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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 896439 )26/05 St Philippe Neri, confesseur et St Eleuthère, pape et martyr par ami de la Miséricorde (2020-05-25 22:37:17) 



St Philippe Neri, confesseur

Les litanies de Saint Philippe Néri


« Citations » de Saint Philippe Néri

Prières de Saint Philippe Néri

L’offrande de sa vie par Saint Philippe Néri

“Nous devons aller encore plus loin et offrir notre vie même à laquelle nous tenons tant, pour l’honneur de Dieu et le salut de notre prochain... Rude tâche que de modérer ses paroles, d’humilier son cœur et son corps devant tous, de s’avilir jusqu’à s’identifier au rude torchon de cuisine, au torchon tout juste bon à nettoyer les sabots fangeux de nos sœurs...”

Parlant de sainte Catherine de Sienne, calomniée par une personne qu’elle soignait, Filippo écrit: “C’était la volonté de Dieu que la sainte mère parcourût ces sentiers rocailleux, pour mieux se mortifier et apparaître dans toute sa vérité, entièrement détachée de l’honneur et de la réputation du monde, puisqu’elle s’était vouée au service de l’Époux dont le regard devait lui suffire...

Cette peau que l’avarice tend sur le cœur n’est, hélas! pas la seule. Les défauts, les mauvaises habitudes, les vices, le couvrent de plus de peaux que l’oignon l’hiver, lui donnent plus de poils que n’en porte le chat. Renoncer à soi n’est pas si facile qu’on puisse le décider un jour, par subite inspiration. Il y faut une volonté de fer, l’habitude d’une sévérité extrême à l’égard de soi-même, et un usage vigilant du couteau et du rasoir, je veux dire de l’oraison et de l’examen de conscience...

Plus que toute autre chose, pratiquez la sainte vertu d’obéissance... À l’obéissance, sans doute, vous devez ajouter la prière. Mais, tout en vous consacrant à l’oraison et à la communion, prenez garde et tenez-vous prête à interrompre l’une et l’autre, si vous en recevez l’ordre. En la sainte obéissance, en effet, résident la véritable prière et la vraie communion au sens où l’entend le Seigneur...

En effet, le démon redoute bien plus de trouver dans une communauté l’union et la paix que tous les exercices de la vie spirituelle, s’ils ne sont étroitement subordonnés à l’amour fraternel... Le Diable, notre ennemi, ne cesse, pour mieux nous vaincre, de chercher à nous désunir, de susciter entre nous discussions, contestations, haines et rivalités, de former coteries; clans entre nous et dans nos monastères...

Contre l’ennemi, l’union et la paix constituent l’arme la plus puissante et la plus redoutable... Veillez par-dessus tout à la pureté de cœur, car l’Esprit-Saint habite les âmes simples et candides... Il est le maître de la prière et nous fait vivre constamment dans la paix et dans la joie, avant-goût du paradis...”

Texte : voiemystique.free.fr




Mémoire de St Éleuthère, pape et martyr

Avant 1955 :Mardi dans l’Octave de l’Ascension
images/icones/marie.gif  ( 896441 )La Mère du Sauveur et notre vie intérieure par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-05-25 22:39:27) 
[en réponse à 896439]

CHAPITRE II

Article II - LE PRIVILÈGE DE L'IMMACULÉE CONCEPTION

Le témoignage de l'Ecriture


Là aussi l'antiquité chrétienne n'a cessé d'opposer Eve, qui participe au pêché d'Adam en suivant la suggestion du serpent, à Marie, qui participe à l'œuvre rédemptrice du Christ en croyant aux paroles de l'ange le jour de l'Annonciation.

Dans la promesse de la Genèse est affirmée une victoire complète sur le démon : « celle-ci t'écrasera la fête », et donc sur le péché qui met l'âme dans un état de servitude sous l'empire du démon. Dès lors, comme le dit Pie IX dans La bulle Ineffabilis Deus, cette victoire sur le démon ne serait pas complète si Marie n'avait pas été préservée du péché originel par les mérites de son Fils : « De ipso (serpente) plenissime triumphans, illius caput immacu­lalo pede (Maria) contrivit. »

L'énoncé de ce privilège est contenue dans la promesse de la Genèse, comme le chêne est contenu dans le germe qui se trouve dans un gland ; si l'on n'avait jamais vu de chêne on ne pourrait connaître le prix de ce germe, ni ce à quoi précisément il est ordonné ; mais une fois que nous connaissons le chêne, nous voyons que ce germe était ordonné à le produire et non pas à donner un orme ou un peuplier. C'est la loi de l'évolution qui se vérifie aussi dans l'ordre de la révélation divine progressive.

La bulle Ineffabilis Deus cite aussi la salutation de l'ange à Marie (Luc, I, 28) : « Je vous salue, pleine de grâce, vous êtes bénie entre les femmes », et les mêmes paroles dites par sainte Elisabeth sous la révélation di­vine (Luc, I, 42). Pie IX ne dit point que ces paroles suf­fisent par elles-mêmes à prouver que le privilège de l'Immaculée Conception est révélé ; pour qu'elles aient cette efficacité, il faut y joindre la tradition exégétique des Pères.

Cette tradition devient explicite avec saint Ephrem le Syrien († 373) et chez les Pères grecs au lendemain du Concile d'Ephèse (431), en particulier chez deux évê­ques adversaires de Nestorius : saint Proclus, un des successeurs de saint Jean Chrysostome sur le siège de Constantinople (434-446) et Théodote, évêque d'Ancyre (430-439), puis chez saint Sophrone, patriarche de Jéru­salem (634-638), André de Crète († 740), saint Jean Da­mascène, mort vers le milieu du VIII° siècle, dont les témoignages sont assez longuement rapportés par le P. X.-M. Le Bachelet, Dict. Apol., art. Marie, col. 223-231.

A la lumière de cette tradition éxégétique les paroles de l'ange à Marie : « Je vous salue, pleine de grâce », ou pleinement agréable à Dieu et aimée de lui, ne sont pas limitées dans le temps de façon à exclure quelque période initiale de la vie de Marie. Au contraire, la Sainte Vierge n'aurait pas reçu cette plénitude de grâce si son âme avait été un instant dans l'état de mort spirituelle par suite du péché originel, si elle avait été un instant privée de la grâce, détournée de Dieu, fille de colère, dans un état de servitude sous l'empire du démon.

Saint Proclus dit qu'elle a été « formée d'un limon pur » Théodote d'Ancyre dit que « le Fils du Très-Haut est issu de la Très Haute ». Saint Jean Damascène écrit que Marie est la fille très sainte de Joachim et d'Anne qui a a échappé aux traits enflammés du malin », qu'elle est un para­dis nouveau « où le serpent n'a pas d'entrée furtive », qu'elle est exempte de la dette de la mort, qui est une des suites da péché originel, elle doit donc être exempte de la déchéance commune.

Si Marie avait contracté le péché originel, la plénitude de grâce aurait été restreinte en ce sens qu'elle ne se serait pas étendue à toute sa vie. L'Eglise, en lisant les paroles de la salutation angélique à la lumière de la Tra­dition et avec l'assistance du Saint-Esprit, y a vu le pri­vilège de l'Immaculée Conception, implicitement révélé, non pas comme l'effet dans la cause qui peut exister sans lui, mais comme une partie dans le tout ; la partie est actuellement dans le tout au moins implicitement énoncée.

Source : Livres-mystiques.com