Le Forum Catholique

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images/icones/hein.gif  ( 894634 )A temps exceptionnels, autorisation exceptionnelle pour les mariages ? par Anne Charlotte Lundi (2020-05-06 14:00:52) 

En ces temps d'interdits tous azimuts, notamment sur la liberté de culte, etc... ne pourrait-on pas avoir une "dérogation exceptionnelle" de la part des autorités ecclésiastiques pour se marier sans être passés devant le maire, puisque celui-ci ne peut pas marier ses administrés ?
Et s'engager -sur l'honneur- à passer ensuite devant Monsieur le Maire dès que possible !
images/icones/neutre.gif  ( 894648 )trop bons par Germanicus (2020-05-06 16:30:16) 
[en réponse à 894634]

ca va les perdre!
images/icones/neutre.gif  ( 894701 )C'est un droit qui devrait se prendre par Donapaleu (2020-05-07 11:25:13) 
[en réponse à 894634]

avec des mariés et un prêtre courageux ? Je ne vois pas pourquoi l'état s'indignerait d'une cérémonie à laquelle il ne reconnait aucune valeur !
images/icones/fleur.gif  ( 894704 )Avant d’être un sacrement, le mariage est un acte naturel par Semetipsum (2020-05-07 11:49:46) 
[en réponse à 894634]

Avant d’être un sacrement, le mariage est un acte naturel qui a des répercussions dans la sphère civile et sociale (la société dont la famille est la cellule de base), il lui faut donc des « garanties » dans ce domaine (droit de la famille entre autre).
L’Église a toujours reconnu ce fait et aujourd’hui encore, deux non baptisés mariés et qui souhaitent se faire baptiser ne devront pas se remarier et ne pourront pas considérer leur mariage civil comme nul.
Il se trouve que sous l’ancien régime l’Église avait le rôle de l’État Civil d’aujourd’hui. Il suffirait que les prêtres soient considérés comme Officiers d’Etat Civil.
Un mariage religieux sans mariage civil est simplement impensable sans un accord entre le Trône et l’Autel.
Ce n’est pas une autorité ecclésiastique qui peut décider seule d’une telle dérogation.
images/icones/livre.gif  ( 894711 )Le message d'un liseur par XA (2020-05-07 12:08:31) 
[en réponse à 894634]


Madame, Monsieur,

Je ne suis pas inscrit au forum mais je pense qu’il faut absolument porter une réponse juridiquement correcte
à la question : “A temps exceptionnels, autorisation exceptionnelle pour les mariages ?”
évoquée sur le forum aujourd’hui.

(...)

Pour les mariages en cette période de pandémie

1° L’Eglise n’étant pas née d’hier et il existe donc une solution canonique à ce vieux problème.
Vous la trouvez au CIC, c. 1116 § 1, n°2.
Un homme et une femme, catholiques latins, peuvent contracter validement et licitement un mariage
sacramentel devant seulement deux témoins dans le cas particulier de la pandémie actuelle.
Ils prendront juste soin de faire – le moment venu - enregistrer leur mariage par leur curé
et d’effectuer les démarches civiles habituelles.

2° Il existe aussi une autre solution cette fois-ci en droit étatique depuis la petite modification
du code pénal effectuée sous le gouvernement du premier ministre Lionel Jospin.
Le nouvel article 433-21 du Code pénal dit : « Tout ministre d’un culte qui procèdera, de manière habituelle,
aux cérémonies religieuses de mariage sans que ne lui ait été justifié l’acte de mariage préalablement
reçu par les officiers de l’état civil sera puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. »

Étant donné qu’a délibérément été rajouté au texte Napoléonien les mots “de manière habituelle”
il est possible de célébrer de manière exceptionnelle en temps de pandémie un mariage religieux
sans que le mariage civil ait été célébré au préalable.

Donc le problème évoqué n’existe pas dans les faits. Les curés et les fidèles ont le choix de la solution
et rien ne peut empêcher un homme et une femme de se marier de suite s’ils le veulent.

images/icones/bravo.gif  ( 894743 )Merci beaucoup et une autre piste par Anne Charlotte Lundi (2020-05-07 14:47:51) 
[en réponse à 894711]

Un ami par téléphone à l'instant me conseille aussi d'écouter l'abbé de Pommerol sur le sujet.