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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 895312 )13/05 St Robert Bellarmin, évêque, confesseur et docteur par ami de la Miséricorde (2020-05-12 22:17:36) 




St Robert Bellarmin, évêque, confesseur et docteur

La Prière de Saint Roberto Bellarmino « Ô mon Père, donnez-moi de cette eau qui purifie toutes mes souillures » :

« Instruite et encouragée par les Paroles de l'Écriture , dites sans cesse , ô mon âme , à votre Père , en poussant des gémissements ineffables : « Donnez-moi de cette eau qui purifie toutes mes souillures, qui éteigne l'ardeur de ma concupiscence, qui étanche toute ma soif et tous mes désirs, qui fasse de mon esprit un même esprit avec le Vôtre ; qu'il devienne une source d'eau vive rejaillissant jusqu'à la vie éternelle, afin de faire précéder mes mérites là où j'espère habiter éternellement ». Ce n'est pas sans sujet que le Fils de Dieu a dit (Luc 11, 13) : « Si vous autres, tout méchants que vous êtes, vous savez néanmoins donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison votre Père qui est dans le ciel, qui est la Bonté même, donnera-t-il le bon esprit à ceux qui le Lui demandent avec foi et persévérance ».

Il ne dit pas que le Père céleste donnera du pain, ou des babils, ou la sagesse, ou la charité, ou le royaume des cieux, ou la vie éternelle, mais il dit qu'il lui donnera le bon esprit, parce qu'en lui se trouve renfermé tout le reste. Ne cessez donc, chaque jour, de rappeler au Père les promesses du Fils, et de dire avec une grande ferveur et une grande confiance : « Père saint, ce n'est pas sur ma justice que je fonde ma prière, mais sur la promesse de votre Fils unique » ; il nous dit : combien plus forte raison votre Père donnera-t-il le bon esprit à ceux qui le Lui demandent ! Assurément votre Fils est la Vérité, Il ne nous a pas trompés : accomplissez donc la promesse de ce Fils qui Vous a glorifié sur la terre, qui Vous a obéi jusqu'à la mort et à la mort de la Croix ; donnez le bon esprit à celui qui Vous le demande, donnez-lui l'esprit de crainte et d'amour, afin que votre serviteur ne craigne autre chose que de Vous offenser, qu'il n'aime que Vous et son prochain pour l'amour de Vous. Créez en moi un cœur pur, et renouvelez au fond de mes entrailles l'esprit de droiture et de justice, ne me rejetez pas de devant votre Face et ne retirez pas de moi votre Esprit-Saint : rendez-moi la grâce de votre Joie salutaire, et fortifiez-moi par l'esprit d'une piété toute volontaire (Ps. 50).

Ainsi-soit-il. »

Source : site-catholique.fr

D'autres prières de Saint Robert Bellarmin

l'échelle sainte et le Gémissement de la colombe ou le don des larmes et les Discours tome 1 et 2
images/icones/marie.gif  ( 895314 )La Mère du Sauveur et notre vie intérieure par Fr. Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-05-12 22:20:53) 
[en réponse à 895312]

PREMIÈRE PARTIE
La Maternité divine et la plénitude de la grâce

Article I LA PRÉDESTINATION DE MARIE


La grandeur du Christ et celle de sa Mère ne sont en rien diminuées.
Marie a donc été Prédestinée d'abord à la maternité divine. Cette dignité apparait supérieure encore si l'on remarque que la Sainte Vierge, qui a pu mériter la gloire ou le ciel, n'a pu mériter l'Incarnation ni la maternité divine, car l'Incarnation et cette divine maternité dépas­sent la sphère du mérite des justes, lequel est ordonné à la vision béatifique comme à sa fin ultime.

II y a à cela une autre raison vraiment démonstrative; c'est que le principe du mérite ne saurait être mérité ; or l'Incarnation est, depuis le péché originel, le principe éminent de toutes les grâces et donc de tous les mérites des justes ; elle ne peut donc être méritée. Marie, pour les mêmes raisons, n'a pu mériter ni de condigno, ni de con­gruo proprie, sa divine maternité, c'eût été mériter l'In­carnation.

Comme le dit très exactement saint Thomas, ce que Marie a pu mériter par la plénitude initiale de grâce qu'elle avait gratuitement reçue de par les mérites futurs de son Fils, c'est l'augmentation de charité et le degré supérieur de pureté et de sainteté qui convenait, pour qu'elle fût la digne Mère de Dieu. Ou encore, comme le dit ailleurs saint Thomas, « Marie n'a pas mérité l'In­carnation (ni la maternité divine), mais, le décret de l'Incarnation étant supposé, elle a mérité d'un mérite de convenance que celle-ci se ferait par elle », c'est-à­-dire qu'elle a mérité le degré de sainteté qui convenait à la Mère de Dieu, degré que nulle autre vierge n'a mérité de fait et même ne pouvait mériter, car nulle autre n'a­vait reçu et ne devait recevoir la plénitude initiale de grâce et de charité qui fut le principe d'un tel mérite.

Cette première raison de l'éminente dignité de la Mère de Dieu, tirée de sa prédestination gratuite à ce titre le plus haut de tous, est d'une étonnante clarté. Elle con­tient trois vérités qui sont comme des étoiles de première grandeur dans le ciel de la théologie : 1° que, par un même décret, Dieu a prédestiné Jésus à la filiation divine naturelle et Marie à la maternité divine ; 2° que Marie a donc été prédestinée à cette divine maternité avant de l'être à la gloire et à un haut degré de gloire et de grâce, que Dieu a voulus pour elle pour qu'elle fût la digne Mère du Sauveur ; 3° que, tandis que Marie a mérité de condigno ou d'un mérite de condignité le ciel, elle n'a pu mériter l'Incarnation, ni la maternité divine, car celle-ci dépasse absolument la sphère et la fin ultime du mérite des justes qui est seulement ordonné à la vie éter­nelle des élus.

Cette raison a paru manifestement concluante à beau­coup de théologiens ; elle contient virtuellement ou même implicitement celles que nous exposerons à l'article sui­vant, et qui n'en sont que le développement, comme l'his­toire d'un prédestiné, est le développement de son éter­nelle prédestination.

La gratuité de la prédestination de Marie

Quelques précisions sur l'éminente prédestination de Marie permettent d'en mieux saisir la gratuité. Il faut remarquer que le Christ est parmi tous les hom­mes le premier des prédestinés, puisque sa prédestination est l'exemplaire et la cause de la nôtre ; il nous a mérité de fait tous les effets de notre prédestination, comme le montre saint Thomas, IIIa, q. 24, a. 3 et 4.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde