Le Forum Catholique
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( 898648 )
Pourquoi avoir abandonné la tonsure ? par Candidus (2020-07-19 18:07:39)
Je trouve étrange que la tonsure ait été abandonnée par la quasi totalité des ordres et congrégations de la mouvance traditionaliste, à l'exception des moines (et encore, Fontgombault y a renoncé).
A ma connaissance, les seuls prêtres séculiers (ou assimilés) qui l'aient conservée sont les prêtres de l'Administration Apostolique Saint-Jean-Marie-Vianney du diocèse de Campos.
Je n'ai jamais obtenu de raison sérieuse qui explique cet abandon dont l'exemple a été donné par Mgr Lefebvre lui-même. Je dis "sérieuse" parce que celle que j'ai entendue ne me paraît pas l'être : "C'est en prévision de persécutions que les prêtres ne la portent plus, afin qu'ils puissent plus facilement se cacher". On peut faire disparaître une tonsure en quelques secondes en se rasant la tête et, de toutes les manières, quand la tonsure a été supprimée, il n'existait pas de persécutions du clergé dans les pays catholiques où elle était portée.
Il existe deux bonnes raisons qui militeraient en faveur de la réintroduction de la tonsure. Tout d'abord son antiquité. On en trouve une trace dans les Actes des Apôtres (18, 18) et la Tradition atteste que St Pierre portait une forme de tonsure. Le refus de cette marque de consécration a été une manifestation supplémentaire (avec l'abandon de l'habit religieux) de tout ce qui contribuait à sacraliser la personne du prêtre.
La deuxième raison est que comme la soutane, la tonsure est une protection pour celui qui la porte. Une soutane ça se troque facilement contre un habit civil. Une tonsure oblige à porter un couvre-chef si on veut la dissimuler temporairement.
Il semblerait que l'abandon de la tonsure trouve son origine dans la pratique du clergé anglo-saxon. Les Américains, même avant 1972 (date officielle de son abandon), ne la portaient pas. De même les Anglais et les Irlandais. Les persécutions que le clergé catholique a subi dans les îles Britanniques jusqu'au XIXème siècle en sont sans doute la raison. Cela explique aussi, probablement, que le clergé américain, majoritairement d'origine irlandaise (notamment la hiérarchie), ne la portait pas.

( 898650 )
Actes des Apôtres par Vox clamantis (2020-07-19 18:58:17)
[en réponse à 898648]
N'est-ce pas solliciter le texte que de voir dans Ac 18, 18 une préfiguration de la tonsure ?
Il me semble que Paul avait fait vœu de ne plus se couper les cheveux (sur le modèle du naziréat), et que le vœu est arrivé à son terme, donc il peut de nouveau.
A la limite, ce serait un argument pour des clercs aux cheveux et à la barbe longs, comme en Orient.

( 898653 )
Et à ma connaissance... par AVV-VVK (2020-07-19 19:14:11)
[en réponse à 898648]
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Prises de soutane 2020
2 février 2020 Nouvelles et photos
Le 02 février dernier, en la fête de la Purification de la Très Sainte Vierge Marie, six séminaristes de première année ont reçu la soutane et la tonsure des mains du Supérieur général de l’Institut du Bon Pasteur, M. l’abbé Luiz-Gabriel Barrero.
P.S. En gras: par moi

( 898655 )
La tonsure en question... par Servus Domini (2020-07-19 19:24:09)
[en réponse à 898653]
...et qui est conférée dans tous les instituts traditionnels est surtout symbolique. Ce sont en fait quatre mèches de cheveux que l'on coupe en quatre endroits différents du crâne, de façon à former une croix. Conférée avant tous les autres ordres mineurs, elle marquait autrefois l'entrée dans l'état clérical.

