dans l'unité le dépôt de la foi contenu dans la Sainte Tradition et les Saintes Écritures, je ne peux m'empêcher de penser à l'article 675 du Catéchisme de l'Église catholique:
«Avant l’avènement du Christ, l’Église doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants. La persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre dévoilera le "mystère d’iniquité" sous la forme d’une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité. L’imposture religieuse suprême est celle de l’Anti-Christ, c’est-à-dire celle d’un pseudo-messianisme où l’homme se glorifie lui-même à la place de Dieu et de son Messie venu dans la chair »
Le cardinal Eijk suggère donc que cette épreuve finale à laquelle nous pourrions être parvenus passe notamment par la défection du pape et accessoirement de beaucoup d’évêques. Et il est à noter que le Cardinal Müller appelant à un resaisissement doctrinal de la part des pasteurs de l’Eglise dans son manifeste pour la foi du 6 février 2019, fait aussi référence à cette épreuve finale dont parle le catéchisme de l’Eglise.
Ce n’est pas un accident de l’histoire de l’Eglise, il s’agit semble-t-il de la réalisation du mystère d’iniquité, qu’il ne faut pas séparer du mystère du salut. Comme pour la mort du Christ et à sa suite, cette « mort » de l’Eglise est le passage vers la victoire et la Résurrection.
De ces événements de la fin des temps il est question dans des apparitions, comme à la Salette dans le secret (qui à la différence du message, faut-il le préciser, n’a pas été toutefois reconnu par l’Eglise).