Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=898383
images/icones/neutre.gif  ( 898383 )LE « chagrin » du Conseil œcuménique des églises …. par Minger (2020-07-12 17:01:42) 

Info ! Dauphiné de ce dimanche 12 juillet …

Extrait :
Sainte-Sophie :
Samedi : Le Conseil œcuménique a exprimé samedi son « chagrin » et consternation , après la décision des autorités turques de transformer l’ex-basilique Sainte Clotilde d’Istanbul de musée en mosquée .Son secrétaire général estime que c’était une preuve de « l’attachement de la Turquie à la laïcité et son désir de laisser derrière elle les conflits du passé .
Des protestations rejetées par le président Erdogan ect .

Et j’ajoute : qui a le culot de dire « Ceux qui ne brochent pas contre l’islamophobie dans leurs pays …attaquent la volonté de la Turquie d’user de ses droits souverains …
Réponse : qui mieux que les autorités catholiques , pour défendre sans rechigner l’islam…

Autre ,mais si les autorités musulmanes turques n’étaient pas en accord parfait avec le président , eh bien il n’y aurait pas eu cette annexion , pas plus que d'assurer sans " état d âme " envers les chrétiens , les futurs célébrations musulmanes...





Et enfin! Ce que j’attendais avec impatience ,faut-il se sentir dans l'obligation suite à la prise de position ferme du conseil œcuménique samedi , car toujours passer la pommade particulièrement à ceux qui ne respectent pas ses propres frères en Christ ...

https://www.ledauphine.com/societe/2020/07/12/conversion-de-sainte-sophie-en-mosquee-le-pape-francois-tres-afflige


Le pape François s’est dit "très affligé" dimanche par la conversion décidée par la Turquie de l’ex-basilique Sainte-Sophie en mosquée, à l’issue de la prière de l’Angélus.

"Ma pensée va à Istanbul, je pense à Sainte-Sophie. Je suis très affligé", a dit brièvement le pape argentin, sortant du discours prévu. Les paroles du pape représentent le premier commentaire du Vatican à la décision turque.

Service minimum , ah et bien faut pas s'attendre à la moindre réciprocité Pape François!


images/icones/2a.gif  ( 898395 )Un cinglant démenti à Vatican II ! par vistemboir2 (2020-07-12 22:20:25) 
[en réponse à 898383]

et à son irénisme aussi naïf que calamiteux :

(...) Même si, au cours des siècles, de nombreuses dissensions et inimitiés se sont manifestées entre les chrétiens et les musulmans, le saint Concile les exhorte tous à oublier le passé et à s’efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu’à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté.

Source : in Déclaration conciliaire Nostra Ætate.

Aucun doute, les musulmans "s'efforce sincèrement à la compréhension mutuelle" avec les Chrétiens : ceux d'Orient le vérifient tous les jours... dans leur chair !

Voilà à quoi nous mène le fait d'"oublier le passé" : comme le naturel, quand on le chasse, il revient au galop... mais en catastrophes !
images/icones/nounours.gif  ( 898396 )Oui en effet ! par Jean-Paul PARFU (2020-07-12 22:41:05) 
[en réponse à 898395]

Tout à fait d'accord vistemboir2.

Il y avait l'idée absurde, lors du Concile, que nous allions pouvoir enfin réaliser, ce qui est, en fait, l'utopie maçonnique de fraternité universelle et créer le Paradis sur la Terre. Pas de péché originel, plus besoin de Sauveur, embrassons-nous Folleville, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil et on ira tous au Paradis ! L'Enfer, nous le savons, est pavé de bonnes intentions et de beaucoup d'erreurs de jugement !
images/icones/fleche2.gif  ( 898405 )Point de vue du cardinal Brandmüller par AVV-VVK (2020-07-13 11:47:58) 
[en réponse à 898395]

Source: benoît-et-moi (Un fragment)
Prenons l’exemple de Nostra Aetate. Ceux qui accusent aujourd’hui un tel texte d’indifférentisme religieux devraient le lire à la lumière de Dominus Jesus, ce qui exclurait catégoriquement tout malentendu dans le sens d’indifférentisme ou de syncrétisme. Avec des impulsions toujours nouvelles, le Magistère post-conciliaire, à travers ses clarifications, a supprimé les bases de toute interprétation erronée des textes conciliaires, tant au sens traditionaliste que progressiste.

Après ces observations fondamentales, je voudrais maintenant expliquer un autre principe d’interprétation qui résulte de l’historicité de chaque texte. De même que tous les textes – et donc aussi tous les textes magistériels – naissent d’une situation historique particulière et sont également déterminés par la situation concrète de leur conception, ils sont également proclamés avec une intention précise à un moment historique précis.

Nous ne devons pas perdre de vue ce principe lorsque nous sommes sur le point d’interpréter un de ces textes aujourd’hui.

Nous devons également tenir compte du fait que l’horizon herméneutique ainsi déterminé bouge, se modifie, dans la même mesure où l’interprète actuel s’éloigne du moment où le texte est né. Cela signifie que les interprétations passées, selon leur éloignement dans le temps, ne peuvent plus ou moins que faire valoir des revendications d’intérêt historique. Cette prise de conscience est particulièrement importante lorsqu’il s’agit de textes du ministère magistral et pastoral de l’Église.

On pourrait immédiatement objecter que la vérité, en particulier celle de la révélation divine, est une vérité éternelle et immuable qui ne peut être altérée. Cela ne peut certes pas être remis en question. « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas », dit le Seigneur.

Mais il est tout aussi vrai que la reconnaissance de cette vérité éternelle par l’homme soumis au changement historique est sujette aux changements tout comme l’homme qu’elle reconnaît. C’est-à-dire que, selon le moment historique, l’un ou l’autre aspect de la vérité éternelle est saisi, reconnu et compris d’une manière nouvelle et plus profonde.

C’est précisément pour cette raison que même un texte conciliaire, s’il est envisagé dans le contexte spirituel, culturel, etc. et à la lumière de notre époque, peut être compris d’une manière nouvelle, plus profonde et plus claire.


images/icones/nounours.gif  ( 898407 )C'est du blabla ! par Jean-Paul PARFU (2020-07-13 12:40:02) 
[en réponse à 898405]

qui vise à défendre l'indéfendable. On attendrait mieux du cardinal Brandmüller, même si l'on sait qu'il n'est pas un Traditionaliste, mais un Conciliaire conservateur.

La plupart des textes de Vatican II étaient mauvais à l'époque de Vatican II.

La seule différence, c'est qu'aujourd'hui, leur nocivité et leurs erreurs de perspectives ne peuvent plus être dissimulées !
images/icones/1e.gif  ( 898412 )Je dirais même plus : de la mélasse ... par vistemboir2 (2020-07-13 15:31:16) 
[en réponse à 898405]

sirupeuse - si j'ose cette tautologie - propre à nous engluer le cerveau et nous ôter tout esprit critique, voire de contestation, de Vatican II !...
images/icones/fleche2.gif  ( 898436 )Le cardinal Brandmüller a raison sur un point et tort sur un autre. par Scrutator Sapientiæ (2020-07-14 09:50:22) 
[en réponse à 898405]

Bonjour AVV-VVK,

Le cardinal Brandmüller a raison sur un point et tort sur un autre.

D'une manière générale, toute personne qui précise ou rappelle que Nostra aetate ne promeut explicitement ni l'indifférentisme, ni le relativisme, ni le subjectivisme, ni le syncrétisme, a raison de le faire.

Avec Nostra aetate, et plus précisément avec la première partie de Nostra aetate, nous sommes plutôt en présence d'un texte qui promeut de la compréhension et de la coopération interreligieuses sur un "théâtre d'opérations" qui est avant tout celui des valeurs morales et spirituelles à caractère humaniste :

"L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes.

Toutefois, elle annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses.

Elle exhorte donc ses fils pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec les adeptes d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socio-culturelles qui se trouvent en eux."

Si nous traduisons ce qui précède en termes philosophiques, nous aboutissons, me semble-t-il, à la conclusion suivante : Nostra aetate a pour objet ou, en tout cas, pour effet, la promotion d'une forme d'ad-différenciation, celle d'un genre de perspectivisme, celle d'une sorte de sincéritisme et celle d'un type de concordisme moral interreligieux.

Il est vrai que cette "ad-différenciation", ce "perspectivisme", ce "sincéritisme" et ce "concordisme" n'équivalent pas exactement à de l'indifférentisme, à du relativisme, à du subjectivisme et à du syncrétisme.

MAIS il est également vrai que les partisans du consensualisme ou de l'inclusivisme interreligieux, considéré, en quelque sorte, comme un "juste milieu", NI controversiste ou exclusiviste, NI confusionniste ou relativiste, sont fréquemment impuissants, inertes, silencieux ou suivistes, face aux catholiques qui, encore plus depuis le début de l'après-Assise que depuis celui de l'après-Concile, font aller le dialogue interreligieux vraiment beaucoup plus loin que ce qui a été permis ou prescrit par Nostra aetate et permis ou prévu par les auteurs de cette déclaration "pastorale" (cf. le nouveau sens de ce mot).

Et c'est à cet endroit que se situe, à mon avis, l'erreur des conciliaires conservateurs : en effet, ces derniers s'expriment en donnant vraiment souvent l'impression qu'ils considèrent que le "Nostra aetatisme de stricte observance" existe, et qu'il suffit d'être partisan de ce "Nostra aetatisme de stricte observance" pour avoir le seul bon positionnement, en direction des religions non chrétiennes et dans le domaine du dialogue interreligieux.

Or c'est faux : le "Nostra aetatisme de stricte observance" n'existe pas, et n'a même probablement jamais vu le jour ; au demeurant, compte tenu du fait que Jean-Paul II et l'esprit d'Assise sont allés beaucoup plus loin que Paul VI et l'esprit du Concile (en ce que celui-ci se manifeste notamment dans Nostra aetate), si le "Nostra aetatisme de stricte observance" avait vu le jour, à partir de l'année 1965, des clercs catholiques partisans de ce "point d'équilibre" auraient dit à la fois OUI, bien sûr, à Nostra aetate, mais aussi NON, bien sûr, au discours de Casablanca, en 1985, et à la journée d'Assise, en 1986...

La vérité oblige à dire que Nostra aetate a accéléré, amplifié, légitimé ou valorisé une dynamique pré-existante, qui est tellement adogmatique ad intra et consensualiste ad extra que toute tentative d'assagissement ou de canalisation, orthodoxe et réaliste, de cette dynamique, qui entendrait prendre appui sur la lettre de Nostra aetate afin de distinguer entre "le véritable esprit de NA" et "le faux esprit de NA" s'expose en permanence au risque de n'avoir aucune portée pratique, dans l'Eglise catholique, comme on l'a bien vu, après la publication de Dominus Iesus, en l'an 2000.

Un dernier argument s'impose ici : les partisans du contournement ou du dépassement de la "théologie de l'accomplissement" (cf. Daniélou) et aussi de ce qui semble vraiment être le "Nostra aetatisme de stricte observance", dans l'esprit des conciliaires conservateurs, ne sont absolument pas dépourvus d'arguments, et ces arguments ne sont absolument pas dépourvus d'intérêt. Lisez le dominicain Claude Geffré et le jésuite Jacques Dupuis, et vous saurez de quoi il est question.

Or, la question qui mérite d'être posée, au contact de telle théologie partisane de "l'oecuménisme interreligieux" ou du "pluralisme religieux", n'est pas une autre que celle-ci : au contact de l'une ou l'autre de ces théologies, sommes-nous encore en présence d'une théologie d'inspiration surnaturellement et théologalement chrétienne et catholique, et ne sommes-nous pas plutôt en présence d'une théologie connaturellement et partenarialement humaniste et panchristique ?

En d'autres termes, encore plus depuis 1965 que depuis l'apparition, dès le début des années 1930, d'un état d'esprit plus ou moins proche de celui de Massignon et/ou de Monchanin, sinon tel que cet état d'esprit, sommes-nous seulement en présence d'un problème de "dosage" pastoral, et ne sommes-nous pas avant tout en présence d'un problème de "portance" doctrinale ?

Là est la question, me semble-t-il...

Bonne journée.

Scrutator.