Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=898945
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 898945 )De la férie par ami de la Miséricorde (2020-08-02 21:35:05) 



De la férie
Messe comme au dimanche précédent




Avant 1960 : Invention de St Etienne, protomartyr

La Prière de Saint Anselme à Saint Etienne « Seigneur, ne leur compte pas ce péché » :

« Étienne, et vraiment Étienne parce que vraiment couronné (Stephanos signifie « couronne » en grec), dis à Celui qui t'aime et que tu aimes : Seigneur, ne lui compte pas ces péchés (Ac 7, 60).

Dis-Lui, pour le pauvre qui te supplie, ce que tu as dit pour le peuple qui t'a mis à mort. Que parle seulement ta charité, et je suis certain que Dieu très bienveillant pardonnera tous mes péchés.

Car Il est Miséricordieux, mon Créateur, et moi malheureux, sa créature, et toi l'ami bien-aimé de Celui qui est béni dans les siècles (Rm 1, 25). Seigneur, ne leur compte pas ce péché.

Homme bienheureux, quelle espérance tu donnes aux pécheurs, tes amis, quand ils entendent dire que tu as montré pareille sollicitude pour des impies, tes ennemis ! Seigneur, ne leur compte pas ce péché.

Comment répondra-t-il, quand il est invoqué, celui qui excusait ainsi, quand il était provoqué ! De quelle bienveillance couvera-t-il les humbles, lui qui est maintenant glorifié, celui qui secourait ainsi les superbes alors qu'il était humilié ! Avec quelle promptitude délivrera-t-il les affligés, celui qui, aujourd'hui libéré avec puissance, hier venait ainsi en aide à ceux qui l'affligeaient ! Eux se pressaient d'ôter ton âme, toi tu t'efforçais de rendre vie à leur âme. Amen. »

Source : site-catholique.fr
images/icones/marie.gif  ( 898946 )La Mère du Sauveur et notre vie intérieure par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-08-02 21:35:52) 
[en réponse à 898945]

DEUXIÈME PARTIE

CHAPITRE PREMIER

Article II - LA MÈRE DE TOUS LES HOMMES

Quelle est l'extension de sa maternité ?


Elle est d'abord Mère des fidèles, de tous ceux qui croient en son Fils et reçoivent par lui la vie de la grâce. Mais elle est aussi Mère de tous les hommes, en tant qu'elle nous a donné le Sauveur de tous et qu'elle s'est unie à l'oblation de son Fils qui versait son sang pour tous. C'est ce qu'affirment Léon XIII, Benoit XV et Pie XI.

De plus, elle n'est pas seulement Mère des hommes en général, comme on petit le dire d'Eve au point de vite naturel, mais elle est Mère de chacun d'eux en particulier, car elle intercède pour chacun, et obtient les grâces que chacun de nous reçoit au cours des générations humaines. Jésus dit de lui qu'il est le bon pasteur « qui appelle ses brebis chacune par son nom, nominatim » (Jean, X, 3); il y a quelque chose de semblable pour Marie, mère spiri­tuelle de chaque homme en particulier.

Cependant Marie n'est pas de la même manière Mère des fidèles et des infidèles, des justes et des pécheurs. Il faut faire ici la distinction admise au sujet du Christ par rap­port aux divers membres de son corps mystique. A l'égard des infidèles, elle est leur Mère en tant qu'elle est destinée à les engendrer à la vie de la grâce, et en tant qu'elle leur obtient des grâces actuelles qui les disposent à la foi et à la justification. A l'égard des fidèles qui sont en état de péché mortel, elle est leur Mère en tant qu'elle veille actuellement sur eux en leur obtenant les grâces nécessaires pour faire des actes de foi, d'espérance et se disposer à la conversion; à l'égard de ceux qui sont morts dans l'impénitence finale, elle n'est plus leur Mère, mais elle le fut.

A l'égard des justes elle est parfaitement leur Mère puisqu'ils ont reçu par sa coopération volontaire et très méritoire la grâce sanctifiante et la charité; avec une tendre sollicitude elle veille sur eux pour qu'ils restent en état de grâce et grandissent dans la charité. Enfin elle est excellemment Mère des bienheureux qui ne peuvent plus perdre la vie de la grâce.

On voit dès lors tout le sens des paroles que l'Eglise chante tous les jours à Complies : « Salve Regina, Mater misericordiae; vita, dulcedo et spes nostra salve. Ad te clamamus exsules filii Hevae. Ad te suspiramus gementes et flentes in hac lacrimarum valle... »

Le Bx Grignion de Montfort a admirablement exprimé les conséquences de cette doctrine dans son beau livre Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, ch. I, art. 1, 2° § : Dieu veut se servir de Marie dans la sanctification des âmes. Il se résume ainsi dans Le Secret de Marie (I° p., B. Pourquoi Marie nous est nécessaire) : « C'est elle qui a donné la vie à l'Auteur de toute grâce, et à cause de cela elle est appelée la Mère de la grâce. Dieu le Père, de qui tout don parfait et toute grâce descend comme de sa source essentielle, en lui donnant son Fils, lui a donné toutes ses grâces; en sorte que, comme dit saint Bernard, la volonté de Dieu lui est donnée en lui et avec lui.

« Dieu l'a choisie pour la trésorière, l'économe, la dis­pensatrice de toutes ses grâces, en sorte que toutes ses grâces et tous ses dons passent par ses mains... Puisque Marie a formé le Chef des prédestinés, qui est Jésus­-Christ, c'est à elle aussi de former les membres de ce Chef, qui sont les vrais chrétiens...

Elle a reçu de Dieu une domination particulière sur les âmes pour les nour­rir et les faire croitre en Dieu. Saint Augustin dit même que, dans ce monde, les prédestinés sont tous enfermés dans le sein de Marie et qu'ils ne viennent au jour que lorsque cette bonne Mère les enfante à la vie éternelle... C'est à elle que le Saint-Esprit dit : In electis meis mitte radices (Eccli., XXIV, 13). Jetez des racines en mes élus,... les racines d'une profonde humilité, d'une ardente cha­rité et de toutes les vertus.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde