Le Forum Catholique

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images/icones/1n.gif  ( 896392 )Conseil d'État. Combien d'évêques ont-ils remercié les requérants victorieux? par Gaspard (2020-05-25 15:43:34) 

Personnellement, je n'en ai entendu aucun, ni individuellement, ni via la CEF d'où ma question. Jean-Marie Guénois écrit :

Rien, honnêtement, ne se serait produit sans la ténacité de onze associations catholiques traditionalistes et d'un parti politique, le parti chrétien démocrate (...) la conférence des évêques a perdu une part de sa crédibilité chez de nombreux catholiques (...) beaucoup considèrent - surtout depuis la mise en œuvre si spectaculaire de la décision du Conseil d'État - qu'elle a manqué de courage en ne prenant pas suffisamment la défense des simples fidèles dont les évêques sont pourtant les pasteurs quant à un droit religieux prévu par le Constitution.


Et ce qui était en jeu état fondamental : la liberté de culte. Le recours a permis de gagner deux dimanches mais surtout d'avoir fait reconnaître ce principe fondamental par l'État, en obtenant sa condamnation pour ne pas l'avoir respecté.

Remercier ceux qui ont obtenu cette victoire paraît une politesse élémentaire.

Article Jean-Marie Guénois du 24 mai 2020
images/icones/sacrecoeur.gif  ( 896395 )En effet ... mais qu'est-ce qui bloque ? par Glycéra (2020-05-25 15:59:15) 
[en réponse à 896392]


Les propos carrés de Mgr Aillet contrastent avec son silence sur le sujet.

Discrétion devant la "CEF" (Couverture Etouffant la Franchise pastorale ?) Pragmatisme de ne pas se griller en vue d'autres actions pour faire bouger les lignes ?

Cette fausse union me déplait, profondément. Quand des chefs de service agissaient ainsi dans les mouvements sociaux auxquels j'ai assisté lors de licenciements, j'étais déjà très dégoûtée de leur veulerie.

Faisons bouger nos évèques ... mais comment passer l'édredon dont ils sont sertis ?

Jacqueline de Romilly disait qu'on ne peut combattre cette opinion anonyme et faussement publique :
- C'est un édredon, disait-elle. Eventrez-le, et il n'y a plus qu'une loque vide, les plumes sont perdues. Respectez-le, et il vous étouffera.

Hélas, c'est dans la bergerie que nous avons ces sbires là ... tout contents de leurs "services" rendus, là où ils se sont rendus indispensables. Combien de curés en ont été les victimes, en établissant ainsi des "bonnes âmes" (B.A.) qui les flattaient et s'incrustaient dans un rôle "admirable de dévouement, n'est-ce pas ?"

Non, je n'ai pas la dent dure... Je vois, et je pleure les dégringolades, pourtant dûment annoncées dans les Ecritures.
C'est par la faiblesse des niais que cela se fait.

Les apôtres étaient d'une autre trempe quand ils ont reçu la tempête de l'Esprit-Saint. Demandons-là !

Mais d'abord demandons d'aimer réellement faire du bien, servir le Très-Haut parce qu'on L'aime plus que soi-même si possible.

images/icones/1n.gif  ( 896417 )La CEF : une Couverture Étouffe-Fidèles ? par Gaspard (2020-05-25 20:13:06) 
[en réponse à 896395]

Merci pour idée de Couverture Etouffant la Franchise pastorale... je me permets d'en ajouter un autre !
images/icones/1n.gif  ( 896400 )Vous ne devinez vraiment pas pourquoi ? par vistemboir2 (2020-05-25 16:33:51) 
[en réponse à 896392]

De leur part, peut-être serait-ce reconnaître que les traditionalistes font aussi partie de l’Église militante, et en sont même les membres les plus combatifs et les plus exposés, pour la gloire de Notre-Seigneur, loin devant ceux de toutes les A.C....

Il faut dire aussi que la CEF tremble à l'idée qu'elle pourrait indisposer les dirigeants en place, tant sa servilité à leur égard est manifeste ...
images/icones/1e.gif  ( 896416 )Si la CEF ne sait ni agir ni remercier, à quoi sert-elle ? par Gaspard (2020-05-25 20:08:03) 
[en réponse à 896400]

Remercier, c'est le BA-BA de la charité, non ? Que la CEF étale si largement par ailleurs...


1 (...) si je n’ai pas la charité, je suis un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit.
2 (...) si je n’ai pas la charité, je ne suis rien.
4 La charité est patiente, elle est bonne ; la charité n’est pas envieuse, la charité n’est point inconsidérée, elle ne s’enfle point d’orgueil ;
5 elle ne fait rien d’inconvenant, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne tient pas compte du mal ;
6 elle ne prend pas plaisir à l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité.

1ère épitre aux Corinthiens.
images/icones/1b.gif  ( 896418 )Trouverait-elle la charité en réponse ? par Glycéra (2020-05-25 20:15:15) 
[en réponse à 896416]


Peut-être que les rengorgements de la "sphère tradie" seraient insupportables, et nocifs à eux-mêmes ; que le Seigneur veille à les éviter, en freinant les remerciements qui seraient chantés comme une gloriole d'un camp versus une humiliation de l'autre ...

Comme s'il y avait des camps pour construire ou reconstruire l'Eglise malade...

La vertu de prudence, c'est aussi cela.

"Gérer" les gens comme ils sont.
Et les actifs solides ne sont pas, en général, modestes, ni discrets quand leur interlocuteur s'est trompé...

Une idée que c'est peut-être aussi bien ainsi ...

Non ?

Dieu sait !
images/icones/fleur.gif  ( 896422 )La charité appelle la charité... par Gaspard (2020-05-25 20:51:16) 
[en réponse à 896418]

Très juste ! Il ne faudrait pas que les remerciements de la CEF soient trop appuyés. Mais il me semble qu'il n'y a vraiment pas de risque... En fait, ce n'est pas tellement de remerciements dont les tradis ont besoin, juste une reconnaissance, la simple reconnaissance de leur existence... Juste les nommer. La CEF devrait apprendre les noms et les prononcer : Fraternité saint Pierre et tous les autres. Fra - ter -ni - té... Repeat after me. Je ne sais pas si la CEF en est capable alors qu'elle est si lourdement lestée avec ses 100 salariés...
images/icones/1a.gif  ( 896429 )Aucun. Et c'est un aveu de l'ampleur de la victoire des traditionalistes ! par Lux (2020-05-25 21:27:50) 
[en réponse à 896392]

A travers cet épisode, nous avons vécu sans nous en rendre compte une immense victoire des catholiques traditionalistes.

Pour la première fois depuis le concile, cette mouvance a apporté à l'Eglise de France tout entière un bénéfice incontestable : le retour de la messe, dont tous les catholiques sincères sentent l'importance. Ce bénéfice n'est pas sujet à polémique ou interprétation, ne dépend pas de la sensibilité de chacun : il est visible, là, devant nous.

Cerise sur le gâteau, cette victoire est celle de l'union des traditionalistes : FSSPX et Ecclesia Dei. Preuve que ce qui les rassemble est plus important que ce qui les sépare.

C'est absolument gigantesque.

Et insupportable pour les évêques qui le perçoivent parfaitement, font tout, et feront tout, pour minimiser, voire faire oublier l'action qui a été entreprise et qui a porté du fruit. Cette clé de lecture explique l'ensemble de leurs réactions actuelles, y compris le report des messes à la Pentecôte : on décale au jour que l'Etat avait déjà autorisé, donc on ne doit plus rien aux "tradis".

A nous de savoir le rappeler haut et fort. A nous d'en être fiers. Nous restons minoritaires, certes. Mais, si nous savons capitaliser sur ce haut fait, on ne pourra plus nous considérer de la même manière.
images/icones/mitre4.png  ( 896440 )J'en vois au moins deux par Paterculus (2020-05-25 22:38:03) 
[en réponse à 896392]

Monseigneur Ginoux (Montauban) :

Enfin nous retrouvons les fidèles. Merci au Conseil d'État et à toutes les instances qui l'ont sollicité.



Monseigneur Aillet (Bayonne) :

Je me réjouis de la décision du Conseil d'Etat d'ordonner au gvt français de lever l'interdiction générale de réunion dans les lieux de culte. Merci à tous ceux qui en ont été les artisans et merci au Seigneur qui a inspiré ce juste combat.



C'est peu, mais ce n'est pas rien.
Et peut-être y en a-t-il eu d'autres que je ne connais pas.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/ancre2.gif  ( 896444 )Et un troisième par Paterculus (2020-05-25 22:42:48) 
[en réponse à 896440]

Monseigneur Rougé (Nanterre) :

Comment ne pas saluer la détermination des acteurs de ce processus juridique ? J’ai eu l’occasion d’être en relation avec plusieurs d’entre eux. Sans doute est-il plus facile pour des groupes particuliers de faire une telle démarche que pour ceux qui ont la charge de l’institution tout entière. Je me demande cependant si nous ne manquons pas de culture juridique : un recours devant le Conseil d’Etat n’est agressif pour personne. Il permet tout simplement un discernement serein et rationnel face à une différence d’analyse.



VdP