Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 896515 )27/05 St Bède le vénérable, confesseur et docteur, St Jean Ier, pape et martyr par ami de la Miséricorde (2020-05-26 22:21:14) 



St Bède le vénérable, confesseur et docteur

Homélie de St Bède le Vénérable sur Saint Mathieu

Matthieu se levât et suivit Jésus.

Jésus vit un homme assis au bureau de la douane; son nom était Matthieu. « Suis-moi », lui dit-il. Il le vit non pas tant avec les yeux du corps qu'avec le regard intérieur de sa miséricorde. Il vit le publicain, et parce qu'il le vit d'un regard qui prend pitié et qui choisit, il lui dit : «Suis-moi», est-à-dire imite-moi. En lui demandant de le suivre, il invitait moins à marcher derrière lui qu'à vivre comme il ; car celui qui déclare demeurer dans le Christ doit marcher dans la voie où lui, Jésus, a marché.

Matthieu se leva et le suivit.

Rien d'étonnant que le publicain, au premier appel impérieux du Seigneur, ait abandonné sa recherche de profits terrestres et que négligeant les biens temporels, il ait adhéré à celui qu'il voyait dépourvu de toute richesse. C'est que le Seigneur qui l'appelait de l'extérieur par sa parole le touchait au plus intime de son âme en y répandant la lumière de la grâce spirituelle. Cette lumière devait faire comprendre à Matthieu que celui qui l'appelait à quitter les biens temporels sur la terre était en mesure de lui donner dans le ciel un trésor incorruptible. Comme Jésus était à table à la maison, voilà que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent s'attabler avec lui et ses disciples. La conversion d'un seul publicain ouvrit la voie de la pénitence et du pardon à beaucoup de publicains et de pécheurs. Beau présage en vérité : celui qui devait être plus tard Apôtre et docteur parmi les païens entraîne à sa suite, lors de sa conversion, tout un groupe de pécheurs sur le chemin du salut ; et ce ministère de l'Évangile qu'il allait accomplir après avoir progressé dans la vertu, il l'entreprend dès les premiers débuts de sa foi.

Essayons de comprendre plus profondément l'événement relaté ici. Matthieu n'a pas seulement offert au Seigneur un repas corporel dans sa demeure terrestre, mais il lui a bien davantage préparé un festin dans la maison de son cœur par sa foi et son amour; comme en témoigne celui qui a dit: Voici que je me tiens à la porte, et je frappe : Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui et je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. Nous ouvrons notre porte pour le recevoir à l'appel de sa voix lorsque nous donnons notre libre assentiment à ses avertissements intérieurs ou extérieurs et quand nous mettons à exécution ce que nous avons compris que nous devions faire. Et il entre pour manger, lui avec nous et nous avec lui, parce qu'il habite dans le cœur de ses élus, par la grâce de son amour ; ainsi il les nourrit sans cesse par la lumière de sa présence afin qu'ils élèvent progressivement leurs désirs, et lui-même se nourrit de leur zèle pour le ciel comme de la plus délicieuse nourriture.

Source : jardinierdedieu.fr



Mémoire de St Jean Ier, pape et martyr

Avant 1955 : Mercredi dans l’Octave de l’Ascension
images/icones/marie.gif  ( 896516 )La Mère du Sauveur et notre vie intérieure par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-05-26 22:22:35) 
[en réponse à 896515]

CHAPITRE II

Article II - LE PRIVILÈGE DE L'IMMACULÉE CONCEPTION

Le témoignage de la Tradition


La Tradition elle-même affirme de plus en plus explicitement cette vérité Saint Justin, saint Irénée, Tertullien, opposent Eve cause de la mort et Marie cause de la vie et du salut. Cette antithèse est constam­ment rééditée par les Pères, et elle trouve place dans les documents les plus solennels du magistère suprême ; en particulier dans la bulle Ineffabilis Deus.

Cette anti­thèse est donnée comme parfaite, sans restriction; pour qu'elle le soit, il faut que Marie ait été toujours supé­rieure à Eve, et donc qu'elle ne lui ait pas été inférieure au premier moment de sa vie. Les Pères disent souvent de Marie qu'elle est immaculée, qu'elle a toujours été bénie de Dieu pour l'honneur de son Fils, qu'elle est inte­merata, intacta, impolluta, intaminata, illibata, entière­ment sans souillure.

Saint Ephrem en comparant Eve et Marie dit : « Toutes les deux sont à l'origine innocentes et simples ; mais ensuite Eve devient cause de la mort et Marie cause de la vie. » Parlant au Seigneur, il dit encore : « Vous, Seigneur, et votre Mère êtes les seuls qui soient parfaite­ment beaux sous tous rapports. En vous il n'y a aucune faute et en votre Mère aucune tache. Les autres enfants de Dieu n'approchent point de cette beauté. »

Saint Ambroise dit de même de Marie qu'elle est exempte de toute souillure du péché « per gratiam ab omni integra labe peccati. », et saint Augustin que « au sujet seulement de la Sainte Vierge Marie, l'honneur du Seigneur ne permet pas de soulever la question du péché* ». tandis que si l'on interrogeait tous les saints et si on leur demandait : « Etiez-vous sans péché ? » ils répondraient avec l'apôtre saint Jean (I Joan., I, 8) : « Si nous prétendons être sans péché, nous nous trompons nous-mêmes et la vérité n'est pas en nous. » Deux autres textes paraissent montrer que l'affirmation d'Augustin sur Marie exempte de tout péché s'étend à l'Immaculée Conception. On trouvera beaucoup d'autres témoigna­ges des Pères dans les ouvrages de Passaglia[61], Pal­mier et Le Bachelet.

