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images/icones/neutre.gif  ( 897413 )La Grève des électeurs. par Francis Dallais (2020-06-12 17:37:37) 

Et dire qu'Octave Mirbeau écrivait cela en 1888 !
Un texte à savourer avec délectation et à faire connaître auprès de ceux qui croient encore au suffrage universel !

La Grève des électeurs.
Octave MIRBEAU
Le Figaro, 28 novembre 1888

Une chose m'étonne prodigieusement — j'oserai dire qu'elle me stupéfie — c'est qu'à l'heure scientifique où j'écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu'un ou de quelque chose. Quand on réfléchit un seul instant, ce surprenant phénomène n'est-il pas fait pour dérouter les philosophies les plus subtiles et confondre la raison ?
Où est-il le Balzac qui nous donnera la physiologie de l'électeur moderne ? et le Charcot qui nous expliquera l'anatomie et les mentalités de cet incurable dément ? Nous l'attendons.
Je comprends qu'un escroc trouve toujours des actionnaires, la Censure des défenseurs, l'Opéra-Comique des dilettanti, le Constitutionnel des abonnés, M. Carnot des peintres qui célèbrent sa triomphale et rigide entrée dans une cité languedocienne ; je comprends M. Chantavoine s 'obstinant à chercher des rimes ; je comprends tout. Mais qu'un député, ou un sénateur, ou un président de République, ou n'importe lequel parmi tous les étranges farceurs qui réclament une fonction élective, quelle qu'elle soit, trouve un électeur, c'est-à-dire 1'être irrêvé, le martyr improbable, qui vous nourrit de son pain, vous vêt de sa laine, vous engraisse de sa chair, vous enrichit de son argent, avec la seule perspective de recevoir, en échange de ces prodigalités, des coups de trique sur la nuque, des coups de pied au derrière, quand ce n'est pas des coups de fusil dans la poitrine, en vérité, cela dépasse les notions déjà pas mal pessimistes que je m'étais faites jusqu'ici de la sottise humaine, en général, et de la sottise française en particulier, notre chère et immortelle sottise, ô chauvin !
Il est bien entendu que je parle ici de l'électeur averti, convaincu, de l'électeur théoricien, de celui qui s'imagine, le pauvre diable, faire acte de citoyen libre, étaler sa souveraineté, exprimer ses opinions, imposer — ô folie admirable et déconcertante — des programmes politiques et des revendications sociales ; et non point de l'électeur « qui la connaît » et qui s'en moque, de celui qui ne voit dans « les résultats de sa toute-puissance » qu'une rigolade à la charcuterie monarchiste, ou une ribote au vin républicain. Sa souveraineté à celui-là, c'est de se pocharder aux frais du suffrage universel. Il est dans le vrai, car cela seul lui importe, et il n'a cure du reste. Il sait ce qu'il fait. Mais les autres ?
Ah ! oui, les autres ! Les sérieux, les austères, les peuple souverain, ceux-là qui sentent une ivresse les gagner lorsqu'ils se regardent et se disent : « Je suis électeur ! Rien ne se fait que par moi. Je suis la base de la société moderne. Par ma volonté, Floque fait des lois auxquelles sont astreints trente-six millions d'hommes, et Baudry d'Asson aussi, et Pierre Alype également. » Comment y en a-t-il encore de cet acabit ? Comment, si entêtés, si orgueilleux, si paradoxaux qu'ils soient, n'ont-ils pas été, depuis longtemps, découragés et honteux de leur œuvre ? Comment peut-il arriver qu'il se rencontre quelque part, même dans le fond des landes perdues de la Bretagne, même dans les inaccessibles cavernes des Cévennes et des Pyrénées, un bonhomme assez stupide, assez déraisonnable, assez aveugle à ce qui se voit, assez sourd à ce qui se dit, pour voter bleu, blanc ou rouge, sans que rien l'y oblige, sans qu'on le paye ou sans qu'on le soûle ?
À quel sentiment baroque, à quelle mystérieuse suggestion peut bien obéir ce bipède pensant, doué d'une volonté, à ce qu'on prétend, et qui s'en va, fier de son droit, assuré qu'il accomplit un devoir, déposer dans une boîte électorale quelconque un quelconque bulletin, peu importe le nom qu'il ait écrit dessus ?... Qu'est-ce qu'il doit bien se dire, en dedans de soi, qui justifie ou seulement qui explique cet acte extravagant ?
Qu'est-ce qu'il espère ? Car enfin, pour consentir à se donner des maîtres avides qui le grugent et qui l'assomment, il faut qu'il se dise et qu'il espère quelque chose d'extraordinaire que nous ne soupçonnons pas. Il faut que, par de puissantes déviations cérébrales, les idées de député correspondent en lui à des idées de science, de justice, de dévouement, de travail et de probité ; il faut que dans les noms seuls de Barbe et de Baihaut, non moins que dans ceux de Rouvier et de Wilson, il découvre une magie spéciale et qu'il voie, au travers d'un mirage, fleurir et s'épanouir dans Vergoin et dans Hubbard, des promesses de bonheur futur et de soulagement immédiat. Et c'est cela qui est véritablement effrayant. Rien ne lui sert de leçon, ni les comédies les plus burlesques, ni les plus sinistres tragédies.
Voilà pourtant de longs siècles que le monde dure, que les sociétés se déroulent et se succèdent, pareilles les unes aux autres, qu'un fait unique domine toutes les histoires : la protection aux grands, l'écrasement aux petits. Il ne peut arriver à comprendre qu'il n'a qu'une raison d'être historique, c'est de payer pour un tas de choses dont il ne jouira jamais, et de mourir pour des combinaisons politiques qui ne le regardent point.
Que lui importe que ce soit Pierre ou Jean qui lui demande son argent et qui lui prenne la vie, puisqu'il est obligé de se dépouiller de l'un, et de donner l'autre ? Eh bien ! non. Entre ses voleurs et ses bourreaux, il a des préférences, et il vote pour les plus rapaces et les plus féroces. Il a voté hier, il votera demain, il votera toujours. Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n'espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit.
Ô bon électeur, inexprimable imbécile, pauvre hère, si, au lieu de te laisser prendre aux rengaines absurdes que te débitent chaque matin, pour un sou, les journaux grands ou petits, bleus ou noirs, blancs ou rouges, et qui sont payés pour avoir ta peau ; si, au lieu de croire aux chimériques flatteries dont on caresse ta vanité, dont on entoure ta lamentable souveraineté en guenilles, si, au lieu de t'arrêter, éternel badaud, devant les lourdes duperies des programmes ; si tu lisais parfois, au coin du feu, Schopenhauer et Max Nordau, deux philosophes qui en savent long sur tes maîtres et sur toi, peut-être apprendrais-tu des choses étonnantes et utiles. Peut-être aussi, après les avoir lus, serais-tu moins empressé à revêtir ton air grave et ta belle redingote, à courir ensuite vers les urnes homicides où, quelque nom que tu mettes, tu mets d'avance le nom de ton plus mortel ennemi. Ils te diraient, en connaisseurs d'humanité, que la politique est un abominable mensonge, que tout y est à l'envers du bon sens, de la justice et du droit, et que tu n'as rien à y voir, toi dont le compte est réglé au grand livre des destinées humaines.
Rêve après cela, si tu veux, des paradis de lumières et de parfums, des fraternités impossibles, des bonheurs irréels. C'est bon de rêver, et cela calme la souffrance. Mais ne mêle jamais l'homme à ton rêve, car là où est l'homme, là est la douleur, la haine et le meurtre. Surtout, souviens-toi que l'homme qui sollicite tes suffrages est, de ce fait, un malhonnête homme, parce qu'en échange de la situation et de la fortune où tu le pousses, il te promet un tas de choses merveilleuses qu'il ne te donnera pas et qu'il n'est pas d'ailleurs, en son pouvoir de te donner. L'homme que tu élèves ne représente ni ta misère, ni tes aspirations, ni rien de toi ; il ne représente que ses propres passions et ses propres intérêts, lesquels sont contraires aux tiens. Pour te réconforter et ranimer des espérances qui seraient vite déçues, ne va pas t'imaginer que le spectacle navrant auquel tu assistes aujourd'hui est particulier à une époque ou à un régime, et que cela passera. Toutes les époques se valent, et aussi tous les régimes, c'est-à-dire qu'ils ne valent rien. Donc, rentre chez toi, bonhomme, et fais la grève du suffrage universel. Tu n'as rien à y perdre, je t'en réponds ; et cela pourra t'amuser quelque temps. Sur le seuil de ta porte, fermée aux quémandeurs d'aumônes politiques, tu regarderas défiler la bagarre, en fumant silencieusement ta pipe.
Et s'il existe, en un endroit ignoré, un honnête homme capable de te gouverner et de t'aimer, ne le regrette pas. Il serait trop jaloux de sa dignité pour se mêler à la lutte fangeuse des partis, trop fier pour tenir de toi un mandat que tu n'accordes jamais qu'à l'audace cynique, à l'insulte et au mensonge.
Je te l'ai dit, bonhomme, rentre chez toi et fais la grève.
images/icones/1b.gif  ( 897421 )Un texte savoureux par baudelairec2000 (2020-06-12 19:58:20) 
[en réponse à 897413]

mais que nos liseurs, semblent-ils, n'apprécient pas plus que cela. Le démocrate qui sommeille encore au plus profond de chacun serait-il gêné par cet appel à la grève des "urnes homicides", serait-il indigné qu'on puisse remettre en cause son pouvoir de décision et qu'on puisse nier ainsi son omni-potence politique ? En effet, chaque fois qu'il pose "cet acte extravagant', l'électeur ne réalise pas qu'on le mène à la potence, car il a délégué ses pouvoirs à des menteurs et à des truands.

