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images/icones/marie.gif  ( 897308 )Fête-Dieu ou Fête du Très Saint Sacrement par ami de la Miséricorde (2020-06-10 21:58:27) 



FÊTE DU TRÈS SAINT SACREMENT

On ne fait rien cette année de St Barnabé, apôtre


Amende honorable à Jésus-Christ dans le Saint-Sacrement

Mon divin Jésus, vrai Dieu et vrai homme, je vous adore réellement présent sur cet Autel. Avec quelle frayeur et quel respect vos saints Anges paraissent-ils ici auprès de votre Trône ? Dans quel abaissement y devrais-je paraître moi-même ?

Vous vous êtes renfermé dans ce Tabernacle, divin Jésus, pour m'écouter, pour m'exaucer, pour vous entretenir avec moi, pour me combler de biens, pour vous donner à moi.

Que vous rendrai-je, Seigneur, pour tant de grâces ? Quelle devrait être ma reconnaissance ? Que votre bienheureuse Mère, que tous vos Anges, que tous vos Saints, que toutes vos créatures vous bénissent, vous louent, vous remercient pour moi. Ce dont je suis le plus vivement pénétré, Seigneur, et qui me couvre de confusion, est la vue des outrages sans nombre dont je me reconnais coupable envers cet auguste Sacrement.

Loin d'apporter cette frayeur respectueuse, cette tendre réjouissance qu'exigeait de moi votre Majesté redoutable, et votre infinie bonté, avec quelle indifférence, quelle indévotion, et peut-être avec quelle impiété ne m'avez-vous point vu, Seigneur, au pied de votre Trône ? Je devais y être dans un profond silence, un entier recueillement, une modestie édifiante ; n'y étais-je point avec une dissipation scandaleuse ? Avais-je cette piété intérieure, cette pureté de cœur que vous attendiez de moi ? En m'approchant de vous, Dieu d'amour, ne brûlais-je point d'un feu impur ? N'aimais-je point dans ce temps là même, le monde, la vanité, le plaisir ? N'aimais-je point ce que vous me défendiez d'aimer ? Comment ai-je assisté à la Messe ? Comment ai-je communié ?

Pardon, mon divin Jésus ! Miséricorde, ô mon Dieu ! Miséricorde. Je vous fais amende honorable pour toutes les profanations dont vous me connaissez coupable, pour toutes mes irrévérences, pour toutes mes immodesties, pour tous mes sacrilèges, si j'ai été assez malheureux que d'en commettre.

Je vous fais encore amende honorable, ô mon Dieu, mon Roi, pour tous les sanglants outrages que vous avez reçus, et que vous recevez chaque jour de la part des Infidèles, des Hérétiques, des libertins, et des mauvais Catholiques. Fallait-il, grand Dieu, que votre amour pour nous vous exposât à tant de nouvelles insultes ?

N'était-ce point assez des ignominies de votre Croix ? Agréez, Seigneur, qu'ici en votre présence, le cœur pénétré de douleur dans cette humble posture de mon corps, j'implore votre clémence pour moi, et pour tous ceux qui ont eu l'audace de venir jusqu'au pied de votre Trône, insulter à votre grandeur et à votre amour. Miséricorde, Seigneur, Miséricorde : Miséricorde pour moi et pour tous.

Je vous la demande par cet amour qui vous a exposé à toutes ces insultes. Je vous la demande, par les mérites de cette mort dont vous nous rappelez le souvenir dans votre Sacrement. Que votre colère n'éclate pas contre ceux qui méritent d'en éprouver toutes les rigueurs.

Ne nous frappez pas, Seigneur, ne nous punissez pas, faites-nous Miséricorde. Inspirez-nous les sentiments d'une contrition salutaire. Que jamais nous ne paraissions devant vous sans être pénétrés d'une vive componction, d'une crainte respectueuse, d'une amoureuse reconnaissance.

Source : Le petit sacristain


Litanies du Saint Sacrement

La Prière de Saint Alphonse de Liguori « Mon Jésus, je crois à Votre présence dans le Très Saint Sacrement » :

« Mon Jésus, je crois à Votre présence dans le Très Saint Sacrement. Je Vous aime plus que toute chose et je désire que Vous veniez dans mon âme. Je ne puis maintenant Vous recevoir sacramentellement dans mon cœur : venez-y au moins spirituellement. Je Vous embrasse comme si Vous étiez déjà venu, et je m'unis à Vous tout entier. Ne permettez pas que j'aie jamais le malheur de me séparer de Vous. Ainsi soit-il. »

Source : site-catholique.fr

Récit d'un Miracle Etonnant, arrivé au sujet du saint sacrement de l'autel de Saint Alphonse de Liguori

Visites au Saint Sacrement et à la Sainte Vierge de Saint Alphonse de Liguori



images/icones/marie.gif  ( 897309 )La Mère du Sauveur et notre vie intérieure par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-06-10 22:00:12) 
[en réponse à 897308]

Article V - LES SUITES DE LA PLÉNITUDE INITIALE DE GRÂCE

Si donc saint Jean Baptiste a eu, avant sa naissance, l'usage de l'intelligence et du libre arbitre, comme pré­curseur du Christ, on ne saurait le refuser à celle qui devait être la Mère de Dieu.

