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18/06, St Ephrem le Syrien, diacre, confesseur et docteur par ami de la Miséricorde (2020-06-17 21:18:09)
St Éphrem le Syrien, diacre, confesseur et docteur
La Prière de Saint Éphrem le Syrien de Nisibe « Nous T'adorons, Toi qui nous as mis dans le monde » :
« Nous T'adorons, Toi qui nous as mis dans le monde et qui nous donnes de dominer sur tout ce qui s'y trouve. Les vents Te louent, lorsqu'ils lancent les eaux à l'assaut. La terre Te loue, elle qui ouvre son sein et donne ses fruits en leur saison. Les mers Te louent, par la bouche de leurs flots, lorsque leur voix proclame que Tu les domines. Les arbres Te louent, lorsqu'ils sont contraints par le souffle du vent à fleurir et à donner des fruits. Elles Te bénissent aussi, les plantes si variées et les fleurs colorées, suçant la pluie qui les inonde et les vapeurs de la rosée. Elles se rassemblent et unissent leurs voix pour Ta louange, gratifiées de toutes Tes bontés et unies dans la paix pour Te bénir. Amen. »
Source : site-catholique.fr
La catéchèse de Benoît XVI sur St Ephrem le Syrien le 28 nov 2007.
La fin des temps
"Quand au jour et à l'heure, nul ne les connaît..." (Mc 13, 24-32)
« Pour empêcher toute question indiscrète sur le moment de son avènement, Jésus déclare : "Cette heure-là, nul ne la connaît, même pas le Fils" (Mt 24,36) et ailleurs : "Ce n'est pas votre affaire de connaître les jours et les temps" (Ac 1,7). Il nous a caché cela pour que nous veillions et que chacun de nous puisse penser que cet avènement se produira durant sa vie. Si le temps de sa venue avait été révélé, vain serait son avènement : les nations et les siècles où il se produira ne l'auraient pas désiré. Il a bien dit qu'il vient, mais il n'a pas précisé à quel moment ; de la sorte toutes les générations et tous les siècles ont soif de lui.
Certes, il a fait connaître les signes de son avènement ; mais on ne voit pas leur terme. Dans le changement constant où nous vivons, ces signes ont déjà eu lieu et ils sont passés et même ils durent toujours. Son ultime avènement est en effet semblable au premier : les justes et les prophètes le désiraient ; ils pensaient qu'il paraîtrait en leur temps. De même aujourd'hui, chacun des fidèles du Christ désire l'accueillir en son propre temps, d'autant plus que Jésus n'a pas dit clairement le jour où il paraîtrait. Ainsi personne ne pourra imaginer que le Christ soit soumis à une loi du temps, à une heure quelconque, lui qui domine les nombres et le temps. »
Saint Ephrem (v.306-373), Commentaire de l'Evangile ou Diatessaron, 18,15 (Trad. SC 121).
Mémoire des Sts Marc et Marcellien
Avant 1955 : Octave de la Fête-Dieu

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La Mère du Sauveur et notre vie intérieure par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-06-17 21:21:41)
[en réponse à 897608]
CHAPITRE III
Article I - LE PROGRÈS SPIRITUEL EN MARIE JUSQU'A L'ANNONCIATION
Le progrès spirituel en Marie par le mérite et la prière
Le Seigneur venait ainsi la nourrir spirituellement, de lui-même et se donnait chaque jour plus intimement à elle, en la portant à se donner plus parfaitement à lui.
Mieux que personne après Jésus, elle a dit cette parole du Psaume XXVII, 4 : « Unam petii a Domino, hanc requiram, ut inhabitem in domo Domini : Je demande au Seigneur une chose et je la désire ardemment : c'est d'habiter dans sa maison tous les jours de ma vie et de jouir de sa bonté. » Chaque jour, elle voyait mieux que Dieu est infiniment bon pour ceux qui le cherchent et plus encore pour ceux qui le trouvent.
Avant l'institution de l'Eucharistie et même avant l'Incarnation, il y eut ainsi en Marie la communion spirituelle, qui est l'oraison très simple et très intime de l'âme arrivée à la vie unitive où elle jouit de Dieu présent en elle comme en un temple spirituel : « Gustate et videte quoniam suavis est Dominus : Goûtez et voyez combien le Seigneur est doux » (Ps. XXXIII, 9).
S'il est dit dans le Psaume XLI, 2 : « Comme le cerf soupire après les eaux vives, ainsi mon âme soupire après toi, ô mon Dieu. Mon âme a soif du Dieu vivant », que dut être cette soif spirituelle en la Sainte Vierge, depuis l'instant de sa conception immaculée jusqu'à celui de l'Incarnation.
Ce progrès de la charité, dit saint Thomas, ne lui a pas fait mériter l'Incarnation, qui est le principe de tous les mérites depuis le péché d'Adam, mais il lui a fait mériter peu à peu (par la première grâce qui provenait des mérites futurs de son Fils) le degré éminent de charité d'humilité et de pureté qui, au jour de l'Annonciation, a fait d'elle la digne Mère du Sauveur.
Elle n'a pas mérité non plus la maternité divine, elle aurait ainsi mérité l'Incarnation elle-même; mais elle a mérité le degré de sainteté et de charité qui était la disposition prochaine à la maternité divine. Or si la disposition éloignée, qui était la plénitude intiale de grâce, dépassait déjà la grâce finale de tous les saints réunis, que penser de la perfection de cette disposition prochaine !
Les années vécues par Marie au temple ont activé en elle le développement de « la grâce des vertus et des dons » en des proportions dont nous ne pouvons nous faire une idée, selon une progression et une accélération qui dépasse de beaucoup celle des âmes les plus généreuses et des plus grands saints.
Sans doute on pourrait exagérer en attribuant à la Sainte Vierge une perfection qui n'appartient qu'à son Fils, mais, en restant dans sa ligne à elle, nous ne saurons nous faire une idée de l'élévation du point de départ de son progrès spirituel, et encore moins de l'élévation du point d'arrivée.
Ce que nous venons de dire nous prépare cependant à saisir dans une mesure ce que dut être l'augmentation considérable de grâce et de charité qui se produisit en elle au moment même de l'Incarnation.
NOTE - Quand, dans notre vie, les actes de charité moins fervents ou rémittents obtiennent-ils l'augmentation de charité qui leur est due ?
Selon saint Thomas tout acte de charité du viator est méritoire, mérite une augmentation de cette vertu, et dispose au moins de façon éloignée à la recevoir ; mais il, n'y dispose de façon prochaine que s'il est fervent, c'est-à-dire au moins égal en intensité au degré de la vertu infuse dont il procède.
Donc seuls les actes fervents obtiennent aussitôt l'augmentation de charité qu'ils méritent.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde