Le Forum Catholique
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( 895253 )
démission du secrétaire général de la Conf. des évêques de France par JVJ (2020-05-12 12:14:34)
La Croix du 12/5
Le P. Magnin, après un an, veut reprendre ses travaux.
La Croix nous dit bien de ne pas penser à mal, ce n'est ni une erreur de casting (sic), ni une divergence de vues (avec le président ?). Pour ce dernier point, ce ne serait pas honteux et logique, plutôt que d'être toujours à hue et à dia.
S'exprimer par prétérition, surtout dans l'Eglise, est risqué. Les mutations-évictions-promotions sont classiques.
Le P. Magnin ne sera jamais évêque, ni recteur de St-Louis-des-Français.
Si à peine moins d'un an après avoir accepté sa mission (redoutable), ce prêtre est nostalgique de ses recherches, il fallait peut-être réfléchir avant… Et pour servir l'Eglise de France, combien renoncent à leurs travaux personnels !? Mgr de Reims en est un exemple…
Ils ont de la chance de pouvoir changer comme cela…
Je n'avais pas beaucoup vu ce prêtre et j'imagine, à sa décharge, que cette fonction ne doit pas être simple, surtout dans les médias.
Bon courage au successeur, et qu'il réfléchisse à deux fois avant de dire oui. Qu'on nous pêche pas un prêtre type Odon Vallet. NNSS pourraient nommer une laïque ! Ce serait audacieux. Si possible âgée, mal fagotée et agitée du bocal. Ou un ancien représentant de la CFDT.
Si Charlotte d'Ornellas voulait se dévouer ! Elle sait déjouer les pièges et sait parler dans les médias, avec intelligence et tutti quanti.
Les laïcs, quand ils disent oui, savent en principe que c'est un oui qui n'appelle pas de non dans l'année qui suit, ni dans les cinquante années suivantes.
Ce professeur des Universités devait peut-être rester dans sa Catho de Lyon ou devant des étudiants. la fonction de porte-parole et secrétaire général doit être très très ingrate.

( 895273 )
« Un épiscopat qui n’assume pas toujours ses divergences » par Gaspard (2020-05-12 15:33:32)
[en réponse à 895253]

