Le Forum Catholique
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( 896934 )
Feu de la Saint-Jean catholique ? par Ewondo (2020-06-03 23:53:53)
Feux de la Saint-Jean
Feu de la Saint-Jean
Depuis mon arrivée en France, je n'ai jamais assisté qu'à des feux profanes voire carrément païens.
Pourtant je crois avoir compris que les scouts organisaient des feux avec messes, veillées etc.
Il m'a été dit que les 20, 21 juin prochains des feux étaient organisés par des paroisses traditionalistes avec messses et veillées.
J'aimerais bien y assister.
Pierre.

( 896939 )
Je n en n ai jamais vu en France par Germanicus (2020-06-04 09:28:28)
[en réponse à 896934]
En Autriche le long du Danube c est grandiose avec la lune et le erflet sur l eau sur des km le long du Danube .Cela se fait en haut des collines..
Ici en France j ai OUI dire qu il y en avait avant en Bretagne mais jamais vu.
Dommage

( 896940 )
C'était fréquent dans mon enfance par Abbé Claude Barthe (2020-06-04 09:35:23)
[en réponse à 896939]
en Armagnac. Il y avait généralement, dans le bourg, un feu par quartier, et le curé de la paroisse venait les bénir.

( 896945 )
Cela se perd... par Justin Petipeu (2020-06-04 11:41:17)
[en réponse à 896939]
Jusqu'au milieu des années 80, on pouvait en voir dans beaucoup de villages. Je suppose que les normes de sécurité par rapport aux risques d'incendie ont eu raison des feux de la St Jean, que je trouvais très impressionnants.

( 896979 )
[réponse] par Philippe (2020-06-04 22:08:13)
[en réponse à 896939]
Il y en a de nombreux en lorraine.
Nous en faisons un à la campagne avec les amis de notre paroisse et nous invitons notre prieur.

( 896948 )
un des nombreux abandons de la culture catholique par JVJ (2020-06-04 12:32:33)
[en réponse à 896934]
Avec le carnaval, la présence du curé (quand il y a en avait encore dans les villages…) au monument aux morts après la messe pour les anciens combattants, les enfants qui sonnaient les crécelles pendant le triduum, les cloches qui sonnaient aux morts (cet abandon est une honte absolue et les laïcs soucieux se mêler des choses pourraient le faire), la fin des prières dans les familles auprès de leur mort (quand on mourrait encore à la maison, mais j'ai connu !), la bénédiction des tombes à la Toussaint et les jours qui suivent (de rares curés le font, j'en ai connu un aussi qui refusa de bénir les buis pour que les vieilles ne les comptent pas sur les tombes !!!! pauvre et méchant curé), la sonnerie des cloches quand l'évêque arrive dans une paroisse et un accueil un peu solennel, etc.
Les catholiques français ont abandonné toute christianisation du temps et des oreilles par les cloches. Et c'est tout récent.
Les feux de la St-Jean portent bien leur nom et la religion "populaire" n'est honteuse que pour les intellos des années 70 qui voulaient tout épurer.
Les gens des villes ne peuvent pas comprendre.
Les pompiers étaient là et cela se faisait aussi en plein champ. On dit bien "de-la-St-Jean" et il ne serait venu à l'idée de personne de les décaler d'une semaine.
Ewondo : avez-vous vous vu et lu les affiches minables sur les grilles de la cathédrale ? Et l'expression "la cathédrale est en déficit". Déficit de messe.
Abusons de la naïveté des pèlerins et des touristes.
Dégoûtant !
Le curé a toute ma sympathie comme l'un des sacristains.
Les catholiques de Chartres feraient bien de passer l'aspirateur dans les bas côtés et de faire la poussière des confessionnaux, au lieu de soutirer des sous et de ne penser qu'à cela.
Quels engagements ont-ils exigé du maire mégalo pour St-Père ? Pff…

( 896949 )
Les deux de la Saint-Jean par Vox clamantis (2020-06-04 13:02:13)
[en réponse à 896948]
Sont connus depuis toujours comme une survivance païenne. Vous savez que Durand de Mende écrit qu'ils datent de l'époque où "dracones spermatizabant in puteos"...
On est quand même très loin de la religion populaire des bénédictions de tombes le 2 novembre, de la sonnerie du glas, des Rameaux bénis et tutti quanti...

( 896950 )
Lire "feux" par Vox clamantis (2020-06-04 13:02:46)
[en réponse à 896949]
Évidemment.

( 896951 )
vous voulez donc je vous sorte Noël !? par JVJ (2020-06-04 13:14:55)
[en réponse à 896949]
La date de Noël aurait-elle été prise sans rapport avec le soleil et d'anciennes pratiques ? Hein ?
Durand est un liturge parmi d'autres et je connais un peu les évêques des XIe-XVe siècles…
La fête des fous ou des Innocents ferait hurler certains, pas moi.
J'imagine que deux ou trois raides ici interdisent à leur enfant de se déguiser, car le rire est une invention satanique… Ils ont trop regardé en cachette le Nom de la rose…
La christianisation de pratiques païennes ne me choque pas du tout, au contraire.
Je vais vous faire lire des anthropologues ou des antiquisants, et ils vont vous expliquer que bien des choses que vous pensez créées ex nihilo par les chrétiens sont des adaptations…
Le bon tradi devrait supprimer la clochette à l'élévation et même l'élévation, puisque cela ne remonte pas avant l'an mille.
J'admire ceux qui veulent toujours plus de pureté et qui à la vérité se f... de l'Histoire des hommes.
Il n'y a pas de paquet tombé du Ciel pour ce qui nous occupe.
Par ailleurs, si le glas était si chrétien, pourquoi l'avoir sabordé, même en campagne ? Et les sonneries matin, midi et soir pour le mort ? Les cloches ont aussi une histoire.

( 896952 )
Et donc ? par adoramus_te (2020-06-04 14:17:22)
[en réponse à 896949]
Savez-vous que la part la plus importante des chrétiens est issue du monde païen ?
Que beaucoup d'anciennes et illustres églises sont construites sur des lieux païens sacrés, remplaçant des temples ?
Que parmi les plus augustes et anciennes statues vénérées répondant à un vocable marial il s'agit, pour certaines, à l'origine de statues de divinités païennes ?
Sus aux faux puristes et autres -clastes qui ont déjà causé tant de dégâts par le passé.

( 896954 )
merci pour ce bon sens et ces par JVJ (2020-06-04 14:39:35)
[en réponse à 896952]
remarques très historiques, non pas fumeuses et puristes.
On devrait détruire le Panthéon à Rome et même ne plus utiliser ce vocable.
Et le terme de pontife…
Cela dit, clamavit est quelqu'un de très posé très plaisant à lire.
Les séparations étanches vues par un homme du XXIe s. étroit croiraient qu'elles sont de toute éternité.
Or j'aimerais qu'un tradi sache qu'on pouvait être clerc et marié au XVe siècle et ainsi être autorisé à siéger au chœur, cela permettait aussi d'échapper à certains impôts.
La séparation grégorienne du pouvoir laïc par rapport aux moines et aux évêques est tout ce qu'il y a de plus étrange, et n'a aucun sens pour un historien du XIe siècle ou un spécialiste de l'Eglise carolingienne ou d'Empire.
Une abbaye qui recevait un abbé imposé par un comte, sans élection, pouvait très bien être réformée ainsi. Léon IX a été imposé par l'empereur, comme beaucoup, et le conclave est une INVENTION du XIIIe siècle. La miss Soupa-Chups, soutenue par C Dufflot et N Mammère-Monpère (les purs produits des cathos de gauche des années 70 et formés par cette Eglise sans aucune structure mentale en France…), vous le dirait…
Dans la liste des signataires, beaucoup de doublons et des noms fantaisistes (Marcel de Montgolfier n'existe pas, je suis formel).
C'est aussi pourquoi je déconseille aux tradis de pétitionner. Ce ne sont pas dans les manières traditionnelles (à moins d'être un prince et un clerc élevé en dignité pour rédiger une supplique) et puis on frise le ridicule du point de vue tactique. Je suis toujours impressionné par le prêtre de l'archidiocèse de Paris. Cette enflure des titres est ridicule. Comme la primatie des Gaules… Redescendre sur terre d'urgence. Tiens ! La primatie ! Encore une invention médiévale qui s'étudie (Fabrice Délivré). Mais l'abbé Ronéotypé nous dit dans son ouvrage de 1932 qu'il a trouvé un primat au temps apostolique. Quand Soupa-Chups sera archevêquesse de Lyon, on pourra en faire une… primate. Plus que deux ans avant la quille, puisqu'à 73 ans, il faudrait avoir trouvé sa vocation.

( 896956 )
Vous avez raison, JVJ par fouduroy (2020-06-04 15:13:05)
[en réponse à 896954]
et finalement, il me plaît souvent de vous lire mais pourquoi toujours souligner de façon caustique l'ignorance des tradis.Si vos interventions se contentaient de rappeler les faits historiques, ce serait plus instructif, ne croyez-vous pas?
En tous cas, belle trouvaille que "la primate Soupa-Chups" :)))
Dans un fil précédent, je vous pensais centenaire, non parce que je vous prenais pour "un vieux c.."(sic)comme vous l'avez cru ( le temps ne fait rien à l'affaire, comme dirait Brassens) mais parce que lorsque vous parlez des personnes que vous avez connues, j'ai parfois l'impression qu'elles ont vécu au XIXe!!!

( 896960 )
"de" tradis, pas "des" tradis par JVJ (2020-06-04 16:35:24)
[en réponse à 896956]
J'essaie de ne pas généraliser. Je ne dis pas "les" parents, "les" jeunes, "les" évêques.
Je ne vise que les gros bras qui ont l'habitude de faire illusion dans leur tout petit milieu et qui ont des horizons très étroits.
Plus nous gagnerons en connaissance de l'histoire de l'Eglise (pour dire vite), plus les tradis seront crédibles et pris au sérieux.
Pourquoi des imbéciles se moquent-ils des chanoines de l'ICRSP alors que ceux-ci en ont parfaitement le droit ?! Désolé, mais en France, je pense connaître chacun (ou presque) des spécialistes du monde canonial.
Pourquoi d'autres parlent-ils de ralliés ? Ou d'intégristes ?
Pourquoi se dire dominicain sans obéir au maître général qui vit à Ste-Sabine ?
Je récuse les termes et je parle à tous les milieux.
Le monde tradi (tout petit) est hélas bien trop disséminé et très divisé.
Comme la formation ordinaire des excités de l'autre bord est à peu près nulle, ce ne serait pourtant pas difficile. Mais je constate qu'aucune société et qu'aucune figure, même de clerc (ce qui est dingue…) n'émerge. Je crois aussi que les tirs croisés ne profitent pas à un outing. Un très sérieux prêtre de la FSSPX a sorti un ouvrage remarquable sur l'histoire des schismes (signalé ici par moi), or il se trouve moult pisse-vinaigre de ce bord pour contester cette étude et même sa lecture ! L'anti-intellectualisme de progressistes rejoint celui de Tradis (qui pour certains ont la trouille de l'exégèse ou veulent en rester à st Dominique fondateur de la Saiiiiinte Inquisition et du Rosaire). Je suis du côté du simple croyant qui chante son Magnificat sans en connaître l'histoire, car tel n'est pas le problème. Mais le rasé de frais qui me dit, dans son habitude de ne jamais être contredit (et expertisé…), que le Magnificat a été loué par je ne sais qui dans je ne sais quel manuel que l'abbé Truc a commenté… je ri-go-le.
N'ayez crainte, je ne tiens pas ma langue en présence d'un vicaire général ou d'une théologienne auto-propulsée si j'estime que sa sauce n'est pas du tout honnête. Ou d'un universitaire médiatique qui assimile les attentats islamistes aux successeurs des anti-Lumières comme Chateaubriand et Joseph de Maistre…
Et je sais que je ne sais rien.
Je lis effectivement plus de littérature du XIXe siècle que celle d'aujourd'hui… Mais on me reproche plutôt d'avoir arrêté mon horloge au 1er janvier 1501, pour ceux qui me connaissent bien !
Tout n'est pas heureux non plus au XIXe siècle et je ne vais pas lire certains ouvrages de dévotion, de théologie ou de philosophie pour me renseigner sur autre chose que l'histoire de ces disciplines (et l'histoire de ces deux disciplines est hors de ma portée, en dehors du fait qu'elle est saoûlante à suivre).
J'ai la nostalgie de la Restauration pour diverses raisons (et j'ai encore vu hier une magnifique exposition sur un peintre de cette période pas plus tard qu'hier), mais je sais aussi que Louis XVIII était plus voltairien que chrétien, et que le pouvoir fut bien avant Louis-Philippe plus proche de la maçonnerie que de la catholicité. Je n'aime pas ceux qui travestissent ou torturent l'Histoire (dans la mesure où on peut la connaître) pour servir une cause, comme un vulgaire républicain ou communiste.
Songez que j'ai subi dimanche le Veni Creator… en Français.
Je ne sais si l'on m'accordera les circonstances atténuantes comme à un vulgaire mineur isolé mahométan de 35 ans, si j'en viens un jour à trucider quelqu'un (quelqu'une en l'espèce, et quelqu'une tout-à-faire quelconque en l'espèce).

( 896967 )
Bref par Peregrinus (2020-06-04 20:24:14)
[en réponse à 896960]
Pourquoi des imbéciles se moquent-ils des chanoines de l'ICRSP alors que ceux-ci en ont parfaitement le droit ?!
Puisque vous remettez cette question rebattue sur la table, je me permets de passer sur d'autres problèmes annexes pour vous poser une question, une seule question très simple et très naïve : puisque lesdits chanoines ne sont pas des chanoines réguliers, de quelle église cathédrale ou collégiale sont-ils chanoines, même honoraires ? J'attends la réponse et il ne s'agit pas de se moquer (je n'ai rien contre ces prêtres).
Désolé, mais en France, je pense connaître chacun (ou presque) des spécialistes du monde canonial.
Quelque chose me fait dire qu'il vous en manque au moins un, pour la période révolutionnaire et post-révolutionnaire en l'occurrence.
Peregrinus

( 896969 )
et les fameux prieurs de la FSSPX ? par JVJ (2020-06-04 21:06:31)
[en réponse à 896967]
Hein ?
Et "Monsieur l'abbé" pour un prêtre séculier, hein ?
Pas très traditionnelle cette appellation…
C'est ainsi.
Si la FSSPX a décidé motu proprio de se donner du prieuré, c'est ainsi et je le respecte.
Croyez-vous qu'au XIIe siècle les chanoines qui se regroupaient dans leur coin pour vivre une des trente ou cent variantes issues des lectures de la "règle de St Augustin", demandaient l'autorisation au pape et même à l'évêque du lieu !? Le droit canon en était par ailleurs à ses balbutiements et n'eut jamais à s'en mêler.
Ceux qui veulent donner des leçons de sémantique doivent alors s'inscrire avec le droit de l'Eglise actuel (avec le CDC à jour, pas celui des années 1920 ou 1850).
La terminologie appelle toujours une périodisation et à ne pas figer les choses.
Vous avez certainement lu la thèse de droit canon de Mgr Schmitz icrsp, publiée aux PU du Latran. Sinon il faut lire, et poser des questions après.
L'histoire des chanoines sous la Révolution et au XIXe s., en dehors de St-Denis et de quelques lieux rarissimes, sera vite faite. Pour la France, j'entends.
J'espère que vous avez compris que je m'honore d'être des spécialistes de la période médiévale, soit celle qui est la plus adaptée pour comprendre l'histoire sur le temps long.
Il n'y a que deux groupes de recherches pour les IXe-XVIe siècles relatifs aux chanoines, et je crois appartenir aux deux.
On ne parle pas que de collégiale pour les chanoines, mais aussi de monastères ou d'églises, tout dépend l'époque et la source. Chanoine est même impropre avant le XIe siècle, vous avez lu le dernier ouvrage paru le mois dernier chez Brepols… Je sais, c'est devenu agaçant de devoir imprimer des pages quand les ouvrages ne sont plus vendus. Mais vous avez que l'ouvrage est gratuitement en ligne et que le Portugal nous offre cela.
Il vaut mieux parler de clercs, ou de clercs canoniques, avant le XIIe siècle.
Ce sont les clercs qui font le statut.
Ce serait une drôle de façon que d'imaginer qu'il faut repeupler d'anciennes collégiales pour devenir chanoines. Une collégiale vit et meurt. Il suffit d'être deux pour en constituer une, d'ailleurs.
Vous devez avoir une conception bien trop centralisatrice et romaine de l'Eglise, soit quelque chose inventé au XIXe siècle. Et c'est un ultramontain qui vous le dit.
Tout le monde aligné, et que pas une tête ne sorte !

( 896971 )
Alors là par Vox clamantis (2020-06-04 21:19:31)
[en réponse à 896969]
L'histoire des chanoines sous la Révolution et au XIXe s., en dehors de St-Denis et de quelques lieux rarissimes, sera vite faite
Je sors mon pop-corn, ça devrait être amusant et intéressant.

( 896972 )
Vite dit par Peregrinus (2020-06-04 21:20:44)
[en réponse à 896969]
L'histoire des chanoines sous la Révolution et au XIXe s., en dehors de St-Denis et de quelques lieux rarissimes, sera vite faite. Pour la France, j'entends.
Il est hors de doute que je connais mieux la question que vous.
La question des chapitres est tout à fait importante dans les débats de l'époque de la Constitution civile du clergé, puis sous le Directoire lorsque certaines Églises sont devenues vacantes et qu'il a fallu trouver des chefs au clergé réfractaire local.
Il existe à partir de 1802-1805 des chapitres dans toutes les cathédrales conservées de France en vertu de l'article XI du Concordat de 1801 et du décret exécutorial du cardinal Caprara, avec huit titulaires par cathédrale, neuf par métropoles, seize pour Paris à partir de la fin de l'Empire. Et, si affaibli qu'aient été les chapitres concordataires, un chapitre a pu mettre à genoux un évêque jusqu'à le forcer à la démission (Mgr Rey à Dijon en 1838) et la question capitulaire a fait l'objet au milieu du siècle de débats qui ne sont pas du tout négligeables et dont vous trouverez quelques échos dans l'article de Claude Savart dans la RHEF sur le conflit entre Mgr Affre et son chapitre.
Je conçois que vous décrétiez que c'est sans intérêt ; ce n'est pas l'avis de tout le monde.
Pour le reste, que vous mélangiez tout et ne fassiez pas la différence entre un Monsieur l'abbé éventuellement abusif mais sans aucune importance et l'invention de chanoines séculiers sans cathédrale ni collégiale, c'est votre problème.
Peregrinus

( 896975 )
chanoines de collégiale par JVJ (2020-06-04 21:25:38)
[en réponse à 896972]
disais-je.

( 896977 )
Collégiales en Révolution par Peregrinus (2020-06-04 21:46:30)
[en réponse à 896975]
Je vous accorde ce point. Cela ne m'a pas paru très clair dans votre message : mais peut-être est-ce faute d'une attention suffisante de ma part.
Il reste qu'on peut faire l'histoire de l'ordo canonicus en France après 1789 et que ce n'est pas nécessairement vite fait.
Cela dit, un certain nombre de chanoines de collégiales ont eu un itinéraire intéressant sous la Révolution (le peu recommandable Grimaud, d'une collégiale de Clermont-Ferrand, devenu vicaire épiscopal constitutionnel de l'Allier puis agent de la répression à Lyon, il y a un livre de Philippe Bourdin sur son itinéraire, mais on pourrait trouver d'autres exemples) et le débat sur la suppression des collégiales n'est pas lui-même sans intérêt, et il y a beaucoup de travaux ces derniers temps sur le recyclage des musiciens au service de ces chapitres.
Dans un diocèse que vous connaissez bien, me semble-t-il, le premier évêque concordataire avait établi dans la cathédrale d'un diocèse non conservé annexé au sien un corps capitulaire qui était une sorte de chapitre collégial, mais qui a été sans lendemain (c'est dans le livre de Leflon sur Bernier).
Peregrinus

( 896980 )
le coeur de Bernier par JVJ (2020-06-04 22:13:31)
[en réponse à 896977]
Croyez-moi, j'étais hier après-midi devant la tombe du cœur de Bernier… A vous de chercher !
Je suis preneur de toute littérature sérieuse sur ces chanoines et le XIXe siècle est bien plus intéressant que le XXIe siècle…
J'ai lu l'inventaire du fonds du chapitre de St-Denis que vous trouverez en ligne, introduit par JM Leniaud, va sans dire.
Et quel fut l'évêque dont la tombe indique qu'il fut primicier de ce chapitre ?
Indice : il est enterré à côté de sa maman et cet évêque fut un champion de la réaction.
J'ai la manie des sépulcres, je n'y peux rien. Je préfère les morts aux vivants, les premiers au moins cessent de vous casser les pieds quand vous tournez la page.
J'aime aussi les chanoinesses, d'hier et du XIXe siècle. Si quelqu'un ici travaillait sur les chanoinesses de l'empire austro-hongrois, je suis très intéressé.
Ste Aldegonde de Maubeuge, priez pour nous !
Ah les saintes femmes ! Sans commune mesure avec Chupa-Chups…
Que la candidate restaure les abbayes de chanoinesses, je serai derrière elle (n'en déplaise aux grincheux qui ne veulent plus voir de chanoines nulle part aujourd'hui).

( 896984 )
Un peu de lecture... par Lux (2020-06-04 22:29:50)
[en réponse à 896980]
Je suis preneur de toute littérature sérieuse sur ces chanoines et le XIXe siècle est bien plus intéressant que le XXIe siècle…
Vous trouverez ici un peu de lecture qui vous démontrera que vous avez parlé trop rapidement, du moins faut-il l'espérer.
Comme vous le constatez la recherche sur l'histoire de l'Eglise avance tous les jours. Vous avez raison quand vous dites qu'il est urgent que les catholiques traditionalistes fassent l'effort intellectuel de se l'approprier.

( 896985 )
grand grand grand merci par JVJ (2020-06-04 22:53:44)
[en réponse à 896984]
Je n'avais pas eu connaissance de cette soutenance de thèse, et je ne crois pas avoir été en moyen d'en lire un compte rendu.
C'est d'ailleurs tout récent...
J'ai de toute évidence lu l'article de l'auteur dans la RHEF, mais son nom ne m'était pas resté en tête.
Puisse l'auteur, qui ne cache pas sa dette traditionnaliste dans ses remerciements, publier au plus vite cette thèse qui s'annonce magnifique à lire !!!!!
S'il s'agit de vous, mes félicitations.
Je suis marié à une princesse tala. Comme vous en fûtes, cela prouve que vous n'êtes pas borné…

( 896991 )
Auteur par Lux (2020-06-05 07:46:28)
[en réponse à 896985]
Non, je n'en suis pas l'auteur, même si j'ai l'honneur de le connaître.
Il appréciera à n'en pas douter vos remerciements !

( 896993 )
Très grand merci par Sic transit (2020-06-05 09:42:17)
[en réponse à 896984]
L'affichage très insuffisant à Panthéon-Sorbonne avait fait que j'avais mis beaucoup de temps à trouver la salle et, comme à cause de la grève des transports j'étais arrivée avec moins d'avance que prévu, j'avais trouvé porte close pour la soutenance.
À défaut d'avoir entendu, je pourrai lire, je prépare une clef pour cet été !

( 897012 )
Logorrhée... par Luc de Montalte (2020-06-05 15:59:17)
[en réponse à 896980]
On est heureux de connaître la liste de vos abonnements divers et variés ainsi que le lieu de vos promenades, mais en fait non.

( 896988 )
Sur la suppression des collégiales et le recyclage des musiciens par fouduroy (2020-06-04 23:29:08)
[en réponse à 896977]

( 897001 )
Exactement par Peregrinus (2020-06-05 12:05:20)
[en réponse à 896988]
Oui, c'est bien de cela que je parlais. C'est en effet assez impressionnant.
Il y a par ailleurs actuellement - même si ce n'est pas tout à fait nouveau, puisqu'on pourrait remonter à la thèse de Bernard Plongeron sur les réguliers de Paris en 1961 - une tendance à s'intéresser à la partie du clergé qui n'est sur le papier ni constitutionnelle, ni réfractaire, celle que forment les très nombreux prêtres sans charge d'âmes de la fin de l'Ancien Régime, chanoines, prêtres choriers, habitués, communalistes, mépartistes, bénéficiers, etc., qui ne sont pas tenus au serment de novembre 1790. Ceux qui prêtent le serment sont vraiment des volontaires, tandis que l'abstention des autres revêt des significations très directes, du soutien actif au camp réfractaire au désengagement du sacerdoce en passant par un prudent attentisme.
Peregrinus

( 896959 )
tout à fait par Germanicus (2020-06-04 15:36:16)
[en réponse à 896952]
On a souvent converti des temples paiens en églises lorsque c etait possible.

( 896965 )
Quelques réponses par Vox clamantis (2020-06-04 19:40:55)
[en réponse à 896952]
La fête de saint Jean Baptiste, comme Noël, est placée à la date d'une ancienne fête païenne. Je n'ai jamais appelé à supprimer cette fête, ni à la décaler, ni la Toussaint, ni, ni, ni. Inutile de me demander si je veux supprimer Noël. Je ne crois pas que les feux de la Saint-Jean soient le cœur de la fête, non plus que le houx à Noël...
Je suis parfaitement au courant que des églises ont été construites sur des temples païens, voire sont des temples païens réutilisés. Cela rend hommage aux talents architecturaux des romains ! Mais dans le premier cas, ces églises sont... des églises, dans le second, ces temples servent d'églises, c'est-à-dire sont devenus des lieux de culte chrétien.
Je sais que Durand n'est pas le seul exégète de la liturgie du Moyen Âge. Mais je ne crois pas que beaucoup se soient intéressés aussi longuement que lui à la question des feux de la Saint-Jean, auxquels il consacre tout à chapitre. Jean Beleth en parle aussi, mais de mémoire c'est plus bref (je n'ai pas le volume sous la main, je sais qu'il a servi de source à Guillaume Durand pour ce chapitre).
Quoi qu'il en soit, on sent bien en lisant le texte de Guillaume Durand que la pratique le gêne un peu. Il essaie de la christianiser en considérant qu'on peut la voir comme une commémoration de l'incinération des reliques du Baptiste sur ordre de Julien l'Apostat (sans noter que cette commémoration serait plus à sa place le 29 août), et voit dans les feux un symbole de la place de Jean à la charnière des deux Testaments : il faut brûler ce qui est ancien (l'Ancien Testament) pour pouvoir accueillir la nouveauté du Christ ; quant à la coutume de se promener dans les champs avec des brandons, elle symbolise d'après lui le rôle de Jean, lampe qui précède la lumière du Christ. C'est quand même un peu tiré par les cheveux !
A part Jean Beleth et Guillaume Durand, je ne crois pas qu'il existe de commentaires médiévaux sur les feux de la Saint-Jean. Je serais fort intéressée si vous en connaissez d'autres !
Les feux de la Saint-Jean n'ont jamais été une pratique générale : de mémoire, il y a dans les oeuvres d'Arnold Van Gennep une carte montrant qu'en certaines régions, la bûche de la Saint-Jean d'hiver était exclusive des feux de la Saint-Jean d'été. Là encore, je n'ai pas le volume sous la main.
Les feux de la Saint-Jean, malgré les efforts symboliques un peu laborieux de Guillaume Durand, sont une pratique très peu christianisée. Rien à voir avec une église construite sur les ruines d'un temple païen.
Que pensez-vous d'Halloween ? Parce qu'en matière de fête païenne christianisée, on est à peu près au même niveau : subsistance païenne dans une fête chrétienne : la Toussaint.

( 896970 )
deux livres par JVJ (2020-06-04 21:16:48)
[en réponse à 896965]
Merci pour ce que vous écrivez, sauf quand vous citez un folkloriste qui doit appartenir au passé le plus poussiéreux.
le feu au Moyen Age
les hommes et le feu
Ce dernier lien car il se trouve des travaux sur le feu liturgique.
Qu'un évêque n'aime pas une pratique, c'est très banal. Il n'engageait que lui.
Vous avez des évêques qui haïssaient la fête des Innocents et les rites d'inversion, d'autres qui n'en avaient strictement rien à faire.
Certains évêques autorisaient les Mendiants à prêcher sans demander aux curés, d'autres qui les interdisaient dans les limites de leur diocèse, d'autres encore qui soumettaient leur prédication à leur autorisation.
Pas d'uniformité !!!
La télévision et l'individualisme ont tué les feux de la St-Jean, mais c'était une belle entrée dans l'été dans ma campagne. Les hommes ne peuvent pas toujours être rivés sur leur missel en fronçant les sourcils. Nos étrangers ont adapté les feux de joie dans les banlieues, mais sans référence johannique.

( 896986 )
Van Gennep par Vox clamantis (2020-06-04 23:03:39)
[en réponse à 896970]
Les feux de la Saint-Jean ont passionné les folkloristes de la fin du XIXe et de la première moitié du XXe. Ils sont un peu délaissés depuis le mitan du XXe siècle. On trouve quelques travaux régionaux sur la Bretagne et le Sud-Ouest, mais c'est tout.
Pour avoir une vision d'ensemble, il faut quand même ouvrir Van Gennep, même si je vous l'accorde ça a mal vieilli.
Après l'ethnologie n'est pas du tout mon rayon.
Merci pour les ouvrages que vous indiquez, je vais en faire mon miel.