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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 895658 )5ème Dimanche après Pâques par ami de la Miséricorde (2020-05-17 07:13:42) 



5ème Dimanche après Pâques

On ne fait rien cette année de St Pascal Baylon, confesseur
images/icones/marie.gif  ( 895659 )La Mère du Sauveur et notre vie intérieure par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-05-17 07:16:01) 
[en réponse à 895658]

PREMIÈRE PARTIE

Article II

AUTRES RAISONS DE L'ÉMINENTE DIGNITÉ DE LA MÈRE DE DIEU

Valeur d'une dignité d'ordre hypostatique


La valeur de cette éminente dignité a été bien mise en relief par Bossuet, lorsqu'il dit dans le Sermon sur la conception de la Sainte Vierge (vers la fin du 1er point) « Dieu a tellement aimé le monde, dit notre Sauveur, qu'il lui a donné son Fils unique (Jean, III, 16)... (Mais) l'amour ineffable qu'il avait pour vous, ô Marie, lui a fait concevoir bien d'autres desseins en votre faveur. Il a ordonné qu'il fût à vous en la même qualité qu'il lui appartient ; et pour établir avec vous une société éter­nelle, il a voulu que vous fussiez la mère de son Fils uni­que, et être le père du vôtre. O prodige ! ô abîme de cha­rité ! quel esprit ne se perdrait pas dans la considération de ces complaisances incompréhensibles qu'il a eues pour vous ; depuis que vous lui touchez de si près par ce com­mun Fils, le nœud inviolable de votre sainte alliance, le gage de vos affections mutuelles, que vous vous êtes donné amoureusement l'un à l'autre ; lui, plein d'une divi­nité impassible ; vous, revêtu, pour lui obéir, d'une chair mortelle. »

Dieu le Père a communiqué à son Fils unique la nature divine, Marie lui a donné la nature humaine, sujette à la douleur et à la mort, pour notre rédemption ; mais c'est le même Fils unique, et c'est ce qui fait toute la grandeur de la maternité de Marie.

La raison de toutes les grâces accordées à Marie

L'éminente dignité de la maternité divine se manifeste encore sous un aspect nouveau, si l'on considère qu'elle est la raison pour laquelle la plénitude de grâce a été accor­dée à la Sainte Vierge, elle en est la mesure et la fin ; elle lui est donc supérieure.
Si, en effet, Marie dès le premier instant reçoit cette plénitude de grâce, c'est pour qu'elle veuille saintement concevoir l'Homme-Dieu en disant avec la plus parfaite générosité son fiat au jour de l'Annonciation, malgré toutes les souffrances annoncées pour le Messie ; c'est pour qu'elle l'enfante en restant vierge, pour qu'elle entoure son enfance des soins les plus maternels et les plus saints ; pour qu'elle s'unisse à lui dans une très étroite conformité de volonté, comme seule une mère très sainte, pendant sa vie cachée, sa vie apostolique, et sa vie douloureuse ; Pour qu'elle dise héroïquement son se­cond fiat au pied de la Croix, avec Lui, par Lui et en Lui.

Comme le dit le P. E. Hugon : « La maternité divine exige une intime amitié avec Dieu. C'est déjà une loi de nature et un précepte que la mère aime son fils et que celui-ci aime sa mère, il faut donc que Marie et son Fils s'aiment mutuellement, et puisque cette maternité est surnaturelle, elle requiert une amitié du même ordre, et dès lors sanctifiante, car du fait que Dieu aime une âme, il la rend aimable à ses yeux, et la sanctifie. » Il y a par suite la plus étroite conformité entre la volonté de Marie et l'oblation de son Fils qui fut comme l'âme du sacrifice de la croix.

Il est clair que telle est la raison ou la fin pour laquelle lui a été accordée la plénitude initiale de grâce, puis la plénitude de grâce consommée ou de gloire. Elle en est en même temps la mesure ; elle lui est donc manifestement supérieure. Il ne sera pas toujours possible de déduire de cette éminente dignité chacun des privilèges reçus par Marie[26], mais tous cependant dérivent d'elle. Si enfin elle a été prédestinée de toute éternité au plus haut degré de gloire après Lui, c'est parce qu'elle était prédestinée d'abord à être sa très digne Mère, et à le rester éternellement après l'avoir été dans le temps. Lorsqu'au ciel les saints contemplent le très haut degré de gloire de Marie au-dessus de tous les anges, ils voient que le motif pour lequel elle y a été prédestinée, c'est pour qu'elle fût et restât éternellement la très digne Mère de Dieu, Mater Creatoris, Mater Salvatoris, sancta Dei genitrix.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/neutre.gif  ( 895664 )C'est aussi la saint Tropez par Emmanuel (2020-05-17 11:02:15) 
[en réponse à 895658]



Un magnifique jeune homme, ce Tropez, soldat de grande bravoure, officier du palais de l’empereur de Rome, le cruel Néron. Grand par son courage, Tropez est plus grand encore par sa foi ; converti par le grand apôtre Paul, il se prépare avec ferveur à recevoir le baptême.

L’empereur a parfois d’étranges fantaisies. N’a-t-il pas imaginé de faire tomber la pluie dans le temple de Diane, grâce à un système compliqué d’arrosage.

Récit du martyr de saint Tropez pour les enfants de la catéchèse— La Déesse fait des miracles, annonce-t-il au peuple, triomphant.

Une telle insulte au Dieu tout-puissant fait bondir le bouillant Tropez.

— Que dis-tu, ô César, ose-t-il répliquer, il n’y a qu’un seul Dieu, qui a fait le ciel et la terre.

NÉRON. — Qui te fait parler ainsi ?

TROPEZ. — L’Esprit de Dieu.

NÉRON. — Pourquoi renonces-tu à nos dieux ?

TROPEZ. — Parce qu’ils sont de terre et de bois.

L’empereur sent la rage lui monter au cœur. Comme volontiers il briserait de ses propres mains cet entêté, mais c’est son meilleur officier, le plus brave, le plus fidèle ! Il reviendra de sa folie.

— Demain, tu auras à choisir. Réfléchis.

Tropez n’a pas à réfléchir. Il va vite recevoir le baptême des mains d’un saint ermite et passe la nuit en prières.

… L’amphithéâtre est rempli d’une foule curieuse. Tropez est amené dans l’arène. Qu’il est beau dans sa jeune vaillance ! Quel fier regard ! La porte des fauves est ouverte : un lion s’élance, farouche, affamé. Tropez fait un grand signe de croix. Le lion tombe, raide mort. La foule trépigne…

Voici un léopard qui s’avance de sa démarche souple, les yeux flamboyants. A la vue du fier chrétien, il s’arrête, lèche les pieds nus du jeune homme. La foule hurle…



Ce n’est point Néron qui préside au supplice de Tropez. Il a dû quitter la ville. Mais son préfet n’est pas moins cruel. Il fait attacher le chrétien à une colonne. Déjà le fouet se lève, les lanières sifflent. La colonne se renverse sur le bourreau. La foule crie au prodige. Alors, pour en finir, le préfet ordonne de décapiter Tropez. Son corps, comme suprême injure, sera traité comme celui des criminels qui osent porter la main sur leurs propres parents. On le jette, lié, dans une barque avec un coq et un chien qui le dévoreront. La foule accompagne l’étrange barque jusqu’au fleuve l’Arno qui va l’entraîner vers la mer…

Cette scène se passait, en effet, à Pise, en Italie, où, aujourd’hui encore, on vénère la tête du martyr.

Le petit port de Saint-Tropez a fait aussi de grands honneurs au corps saint. Le village et le golfe ont pris son nom. Rentrons dans la vieille église où l’on garde pieusement le buste de saint Tropez, au-dessus de la barque où se dressent le coq et le chien.

Il a fière allure, le grand soldat, un peu enluminé sans doute, mais lorsqu’on le porte en procession, sous le bleu du ciel, dans l’ardent soleil, ces couleurs sont si joyeuses ! C’est la « bravade », la grande fête de Saint-Tropez, où, comme hommage au brave soldat, les bravadeurs savent faire parler la poudre par le canon de leurs vieux tromblons.

Auteur : Filloux, H.

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