Il faut ajouter que, depuis le VII° et le VIII° siècle, on célèbre dans l'Eglise, surtout dans l'Eglise grecque, la fête de la Conception de la Bienheureuse Vierge Marie : en Sicile au IX°, en Irlande au X°, presque dans toute l'Eu­rope au XII°.

Le Concile de Latran de 649 (Denz., 256) appelle Marie « immaculée ». En 1476 et 1483, Sixte IV parle en faveur du privilège à propos de la fête de la Conception de Marie (Denz.. 734 s.). Le Concile de Trente (Denz., 792) déclare lorsqu'il parle du péché originel qui atteint tous les hommes qu'il n'est pas de son intention d'y inclure la bien­heureuse et immaculée Vierge Marie. En 1567, Baius est condamné pour avoir enseigné le contraire (Denz„ 1073). En 1661, Alexandre VII affirme le privilège en disant que presque tous les catholiques l'admettent, quoiqu'il ne soit pas défini (Denz., 1100). Enfin, le 8 décembre 1854, est promulguée la définition solennelle (Denz., 1641).

Il faut reconnaître qu'au XII° et au XIII° siècle, de grands docteurs comme saint Bernard[64], saint Ansel­me[65], Pierre Lombard, Hugues de Saint-Victor, saint Albert le Grand saint Bonaventure, saint Thomas, paraissent peu favorables au privilège, parce qu'ils n'ont pas assez considéré l'instant même de l'ani­mation ou de la création de l'âme de Marie, et qu'ils n'ont pas assez distingué, grâce à l'idée de rédemption préser­vatrice, que Marie, qui devait encourir la tache hérédi­taire, ne l'a pas encourue de fait. Ils n'ont pas toujours assez distingué entre « debebat contrahere » et « con­traxit peccatum ».

Nous verrons cependant plus loin qu'il y a à ce sujet trois périodes dans la vie de saint Thomas, et que si dans la seconde il n'affirme pas le privilège et parait le nier, dans la première il l'affirme et aussi, sem­ble-t-il, dans la dernière.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/hein.gif  ( 896537 )Quels sont ses livres disponibles ? par Gaspard (2020-05-27 12:47:30) 
[en réponse à 896515]

Je ne trouve que Histoire ecclésiastique du peuple anglais, pas els commentaires des Évangiles etc. Un liseur connaît-il d'autres livres de Bède disponible ? Merci !
images/icones/neutre.gif  ( 896541 )[réponse] par Yves Daoudal (2020-05-27 14:28:40) 
[en réponse à 896537]

Des livres, je ne vois pas.

Il y a notamment sur Introibo des traductions de passages de ses sermons ou commentaires des évangiles à telle ou telle lecture des matines.

Sinon il y a tout dans la patrologie de Migne, qu'on trouvera ici.

Ses sermons sur l'année liturgique et ses commentaires de l'évangile sont remarquables et faciles à lire. Comme il le disait dans l'émouvante note finale de son Histoire de l'Angleterre: "Depuis que j’eus reçu la prêtrise, j’annotai pour mes frères et pour moi la sainte Écriture en quelques ouvrages, m’aidant des expressions dont se servirent nos Pères vénérés, ou m’attachant à leur manière d’interprétation." C'est exactement cela, et, faut-il ajouter, avec un vrai bonheur d'expression.
images/icones/fleur.gif  ( 896555 )Merci par Gaspard (2020-05-27 19:52:08) 
[en réponse à 896541]

Pour votre réponse sur Bède et l'extraordinaire trésor du site que vous mettez en lien. Doublement merci donc !
images/icones/carnet.gif  ( 896624 )Un liseur nous écrit : par XA (2020-05-29 11:58:06) 
[en réponse à 896537]


Bonsoir,

à propos du fil sur Bède le Vénérable :

il y a Le tabernacle, publié dans les Sources chrétiennes (n° 475, 2003) :
introd., texte et trad. Christophe Vuillaume
45,00 EUR
Le De tabernaculo témoigne de la méthode exégétique de Bède le Vénérable, moine anglais du VIIIe siècle, une méthode littérale et savante qui rejoint, à travers chaque détail, le sens ecclésial et spirituel. Bède tire parti de tous les détails que donne le livre de l'Exode sur les matériaux, les dimensions, l'édification de la tente de l'Alliance et son mobilier, les vêtements des prêtres.

cf aussi, sur Bède,

- un article en ligne :
Mgr Patrick Descourtieux, « Le psaume 23 (22) chez les Pères latins, de Cyprien à Bède le Vénérable », Revue des sciences religieuses, 83/3 | 2009, 365-393.
https://journals.openedition.org/rsr/464

- un chapitre d'ouvrage historique : Claude Carozzi, Chroniques universelles et comput : d’Eusèbe de Césarée à Bède le Vénérable, 2004
https://books.openedition.org/pup/6523


images/icones/fleur.gif  ( 896741 )Merci ! par Gaspard (2020-05-31 14:11:41) 
[en réponse à 896624]

Pour ces précieuses indications. Sinon on trouve facilement les œuvres de Bède en anglais: commentaire des Évangiles, des Épitres, livre De tabernaculo et livre De templo.