Le Forum Catholique
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=897144

( 897144 )
Constat clairvoyant d'Alain de Benoist, le catholicisme deviendrait-il une religion de classe ! par fouduroy (2020-06-08 11:58:41)

( 897146 )
C'est une évidence par Jean-Paul PARFU (2020-06-08 12:46:18)
[en réponse à 897144]
A ceci près toutefois que :
1) le christianisme ne peut être totalement saisi au travers d'analyses sociologiques ;
2) le constat vaut d'abord et avant tout pour la France.

( 897153 )
Oui, vous avez raison, par fouduroy (2020-06-08 14:21:04)
[en réponse à 897146]
mais la France ne se prétend-elle pas la fille aînée de l'Eglise?

( 897159 )
Pas complètement d'accord par Paterculus (2020-06-08 15:20:11)
[en réponse à 897144]
Tout ce qui est dit dans cet article est vrai, mais c'est incomplet et devrait être nuancé.
Sur l'évolution de la pensée, je crois indispensable d'intégrer le fait que l'on enseigne plus à raisonner autrement qu'en termes mathématiques, alors que les raisonnements religieux ne portent pas sur ce qui se mesure, mais sur ce qui fait l'intérêt de la vie. Je sais qu'en disant cela je m'expose à l'ire de tel ou tel sectateur des mathématiques qui va se mettre à les défendre, comme si je les attaquais : ceux-là démontrent par leur attitude la justesse de mon analyse, en montrant que leur rationalité ne leur permet pas de comprendre que ma position ne consiste pas à dénigrer les mathématiques, mais à dénoncer l'emploi de leurs méthodes dans des domaines où elles n'ont rien à faire.
Et justement cela conduit à une certaine relativisation : beaucoup de vrais pauvres, ceux qui n'ont pas accès à la dé(sin)formation de l'éducation (sic) nationale (re-sic), restent croyants, même si on ne les voit pas dans les paroisses des quartiers chics et si ils n'ont pas d'argent pour aller à Paris pour la Manif Pour Tous. Une autre façon de relativiser est de constater que cette analyse n'est pas valable également dans toutes les régions.
Votre dévoué Paterculus

( 897160 )
J'oubliais... par Paterculus (2020-06-08 15:32:09)
[en réponse à 897159]
... de citer Maritain qui a une
page que j'apprécie bien, sur l'intelligence moderne : pour celle-ci ...
Trois siècles d'empirio-mathématisme l'ont pliée à ne plus s'intéresser qu'à l'invention d'engins à capter les phénomènes - réseaux conceptuels qui procurent à l'esprit une certaine domination pratique et une intellection décevante de la nature, parce que la pensée s'y résout, non pas dans l'être, mais dans le sensible lui-même. (...)
prenant le goût secret de la matière avec laquelle elle ruse, l'intelligence moderne a développé en soi, dans cet ordre inférieur de la démiurgie scientifique, une sorte de toucher multiple merveilleusement spécialisé, et d'admirables instincts de chasse. Mais en même temps elle s'est misérablement affaiblie et désarmée à l'égard des objets propres de l'intelligence, auxquels elle renonce avec bassesse, et elle est devenue incapable d'apprécier l'univers des évidences rationnelles autrement que comme un système d'engrenages bien huilés.
VdP

( 897161 )
Chapelet dans la main droite, bulletin LREM dans la gauche par Fenestri (2020-06-08 15:37:36)
[en réponse à 897144]
L'interview ne casse pas trois pattes à un canard et ressort des constats qui ont déjà quelques années, mais il y a, me semble-t-il, des bonnes pistes chez Alain de Benoist. Et il cite en effet l'excellent dossier de La Nef, paru il y a quelques mois.
Que l'Église doive retrouver les classes populaires, c'est une évidence même si, comme l'a dit Paterculus, il s'agit peut-être non moins des les retrouver que de réaliser qu'elles sont toujours là (même si je ne partage pas cet optimisme, mais je l'espère !).
Il y a aussi urgence à ce que certains se "désembourgeoisent", c'est-à-dire arrêtent de considérer la politique comme uniquement une question d'argent, les amenant à cloisonner préoccupations financières et préoccupations éthiques/morales, préférant les premières aux autres.
Combien de personnes, après avoir battu le pavé avec la Manif pour tous, ou débitant (à juste titre) des chapelets au moment des différentes lois contre lesquels ils ont manifesté, ont glissé un bulletin en 2017 qui a permis d'élire un gouvernement qui met en place une politique "familiale"... qui les a refait descendre dans la rue ?

( 897165 )
Ah bon par Luc de Montalte (2020-06-08 16:06:47)
[en réponse à 897161]
Je n'ai pas vu de parti se mouiller beaucoup pour la défense de la famille traditionnelle. En revanche, j'en vois un qui parasite la droite française depuis plus de 30 ans et ce n'est pas près de s'arrêter vu qu'il faut (sous peine de traîtrise etc.) voter pour lui, peu importe son absence (au mieux) de programme sur tous les sujets qui importent notre pays.
Facile de critiquer les méchants bourgeois catholiques qui ne votent pas bien donc quand on concourt à maintenir cet état de fait.

( 897166 )
Vous êtes hors-sujet. par Fenestri (2020-06-08 16:16:41)
[en réponse à 897165]
Je n'ai pas vu de parti se mouiller beaucoup pour la défense de la famille traditionnelle. En revanche, j'en vois un qui parasite la droite française depuis plus de 30 ans et ce n'est pas près de s'arrêter vu qu'il faut (sous peine de traîtrise etc.) voter pour lui, peu importe son absence (au mieux) de programme sur tous les sujets qui importent notre pays.
Facile de critiquer les méchants bourgeois catholiques qui ne votent pas bien donc quand on concourt à maintenir cet état de fait.
Vous déplacez le sujet. A aucun moment n'est-il question d'un parti "qui parasite la droite française depuis plus de 30 ans", sinon il en aurait été question (logique, non ?).
J'évoque dans mon message ceux qui ont défilé contre l'union homosexuelle et l'homoparentalité, puis qui ont voté en 2017 pour un candidat qui avait, dans ses promesses de campagne, "Nous sommes favorables à l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes seules et les couples de femmes." (
source), pour enfin finir par défiler à nouveau contre la PMA tout en dénonçant "la politique anti-famille et anti-traditionnelle du gouvernement", alors qu'ils ont... voté pour le candidat qui promettait ladite politique.

( 897173 )
Non, c'est une question de logique. par Luc de Montalte (2020-06-08 16:37:34)
[en réponse à 897166]
En l'absence de défenseur de la famille traditionnelle, vous ne pouvez pas brocarder le mauvais choix (selon vous) de certains. C'est de la logique.
De plus, les catholiques n'ont pas spécialement voté Macron au premier tour d'après les sondages d'opinion mais plutôt Fillon ce qui est cohérent. Donc vous racontez n'importe quoi.
Ainsi, chez les pratiquants réguliers, l’adhésion à François Fillon est très forte (44 %) tandis que le vote Emmanuel Macron est faible (16 %), tout comme celui pour Marine Le Pen (16 %). En revanche, le candidat LR obtient des résultats bien moindres chez les catholiques occasionnels et non-pratiquants qui se tournent, eux, d’avantage vers la gauche, le centre et l’extrême droite.
La Croix

( 897175 )
Vous confondez tout. par Fenestri (2020-06-08 16:51:24)
[en réponse à 897173]
En l'absence de défenseur de la famille traditionnelle, vous ne pouvez pas brocarder le mauvais choix (selon vous) de certains. C'est de la logique.
Vous ne semblez manifestement pas lire les messages que j'écris.
Je souligne l'hypocrisie de ceux qui ont défilé contre l'homoparentalité et l'union homosexuelle sous Hollande, affirmant le faire par "défense de la civilisation", puis qui ont voté pour un candidat qui promettait une nouvelle attaque contre la famille (voir promesse de campagne d'E. Macron dans mon message précédent)... avant de défiler à nouveau par "défense de la civilisation", alors même que la législation sur la PMA est passé par le gouvernement du candidat pour qui ils ont voté.
Vous pouvez essayer de tordre le sujet dans tous les sens c'est un fait : certains ont voté pour le camp contre lequel ils avaient défilé en invoquant des motifs particulièrement graves, dont celui de la défense de la famille.
De plus, les catholiques n'ont pas spécialement voté Macron au premier tour d'après les sondages d'opinion mais plutôt Fillon ce qui est cohérent. Donc vous racontez n'importe quoi.
À aucun moment n'ai-je parlé des catholiques en tant que masse uniforme, mais de "ceux qui ont défilé ", de "certains" catholiques. Donc lisez attentivement et arrêtez d'essayer de me faire dire ce que je n'ai pas dit.

( 897176 )
[réponse] par Fenestri (2020-06-08 16:53:54)
[en réponse à 897175]
*"ceux qui ont défilé" et qui ont voté Macron, cela va sans dire.

( 897177 )
Relisez mon message par Luc de Montalte (2020-06-08 17:04:43)
[en réponse à 897175]
C'est bien à tout cela que je répondais.

( 897180 )
Vous remarquerez Fenestri par Jean-Paul PARFU (2020-06-08 18:02:43)
[en réponse à 897175]
que toutes les discussions se terminent de la même façon avec Luc de Montalte. Un échange sans fin de petits posts assassins !
Ce que Luc de Montalte tente de vous expliquer, c'est que sur le plan interne, le grand danger, c'est le Rassemblement National et que sur le plan international, ce sont Poutine et ses alliés !

( 897195 )
Bof par Luc de Montalte (2020-06-08 20:30:31)
[en réponse à 897180]
Qu'y a-t-il de faux dans ma réponse à Fenêtre ? Je ne vois rien d'excessif ni rien de particulièrement incisif.
Oui le vote FN n'est pas plus catholique qu'un autre. Oui il est néfaste à la droite, 30 ans d'échec à coups de bons mots, de débats ratés, d'escroqueries en tout genre sur le dos des militants (vous savez cela mieux que moi je pense… enfin j'espère), ce n'est pas rien. Et enfin, toujours pour répondre à Fenêtre, non, les catholiques n'ont pas voté Macron mais Fillon en grosse majorité.
Vous avez le droit de ne pas être d'accord, mais ce serait sympathique d'argumenter le cas échéant. Ça fait un moment que vous me gratifiez de ce genre de petites attaques indirectes, donc c'est un peu facile de venir ensuite pleurnicher sur mes « posts assassins ». Pour ma part, il m'arrive aussi bien d'être avec vous que l'inverse, je n'en fais pas une jaunisse.

( 897209 )
Soit vous ne lisez pas, soit vous mentez. par Fenestri (2020-06-08 23:09:28)
[en réponse à 897195]
Et enfin, toujours pour répondre à Fenêtre, non, les catholiques n'ont pas voté Macron mais Fillon en grosse majorité.
Je passe outre la rhétorique de maternelle, pour rappeler pour la troisième fois que je n'ai jamais dit que les catholiques avaient voté Macron au premier tour.
J'ai parlé "des catholiques qui" et non pas de "les catholiques".
DES catholiques ≠
LES catholiques.
ou bien
LES catholiques
QUI ont voté Macron ≠ les catholiques
"J'ai mangé les oranges du jardin de Luc" ne veut pas dire la même chose que "J'ai mangé des oranges du jardin de Luc".
Voyez plutôt :
Il y a aussi urgence à ce que certains se "désembourgeoisent"
Combien de personnes, après avoir battu le pavé avec la Manif pour tous
J'évoque dans mon message ceux qui ont défilé contre l'union homosexuelle et l'homoparentalité, puis qui ont voté en 2017 pour un candidat
Je souligne l'hypocrisie de ceux qui ont défilé contre l'homoparentalité et l'union homosexuelle sous Hollande, affirmant le faire par "défense de la civilisation", puis qui ont voté
certains ont voté pour le camp contre lequel ils avaient défilé en invoquant des motifs particulièrement graves, dont celui de la défense de la famille.
À aucun moment n'ai-je parlé des catholiques en tant que masse uniforme, mais de "ceux qui ont défilé ", de "certains" catholiques
Je parle donc
des catholiques qui ont voté Macron au second tour (et au premier) alors qu'ils ont manifesté contre les lois suscitées.
Délirant que je doive en venir à en citer mes textes pour que vous compreniez la différence.
(je serais néanmoins dans mon droit en affirmant "les catholiques ont voté Macron au second tour", puisque près de 71% des catholiques pratiquants réguliers, 62% des pratiquants et 54% des pratiquants occasionnels (si vraiment on veut inclure tout le monde), soit 62% des catholiques, qui ont voté, ont voté pour Emmanuel Macron au second tour de 2017, selon
cette étude de l'Ifop (score national du candidat : 65,7%))
C'est bon, ou allez-vous encore déformer mon propos pour me contredire sur quelque chose que je n'ai pas dit ?

( 897214 )
Votre problème par Luc de Montalte (2020-06-08 23:47:48)
[en réponse à 897209]
C'est que vous êtes dans la posture et les effets de manche en permanence. L'e-réputation à conserver à tout prix, au point de me rédiger une page entière d'exégèse de vos propres commentaires pour… pourquoi en fait ?
Sur le fond, aucune réponse bien entendu. Vous êtes toujours aussi… douteux ; j'aurai au moins eu la satisfaction d'avoir vu juste dès le début sur votre compte.
À bon entendeur.

( 897217 )
Sur le fond votre réponse qu’elle est elle? par Eonix (2020-06-09 03:02:30)
[en réponse à 897214]
On aimerait vous lire ?
Accusez les autres c’est bien, mais vous à part être le petit juge, qu’avez vous à répondre?
Attention au Gorille
;)))
Au fait pour le Hezbollah il faut suivre les recommandations européennes disiez vous.
Vous les suivez pour l’union dénaturée aussi?

( 897228 )
Vous accordez trop d’importance par Vincent F (2020-06-09 10:54:28)
[en réponse à 897161]
à une élection où en l’absence d’alternative sérieuse le choix entre l’une, l’autre et l’abstention était neutre.
Ceux qui ont voté Macron en espérant qu’il améliore la situation économique de ce pays ont surtout fait preuve d’une grande naïveté.
Pour le reste un vote n’est pas une adhésion sans réserve à toutes les promesses d’un candidat. Donc il n’est pas inconcevable qu’on puisse voter pour quelqu’un tout en étant prêt à manifester contre lui s’il venait à appliquer certaines de ses promesses.

( 897168 )
Analyse borgne par Jeanne Smits (2020-06-08 16:24:24)
[en réponse à 897144]
Alain de Benoist fait une analyse essentiellement sociologique teintée de son idéologie : la population (française) a changé, dit-il, elle a quitté les campagnes, et avec elles les restes de paganisme qui y demeuraient ; les métiers ont cédé le pas aux emplois ; et l'Eglise a, au fond, alimenté elle-même la marche vers la laïcité.
Il passe, me semble-t-il, à côté d'un fait essentiel : le bouleversement et l'appauvrissement liturgique qui a découragé la pratique d'un certain nombre, la détérioration apparente du contenu de la foi qui a pu sembler de plus en plus flottant et évolutif, le découragement des formes de piété populaire (profondément chrétiennes et non païennes parce qu'appuyées sur des vérités auxquelles tous adhéraient peu ou prou), le relâchement des exigences morales qui facilite le glissement vers l'abandon.
Sans compter la crise si profonde du catéchisme et de l'instruction religieuse, qui n'a absolument rien à voir avec des histoires de classe !
Si certains secteurs de la société (où l'on retrouve d'ailleurs des riches et des pauvres, des gens simples ou non, et pas seulement des "bourgeois") ont été moins atteints par cette lente destruction du patrimoine de la foi et de la liturgie, en particulier ceux qu'on appelle les "traditionalistes", c'est me semble-t-il au moins en partie en raison de la résistance de ceux qui ont osé et osent toujours résister en se moquant du qu'en dira-t-on social. C'est le contraire de l'embourgeoisement.
Ce sont ceux qui ont osé s'organiser pour transmettre la foi, pour exiger un bon "caté". Pour exiger une instruction structurante dans les écoles hors contrat pour lesquelles ils se saignent aux quatre veines. Ce sont eux qui donnent généreusement la vie au risque de voir s'effondrer leur propre niveau de vie. Ce sont ces familles qui fournissent des vocations sacerdotales ou religieuses qui ne sont généralement en rien des gages de réussite sociale.
On dira que ce n'est pas une majorité, loin s'en faut. Mais n'allez pas nous dire que ces "rebelles" sont encouragés par l'Eglise en France qui se conforme à la modernité, où la pratique s'est effondrée et où les vocations sont rares.
Le grand nombre qui ne pratique plus, atteint certes par l'individualisme mais pas seulement, est un peuple post-chrétien spolié de sa foi, de la beauté, de la richesse liturgique, de la formation au service de la vérité… et j'en passe. On l'a détourné du Christ pour le plonger dans une église anthropocentrique trop souvent oublieuse des fins dernières, dont le narcissisme collectif s'exprime mieux ailleurs, au fond, et ne retient plus guère qu'une fraction de ses membres.
Que certains continuent d'y pratiquer m'épate toujours. Sans doute la foi sincère et le vrai engagement de certains clercs explique-t-il cela pour partie ; sans doute l'habitude de classe aussi… Mais il ne manque pas d'églises où la pratique est nombreuse grâce aux immigrés venus de pays catholiques.
En tout cas je suis allergique à cette généralisation hâtive qui veut faire du catholicisme français une simple affaire de classe, surtout lorsqu'elle amène à déprécier la foi de tel ou telle, ou de tel groupe, balayés d'un revers de la main comme "bourgeois".
Amitiés
Jeanne Smits

( 897171 )
Alain de Benoist ne dit pas par Jean-Paul PARFU (2020-06-08 16:32:14)
[en réponse à 897168]
Que le catholicisme n'est qu'une affaire de classe, mais que le catholicisme (j'ajouterai en France) est devenu une affaire de classe.

( 897172 )
C'est ainsi que je l'ai compris par Jeanne Smits (2020-06-08 16:34:51)
[en réponse à 897171]
Tout est dans le titre, cher ami !
J'ajoute quand même qu'a mon avis le catholicisme, même en France, ne peut se réduire à une affaire de classe, comme Alain de Benoist le fait par excès.
Amitiés
Jeanne Smits

( 897186 )
L'embourgeoisement, qu'on le veuille ou non par fouduroy (2020-06-08 19:05:25)
[en réponse à 897168]
est une catastrophe. Rappelez-vous un des premiers chapitres de Péguy dans L'Argent. Force est de constater que l'analyse d'AdeB n'est pas fausse.
Le travail et le combat mené par la génération précédente est colossal, j'en conviens. Nous en récoltons les fruits, mais le ghetto pieux dans lequel l'on a voulu nous enfermer ou dans lequel l'on s'est volontairement enfermé fait que le rayonnement que l'on devrait avoir est plutôt faiblard. J'exclus les grandes villes. Allez dans des chapelles tradis au fin fond de la province: vous y trouvez de jeunes clercs, toutes tendances confondues, qui sous prétexte d'authenticité, débinent leur messe tout en latin , épître et évangile compris avec traduction suivant l'humeur avant le sermon.Le sermon est au mieux un cours de séminaire où l'on s'endort au bout de 5'ou au pire, un énième bla bla sur la "faute à Vatican II". Le prêtre, souvent hors sol de par son éducation, est loin, très très loin de la population rurale et la rupture semble définitivement consommée.
L'osmose entre le hobereau, le paysan et le curé n'existe plus et pour cause, plus de hobereau (ils sont devenus commerciaux ou pire DRH ou pis banquier) plus de curé... Les uns et les autre sont devenus petits bourgeois.
D'accord, je force un peu le trait mais quand même!...

( 897187 )
Oui fouduroy par Jean-Paul PARFU (2020-06-08 19:09:05)
[en réponse à 897186]
Et vous pouvez vous relire
ici

( 897221 )
Mes propos ne sont pas contradictoires par fouduroy (2020-06-09 08:54:57)
[en réponse à 897187]
dans ce fil je répondais à Jeanne Smits.
Ce n'est pas parce que je partage certains constats d'Alain de Benoist que je vais cracher sur les familles qui transmettent la Foi et encore moins sur les prêtres, quels qu'ils soient.
Je ne parle que du monde rural que je pense bien connaître: l'éducation aujourd'hui crée des personnes hors sol et inadaptables au monde rural. D'ailleurs bien de jeunes prêtres avouent qu'ils ne savent pas faire; ce n'est pas une histoire de milieu social, c'est une histoire d'éducation. Malheureusement, j'ai l'impression (je dis bien impression)qu'au séminaire la formation est très spéculative, voire trop, mais de toute façon l'on ne peut pas demander au séminaire de refaire une éducation.

( 897232 )
C est un peu trop vrai néanmoins : comparons avec nos voisins par Germanicus (2020-06-09 11:56:17)
[en réponse à 897168]
L Allemagne et l Italie ont toujours eu un catholicisme ,toutes classes confondues surtout l Italie.Les unions ouvrières chrétiennes etaient nombreuses.En France il ne faisait pas bon etre ouvrier et catho au XXè s.Que de non baptisés!
L Allemagne a fait le contraire même: l empereur choisissait ses élites plutot chez les protestants qui ,de facto,allaient dans les meilleures écoles, avaient les hauts postes de l administration (et surtout l armée).Bref si vous prenez la Rhénanie la majorité écrasante des Catholiques était issue de la classe ouvrière avec quelques bourgeois.
En France la bourgeoisie est restée catholique.Etre ouvrier et catho ou RSA et catho existe mais ce n est pas la règle ,surtout chez les Tradis où l image d Epinal du père de famille ayant un travail stable pour financer maison ,écoles chères ,camps cathos ,retraite..ne cessite un salaire de cadre.
Je me demande avec les réformes fiscales qui s annoncent ,voir une limitation des allocations à 3 max ,comment beaucoup de personnes vont pouvoir continuer à ce rythme.

( 897181 )
C'était le thème par Vox clamantis (2020-06-08 18:11:22)
[en réponse à 897144]
de l'une des tables rondes du Congrès Mission à l'automne dernier : Une église bourgeoise pour des bourgeois ?
Elle est disponible ici :
clic
Avertissement : Je sais qu'il y a écrit "facultés jésuites de Sèvres", mais c'est juste parce que les Jésuites avaient ouvert leurs locaux au Congrès, il n'y a rien de spécialement jésuite dans cette table ronde.

( 897183 )
C'est évident par Jean-Paul PARFU (2020-06-08 18:33:31)
[en réponse à 897181]
Et c'est ce que j'écrivais
ici

( 897185 )
[réponse] par Jean-Paul PARFU (2020-06-08 19:02:58)
[en réponse à 897183]
On pourrait également renvoyer à ces discussions
ici et
là

( 897190 )
Je suis en total désaccord avec vous. par Fenestri (2020-06-08 19:36:41)
[en réponse à 897183]
Nous avons déjà eu l'occasion de "croiser le fer" sur ces sujets-là, mais n'ayant jamais eu de réponse...
Tout d'abord, je souligne que nous devons être sur la même longueur d'ondes concernant l'embourgeoisement des catholiques en France, par un mécanisme finalement assez logique où les pôles cathos se retrouvent dans des milieux où est valorisé le sens de la famille, où les enfants sont mis aux scouts (et le cortège de vocations qui en découle)... Cependant, le problème n'est pas "l'embourgeoisement", car on y met un sens différent.
Vous semblez, dès que vous le pouvez, friand à l'idée de cracher sur ceux que vous définissez par leurs attributs les plus clichés - non pas que ces clichés soient inexistants, mais chez vous, ils semblent s'accumuler : Versailles, loden, perles, pulls sur les épaules...
A ce titre, soit dit en passant, aucune différence entre vos messages et les chroniques du plus mauvais des chroniqueurs de France Inter.
Or, le "bourgeois" qui a un pull sur les épaules n'est pas un problème. Le "bourgeois" devient un problème, au même titre que le "prolétaire" d'ailleurs, quand il en vient à vivre dans la schizophrénie qui consiste à faire beaucoup de bruit pour défendre la tradition/famille/patrie (rayez la mention inutile) le week-end ou dans les dîners, mais finit toujours par rentrer au bercail libéral et libertaire aux élections. Aucune différence entre un habitant du XVIe qui manifeste contre l'homoparentalité et qui vote pour Macron et un ouvrier qui trouve qu'"on est plus chez nous" et qui vote pour je ne sais quelle chimère progressiste. Dans les deux cas, le choix politique n'est pas en adéquation avec les idéaux défendus.
Je prenais un jour une bière avec un ami, d'origine très populaire, qui s'intéressait à la foi catholique (qui s'est tellement intéressé qu'il va désormais à la messe tous les dimanches, deo gratias !) et qui m'a demandé avec une sincérité absolument désarmante : "la plupart des cathos que j'ai croisé étaient des gens qui ne pensaient qu'à leur argent". Il a fallu qu'il rencontre des jeunes, "bourgeois" pour certains, embrasés du feu de la foi, pour qu'il se débarrasse de cette impression.
Il me semble que votre définition du "bourgeois" est une définition marxisante, j'ai déjà eu l'occasion de vous le redire. Il semble exister chez vous le concept d'essence bourgeoise. Il y avait le nationalisme intégral chez Maurras et chez vous, la bourgeoisie intégrale, de A à Z, héréditaire, quasiment raciale... Mais ce que vous ne semblez pas voir - corrigez-moi si je me trompe -, c'est que les familles coincées de l'Ouest parisien et des grandes métropoles françaises fournissent par wagons entiers un bon nombre des séminaristes d'aujourd'hui et de demain.
Cela soulève encore un autre "problème" évoqué par fouduroy dans ce fil ; mais restons aux effets bénéfiques immédiats : ces familles coincées donnent à l'Église des fils qui diront la messe, confesseront, visiteront les malades.
Ne l'oublions pas ! Et n'oublions pas non plus qu'elles donnent aussi des familles qui seront aux avants-postes de la lutte spirituelle, priant dans les couvents.
Enfin et je concluerai en deux mots, car il n'y a pas à en dire plus qu'il ne faut dire, mais n'oubliez pas que les couples à chandails et les jeunes à perles et chevalières sont eux aussi brisés par le péché originel et que les questions de divorce, d'avortement, de pornographie, d'envie, sont aussi présents. Je connais, vous aussi j'en suis sûr, des prêtres qui sont dans des paroisses avec des jeunes très "comme il faut" : il n'en voit pas moins de personnes brisées.

( 897192 )
Vous ne comprenez pas ce que j'écris par Jean-Paul PARFU (2020-06-08 20:00:16)
[en réponse à 897190]
Vous partez sur de fausses pistes. Et curieusement, vous n'évoquez même pas Alain de Benoist pourtant à l'origine de ce fil.
Vous partez sur de fausses pistes, parce que vous avez du mal à situer mon positionnement. Vous reliez mes propos à ce que vous connaissez : la lutte des classes etc ...
C'est un peu comme quand on parle de l'immigration : invariablement, on est renvoyé au racisme, au Fascisme, au Nazisme, à Auschwitz ...
1) Certes, il y a le flacon et le nectar. Et peu importe le flacon si on a l'ivresse.
2) Mais précisément, je crains qu'on n'ait jamais l'ivresse avec vos "pouet pouet" "cha-cha" de l'Ouest parisien. Il ne feront et ne font pas de bons prêtes et de bons évêques ! Ils n'évangélisent rien du tout !
3) Ce que vous ne comprenez pas, c'est que l'on plaide pour de vraies hiérarchies, des hiérarchies naturelles issues du "Volk" et non pour des hiérarchies frelatées issues de réseaux de relations et d'argent !
Ces hiérarchies naturelles existent encore dans certains pays, comme l'Allemagne par exemple ; elles n'existent pas en France !