( 898656 )
Et à ma connaissance ... (2) par AVV-VVK (2020-07-19 19:27:21)
[en réponse à 898653]
Ici
Source: NLM (la FSSP américaine)

( 898658 )
Rien à voir par Meneau (2020-07-19 19:54:13)
[en réponse à 898656]
Il me semble que la tonsure est toujours conférée dans tous les instituts traditionnels (et peut-être même les non traditionnels aussi, je n'en sais rien) lors de l'entrée dans les ordres.
Ce dont nous parle Candidus, c'est de la tonsure portée en permanence par les clercs. Cette découpe rasée en forme de cercle sur le haut du crâne.
Cordialement
Meneau

( 898659 )
Il faut distinguer la rasure de la cérémonie par Candidus (2020-07-19 19:58:07)
[en réponse à 898656]
Comme l'indique Servus Domini, la tonsure, en tant que cérémonie marquant l'entrée dans l'état clérical, existe pour tous les instituts Ecclesia Dei ainsi que pour ceux de la mouvance FSSPX. Je ne traite pas de la cérémonie elle-même dans mon message. Je parle de la rasure du haut du crâne que devaient porter les clercs avant 1972. Pour les prêtres séculiers, elle était de la taille de l'hostie reçue par les fidèles. Pour les évêques séculiers, elle était de la taille de l'hostie du prêtre. Pour les moines, elle était beaucoup plus large, on parlait de couronne monastique.
Cette tonsure physique constituait la matérialisation permanente de la tonsure en tant que cérémonie de consécration d'un individu au service de Dieu. Certains y voyaient un vestige de la rasure des esclaves à l'époque antique ; le clerc devenant l'esclave du Seigneur.

( 898660 )
Pour aider à en sortir par AVV-VVK (2020-07-19 20:11:37)
[en réponse à 898659]
Wiki
Je n'ai pas trouvé le mot "rasure".

( 898662 )
C'est le fait de raser par Candidus (2020-07-19 20:29:56)
[en réponse à 898660]
Vous êtes excusable de ne pas connaître ce mot, il est rarement employé aujourd'hui. Il est cité dans
ce dictionnaire d'ancien français comme synonyme de
tonsure.
L'article illustre ce mot avec cette citation :
Par la rasure des cheveux de la tête est démontrée la renonciation que le prêtre doit faire des biens temporels qui lui sont superflus, les cheveux n'étant que superfluité du corps. (Diverses leçons de P. Messie p. 478, éd. 1584).

( 898671 )
D'accord avec vous par Leopardi (2020-07-20 08:29:48)
[en réponse à 898662]
J'avais déjà posé la question il y a longtemps ici sans obtenir de réponse.
Il est regrettable que ce signe permanent (davantage qu'une soutane qu'on peut ôter si l'envie vous prend) ait été tacitement aboli.

( 898673 )
Voile et tonsure par Jean-Paul PARFU (2020-07-20 09:22:12)
[en réponse à 898648]
La tonsure serait venue de l'Orient chrétien au IVème siècle. Comme le voile pour les femmes, elle est liée à l'importance de la chevelure pour les anciens : charme et richesse pour les femmes dont la chevelure était très "travaillée" et parée; force et virilité pour les hommes.
Chez les Germains par exemple, la chevelure était, pour les hommes, un signe de force et de virilité. Etre tonsuré signifiait donc se séparer du monde et de ses enjeux de domination, de pouvoir, c'était visiblement pour tous : "se faire eunuque pour le royaume des Cieux". C'était donc tout simplement entrer dans l'état clérical.
Nous avons perdu aujourd'hui le sens de cette signification. D'autant que les militaires portent les cheveux courts et qu'avoir les cheveux longs est associé à la rébellion de hippies pacifistes sales et crasseux !

( 898674 )
La chevelure par Jean-Paul PARFU (2020-07-20 10:07:19)
[en réponse à 898673]
permettait aussi de savoir à quel peuple on appartenait. Les Suèves, par exemple, une peuplade germanique, portaient le chignon, ci-dessous. Les Suèves ont donné leur nom à la Souabe qui est le coeur du Land allemand de Bade-Wurtemberg, après la Forêt noire quand on vient d'Alsace.
Dans les Evangiles, la Samaritaine a tout de suite vu que le Christ était juif. Pourquoi ? Parce qu'il était habillé comme un juif avec des franges à ses habits et parce qu'il était vraisemblablement coiffé comme un juif "nazir" avec une natte de cheveux.
La chevelure était donc aussi une marque d'appartenance sociale et ethno-culturelle. Avec la tonsure, on ne s'appartenait plus, on n'appartenait plus à une classe sociale ou à un peuple précis, mais à l'Eglise par la consécration à Dieu que signifiait la tonsure.

( 898675 )
Personne? par Leopardi (2020-07-20 13:08:17)
[en réponse à 898648]
Je note que personne n'est capable de répondre à cette simple question alors que la généralisation de cet abandon semble être le fruit d'un commun accord.
Aucun abbé du forum n'a une information là-dessus?
La commission ED a-t-elle une directive sur le sujet?
Bonne journée.
Leopardi

( 898676 )
histoire de la tonsure et de la liturgie en général par JVJ (2020-07-20 13:49:16)
[en réponse à 898648]
Louis Trichet, La tonsure, Cerf, 1990.
Le livre est épuisé de longue date.
Feu l'abbé Trichet (dioc. Marseille), qui avait fait sa thèse sur l'histoire du costume ecclésiastique (publiée aussi au Cerf), n'était pas un ami de la Tradition. Ce livre sur l'histoire de la tonsure est issu de cette thèse qui brasse large, des origines aux années 1980. C'est méritoire, mais dangereux. Les sources sont parfois étriquées.
En revanche, Trichet a le mérite de rappeler que pas plus en 1960 que sous Mgr Affre, le clergé séculier diocésain de Paris ne portait la tonsure de manière systématique. Comme la soutane à plus vaste échelle.
En 1849, l'évêque de Gap constate l'absence quasi-générale de la tonsure dans son clergé.
Ainsi l'abandon actuel fut précédé de nombreux abandons, sans rapport avec le dernier concile.
Au XVe siècle, un clerc pouvait être tonsuré, siéger au choeur et être marié. C'était la course à la cléricature, notamment pour échapper aux impôts.
La tonsure, la soutane, la barbe... Tout cela est très intéressant, mais il faut se garder autant de wikipedia pour prétendre comprendre le Grand Schisme, que de périodisations hâtives de phénomènes encore mal-connus et qui relèvent d'une foule de particularismes.
Je voudrais bien savoir ici, parmi ceux qui en ont parlé, qui a lu en allemand le maître-livre du cardinal Brandmuller sur le concile de Constance dont il est LE spécialiste ? Le futur cardinal n'a pas rédigé ses études d'histoire en amateur ou à l'aide d'internet.
Il y aurait un article piquant à faire sur l'usage de la croix pectorale sur la chasuble épiscopale ou sur le mauvais goût héraldique de certains évêques, avec un blasonnement sans aucune légitimité ou incluant des meubles bien trop réalistes.
J'ai cité ici un article paru dans le dernier numéro de la RHEF qui faisait entrer la pale dans l'histoire de la liturgie. Rien avant le XIVe siècle, c'est assuré, et comme toujours, sa diffusion se fit sans ordre et sans obligation. J'ai lancé une perche sur un autre sujet à ceux qui me liraient, sans succès. Je proposais de rendre compte d'un autre article récent établissant que la croix sur l'autel n'est pas antérieure à l'époque romane.

( 898679 )
Preneur ! par Gaspard (2020-07-20 15:56:34)
[en réponse à 898676]
Vous vous proposez de rendre compte d'un article récent "établissant que la croix sur l'autel n'est pas antérieure à l'époque romane" : je suis sûr que de nombreux liseurs seront intéressés comme moi-même. Merci beaucoup par avance. Bonne journée

( 898683 )
Christiane Noireau par Réginald (2020-07-20 17:27:10)
[en réponse à 898676]
je conseille aussi de Christiane Noireau, l'Esprit des cheveux, éd. l'àpart de l'esprit, qui date de 2010
On peut le lire en ligne et son abondante iconographie explore la symbolique des cheveux, de leur coupe, de leur tonte, à travers les âges et les civilisations. On peut en parcourir un aperçu en ligne.
La disparition de la tonsure dans le milieu traditionnel me semble liée aux choix de Mgr Lefebvre, qui, en homme de son temps, et en religieux, souhaitait une certaine sobriété dans la vêtement ecclésiastique et de méfiait des séminaristes qui étaient dans la surenchère vestimentaire. La tonsure devait certainement lui paraitre une fantaisie curieuse à l'instar de la douillette, de la ceinture à la frange et des souliers à boucles.

( 898688 )
Vous avez sans doute raison... par Candidus (2020-07-20 20:49:22)
[en réponse à 898683]
... mais ce que je trouve étonnant c'est qu'un institut que tout le monde reconnaîtra, qui cultive l'esthétique baroque et dont les membres cultivent la "surenchère vestimentaire", n'ait pas restauré cette particularité capillaire.

( 898689 )
Soyez patient par Réginald (2020-07-20 21:01:17)
[en réponse à 898688]
Soyez patient. Depuis vingt ans, chaque année apporte son lot de nouveautés.

( 898693 )
Etonnante interprétation par Leopardi (2020-07-20 23:46:38)
[en réponse à 898683]
S'il est vrai que Mgr Lefebvre n'aimait pas les chichis (d'où l'absence de barrette à la FSSPX), il tenait aux signes extérieurs affirmant l'identité du prêtre et il me semblerait contradictoire qu'il ait voulu supprimer le seul qui témoigne sur son propre corps.

( 898694 )
et pourtant par Réginald (2020-07-20 23:59:25)
[en réponse à 898693]
Et pourtant, c'est le cas !
Mgr Lefebvre a fait le Concile, et s'il en a refusé certains textes, il était aussi l'homme de son temps, qui estimait qu'il fallait, dans la ligne de Pie XII, adapter certaines usages ecclésiastiques, à la modernité. C'est la raison pour laquelle la réforme de 65 ne lui a posé aucun problème.
Je ne suis pas historien, mais il semble, d'après les photos que j'ai pu voir que la tonsure a disparu après la 1e guerre.

( 898695 )
Oui mais non par Leopardi (2020-07-21 00:06:52)
[en réponse à 898694]
D'accord avec vous sur la modernité de Mgr Lefebvre.
Mais la tonsure ne me paraît pas être une chochoterie, contrairement au chapeau romain ou aux pompons.
Selon moi, il est au contraire un élément marquant et visible du prêtre, au même titre que la soutane et je ne vois donc pas pourquoi Mgr Lefebvre l'aurait abandonnée.
Je penche également plutôt pour un abandon généralisé et discret après guerre dans un contexte où des tas de symboles étaient devenus incompréhensibles et où il fallait se mélanger au peuple (notamment chez les prêtres ouvriers).
Cela montre également l'absence de discipline qui régnait déjà à cette époque.
Leopardi

( 898696 )
autre raison par Réginald (2020-07-21 00:12:01)
[en réponse à 898695]
Je ne suis pas dans la tête de Mgr Lefebvre. Je ne fais que supposer son raisonnement sur la base de ce que l'on connaît sur lui.
J ajouterais une raison pratique. S'il en effet facile d'entretenir sa tonsure quand on est dans une abbaye ou un monastère, grâce à des frères qui peuvent vous raser très régulièrement, je pense que lorsqu'on appartient au clergé séculier, cela devient vite très compliqué. Se payer un barbier toutes les semaines, a dû apparaitre à beaucoup de curé de campagne une dépense superflue...

( 898697 )
Conjectures par Leopardi (2020-07-21 08:35:03)
[en réponse à 898696]
Personne ne parle spécialement de curés de campagne. A la ville aussi la tonsure a disparu et il ne me semble pas que cet entretien soit inabordable.
En résumé, ou bien la discipline a été supprimée (mais pas de texte là-dessus à ma connaissance), ou bien elle est tombée en désuétude, ce que je trouve dommage.

