Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 899107 )De la férie par ami de la Miséricorde (2020-08-11 10:01:42) 


De la férie

Messe comme au dimanche précédent
ou messe de la Mémoire



Mémoire de St Tiburce et Ste Suzanne, vierge, martyrs
images/icones/marie.gif  ( 899108 )La Mère du Sauveur et notre vie intérieure par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-08-11 10:02:33) 
[en réponse à 899107]

DEUXIÈME PARTIE

CHAPITRE II

Article II - LES MÉRITES DE MARIE POUR NOUS

Les trois genres de mérites proprement dits


Il y a d'abord, au sommet, dans le Christ, le mérite parfaitement digne de sa récompense, ou de parfaite con­dignité, perfecte de condigno, parce que la valeur de l'œu­vre ou de l'acte de charité théandrique, qui, en l'âme de Jésus, procède de la personne divine du Verbe, égale au moins la valeur de la rétribution en stricte justice.

Les actes méritoires du Christ qui étaient, en sa sainte âme, des actes de charité ou inspirés par elle, ont eu une valeur infinie et surabondante à raison de la personne du Verbe dont ils dérivaient. Et il a pu en stricte justice mériter pour nous les grâces du salut, parce qu'il était constitué tête de l'humanité, par la plénitude de grâce qui devait déborder sur nous pour notre salut.

En second lieu, il est de foi que tout juste ou toute personne en état de grâce qui a l'usage de la raison et du libre arbitre et qui est encore en état de voie peut mériter l'augmentation de la charité et la vie éternelle, d'un mérite réel, communément appelé de condignité, de con­digno, car il est digne de sa récompense, non pas qu'il soit égal à elle, comme dans le Christ, mais parce qu'il lui est réellement proportionné, en tant qu'il procède de la grâce habituelle, germe de la vie éternelle promise par Dieu à ceux qui observent ses commandements.

Ce mé­rite de condignité est encore un droit en justice distribu­tive à la récompense, bien qu'il ne soit pas, selon toute la rigueur de la justice, comme celui du Christ.

C'est pourquoi la vie éternelle est appelée une couronne de justice, une rétribution qui doit se faire d'après les œuvres, la récompense d'un labeur que la justice divine ne peut oublier.

Mais le juste ne peut mériter de condigno, d'un mérite de condignité fondé en justice, la grâce pour un autre homme, la conversion d'un pécheur ou l'augmentation de la charité dans une autre personne ; la raison en est qu'il n'est pas constitué tête de l'humanité pour la régénérer et la conduire au salut, cela n'appartient qu'au Christ.

En d'autres termes, le mérite de condignité des justes et même celui de Marie, par opposition à celui du Christ, est incommunicable.

Cependant tout juste peut mériter la grâce pour les autres d'un mérite de convenance, de congruo proprie, qui est fondé, non pas sur la justice, mais sur la charité, ou amitié qui l'unit à Dieu.

Les théologiens disent qu'il est fondé sur les droits de l'amitié, in jure amicabili, Saint Thomas l'explique en disant : « Parce que l'homme constitué en état de grâce fait la volonté de Dieu, il convient selon la proportion (ou les droits) de l'amitié que Dieu accomplisse la volonté de cet homme en sauvant une autre personne, bien que quelquefois il puisse y avoir un obstacle du côté de cette dernière » à tel point qu'elle ne se convertira pas de fait.

En d'autres termes : si le juste accomplit la volonté de Dieu son ami, il convient selon les droits de l'amitié que Dieu son ami accomplisse le désir de ce bon serviteur.

C'est ainsi qu'une bonne mère chrétienne peut, par ses bonnes œuvres, par son amour de Dieu et du prochain, mériter de congruo pro­prie, d'un mérite de convenance, la conversion de son fils ; ainsi sainte Monique obtint la conversion d'Augustin non seulement par ses prières adressées à l'infinie Miséri­corde, mais par ce genre de mérite, « Le fils de tant de larmes, lui dit saint Ambroise, ne saurait périr. »

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/neutre.gif  ( 899115 )Ce devrait etre aussi par Montes Gelboe (2020-08-11 17:54:43) 
[en réponse à 899107]

la fête de la "susception" ou réception de la relique de la Couronne d'épines du Christ par s. Louis et sa déposition dans la Saint-Chapelle. Reliques sauvées de l'incendie de la cathédrale ND de Paris où elle étaient conservées.
L'office médiéval, curieusement conservé jusqu'à nous par la Congrégation cistercienne d'Espagne, comportait des antiennes et des répons versifiés, dont celui-ci qui fera le bonheur des latinistes :

Répons :
Flos de spina nascitur, quem spina non punxerat ; sed se pungi tolerat, dum sub spina moritur : * Solvens quod non tulerat, nos a spinae liberat punctura dum pungitur.
Verset :
Dum corona plectitur, quam Rex mundi deferat, a quo mundus régitur, * Solvens quod non tulerat, nos a spinae liberat punctura dum pungitur.

images/icones/fleur.gif  ( 899128 )Merci ! J'ai trouvé la photo... par Yves Daoudal (2020-08-12 12:43:05) 
[en réponse à 899115]



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