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La Mère du Sauveur et notre vie intérieure par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-08-08 21:52:08)
[en réponse à 899078]
DEUXIÈME PARTIE
CHAPITRE II
Article I - LA MÉDIATION UNIVERSELLE DE MARIE EN GÉNÉRAL
Le témoignage de la Tradition
Depuis le milieu du XII° siècle et surtout depuis le XIV° fréquente est l'affirmation très explicite de la coopération de Marie à notre rédemption, consommée par son propre sacrifice consenti au moment de l'annonciation et accompli sur le Calvaire.
C'est ce qu'on trouve chez Arnaud de Chartres, Richard de Saint-Victor, saint Albert le Grand, Richard de Saint-Laurent. C'est indiqué par saint Thomas, et. c'est affirmé ensuite de plus en plus nettement par saint Bernardin de Sienne, par saint Antoni, par Suarez, par Bossue, par saint Alphonse.
Au XVIII° siècle le Bx Grignion de Montfort est un de ceux qui a le plus répandu cette doctrine en en montrant toutes les conséquences pratiques. Depuis lors c'est un enseignement commun des théologiens catholiques.
Pie X dit dans l'encyclique Ad diem illum du 2 février 1904 que Marie est la toute-puissante médiatrice et réconciliatrice de toute la terre auprès de son Fils unique : « Totius terrarum orbis potentissima apud Unigenitum Filium suum mediatrix et conciliatrix. » Le titre est désormais consacré parla fête de Marie médiatrice instituée le 21 janvier 1921.
Les raisons théologiques de cette doctrine
Ces raisons souvent invoquées par les Pères et plus explicitement par les théologiens sont les suivantes : Marie mérite le nom de médiatrice universelle subordonnée au Sauveur, si elle est l'intermédiaire entre lui et les hommes, présentant leurs prières et leur obtenant les bienfaits de son Fils.
Or tel est précisément à notre égard le rôle de la Mère de Dieu, qui, tout en restant une créature, atteint par sa divine maternité aux frontières de la Déité et a reçu la plénitude de grâce qui doit déborder sur nous. Elle a de fait coopéré à notre salut, en consentant librement à être la Mère du Sauveur et en s'unissant aussi intimement que possible à son sacrifice. Nous verrons plus loin qu'elle a mérité et satisfait avec lui pour nous.
Enfin, selon la doctrine de l'Eglise, elle continue d'intercéder pour nous obtenir toutes les grâces utiles au salut. En cela elle exerce sa maternité spirituelle, dont nous avons parlé plus haut.
Le Christ reste ainsi le médiateur principal et parfait, puisque c'est seulement en dépendance de ses mérites que Marie exerce sa médiation subordonnée, qui n'est pas absolument nécessaire, puisque les mérites dit Sauveur sont surabondants, mais qui a été voulue par la Providence à cause de notre faiblesse et pour communiquer à Marie la dignité de la causalité dans l'ordre de la sanctification et du salut.
Ainsi l'œuvre rédemptrice, est toute de Dieu comme de la cause première de la grâce, elle est toute du Christ comme du médiateur principal et parfait, elle est toute de Marie, comme médiatrice subordonnée. Ce sont trois causes, non pas partielles et coordonnées, comme trois hommes tirant un navire, mais totales et subordonnées, de telle sorte que la seconde n'agit que par l'influx de la première et la troisième que par l'influx des deux autres. Ainsi le fruit d'un arbre est, à des titres divers, tout entier de Dieu auteur de la nature, et tout entier de l'arbre et du rameau qui le porte. Il n'y a pas une partie du fruit qui est de l'arbre et une autre du rameau, de même dans le cas qui nous occupe.
Ajoutons qu'il convient que Marie, qui a été rachetée par le Sauveur par une rédemption souveraine et préservatrice de toute faute originelle et actuelle, coopérât ainsi à notre salut, c'est-à-dire à notre délivrance du péché, à notre justification et à notre persévérance jusqu'à la fin.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

( 899083 )
La vigile de s. Laurent par Montes Gelboe (2020-08-09 18:16:01)
[en réponse à 899078]
n'est-elle, n' était-elle, ne devrait-elle, pas être anticipée au samedi qui précède ? Et les premières vêpres de la fête de s. Laurent célébrées le dimanche, avec mémoire du dimanche occurrent ?
La fête de s. Laurent est l'une des plus anciennes et des plus solennelles du calendrier liturgique.
Plus généralement, il est bien dommage que les dimanches "per annum" entrainent la suppression de ces fêtes historiques majeures.
C'est le résultat des prodromes de la réforme, mis en train dans les années 1950-1960.