Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 895818 )Mardi des Rogations par ami de la Miséricorde (2020-05-18 22:18:52) 



Mardi des Rogations



St Pierre Célestin, pape et confesseur



Mémoire de Ste Pudentienne, vierge




En certains lieux : St Yves, confesseur

Litanies de Saint Yves

Prières à saint Yves

images/icones/marie.gif  ( 895819 )La Mère du Sauveur et notre vie intérieure par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-05-18 22:21:30) 
[en réponse à 895818]

PREMIÈRE PARTIE

Article II
AUTRES RAISONS DE L'ÉMINENTE DIGNITÉ DE LA MÈRE DE DIEU

Conséquences des principes


Il est évident que, dans le Christ, l'union hypostatique des deux natures dépasse simpliciter, purement et simple­ment, la vision béatifique, bien que celle-ci lui apporte une perfection nouvelle dans l'ordre de la connaissance, car l'union hypostatique ne béatifie pas formellement. De même, toute proportion gardée, la maternité divine, étant d'ordre hypostatique, dépasse simpliciter, purement et simplement, la plénitude de grâce et de gloire, bien que celle-ci soit plus parfaite secundum quid à un point de vue secondaire.

La, maternité divine n'étant qu'une rela­tion réelle au Verbe fait chair ne suffit pas à sanctifier Marie, mais c'est elle qui exige ou postule la plénitude de grâce qui lui fut accordée pour qu'elle fût et restât tou­jours à la hauteur de son exceptionnelle mission. Elle ne pouvait pas être prédestinée à être Mère du Sauveur sans être prédestinée à être sa digne Mère, Tout repose sur cette vérité qui est absolument certaine. Elle domine toute la Mariologie, comme toute la Christologie dérive de cette vérité que Jésus est le Fils de Dieu.

De ce que Marie par le terme de sa maternité divine appartient à l'ordre hypostatique, il suit qu'elle est supé­rieure aux anges et au sacerdoce participé des prêtres du Christ. Sans doute, n'ayant pas reçu le caractère sacerdotal, elle ne pourrait pas consacrer comme le fait le pré­tre à l'autel, mais la dignité éminente de Mère de Dieu est pourtant supérieure à notre sacerdoce et à l'épisco­pat, car elle est d'ordre hypostatique ; c'est ainsi que Marie nous a donné la sainte Victime offerte sur la croix et sur l'autel ; elle nous a donné aussi le Prêtre principal du sacrifice de la messe, et elle lui a été associée plus intimement que personne, plus que les stigmatisés et les martyrs, au pied de la croix.

De ce point de vue, l'ordination sacerdotale, si elle la recevait (ce qui ne convient pas à sa mission), lui donne­rait quelque chose d'inférieur à ce qu'exprime le titre de Mère de Dieu. Et c'est le cas de rappeler les paroles de saint Albert le Grand : « Beata Virgo non est assumpta in ministerium a Domino, sed in consortium et adjuto­rium juxta illud « Faciamus ei adjutorium simile sibi » (Mariale, 42 et 165).

Marie n'a pas été choisie pour être ministre du Sau­veur, mais pour lui être associée et pour l'aider dans l'œuvre de la Rédemption.

Cette maternité divine est donc, comme on l'enseigne communément, le fondement, la racine et la source de toutes les grâces et privilèges de Marie, soit qu'ils la pré­cèdent comme disposition, soit qu'ils l'accompagnent ou la suivent comme résultante.

C'est en vue de cette maternité divine, que Marie est l'Immaculée Conception, préservée de la tâche originelle par les mérites futurs de son Fils ; elle a été rachetée par lui aussi parfaitement que possible : non pas guérie, mais préservée de la souillure originelle avant d'en avoir été effleurée un seul instant.

C'est en vue de cette maternité divine qu'elle a reçu la plénitude initiale de grâce qui ne devait pas cesser de grandir en elle jusqu'à la plénitude consommée.

C'est en vue de cette divine maternité qu'elle a été exempte de toute faute personnelle, même vénielle, et de toute imperfection, car elle n'a jamais été moins prompte à suivre les inspirations divine même données par mode de simple conseil.
L'éminente dignité de Mère de Dieu l'emporte donc sur celle de tous les saints réunis.

Pensons que Marie a eu l'autorité d'une mère sur le Verbe de Dieu fait chair, elle a contribué ainsi, non pas à lui donner la vision béatifique, ni sa science infuse, mais à former progressivement sa science acquise qui éclairait la prudence acquise dont il accomplissait les actes pro­portionnés aux divers âges de sa vie d'enfance et de sa vie cachée. En ce sens le Verbe fait chair a été soumis à Marie avec les plus grands sentiments de respect et d'amour. Comment n'aurions-nous pas ces sentiments pour la Mère de notre Dieu.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/croix_byzantine.png  ( 895824 )Souvenirs des Rogations par Ewondo (2020-05-18 22:40:43) 
[en réponse à 895818]



Les Rogations, ont été instituées par Saint Mamert.

De très anciens souvenir de ces Rogations ... dans le village lorrain où j'ai été baptisé, c'était un événement majeur !

Tout petit vers huit ans, la seule année où j'étais venu en France me faire soigner (j'avais été mordu à Yaoundé par un chien enragé, ce qui nécessite toujours un traitement urgent ...) j'ai pu participer à vous deux la procession.

Tout le village suivait en chantant des cantiques, et pas question d'oublier un champ, ce qui aurait chagriné son propriétaire ! La procession se terminait au ... château d'eau avant d'aller à l'église après bénédiction du village.

Depuis que les Rogations ont sombré dans l'oubli, on peut noter que de plus en plus de pesticides et insecticides, chimiques et cancérigènes polluent les terres ... les vaches sont en leur temps devenues folles

Des scandales, souvent, incriminent les oeufs de pauvres poules élevées en batterie qui elles-mêmes décèdent chaque fois d'une nouvelle maladie incurable, comme les canards et mammifères régulièrement ...

Quant aux filles et fils d'Ève et d'Adam, ce sont les doses d'antibiotiques toujours de moins en moins efficaces !

Depuis la seule procession que j'ai suivie fut un année récente chez nos amis de l'IBP à Courtalain. Très belle et très priante.

Elle se déroulait dans le parc du château et son parfum
"bucolique-chic" version Petit Trianon ...

Pierre



images/icones/neutre.gif  ( 895842 )Souvenirs comparables par Montes Gelboe (2020-05-19 11:30:01) 
[en réponse à 895824]

des rogations dans la campagne languedocienne. Il y avait eu une interruption à l'époque des lois anti-cléricales a la fin du XIXe siècle. La reprise à l'identique avait suivi la guerre de 1914-18. Elles ont duré, ici ou là, jusqu'aux années 1968-70. Les trois circuits étaient longs, le premier surtout, 5 à 6 kilomètres. Jusque vers 1958 les processions se faisaient le matin, après la messe, et pour la plupart des participants à jeun...Vers 1958 ce fut le soir, ce qui facilitait l'assistance. Le parcours était rituel et immuable, et les stations avec bénédictions des récoltes se faisaient auprès des croix érigées dans la campagne.
Bien plus tard, faisant des études et recherches médiévistes, je me suis intéressé aux parcours et aux croix des stations des Rogations dans plusieurs villages des environs, les conclusions de cette étude établissent une généralité des situations locales du pays :
La quasi-totalité de ces croix marquent le site de villages disparus à l'époque de l'"incastellamentum" c.a.d. le regroupement des populations aux abords immédiats des "castra" ou "castelli", les châteaux fortifiés. L'agglomération concentrique autour du château central, entourée également de murs, était une protection au XIVe siècle contre les pillards et contre.. les anglais qui, depuis l'Aquitaine qu'ils occupaient, faisaient jusqu'ici des incursions dévastatrices, également contre les gueux et les passagers, susceptibles de véhiculer la peste.
Les villages abandonnés, les églises en ruines et les cimetières restèrent fréquentés jusqu'au XVIe voire XVIIe siècle. Puis une croix seule en marqua l'emplacement. Le circuit des processions des rogations n'était pas établi au hasard, il n'était pas le seul fait de la dévotion simpliste. Il visitait les anciennes paroisses, s'arrêtait sur leur emplacement. Il était en quelque sorte un souvenir ou un monument historique que l'on ne percevait plus après plusieurs siècles. C'était une survivance de ces anciennes paroisses, églises et cimetières abandonnés, qui en ces quelques instants retrouvaient une vie symbolique.
Tout cela a disparu, vers 1968-70 dis-je. Bien sûr dans l'indifférence générale, clergé compris. Toutefois la toponymie conserve toujours, à l'état de vestige, le nom des saints patrons et des paroisses, fossilisant une occupation du sol fort ancienne, généralement à l'époque de la fondation des citées romaines du futur Languedoc.