( 897211 )
Votre message est absolument honteux. par Fenestri (2020-06-08 23:24:26)
[en réponse à 897192]
parce que vous avez du mal à situer mon positionnement
Alors je veux bien que vous précisiez, car vraiment, j'ai l'impression de lire/écouter une chronique d'Inter. Et ne le prenez pas mal, ce n'est même pas une boutade, c'est vraiment l'impression que j'ai (m'étant infligé il y a quelques jours la matinale de la radio alors que j'étais en voiture)
C'est un peu comme quand on parle de l'immigration : invariablement, on est renvoyé au racisme, au Fascisme, au Nazisme, à Auschwitz ...
Si vous voulez, mais ce n'est pas mon propos.
Certes, il y a le flacon et le nectar. Et peu importe le flacon si on a l'ivresse.
Que voulez-vous dire ?
Il ne feront et ne font pas de bons prêtes et de bons évêques ! Ils n'évangélisent rien du tout !
Vous n'en savez rien et votre posture de devin vous décrédibilise.
Pour tout vous dire, j'ai consulté le Forum tout à l'heure alors que je profitais de la réouverture des terrasses et de la fraîcheur actuelle et j'ai cru que j'allais jeter mon portable par terre dans ce que vous écrivez m'a révolté. J'en connais, des prêtres de "l'Ouest", qui vieillissent plus vite que tout le monde car ils sont
tout le temps auprès de leurs fidèles. Parmi ces prêtres que vous insultez, j'en connais qui évangélisent comme ni vous, ni moi, n'évangéliseront jamais. Des prêtres qui ont rattrapés des personnes qui partaient dans le décor, qui brûlent d'amour pour le Christ et qui cherchent constamment à évangéliser, pour qui il n'y a jamais assez de monde aux messes, jamais assez de monde qui se confesse, jamais assez de jeunes qui se posent la question du sacerdoce, jamais assez de filles qui envisagent le couvent, jamais assez de jeunes qui se marient, jamais assez de parents qui ont un enfant de plus.
J'ai aussi, parmi ces gens sur qui vous crachez avec une morgue insupportable et dénuée de toute charité, des amis qui sont soit au séminaire, soit nouvellement ordonnés.
Dites-moi donc, parce qu'il s'agit de parler concrètement : dois-je téléphoner au séminaire pour prévenir cet ami que l'Oracle a parlé, que la Pythie est de retour parmi nous et qu'il a été décrété qu'il ne sera jamais un bon prêtre ? Vous avez raison : on croule sous les vocations, les paroisses sont pleines à craquer de prêtres qui offrent la
MESSE et
CONFESSENT les fidèles et
VISITENT les malades, et vous vous permettez de dégueuler sur les séminaristes et prêtres "chacha", de "Versailles", ou toute autre logghorée gauchiste que vous employez.
Pendant que
EUX vivent
POUR leurs fidèles,
VOUS les insultez sur votre
ORDINATEUR.
Votre message est absolument honteux.

( 897216 )
Objectivez-vous par Jean-Paul PARFU (2020-06-09 01:02:33)
[en réponse à 897211]
Et sortez un peu de votre milieu !

( 897223 )
Donc vous insultez des prêtres et n'avez que ça à répondre ? par Fenestri (2020-06-09 09:00:52)
[en réponse à 897216]
Je ne sais pas d'où vient votre haine de ces prêtres, mais elle est absolument choquante.
J'ai déjà "objectivé" dans mon précédent messages. Les prêtres que je connais et qui appartiennent à ce milieu sont de saints prêtres. M'accusez-vous de mentir ? Si oui, sur quelles bases ?
Choisissez de rester dans le ressentiment si vous voulez, choisissez de dégueuler votre bille sur ces "mauvais prêtres" et par extensions ces "mauvais séminaristes", mais faites-le en privé, car votre posture essentialiste n'a rien de catholique.
Aucune différence entre votre ressentiment maladif et le plus buté des marxistes.

( 897224 )
Vous vous égarez par Jean-Paul PARFU (2020-06-09 09:31:40)
[en réponse à 897223]
En témoignent vos expressions : "insultes", "dégueuler", etc ... Quasi assimilation des critiques à des blasphèmes.
Je remarque que vous ne commentez absolument pas ce que dit Alain de Benoist qui est pourtant à l'origine de ce fil.
Vous êtes ici avec des gens qui ont quitté leurs paroisses dès les années 70 à cause de la nullité de leurs prêtres. Vous n'êtes pas ici avec des Conciliaires conservateurs. Combien de fois faudra-t-il le répéter ?
Mon post n'était que le rappel de celui de 2016 auquel je renvoyais par un lien. Mais vous semblez ne pas l'avoir lu ou compris. Il disait ce qui suit :
"Après quelques années d'un ministère sans saveur et sans odeur: "l'amuuuur", "la joie de l'amuuur, l'amuuur de la joie, la rencontre avec l'auuutre", nomination à un poste d'évêque en province, voire d'archevêque, avant de revenir à Paris ou de partir pour Rome."
De manière générale, si le clergé de France et spécialement le clergé Nom évangélisait, ça se saurait et nous n'en serions pas là où nous en sommes aujourd'hui.
Et nous avons le droit de dire que nous avons un clergé, des évêques, sans saveur et sans odeur.
Et des clercs ne s'en privent eux-mêmes pas.
J'ai en tête un prêtre traditionnel qui, dans les années 80, m'expliquait que St Nicolas n'évangélisait pas beaucoup, ce que je désapprouvais totalement et lui disais. J'ai en mémoire un Dominicain, traditionnel par ailleurs, un très bon Dominicain, m'expliquant récemment qu'Avrillé et sa revue, ça n'était pas extraordinaire, ce que je désapprouvais également.
Réveillez-vous !

( 897227 )
Je vous laisse dans votre citadelle assiégée alors par Fenestri (2020-06-09 10:31:11)
[en réponse à 897224]
Puisque vous semblez infailliblement convaincu que des prêtres que vous n'avez jamais rencontré (vous parlez de la fin des années 70 et nous sommes 40 plus tard, en 2020 ! Les prêtres dont je parle n'étaient même pas nés lors de la réforme liturgique !) sont des mauvais prêtres qui parlent "d'amuuur" (bel argument soit-dit en passant...), à quoi bon discuter ?
Vous dites : "Vous n'êtes pas ici avec des Conciliaires conservateurs. Combien de fois faudra-t-il le répéter ?".
Et alors ?
Quand je vois quelqu'un qui crache à la figure de toute une catégorie de prêtres d'un clergé "conciliaire-conservateur-nomiste" sous prétexte qu'ils sont nés non pas dans la Creuse, mais à Versailles (où je ne suis pas né, soit-dit en passant, même si cela doit vous ravir de m'imaginer avec une perruque poudrée dans les jardin du château) ou dans tout autre bastion bourgeois qui, selon le logiciel marxisant parfusien - que vous le vouliez ou non -, les condamne irrémédiablement à être de "mauvais prêtres", vous croyez que je vais me gêner et me prosterner en chantant "loué soit l'infaillibilité lefebvriste, qui a rendu son jugement définitif" ?
Je dîne d'ailleurs jeudi avec un prêtre pour qui j'ai énormément d'estime car il passe littéralement sa vie à évangéliser (il en paye physiquement le prix) ; je ne manquerai pas de lui apprendre que Jean-Paul Parfu, sur le Forum catholique, a tranché et que la sanction est irrévocable : il est un mauvais prêtre. Il cherchera sans doute dans son Denzinger où se trouve l'information, mais je lui expliquerai qu'il n'y a pas encore eu de réédition où se trouve votre bulle.
J'ai d'ailleurs commencé à faire suivre à mes connaissances qui apprécient ce prêtre une capture d'écran de votre message, pour faire éclater la supercherie, afin qu'elles réalisent qu'il est un mauvais prêtre.
Et, par sécurité, j'ai également envoyé votre message à Rome (en copie avec la CEF), pour m'assurer qu'il ne sera jamais évêque, car il en sera un très mauvais.
Ma seule crainte serait que le Vatican demande pour expertise votre boule de cristal fêlée ; cela sera une plaie à envoyer par la Poste.

( 897234 )
C'est Alain de Benoist par Jean-Paul PARFU (2020-06-09 12:41:33)
[en réponse à 897227]
qui parle de Versailles et des Versaillais. On a le droit de dire que Versailles a une sociologie particulière, sans être pour autant accusé de "cracher" sur untel ou untel !
Par ailleurs, nous ne sommes pas ici, pour la plupart, des lecteurs de "France catholique" ou de "Famille chrétienne" ni des électeurs de François-Xavier Bellamy !
Que nos critiques vous surprennent, je peux le comprendre. Mais rien ne vous autorise à faire cette petite crise de nerfs.
En ce qui nous concerne en tout cas, nous n'avons pas la même histoire et la même sensibilité que vous et on ne vous interdit pas de vous complaire dans les beaux quartiers avec des animateurs spirituels bien-pensants.

( 897243 )
"Il ne feront et ne font pas de bons prêtres et de bons évêques" (sic) par Fenestri (2020-06-09 14:34:18)
[en réponse à 897234]
Cette phrase, l'avez-vous écrite
ICI, oui ou non ?
Ensuite, vous dites "nous" à tire-larigot : "nos" critiques, "en ce qui nous concerne", "nous ne sommes pas lecteurs de". De qui êtes-vous le porte-parole ? De l'Église pure, cachée parmi l'Église défigurée ? Si vous dites "nous", dites "nous" pour les catholiques qui appartiennent à l'Église une, sainte, catholique et apostolique.
Quelle est enfin votre autorité pour cracher sur des hommes consacrés que vous n'avez jamais rencontré, puisque de votre propre aveu, vous avez quitté "vos" paroisses dans les années 70 ?
Figurez-vous que tout m'autorise à vous dire la honte et la colère que je ressens à lire votre jugement "ils ne feront et ne font pas de bons prêtres", lancé depuis un écran d'ordinateur. Vous ne dites même pas : "j'ai rencontré des prêtres il y a 30 ans, de ce milieu-là et ce n'était pas de bons prêtres", mais bien "ils ne feront et ne font pas de bons prêtres".
Vous n'êtes ni prêtre, ni mon père, ni le Pape et je vous dis ce que je veux, quand bien même vous pensez que c'est une "crise de nerfs".
Encore une fois : qui êtes-vous, Jean-Paul Parfu, pour décréter cela ? Que vous ayez été blessé par ce qu'il s'est passé il y a 40 ans est non seulement légitime, mais parfaitement compréhensible. Mais que vous fassiez fructifier votre rancoeur avec les ministères de prêtres que vous ne connaissez pas - car je connais de saints prêtres qui sont de "l'Ouest parisien" - montre bien que vous êtes aveuglé par elle.
Tout ce que vous avez à dire, c'est me renvoyer à des "beaux quartiers" que je fréquenterais avec des "animateurs spirituels" (qu'est-ce, au juste ?). Vous voulez quoi ? Que je rentre dans votre petit jeu et que je sorte les poncifs les plus insupportables qui courent sur le monde traditionnel pour qu'après vous me sortiez les violons victimaires en disant : "au secours, nous sommes infiltrés par un rallié conciliaire nomiste moderniste papiste" ? Non.
Contrairement à vous, j'ai trop de respect pour ceux qui ont donné leur vie pour dire la messe, confesser, visiter les malades et annoncer le Christ, pour sortir des phrases délirantes comme "Il ne feront et ne font pas de bons prêtres et de bons évêques".
Aucune différence entre vos propos et ceux du pire anticlérical, je le redis : essentialisation mâtinée de lutte des classes.

( 897244 )
50 ans d'expérience ! par Jean-Paul PARFU (2020-06-09 14:55:26)
[en réponse à 897243]
50 d'échecs, de déchristianisation et d'auto-démolition de l'Eglise !
Ils ne feront pas de bons prêtres ni de bons évêques parce que le système qu'ils servent ne le permet pas !
Ce n'est pas une question de personnes ou d'individualités ! D'où le combat pour la messe et pour la Tradition !
Et pour être un bon prêtre et un bon évêque, il faut avoir l'habitude de l'adversité, il faut ramer à contre-courant, il faut avoir souffert ! Ce n'est pas le cas des prêtes et des évêques dont vous parlez !
Et au fait, l'entretien d'Alain de Benoist qu'en pensez-vous ?

( 897245 )
Votre don de clairvoyance est flou par Fenestri (2020-06-09 15:08:09)
[en réponse à 897244]
Je ne sais pas si vous avez la grâce de pouvoir lire dans les âmes, en tout cas mettez vos lunettes.
Croyez-vous que les prêtres diocésains ne connaissent pas l'adversité ?
"Vous" (puisque vous dites "nous" à toutes les sauces, j'en déduis que vous désignez "votre" communauté catholique, dont j'aimerais bien connaître les membres) n'avez pas le monopole de l'adversité.
Mais pour le savoir, il faudrait songer à prendre autre chose qu'une mitrailleuse dès lors que vous parlez de prêtres que vous ne connaissez pas. Mais il est tellement plus simple de se penser pur et gardien du temple...
J'ai réagi à l'interview de Benoist
ici.

( 897336 )
Ce que vous écrivez là est honteux, Parfu! par fouduroy (2020-06-11 16:00:04)
[en réponse à 897244]
et c'est un tradi qui vous le dit. Vous êtes complètement has been!
Ils ne feront pas de bons prêtres ni de bons évêques parce que le système qu'ils servent ne le permet pas !
Il fallait oser! Mais vous êtes qui? Les prêtres et les évêques sont censés servir l’Église mais pas un système. Et dans le lot il y en a d'excellents, heureusement! Les connaissez-vous? Avez-vous discuté avec eux? Visiblement, non. Mes parents, tradis purs et durs, recoivent toujours à leur table, prêtres, évêques et même père abbé ''conciliaires''comme l'on dit! Et l'adversité, ils connaissent! Ne soyez pas si réducteur.

( 897198 )
Michel Mourre : "Pas de choix entre le prolétairee par Peregrinus (2020-06-08 20:42:04)
[en réponse à 897144]
N'oublions pas l'avertissement déchirant de Péguy : "Il n'y a plus de peuple." Il y a des masses. Il n'y a plus de barbares, mais des décadents, des bourgeois, des patrons, des intellectuels, et, aussi profondément, aussi irrémédiablement atteints, des prolétaires décadents. Pas de choix entre le prolétaire et le bourgeois, car le prolétaire n'est que le produit du monde bourgeois. Le prolétaire n'est qu'un bourgeois pauvre, candidat malheureux à devenir un petit bourgeois.
Michel Mourre, Lamennais ou l'hérésie des temps modernes, Amiot, Paris, 1955, p. 349-350.
Bien sûr, même le monde dont parlait en 1955 Michel Mourre n'existe plus. Mais il me semble qu'il faudrait se demander d'autant plus sérieusement ce qu'est un bourgeois aujourd'hui (ce n'était déjà pas toujours clair hier), et la toujours très facile rhétorique antibourgeoise finit souvent par avoir quelque chose de puéril.
Peregrinus

( 897199 )
Du vrai et quelques lieux communs par Rothomagus (2020-06-08 21:12:51)
[en réponse à 897144]
Les formules journalistiques tièdes et passe-partout sont pénibles :
Qu'on la considère ou non comme la "fille aînée de l'Eglise", la France etc...
Quand on ne dit rien, on n'écrit rien. Il aurait commencé par : "Que nous soyons noirs ou blancs de peau, la France.." ç'eut été exactement la même chose.
Bref, sur le texte, cette notion de culture de l'entre-soi généralise trop une diversité de situations qui ne se résume pas.
Cent fois oui, lorsqu'il indique qu'on ne sépare pas l'Eglise et l'Etat à la légère. Il ne peut y avoir qu'une morale publique, source de tout le droit, dans un même Etat. Il ne peut y avoir une seule norme sociétale s'il y a diversité religieuse, ou égalité entre croyants et non-croyants.
Cent fois non, quand il use d'une autre formule toute faite, au dernier paragraphe, indiquant comme un acquis "la fin du monde rural". Dans la réalité c'est faux. Il y a certes moins d'agriculteurs, mais la ruralité n'a jamais été faite uniquement de paysans. De plus, si le catholicisme rural en a pris un coup, c'est surtout que les diocèses ont toujours considéré qu'il fallait mieux vider un presbytère rural plutôt que de laisser une paroisse urbaine vacante. Les gens sont toujours catholiques, mais ils n'ont plus de sacrements à portée. Et leur dignité fait qu'ils ne se déplaceront pas pour aller quémander ailleurs. Bref, des prêtres en campagne, on en a besoin ! Et il verra si on est morts !
Une commune voisine a gardé son presbytère pour accueillir des prêtres en retraite, en congés ou vacances si besoin. Autant vous dire que ça ne se bouscule pas au portillon. Après les gens se découragent...