La fin est magnifique:

"Et s'il existe, en un endroit ignoré, un honnête homme capable de te gouverner et de t'aimer, ne le regrette pas. Il serait trop jaloux de sa dignité pour se mêler à la lutte fangeuse des partis, trop fier pour tenir de toi un mandat que tu n'accordes jamais qu'à l'audace cynique, à l'insulte et au mensonge.

Je te l'ai dit, bonhomme, rentre chez toi et fais la grève."

Merci à vous, continuez à regarder défiler la bagarre à l'abri de votre clocher.
images/icones/neutre.gif  ( 897427 )[réponse] par Meneau (2020-06-12 21:31:42) 
[en réponse à 897421]

"Les liseurs, semblent-ils, ...?" Z'êtes sûr ?

C'est très joli tout ça (à l'époque, on savait écrire !). Mais la solution, quelle est-elle ?

Cordialement
Meneau
images/icones/5b.gif  ( 897434 )Mea culpa, Meneau, par baudelairec2000 (2020-06-12 23:47:47) 
[en réponse à 897427]

je le reconnais, c'est ma très grande faute. Le danger d'Internet, la précipitation... Je ne sais plus où me mettre.


A l'époque on savait écrire Et certains avaient déjà flairé les pièges du suffrage universel.

Avant de trouver la solution, ne pensez-vous pas qu'il faille établir un diagnostic ? Le mal est profond. Parce que la démocratie - c'est tout ce qu'ils disent de Platon à Saint Thomas, en passant par Aristote et Cicéron - est un régime injuste. Un régime injuste est celui qui ne poursuit pas le bien commun. Je ne vous apprendrai pas que saint Thomas, se reposant sur Aristote, distingue trois sortes de régimes injustes:

tyrannie (gouvernement d'un seul homme qui, dans l'exercice du pouvoir, recherche ses propres avantages, et non le bien commun de la multitude qui lui a été confiée ou qui lui est soumise.

oligarchie (gouvernement d'un petit nombre, "comme quand un petit groupe d'hommes opprime le peuple, forts de leurs richesses."

démocratie (gouvernement du grand nombre , ou plutôt domination du peuple, lorsque les plébéiens opprime les riches.

On ne doit pas confondre la démocratie avec la "politia" ou la "politeia", régime juste des citoyens.

La question fondamentale est de savoir ce qu'on entend par peuple ("populus", voire "plebs") et citoyen (le "politès" des Grecs, le "civis "des Latins). Le citoyen est celui qui a un rapport direct avec l'organisation de la cité ou l'Etat (Polis en grec, civitas en latin), celui qui est capable de participer à la gestion des affaires publiques (Respublica) parce qu"il est capable de s'intéresser au bien de la comunauté de préférence à ses peites affaires. Le citoyen, dans un tel contexte, présente comme particularité qu'il est désintéressé.

Quelques citations que j'ai relevés chez Aristote:

- "un gouvernement est une certaine organisation de ceux qui habitent la cité"

- "la cité est une multitude déterminée de citoyens", " une communauté de citoyens entre lesquels il y a communauté de régime".

Les citoyens forment donc cette communauté qu'est la cité parce qu'ils ont en commun un même régime. On doit préciser que le terme de cité peut être pris en deux sens. Au sens large, comme communauté de résidence; ainsi différentes ethnies ou groupes sociaux habitent une même ville (à Athènes, pour Aristote, à côté des citoyens subsistent les métèques, les étrangers domiciliés). Au sens strict, la cité est la communauté que forment les seuls citoyens unis par un seul régime; en sont donc exclus les métèques et les esclaves.

Voilà pour ce qui relève de l'étymologie. Aristote poursuit dans la Politique son approche de la notion de citoyenneté: le citoyen est celui qui se définit par "le fait d'avoir part au jugement (celui des tribunaux) et au pouvoir". Autrement dit, un citoyen doit être capable de remplir des fonctions publiques ou des magistratures. Définition exigeante que celle d'Aristote et qui correspond à la situation d'Athènes à son époque - environ 4000 citoyens -: les citoyens doivent être capables de délibérer en commun sur les orientations fondamentales de leur vie commune en vue de la vie heureuse, car la fin de la vie en ommunauté, c'est le bonheur, finalité qui suppose l'exercice de la vertu. Difficile de trouver de tels ressorts dans le cadre de la démocratie où la licence est le principe premier de l'action, régime dans lequel aussi la masse tend à asservir la minorité des riches. La démocratie, on le voit, ne recherche pas vraiment l'unité et la paix.

La démocratie est un régime qui connaît une inflation de citoyens. On pourrait dire que la démocratie n'est pas très regardante sur les critères de la citoyenneté. Avec un tel régime disparaissent l'exercice de la vertu et la recherche du bien commun qui découle de cet exercice. Dans la cadre de la démocratie, on accorde la qualité de citoyen à ceux qui le méritent le moins. Un exemple avec notre gouvernement actuel: le ministère de l'Intérieur est confié à un voyou... Des individus sont naturalisés par dizaines de milliers et ils pourront prendre part aux scrutins tout aussi légitimement que vous, bien qu'ils relèvent d'une autre culture, qu'ils pratiquent une autre religion.

Le drame est bien celui-là: des millions d'individus résidant sur notre sol ont les mêmes droits q'un français de souche. Leur avis compte plus que le nôtre, surtout quand il est relayé et amplifié par les Médias pour être intégré dans l'opinion.

Nous serions dans le cadre de la démocratie classique, tout cela serait infiniment moins grave. Rousseau et son Contrat social sont passés par là. La population a considérablement augmenté. L'Ancien Régime fonctionnait comme un ordre social, comme une société d'ordres. Rousseau annonce un monde nouveau dont la base est l'individu, tyran sur tous les autres: "l'homme est un tout parfait et solitaire". Rousseau est bien le père du totalitarisme: l'envie devient le resssort de la démocratie moderne. Dès lors comment poursuivre la recherche du bien commun. L'homo democraticus se croit autorisé à donner son avis à tout bout de champ, les médias, il faut bien le dire, sachant se faire son interprète.

Enfin, nous avons tous appris que la démocratie était le gouvernement du peuple; il faut pourtant reconnaître que des dizaines de millions de citoyens peuvent difficilement exercer des fonctions politiques en même temps. C'est pourquoi on a inventé la représentation nationale, instance censée exercer à la place des citoyens et des électeurs leurs fonctions. Quand on sait les motivations des candidats aux différentes élections, quand on connaît leurs compétences et leur degré de vertu, quand on réalise la dépendance congénitale qui les lie aux partis et aux groupes de pression, comment voulez-vous élire des candidats dont on pourrait penser qu'ils contribueront à relever nos sociétés?


images/icones/neutre.gif  ( 897435 )Le constat est dur par Meneau (2020-06-13 00:07:52) 
[en réponse à 897434]

mais effectivement sans appel.

Mais encore une fois, forts de ce constat, qu'est-il possible de faire ? La démocratie (avec la représentation nationale) est non seulement le modèle que nous subissons, mais aussi le modèle "modèle" de pratiquement tous les Etats occidentaux. Je sais bien que certains rêvent encore le retour du Roi, mais à vue humaine cela semble improbable tellement les esprits sont formatés.

Alors que peut-on concrètement faire ?

Vous me direz, le problème va peut-être se résoudre de lui-même tant nous sommes proches soit de l'anarchie soit de la tyrannie - voire de la théocratie - selon ce qui résultera des évolutions récentes de la société...

Cordialement
Meneau
images/icones/iphone.jpg  ( 897439 )Que faire? C’est simple par Eonix (2020-06-13 03:22:22) 
[en réponse à 897435]

Que votre oui soit oui.
Revenir aux principes.
Si vous craignez de vous faire remarquer votez blanc.
Ce faisant vous participez tout de même au système qui vous réduit.
Dernière solution supporter avec patience si vous ne pouvez pas faire autrement.
images/icones/neutre.gif  ( 897444 )Lénine ? par Jipé (2020-06-13 09:23:04) 
[en réponse à 897439]

"Que faire ?" ou "Questions brûlantes de notre mouvement"
Pourquoi cette référence à Vladimir Oulianov ?
images/icones/neutre.gif  ( 897452 )Quousque tandem abutere patientia nostra ? par Meneau (2020-06-13 12:12:38) 
[en réponse à 897439]


Dernière solution supporter avec patience si vous ne pouvez pas faire autrement.


Je vous remercie, mais n'y a-t-il pas une limite et d'autres moyens d'action ? Parfois je me demande quel monde nous laisserons à nos enfants (à part une dhimmitude).

Bon, on va commencer par la prière...

Cordialement
Meneau