( 898731 )
visibilité très réduite souvent cher ami par Luc Perrin (2020-07-22 13:02:05)
[en réponse à 898693]
Pour voir la tonsure, cela suppose :
- d'être plus grand ou placé plus haut que le prêtre : c'est loin d'être une situation universelle alors que la soutane/clergyman se voit sauf pour les aveugles
- que le tonsuré ne soit pas au crâne dégarni or avec le temps nombre d'hommes connaissent l'alopécie qui fait de beaucoup d'entre nous des "tonsurés" de fait, clercs ou laïcs. Mon crâne rasé ne vous dira rien sur mon état au regard de l'Église.
La couronne des moines était nettement plus spectaculaire.
Je me demande si les frères de la FSVF ne pratiquent pas encore une petite tonsure. Il me semble avoir lu que la pratique n'avait pas totalement disparu, tout en étant rarissime. Mais je n'ai pas sous la main une preuve formelle.

( 898677 )
Abandon généralisé ? par Luc de Montalte (2020-07-20 14:04:28)
[en réponse à 898648]
Sans trop y réfléchir, je crois voir au moins quelques abbés (FSSPX entre autres) qui la portent encore sauf erreur...

( 898678 )
Êtes-vous sûr ? par Candidus (2020-07-20 14:38:32)
[en réponse à 898677]
Ne serait-ce pas une tonsure... naturelle ?
Candidus, "tonsuré"

( 898684 )
À vrai dire par Luc de Montalte (2020-07-20 18:50:20)
[en réponse à 898678]
Non car je n'ai jamais demandé mais bon !

( 898705 )
Pour l'anecdote par Roubine (2020-07-21 13:53:27)
[en réponse à 898678]
Il a existé des perruques à tonsure. Monsieur Tronson, dans ses Examens particuliers peut ainsi demander à ses clercs de baiser leur tonsure en se couchant

( 898708 )
Un document visuel intéressant par AVV-VVK (2020-07-21 15:34:00)
[en réponse à 898648]
sur le site "Catholic Traditional Beauty", notamment sur facebook, d' où mon hésitation à le poster.

( 898710 )
Postez si le document est en rapport avec le sujet par
Un modérateur (2020-07-21 17:49:46)
[en réponse à 898708]
à savoir la tonsure/rasure portée en permanence par les clercs, et non seulement la cérémonie où l'on confère la tonsure lors de l'entrée dans les ordres.
Bien à vous
Un modérateur

( 898719 )
J' y renonce par AVV-VVK (2020-07-21 21:12:53)
[en réponse à 898710]
pour deux raisons: 1) on ne voit que des images de la cérémonie et celle de la vêture des franciscains aux Etats-Unis (avant la deuxième guerre ?); 2) en relayant le document du FB je crains de montrer mon nom (authentique). A juste titre ?

( 898720 )
[réponse] par
Un modérateur (2020-07-21 21:16:15)
[en réponse à 898719]
1) effectivement ce n'est pas de cette tonsure que l'on parle dans ce fil
2) pas forcément, si vous accédez au document via un Browser et sans être connecté sous votre identifiant FB
Bien à vous
Un modérateur

( 898765 )
Bonne question par Rothomagus (2020-07-23 23:26:13)
[en réponse à 898648]
Ce doit être aussi une question de chronologie.
Lorsque la tonsure et les ordres mineurs, majeurs ont été jetés aux orties, les résistants de l'époque étaient davantage concentrés sur la Messe que sur la sauvegarde d'une obligation dont la pratique était déjà aléatoire.
Au passage, je suis allé voir dans le Furetière, qui indique, en ce beau XVIIème siècle, qu'on peut recevoir la tonsure (aussi et très anciennement appelée couronne -
corona) à partir de 7 ans. De même, il indique que :
Les barbiers ont des marques, des tonsures qu'il faut faire selon les différents degrés des Ordres. [...] Elles vont toujours en augmentant suivant la dignité des degrés de l'Ordre.
Pour ceux que cela intéresse, vous pouvez accéder gratuitement en ligne, dans la section livres du moteur de recherche hélas trop habituel, à des ouvrages très instructifs en la matière. Notamment :
- un beau Catéchisme de la tonsure à l'usage du diocèse de Sens, 1739
- l'article passionnant sur la tonsure dans le volume 23 (pages 504 et suivantes) du Dictionnaire encyclopédique de la théologie catholique, traduit de l'allemand et édité chez Gaume frères et Duprey à Paris en 1870.