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images/icones/marie.gif  ( 899401 )20/08 St Bernard, abbé et docteur de l’Eglise par ami de la Miséricorde (2020-08-19 23:50:02) 



St Bernard, abbé et docteur de l’Église

Oeuvres complètes de Saint Bernard

Le Souvenez vous de Saint Bernard

Souvenez-vous, ô très Miséricordieuse Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé votre secours, ait été abandonné.
Animé d'une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je cours vers vous, je viens à vous et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds.

Ô Marie, Mère du Verbe incarné ne rejetez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Ainsi soit-il.

La Prière de confession de Saint Bernard de Clairvaux « Ô seigneur Jésus, je Vous confesse tous mes péchés » :

« En union avec Votre très amère douleur, ô seigneur Jésus, Vous qui avez pris sur Vous la cause de ma douleur, et avez entrepris de satisfaire pour mes péchés, avec tous ceux qui souffrent, avec tous les vrais pénitents et tous ceux qui cherchent la vérité en Vous, je Vous confesse tous mes péchés, tout le mal que j'ai commis, tout le bien que j'ai omis, ou que j'ai fait sans pureté d'intention, ou avec négligence, selon le nombre, le poids et dans la mesure que Vous connaissez mieux que moi ; tous les jours de ma vie que j'ai perdus en Vous offensant, en diminuant Votre gloire, en m'éloignant de Vous, qui êtes le Souverain bien et en entraînant mon prochain dans ma chute. Recevez donc, Seigneur, les années qui me restent de ma misérable vie; et pour celles que j'ai perdues en vivant mal et pendant lesquelles j'ai vécu en me perdant, ne dédaignez point, ô mon Dieu, un cœur contrit et humble. Mes jours penchent vers leur couchant, ils se sont écoulés sans fruit. Impossible à moi de les rappeler en arrière ; mais daignez trouver bon que je les repasse en esprit dans l'amertume de mon âme. Seigneur, l'abîme de ma profonde misère appelle l'abîme de Votre profonde miséricorde. Ne renfermez point dans les bornes de Votre courroux, Vos miséricordes, et ne permettez pas que pour moi la source en soit tarie, à cause de mes péchés, ô Vous qui avez pitié de tous les hommes, qui n'avez pas de haine pour aucune des créatures de Vos mains, et qui faites comme si Vous ne voyiez point leurs péchés dès qu'elles se repentent.

C’est à Vous, Seigneur, de nous remettre nos péchés; ayez pitié de moi pendant que dure le temps de la grâce et de la miséricorde. Et, puisqu'il est temps encore pour moi de faire pénitence, faites-moi la grâce de mériter la gloire de la bénédiction, et de ne point mériter d'entendre une parole de malédiction me frapper au jour où tout sera consommé. Seigneur, faites-moi, je Vous en prie, renoncer à mes péchés d’habitude, et faire ce qui Vous plait. Donnez-moi de déployer désormais, pour accomplir Votre sainte volonté, le zèle que j'ai mis jusqu'à ce jour à Vous offenser. Que Votre grâce surabonde là où le péché a abondé. Je Vous prie par Vous-même et au nom de l'amour de Votre très-pieuse mère, la vierge Marie, et par l'intercession de tous les Saints et tous les élus, de me pardonner mes péchés, mes négligences, et mes ignorances, de ne pas me perdre avec toutes mes iniquités et de ne point garder jusqu'à la fin dans Votre colère le mal que j'ai fait. Rappelez-Vous, Seigneur, qu'il ne Vous convient pas de perdre aucun de ceux que Votre père Vous a donnés, et que, tout au contraire, c'est à Vous de Vous montrer toujours plein de miséricorde, nous épargner et de sauver tout le monde, bien loin de perdre personne. Car Votre Père Vous a envoyé dans le monde non pour juger le monde, mais pour que nous eussions la vie par Vous, pour que Vous fussiez notre propitiation, et notre avocat contre nous-mêmes. Aussi, avez-Vous acquitté la dette que nous avions faite, suppléé ce que nous avions négligé de faire.

Que Votre satisfaction abondante ou plutôt surabondante me serve donc, Seigneur, dans l'extrémité où je me vois réduit; que Votre mort amère, le prix inestimable de Votre sang, la mémoire de Votre satisfaction, le vénérable mystère de Votre corps et de Votre sang qui est offert tous les jours dans l'Église pour le salut de vos fidèles serviteurs et dans lequel Vous êtes Vous-même le sacrifice et le sacrificateur, Celui qui offre, et la Victime offerte, que tout cela me serve à me mériter, dans la vie présente, la grâce que je ne mérite point, et, dans la vie future, le repos et la gloire que Votre mort si amère a mérités pour moi. Seigneur Jésus, Votre œil a vu mes imperfections; mais Vous qui êtes bon, Miséricordieux, et secourable pour le pécheur, ne me condamnez point à un supplice éternel, Vous qui avez pré-ordonné tout pour le souverain bien et pour le bien parfait avec une bonté, une perfection et une sagesse infinies, ne permettez point que je sois rayé du livre de vie. Donnez-moi plutôt la part d'héritage qui me revient, grâce au bienfait de Votre précieuse passion, par laquelle Vous avez voulu avoir l'homme pour cohéritier dans la terre des vivants.

Seigneur, que la considération de la fragilité humaine touche Votre cœur et l'incline à la miséricorde, Vous connaissez la substance de l'homme, et Vous savez que ce n'est pas en vain que Vous l'avez établi sur la terre. Je suis l'œuvre de Votre bonté, conservez-moi. Si Vous ne voulez point avoir travaillé en vain à me faire, et que Votre sang immaculé n'ait coulé en pure perte pour moi, ô Vous qui rendez pur un pécheur, après m'avoir purifié de la souillure de mes péchés et avoir répandu Votre lumière sur la face de mon âme, faites-moi la grâce de Vous connaître et, Vous connaissant, de tendre sans cesse vers Vous, afin que j'aie le bonheur d'arriver enfin à Vous, Jésus-Christ, mon Dieu et mon Seigneur, qui vivez avec le Père et le Saint-Esprit. Amen. »

Source : site-catholique.fr

Autres prières de Saint Bernard

images/icones/marie.gif  ( 899402 )La Mère du Sauveur et notre vie intérieure par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-08-19 23:51:07) 
[en réponse à 899401]

DEUXIEME PARTIE
CHAPITRE II

Article III - LES SOUFFRANCES DE MARIE CORÉDEMPTRICE
La participation de Marie corédemptrice au sacerdoce du Christ


Aussi faut-il dire comme l'affirmait récemment un bon théologien qui étudia pendant des années ces ques­tions: « C'est une conclusion théologique certaine que Marie coopéra, de quelque manière, à l'acte principal du sacerdoce de Jésus-Christ, en donnant, comme l'exi­geait le plan divin, son consentement au sacrifice de la croix, tel qu'il a été accompli par Jésus-Christ. » - « A ne considérer que certains effets immédiats de l'action du prêtre comme la consécration eucharistique ou la rémission des péchés par le sacrement de pénitence, il est vrai que le prêtre peut accomplir des actes que Marie, ne possédant point le pouvoir sacerdotal, n'aurait jamais pu accomplir. Mais, en ceci, il ne s'agit plus de compa­raison des dignités, mais seulement d'effets particuliers, procédant d'un pouvoir que Marie ne possédait point, mais qui ne comportent pas une dignité supérieure. »
Si elle ne peut être dite « prêtre » au sens propre du mot, du fait qu'elle n'a pas reçu le caractère sacerdotal et n'en peut accomplir les actes, il reste, comme le dit M. Olier, « qu'elle a reçu la plénitude de l'esprit du sacer­doce, qui est l'esprit du Christ rédempteur ». C'est pour­quoi on lui donne le titre de corédemptrice, qui, comme celui de Mère de Dieu, surpasse la dignité conférée par le sacerdoce chrétien.
La participation de Marie à l'immolation et à l'oblation de Jésus prêtre et victime ne saurait être mieux exprimée que par le Stabat du franciscain Jacopone de Todi (1228-­1306).
Cette séquence manifeste d'une façon singulièrement frappante combien la contemplation surnaturelle du mys­tère du Christ crucifié est dans la voie normale de la sain­teté. Elle a des formes précises, ardentes et splendides pour exprimer la blessure du Cœur du Sauveur et nous montrer l'influence si intime et si pénétrante de Marie pour nous conduire à lui. Et non seulement la Très Sainte Vierge nous conduit à cette divine intimité, mais, en un sens, elle la fait en nous; c'est ce que nous dit, en ces strophes, la répétition admirable du Fac, qui est l'ex­pression de la prière ardente :

Eia, Mater, fons amoris, O Mère, source d'amour,
Me sentire vim doloris Faites-moi sentir la violence
Fac ut tecum lugeam. De votre douleur, afin que je pleure avec vous.

Fac ut ardeat cor meum, Faites que mon cœur s'embrase
In amando Christum Deum, D'amour pour le Christ Dieu,
Ut sibi complaceam. Afin que je lui plaise.

Fac ut portem Christi mortem, Faites que je porte la mort du Christ,
Passionis fac consortem Faites-moi partager sa Passion
Et plagas recolere. Et vénérer ses saintes plaies.

Fac me plagsis vulnerari, Faites que, blessé de ses blessures,
Fac me cruce inebriari, Je sois enivré de la croix
Et cruore Filii. Et du sang de votre Fils.

C'est la prière de l'âme qui, sous une inspiration spé­ciale, veut connaître elle aussi spirituellement la blessure d'amour et être associée à ces douloureux mystères de l'adoration réparatrice comme le furent, auprès de Marie, saint Jean et les saintes femmes sur le Calvaire, et aussi saint Pierre quand il versa d'abondantes larmes.
Ce sont ces larmes de l'adoration et de la contrition que demande la fin du Stabat

Fac me tecum pie flere Faites-moi avec vous pieusement pleurer,
Crucifixi condolere, Et compatir au Crucifié
Donec ego vixero. Tant que durera ma vie.

Juxta crucem tecum stare, Je veux avec vous me tenir près de la Croix,
Et me tibi sociare et être plus intimement associé
In planctu desidero. à vos saintes dou­leurs. Ainsi soit-il

Source : Livres-mystiques.com