( 895278 )
et si ce prêtre pensait servir par JVJ (2020-05-12 17:46:44)
[en réponse à 895273]
la tendance olé-olé ou tisane tiède, et s'était rendu compte qu'il ne pourrait pas dire tout et n'importe quoi… Quand Vilnet présidait, à mon avis, il avait un programme en tête. Espérons que Mgr de Reims ait aussi le sien, car il succède à deux sinon trois présidents transparents et conciliants avec tout le monde.
Le président et d'autres piliers de la CEF ont peut-être, après tout, demandé d'aller voir si l'herbe était plus verte ailleurs…
Le président et le porte-parole sont arrivés en même temps. Un an, c'est suffisant pour voir si cela va coller ou non, les fiançailles peuvent être rompues ! Quand le vicaire général ne souffre plus son évêque, c'est au premier de partir. On enrobe cela de fumée plus ou moins épaisse, et c'est la vie.
Qu'un recteur d'une Catho (ce qu'il en reste de catholique et de rayonnant dans le Savoir…) devienne un vulgaire secrétaire général, si j'ose dire, c'était frappant.
Si le temps de la synthèse hollandienne était fini, ce serait bien. La Croix fera la tête. Quand l'archevêque de Paris ou de Reims parlent, l'interlocuteur sait qu'il faut se tenir à carreau, que ce dernier soit prêtre, évêque, journaliste ou ministre.
Je regrette pour lors de ne pas trop entendre Mgr de Reims, mais je ne suis pas non plus avec des antennes en permanence aux aguets…
Le look du futur vrai-faux débarqué disait déjà quelque chose de lui, quand bien même ai-je eu des amis prêtres en civil fort respectables.
Je ne crois pas que la majorité des évêques aujourd'hui soit aussi tiède qu'il y a vingt ou quarante ans. Au contraire, je suis plutôt optimiste à cet égard et ces évêques présentent bien dans l'ensemble, tout en étant accessibles. Les nominations sous François ne vont pas du tout dans le sens amazonien. Seulement, ils doivent aussi faire avec les salariés laïcs, la camarilla (mon vieux curé en civil appelait l'évêché, la mafia…), les vieux de la vieille en place, les structures vieillissantes sauce MRJC-MCR-Scouts de France, les très mauvaises habitudes… Et en beaucoup de diocèses, quand un évêque parle, le préfet ou le député socialiste sait que l'évêque n'a plus de troupes derrière lui (clercs et fidèles). Quand l'évêque d'Orléans parade le 1er mai sur le pont de la Loire, je voudrais que les Scouts d'Europe et les SUF s'absentent pendant une année, pour compter un peu les fruits de la pastorale diocésaine des jeunes et les familles catholiques... Quand les évêques regardent le nombre de séminaristes et la pyramide des âges des clercs incardinés, ils doivent avoir de belles nuits blanches. Ce n'est pas de leur faute.
On manque, j'en conviens, de personnalités comme Lustiger et Decourtrai. La presse catholique n'est plus rien du tout. Plus d'écrivains catholiques connus et introduits. C'est le repli et l'enfouissement par la force des choses.
La Croix a parlé récemment de Mgr Vigano et de la pétition ultra-conservatrice. Très drôle, mais aussi bien fait pour les pétitionnaires, dont un abbé parisien qui ne représente que lui.
Ultra-conservatrice, dans ce torchon, est le dernier cran avant néo-nazi.
Et le mot conservateur, tout court, ne doit pas être très bien porté dans leurs bureaux…
Il faudrait faire une anthologie des notices biographiques dignes de wikitruc quand un évêque meurt ou est nommé. La titraille du genre : "un évêque d'ouverture", "un évêque pour son peuple", "un évêque au souffle du concile". Quand Mgr X ou Y passera à un monde meilleur, La Croix n'aura pas (encore) le courage d'écrire "un évêque de fermeture, ultra-conservateur", "un évêque isolé et disputé", "le vieux était dépassé". Pourtant, le journal le pensera très fort…
Or La Croix reflète, je ne cesse de le dire, le courant dominant encore dans les bureaux de la CEF (l'appareil, pas forcément les évêques), dans les gros mouvements d'Eglise, dans les écoles diocésaines des ministères, dans certains séminaires, …
J'ai connu des séminaristes qui au séminaire français étaient allé devant la table d'honneur montrer leur dos (i.e. leur derrière) à un évêque d'Amiens, crinière blanche au vent, pour lui chanter l'Internationale.
Voilà des séminaristes qui y croyaient et qui avaient de l'humour ! Ils avaient aussi remis la statue de Jeanne d'Arc sur la terrasse.

( 895284 )
Intellectuels catholiques par Vox clamantis (2020-05-12 19:24:30)
[en réponse à 895278]
Il y en a encore, tout de même. Tenez, de tête :
- Rémi Brague
- Chantal Delsol
- Jean-Luc Marion
- Michael Edwards
- J'allais mettre Jean-François Colosimo et après vérification, il s'est fait orthodoxe. Il n'en demeure pas moins un intellectuel chrétien écouté.
Et on pourrait continuer... sans compter ceux qui ne se disent pas catholiques, mais dont la foi suinte partout dans leur oeuvre.

( 895298 )
Et Fabrice Hadjadj? par Signo (2020-05-12 20:43:27)
[en réponse à 895284]
Tout est dans le titre.

( 895299 )
On parle par Vox clamantis (2020-05-12 20:49:40)
[en réponse à 895298]
d'intellectuels qui ont une reconnaissance hors des sphères catholiques.
Fabrice Hadjadj n'intéresse que les cathos. J'irais même jusqu'à dire qu'il ne fait que ce que les anglais appellent preaching to the choir.

( 895310 )
on m'a offert le dernier folio de François Cheng par JVJ (2020-05-12 21:54:18)
[en réponse à 895299]
de l'Académie, sur Notre-Dame de Paris !
Je pense qu'il est catholique avec un prénom pareil. Ensuite, l'est-il de conviction ? Je ne sais. Wikipédia a sans doute la réponse.
Quelle truanderie de l'éditeur ! et de l'auteur !
Quelques pages reprenant son intervention tiédasse dans l'émission littéraire de France 5, puis la transcription de courriers de lecteurs. Deux ou trois parlent vaguement de Dieu et des catholiques, mais certains sont à côté de la plaque.
Tout, sauf un bouquin catholique. C'est un truc pour lecteur de Télérama et catho de gauche, ça, oui.
Bouquin qui ne pourra caler aucune armoire tant il est mince.
Pour se faire de l'argent, l'éditeur a su faire !
Vous mettez Notre-Dame sur une chèvre, cela s'achètera.
S. Tesson a fait la même chose. Je l'aime beaucoup, mais il est athée et critique, c'est son droit, la foi catholique, sur un autre registre que l'islam, j'en conviens.
Je vous remercie tous les deux d'avoir engagé un échange, cela dit, évidemment !

( 895313 )
François Cheng par Vox clamantis (2020-05-12 22:18:57)
[en réponse à 895310]
Est-il catholique ? C'est une bonne question.
Outre son affection visible pour le Poverello d'Assise, il reconnait en Jésus-Christ le tournant de l'histoire, l'innocent qui a vaincu le mal en acceptant d'en être la victime jusqu'au bout, mais je ne l'ai jamais lu professer la Résurrection, et il affirme l'importance de son héritage culturel taoiste.
En fait de monter au créneau, Jean-Luc Marion a tout de même publié l'an passé une Brève apologie pour un moment catholique. Après les médias ne sont pas forcément son arène, mais je n'imagine pas non plus Mauriac ou Claudel chez Hanouna...
Après les médias n'interrogent guère les grands intellectuels, les spécialistes de leur discipline. Regardez qui elles invitent en histoire, eh bien c'est pareil en philosophie, et dans tous les domaines. Les médias ne veulent pas d'universitaires, pas de grands savants... c'est ennuyeux, cela ne vend pas.
En fait de personne dont la foi suinte dans les écrits, je pensais à Michel Zink. Le Jongleur de Notre-Dame remet au goût du jour des récits de miracles, qui sont évidemment chrétiens par eux-mêmes, mais les adapte admirablement à la sensibilité contemporaine, et je doute qu'une telle réussite puisse se faire sans avoir derrière soi une longue route auprès du Christ. Mais je peux me tromper...
J'espère que le pauvre n'ouvrira jamais ce forum pour se voir mis au rang d'un Matzneff (qui affirme une foi dont on ne voit guère les œuvres).
Comme vous avez cité l'Académie catholique de France, j'ai jeté un oeil à ce machin peu connu (j'en avais déjà entendu parler, sans plus), et j'ajoute à ma liste :
- Pierre Manent
- Denis Tillinac (qui a un vrai écho hors monde catholique)
- l'orfèvre Goudji (dont l'oeuvre à Chartres est absolument magnifique).

( 895322 )
Goudji n'est pas catholique, mais par JVJ (2020-05-12 22:46:41)
[en réponse à 895313]
je l'admire aussi beaucoup, à Chartres (que certains ne rient pas…) comme ailleurs. C'est autre chose que l'autel et l'encensoir concentrationnaires de l'artiste athée, ami de Lustiger…
Tillinac, à la rigueur, mais bon, ce n'est pas un écrivain qui restera. Il existe parce qu'il fut éditeur, ce qui aide pour être publié. Sa vie personnelle, comme d'autres (Green n'est pas un modèle de vertus…), ne plaide par pour la fidélité dans le mariage. Je ne blâme pas.
J'entendais des écrivains à forte carrure, pas pour C8, mais pour faire une tribune deux fois par an dans Le Figaro et calmer quelques-uns, ou pour parler de la messe qui manque à certains Catholiques. Pour dire que les Catholiques de la manif pour tous ne sont pas des abrutis "homophobes".
M. Zink n'est pas du tout un catholique étiqueté comme tel. C'est un homme charmant et bien élevé, c'est entendu. Darcos, chancelier de l'Institut et latiniste distingué, est peut-être catholique pratiquant, mais il est sous les radars.
Manent, très timide, est fait pour les doctorants et les lecteurs de "Commentaire". Il prône un accommodement avec les musulmans : c'est un libéral, du point de vue politique. Il est catholique, peut-être, sans doute. Il a dirigé des thèses de prêtres, très bien. Mais ce n'est pas le profil d'un Graham Greene, d'un Mauriac (j'y reviens). Même les MRP dévoyés comme Maurice Schumann feraient l'affaire. Ce dernier, juif converti, a dit à la fin de sa vie qu'il mourrait catholique romain, toujours, avec sa voix, qui, pour ma part, m'est tenue en haute estime. Quand Le Figaro a publié une pétition de gens solides pour défendre la messe traditionnelle, il y eut quelques pointures, du théâtre (et même homosexuels, tant mieux !). J'avais cité déjà ici le sublime et regretté Claude Rich (jouant un magnifique Ottaviani dans un film méconnu sur Jean XXIII).
Finkielkraut le samedi ne peut inviter personne pour défendre un peu l'Eglise ou exposer les choses.
Bien cordialement cela dit !

( 895308 )
impressionnante liste ! par JVJ (2020-05-12 21:48:36)
[en réponse à 895284]
Tant mieux si ces personnes existent dans leur coin, mais bon…
On ne voit jamais M. Marion monter au créneau et il n'y a plus de Pivot pour inviter ce genre de personne. Il y a un refus dans ce très petit milieu parisien de se frotter aux médias ou de défendre l'Eglise, au sens institutionnel. Qui a volé à la rescousse du cardinal Barbarin ? Quand La Croix parlait de "Philippe Barbarin" ? Quand on regarde l'Académie Française, le temps des ducs et des R.P. Carré est fini ! Je ne vois pas Mgr Dagens parmi les personnalités catholiques les plus en vue et lues dans la société française…
Druon et son successeur perpétuel (orthodoxe)
Je parlais aussi d'écrivains comme Frossard, Mauriac, Green, et un cran au-dessous, Saint-Pierre, Paupert, même Clavel si vous voulez. Je ne veux pas d'un dégoulinant Claudel aujourd'hui. On rirait de lui. Quant à rêver d'avoir un Bloy, hors structure, qui ferait bondir plus d'un catholique compassé et en règle avec le concile de Trente.
Mme Delsol, intéressante mais tristissime, joue sa partition et se sait aussi marginale que son mari. Elle fait de la philosophie politique, et je l'ai entendue encore récemment faire l'éloge d'une Europe presque fédérale (comme son mari qui était UDF).
On ne leur demande pas de réciter le catéchisme et je crains que l'étiquette catholique, en France, ne vaut plus grand'chose dans le monde académique. Comme un Raspail, leur production n'est pas spécifiquement étiquetée catholique.
A quoi sert l'Académie catholique de France ?
Interrogez en sortant des chapelles et des églises si les personnes connaissent son existence !
Je suis le premier à le regrette et j'ai pu le dire à certains """"académiciens"""".
Colosimo est un mauvais exemple, et c'est un rose-conservateur très hostile à Rome. Mais les Dominicains n'ont rien trouvé de mieux que de le faire travailler : Le Cerf ! Comme cet homme a un carnet d'adresses et a dirigé les éditions du CNRS... Copain de Calvi, Colosimo était souvent invité à C dans l'air, et ne disait pas que des choses intelligentes et neutres sur le catholicisme. Il faisait souvent de l'anthropologie et c'était décapant, pas toujours juste. Votre doute à son endroit est surprenant. J'aime beaucoup les Orthodoxes, mais pas quand ils se donnent des airs détachés alors qu'ils militent (aux Catholiques de ne pas en faire autant).
Les médias en sont à appeler Odon Vallet, l'abbé de La Morandais, Isabelle de Gaulmyn, la snobe de Paris-Match formée chez les Dominicaines pour filles de bonne famille (et qui claque la bise au pape actuel). J'ai honte à chaque fois. Bernard Lecomte, vu hier dans le documentaire sur Pie XII, est un excellent journaliste, par ailleurs catholique et biographe de Jean-Paul II, mais ce n'est qu'un journaliste.
Ro-mans. Pour la poésie, c'est souvent raté et très subjectif.
Ne me sortez pas des auteurs qui ont de telles prudences ou qui sont tellement peu lus, qu'ils feraient passer Roger Peyrefitte pour une grenouille de bénitier (et il le fut !).
Il y a des volumes sur l'histoire littéraire du catholicisme, magnifiques. Je me demande bien ce qu'on pourra mettre depuis les années 80 du côté Français. Je suis le premier à le regretter.
Comme dirait Pietro Citati au sujet de la littérature italienne mauvaise à la fin du XXe s., je pourrais en dire autant de la littérature française catholique depuis quelque temps : "elle se repose, elle est fatiguée, une autre viendra. Peut-être".
Ne me citez pas un Richard Millet (qui assume sa catholicité, et son mépris de la nouvelle liturgie, car ses romans ne sont pas proprement catholiques. Et pour certains, ils en feraient rougir plus d'un…). Je ne demande qu'à connaître ! Mais si des auteurs existaient, cela se saurait.
Matzneff suinte aussi de foi dans son journal ! Et même dans le dernier où il raconte ses coucheries avec une tradi (majeure et brillante, et qui existe vraiment) qui veut se faire carmélite et va à St-Eugène... On suit les interventions de leurs directeurs spirituels (autant ne pas en avoir…). Ils couchent, puis elle va se confesser et lui va communier dans son église orthodoxe. Je ne dirais pas que c'est un écrivain spirituel (je sais, le journal inédit de Green n'est pas piqué…). GM loue aussi Benoît XVI en plusieurs endroits et rigole de François.

( 895287 )
"Mgr de Reims" ? par Meneau (2020-05-12 19:47:27)
[en réponse à 895278]
Bizarre comme formulation. J'aurais dit "Monseigneur l'évêque de Reims" ou "Monsieur de Reims" ou, plus contemporain, "l'évêque de Reims" ou "Mgr X", mais pas "Mgr de Reims"...
Cordialement
Meneau

( 895303 )
je reste coi par JVJ (2020-05-12 21:15:40)
[en réponse à 895287]
et je ne cherche pas à être (votre) contemporain… Je pensais être sur un forum traditionnel !
Ma façon de nommer un évêque par son siège n'a rien que de traditionnel et archi-banal.
J'aurais au demeurant parlé d'archevêque de Reims à partir de l'époque carolingienne, non d'évêque… (il m'arrive d'écrire vite, plus souvent qu'à mon tour).
"Monsieur de Reims", de nos jours, passerait pour un peu méprisant et je n'ai nulle envie de mépriser cet archevêque-ci, à moins d'être en compagnie de membres de la Société d'Etude du XVIIe siècle, ce qui peut m'arriver.
Comme vous me tendez une perche involontairement, je pourrais lancer un petit débat sur l'appellation fort peu traditionnelle qui consiste à nommer un prêtre séculier… de "Monsieur l'abbé". Mais passons… Encore une tradition qui ne peut se prévaloir que de quelques siècles. C'est toujours mieux que de nommer les prêtres par leur prénom ou "le père Olivier", en omettant le patronyme.
Il m'arrive de lire des personnes bien intentionnées, mais malheureuses, qui parlent de "Mgr Pierre Cauchon".
Quand je pense qu'ici certains rigolent au sujet de chanoines séculiers, alors que ceux-ci ont parfaitement le droit de s'en prévaloir. Ces contempteurs très mal informés ont certainement lu la thèse en droit canon de Mgr Schmitz.

( 895315 )
À la demande des "frères :." ? par vistemboir2 (2020-05-12 22:23:01)
[en réponse à 895253]
"Le P. Magnin, après un an, veut reprendre ses travaux", dites-vous.
Sont-ce ses "planches" en "atelier" ?
Il est vrai que ses fonctions à la CEF n'ont peut-être pas été jugées finalement tout à fait compatibles avec ses accointances maçonniques : si tel est le cas, nos évêques ont bien mis du temps à s'en apercevoir...

( 895327 )
Vous saviez aussi... par JVJ (2020-05-12 22:52:10)
[en réponse à 895315]
Oui, il y a des profils qui se dévoilent au fil des discussions privées, peut-être… Le col romain fait mal aussi, quand on n'a pas l'habitude. On se croit être devenu le chien de la fable, quand on voudrait rester un loup lyonnais… Un porte-parole n'a pas à réfléchir, mais à porter la parole d'autres que soit. Je l'avais senti un jour sur BFM très filandreux, comme un cardinal Vingt-Trois. J'avais mis cela sur le compte du stress (et puis une volonté de ne pas choquer les lecteurs de La Croix…).
Je vois mal l'archevêque et quelques autres évêques relativiser certain tropisme ou certain relativisme chez certains subordonnés. Le vent a tourné, il était temps.
Pourquoi pas alors une commission nazisme et humanisme ? Dans les années 50, combien dans l'Eglise ont dialogué avec le marxisme avant de s'y convertir ou de finir au PSU, ce qui n'était pas mieux… La CFDT doit beaucoup à ces cathos de gauche dont les gosses ont déserté les bancs des églises (d'une certaine manière, on peut comprendre).