2° Puisque Marie a reçu dès le premier instant la grâce, les vertus infuses et les dons à un degré supérieur à la grâce finale de tous les saints, elle a dû être justifiée comme il convient aux adultes, c'est-à-dire avec l'usage du libre arbitre, en se disposant par une grâce actuelle à la grâce habituelle et en méritant par cette dernière dès l'instant de sa réception ; c'est-à-dire que, dans la mesure de sa connaissance, elle s'est déjà offerte à Dieu, comme son Fils « en entrant en ce monde dit à son Père : Me voici, je viens, que votre volonté soit faite et non la mienne » (Hébr., X, 5-9). Marie ne savait certainement pas alors qu'elle serait un jour la Mère de Dieu, mais elle a pu s'offrir à tout ce que le Seigneur voulait d'elle et lui demanderait dans la suite.

3° La plénitude initiale de grâce, des vertus infuses et des dons, qui dépassait déjà la grâce finale de tous les saints, n'a pas dû rester inactive, inopérante en Marie au début de sa vie. Cela paraît contraire à la façon très suave et surabondante avec laquelle la Providence opère très spécialement à l'égard de la Mère du Sauveur. Or, sans l'usage du libre arbitre par, connaissance infuse, les vertus et les dons existant déjà à un degré éminent seraient restés inactifs et comme stériles pendant une période assez longue de la vie de la Sainte Vierge.

Aussi presque tous les théologiens reconnaissent au­jourd'hui qu'il est au moins très probable que Marie a eu dès le sein de sa mère l'usage du libre arbitre par science infuse au moins de façon transitoire.

Ils reconnaissent de même qu'elle a eu l'usage de cette science infuse en certaines circonstances plus notables, comme au moment de l'Incarnation, de la Passion, de la Résurrection du Sauveur, de son Ascension, et aussi pour avoir une con­naissance plus parfaite des perfections divines et du mystère de la Sainte Trinité.

Si la science infuse a été accordée aux apôtres à la Pentecôte quand ils reçurent le don des langues et la connaissance plus profonde de la doctrine du Christ, si sainte Thérèse, arrivée à la VII° Demeure du Château intérieur, jouissait souvent d'une vision intellectuelle de la Sainte Trinité, qui ne s'explique que par des idées infuses, on ne saurait refu­ser cette faveur à la Mère de Dieu, dont la plénitude ini­tiale de grâce dépassait déjà la grâce finale de tous les saints réunis.

Ainsi parlent généralement les théologiens, même ceux qui sont le plus attentifs à ne rien avancer que sur de très sérieuses raisons.

C'est le moins qu'on puisse dire de la Mère de Dieu qui a joui de l'apparition de l'archange Gabriel, de la sainte familiarité du Verbe fait chair, qui a été constamment éclairée par lui pendant tout le cours de sa vie cachée, qui a dû recevoir pendant et après la Passion des révéla­tions spéciales et, au jour de la Pentecôte, l'abondance des lumières du Saint-Esprit plus que les apôtres eux mêmes.

Ce privilège en Marie de l'usage de la raison, et du libre arbitre dès le sein maternel a-t-il été seulement transitoire et interrompu ?

Selon saint François de Sales, saint.Alphonse, des théologiens comme Sauvé, Terrien, Hugon, etc., ce privilège n'a pas été interrompu. Le P. Merkelbach, avec quelques autres, dit au contraire : rien ne permet d'affirmer qu'il a été permanent.

Nous répondrons : rien ne permet d'affirmer cette per­manence avec certitude, mais elle est sérieusement pro­bable et il est bien difficile de la nier. En effet, s'il en était autrement, Marie, une fois privée de ce privilège, eût été moins parfaite qu'au premier instant, et il ne paraît pas convenable qu'une si sainte créature ait pu en quelque sorte déchoir sans sa faute, d'autant plus que sa dignité demandait qu'elle marchât sans cesse de progrès en pro­grès, et que son mérite ne fût pas interrompu.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde