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29/05 Ste Marie-Madeleine de Pazzi, vierge par ami de la Miséricorde (2020-05-28 22:34:40)
Ste Marie-Madeleine de Pazzi, vierge
La Prière de Ste Marie-Madeleine de Pazzi « Ô Seigneur, Vous qui voulez être servi sans amour-propre avec sincérité et humilité » :
« Ah ! Verbe éternel, dites-moi, je Vous prie, qu'elle est la cause qui empêche le Saint-Esprit d'accomplir dans l'âme Son œuvre tout entière ? Vous me dites que le premier empêchement est la malice ; un autre, la volonté personnelle de ceux qui veulent Vous servir, mais à leur façon. Nous voulons bien votre Esprit, mais de la manière qui nous plaît, et par là même, nous nous rendons incapables de Le recevoir. D'autres fois, cet empêchement est la tiédeur : il nous semble que nous Vous servons, alors que nous ne nous rendons pas compte que nous ne servons que nous-mêmes. Mais Vous, ô Seigneur, voulez être servi sans amour-propre, avec sincérité et humilité. Ainsi, votre Esprit ne se repose qu'en l'âme qui se trouve plongée dans l'humilité. Mais hélas ! Verbe très aimant, je voudrais savoir ce qu'il me faut faire contre ces empêchements, car à quoi me servirait-il de les avoir compris, si je n'en connaissais le remède ? Voici, le remède à la malice est l'intention droite et simple ; le remède à la volonté personnelle est de ne vouloir que ce que Vous voulez. Le remède à la tiédeur est l'ardeur de la charité qui, semblable au feu, descend dans les cœurs et brûle toute tiédeur. Ainsi soit-il. »
Source : site-catholique.fr
Autres prières de Ste Marie-Madeleine de Pazzi
Les 40 jours de Sainte Marie Madeleine de Pazzi
Avant 1955 :Vendredi après l’Octave de l’Ascension

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La Mère du Sauveur et notre vie intérieure par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-05-28 22:35:36)
[en réponse à 896599]
CHAPITRE II
Article II - LE PRIVILÈGE DE L'IMMACULÉE CONCEPTION
Raisons théologiques du privilège de l'Immaculée Conception
Les conséquences du privilège de l'Immaculée Conception peuvent se développer tel que l'ont fait de grands auteurs spirituels. Marie a été préservée des suites dites flétrissantes du péché originel, qui sont la concupiscence et l'inclination à l'erreur.
Depuis la définition du dogme de l'Immaculée Conception, il faut dire que le foyer de convoitise, n'a pas seulement été lié en Marie dès le sein de sa mère, mais qu'il n'a jamais existé en elle.
Aucun mouvement de sa sensibilité ne pouvait être désordonné, prévenir son jugement et son consentement. Il y eut toujours en elle la subordination parfaite de la sensibilité à l'intelligence et à la volonté, et de la volonté à Dieu, comme dans l'état d'innocence. C'est ainsi que Marie est Vierge des vierges, très pure, « inviolata, intemerata », tour d'ivoire, très pur miroir de Dieu.
De même Marie n'a jamais été sujette à l'erreur, à l'illusion; son jugement était toujours éclairé, toujours droit. Si elle n'avait pas encore la lumière sur une chose, elle suspendait son jugement et évitait la précipitation qui eut été cause d'erreur. Elle est, comme le disent les litanies, le Siège de la Sagesse, la Reine des docteurs, la Vierge très prudente, la Mère du bon conseil.
Tous les théologiens reconnaissent que la nature lui parlait du Créateur mieux qu'aux plus grands poètes, et qu'elle eut dès ici-bas une connaissance éminente et supérieurement simple de ce que dit l'Ecriture du Messie, de l'Incarnalion, de la Rédemption. Elle fut ainsi parfaitement exempte de convoitise et d'erreur.
Mais pourquoi le privilège de l'Immaculée Conception n'a-t-il pas soustrait Marie à la douleur et à la mort, qui sont aussi des suites du péché originel ?
En vérité, la douleur et la mort en Marie, comme en Jésus, ne furent pas, comme en nous, des suites du péché originel qui ne les avait jamais effleurés. Ce furent des suites de la nature humaine, qui de soi, comme la nature de l'animal est sujette à la douleur et à la mort corporelle. Ce n'est que par privilège surnaturel qu'Adam innocent était exempt de toute douleur et de la nécessité de mourir.
Jésus, pour être notre Rédempteur par sa mort sur la croix, a été virginalement conçu dans une chair mortelle, in carne passibili, et il accepta volontairement de souffrir et de mourir pour notre salut. A son exemple, Marie accepta volontairement la douleur et la mort pour s'unir au sacrifice de son Fils, pour expier avec lui à notre place et nous racheter.
Et, chose étonnante, qui fait l'admiration des contemplatifs, le privilège de l'Imnaculée Conception et la plénitude de grâce, loin de soustraire Marie à la douleur, augmentèrent considérablement en elle la capacité de souffrir du plus grand des maux, qui est le péché. Précisément parce qu'elle était absolument pure, parce que son cœur était embrasé de la charité divine, Marie souffrit exceptionnellement des maux les plus graves, dont notre légèreté nous empêche de nous affliger. Nous souffrons, nous, de ce qui blesse notre susceptibilité, notre amour-propre, notre orgueil.
Marie a souffert du péché dans la mesure de son amour pour Dieu que le péché offense, de son amour pour son Fils que le péché crucifiait, dans la mesure de son amour pour nos âmes que le péché ravage et tue.
Le privilège de l'Immaculée Conception, loin de soustraire Marie à la douleur, augmenta ainsi ses souffrances et la disposa si bien à les supporter, qu'elle n'en perdit aucune, et les offrit incessamment avec celles de son Fils pour notre salut.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde