Le Forum Catholique
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( 895159 )
Dispenses de consanguinité : question aux prêtres, juristes et historiens par Pétrarque (2020-05-11 14:59:47)
J'aurais aimé savoir quelle est, au cours des siècles, la doctrine et la pratique de l'Eglise -et aussi de l'Etat- concernant les mariages consanguins.
Je rencontre dans des recherches généalogiques un couple de cousins germains qui se sont mariés en 1841 (mairie et église), mais je ne trouve pas de trace d'une quelconque dispense de consanguinité. Les archives, tant municipales que paroissiales, sont soit manquantes, soit muettes.
Tolérait-on des exceptions ? Apparemment, oui. Dans ce cas, pour quelles raisons ? Et si dispense il y avait, où peut-on aujourd'hui en trouver trace, sachant que les actes disponibles ne sont pas accompagnés dans les AD d'une dispense en bonne et due forme ?
Merci à tous ceux qui prendront le temps de m'éclairer.

( 895169 )
pour une saine approche traditionnelle par JVJ (2020-05-11 17:33:00)
[en réponse à 895159]
Professeur Patrick Corbet
Je refuse de tenir compte de toute nouveauté après 1200. Pourquoi pas le concile de Trente pendant qu'on y est !
Les dispenses de consanguinité sont très facilement accessibles, de Mme Boutin aux Orléans et à bien des Bourbons…
En revanche, pour annuler un mariage, même après le concile qui sut si bien égaliser les conditions, il vaut mieux être une princesse de Monaco qu'une inconnue…

( 895172 )
Ne partez pas au quart de tour, car ce que vous dites n'est pas vrai... par Fenestri (2020-05-11 17:52:06)
[en réponse à 895169]
En revanche, pour annuler un mariage, même après le concile qui sut si bien égaliser les conditions, il vaut mieux être une princesse de Monaco qu'une inconnue…
Je connais plusieurs personnes qui ont pu voir déclarer nul leur mariage (pour de justes et objectives raisons)... et qui ne sont pas des Grimaldi, ou alors elles cachent bien leur jeu ! (ce qui est possible au vu de ce que devient la maison, mais ce n'est pas le sujet...)

( 895213 )
Caroline de Monaco... par Paterculus (2020-05-11 22:27:21)
[en réponse à 895172]
... a divorcé en 1980 . Elle a introduit sa demande de reconnaissance de nullité de mariage en 1981 et la procédure n'a abouti qu'en 1992.
Parler de favoritisme à ce sujet est une grossièreté.
Votre dévoué Paterculus

( 895176 )
Pour savoir si une dispense a été octroyée... par Chicoutimi (2020-05-11 18:14:58)
[en réponse à 895159]
il faudrait consulter le dossier de mariage comprenant l'enquête pré-nuptiale qui a été réalisée avant le mariage. Je ne pense pas que de tels documents soient ouverts aux chercheurs en raison de la confidentialité des renseignements qui s'y trouvent, et aussi parce que d'habitude on rouvre ce type de document seulement lorsqu'une procédure pour nullité de mariage est entamée (car effectivement, si aucune dispense n'a été accordée, le mariage pourrait ipso facto est reconnue comme invalide, par vice de forme, sans aller plus loin).
Mais il serait surprenant qu'une telle dispense n'ait pas été accordée. Les curés savent ce qui constitue un empêchement. Des erreurs peuvent survenir, mais je ne pense pas que des curés aient volontairement pris des libertés en la matière.
Il y a deux possibilité pour l'obtention de la dispense: soit que le curé l'ait accordée de lui-même en vertu des dispositions du droit, soit que le curé ait envoyé à la chancellerie le dossier afin d'y obtenir, par l'Ordinaire du lieu ou son délégué, ladite dispense. Dans les deux cas, la mention de la dispense est sensée être inscrite dans le dossier de mariage dont la paroisse a probablement encore copie mais qu'il n'est probablement pas possible de consulter sans une raison sérieuse.

( 895177 )
Pour l'état-civil par Sic transit (2020-05-11 18:16:35)
[en réponse à 895159]
Aucun empêchement sous la République pour les mariages entre cousins germains, il est donc normal qu'il n'y ait aucune trace de dispense sur des registres du XIXe s.

( 895179 )
Code de 1917... par Chicoutimi (2020-05-11 18:23:36)
[en réponse à 895159]
Sous le régime du code de 1917, il était facile d'obtenir cette dispense:
''Sont empêchements mineurs ceux auxquels l'Église attache aujourd'hui moins d'importance et dont elle dispense facilement. Le c. 1042 les énumère: consanguinité au troisième degré de la ligne collatérale; affinité au second degré de cette ligne; honnêteté publique au second degré; parenté spirituelle (…)'' (Source)

( 895589 )
Merci à tous par Pétrarque (2020-05-16 11:40:01)
[en réponse à 895159]
... pour vos réponses.