Le Forum Catholique

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images/icones/tele.gif  ( 894626 )Le diacre permanent par AVV-VVK (2020-05-06 11:00:35) 

au service des pauvres, (toujours les pauvres), dans une vidéo avec un message du pape. Le fait que le diacre permanent est marié, est depuis Vatican II accepté. Pourtant sur ce point je voudrais vous faire lire "Sedes Sapientiae" 151 page 85 qui rappelle la "rupture avec la tradition de l'Eglise latine".
images/icones/fleche3.gif  ( 894628 )Les diacres sont au service des pauvres, oui. par Fenestri (2020-05-06 12:01:52) 
[en réponse à 894626]


au service des pauvres, (toujours les pauvres)



Ah la la, ces pauvres !

« Il y aura toujours des pauvres parmi vous, répond Notre-Seigneur, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. » Ce qui veut dire : « Ne laisse pas sonner en vain l’heure de la miséricorde. Tu ferais mieux de rendre tout de suite l’argent que tu m’as volé, au lieu d’essayer de monter la tête de mes apôtres avec tes spéculations imaginaires sur les fonds de parfumerie et tes projets d’œuvres sociales. De plus, tu crois ainsi flatter mon goût bien connu pour les clochards, et tu te trompes du tout au tout. Je n’aime pas mes pauvres comme les vieilles Anglaises aiment les chats perdus, ou les taureaux des corridas. Ce sont là manières de riches. J’aime la pauvreté d’un amour profond, réfléchi, lucide — d’égal à égal — ainsi qu’une épouse au flanc fécond et fidèle. Je l’ai couronnée de mes propres mains. Ne l’honore pas qui veut, ne la sert pas qui n’ait d’abord revêtu la blanche tunique de lin. Ne rompt pas qui veut avec elle le pain d’amertume. Je l’ai voulue humble et fière, non servile. Elle ne refuse pas le verre d’eau pourvu qu’il soit offert en mon nom, et c’est en mon nom qu’elle le reçoit. Si le pauvre tenait son droit de la seule nécessité, votre égoïsme l’aurait vite condamné au strict nécessaire, payé d’une reconnaissance et d’une servitude éternelles. Ainsi, t’emportes-tu aujourd’hui contre cette femme qui vient d’arroser mes pieds d’un nard payé très cher, comme si mes pauvres ne devaient jamais profiter de l’industrie des parfumeurs. Tu es bien de cette race de gens qui ayant donné deux sous à un vagabond, se scandalisent de ne pas le voir se précipiter du même coup chez le boulanger pour s’y bourrer du pain de la veille, que le commerçant lui aura d’ailleurs vendu pour du pain frais. À sa place, ils iraient aussi chez le marchand de vins, car un ventre de misérable a plus besoin d’illusion que de pain. Malheureux ! L’or dont vous faites tous tant de cas est-il autre chose qu’une illusion, un songe, et parfois seulement la promesse d’un songe ? La pauvreté pèse lourd dans les balances de mon Père Céleste, et tous vos trésors de fumée n’équilibreront pas les plateaux. Il y aura toujours des pauvres parmi vous, pour cette raison qu’il y aura toujours des riches, c’est-à-dire des hommes avides et durs qui recherchent moins la possession que la puissance. De ces hommes, il en est parmi les pauvres comme parmi les riches et le misérable qui cuve au ruisseau son ivresse est peut-être plein des mêmes rêves que César endormi sous ses courtines de pourpre. Riches ou pauvres, regardez-vous donc plutôt dans la pauvreté comme dans un miroir car elle est l’image de votre déception fondamentale, elle garde ici-bas la place du Paradis perdu, elle est le vide de vos cœurs, de vos mains. Je ne l’ai placée aussi haut, épousée, couronnée, que parce que votre malice m’est connue. Si j’avais permis que vous la considériez en ennemie, ou seulement en étrangère, si je vous avais laissé l’espoir de la chasser un jour du monde, j’aurais du même coup condamné les faibles. Car les faibles vous seront toujours un fardeau insupportable, un poids mort que vos civilisations orgueilleuses se repassent l’une à l’autre avec colère et dégoût. J’ai mis mon signe sur leur front, et vous n’osez plus les approcher qu’en rampant, vous dévorez la brebis perdue, vous n’oserez plus jamais vous attaquer au troupeau. Que mon bras s’écarte un moment, l’esclavage que je hais ressusciterait de lui-même, sous un nom ou sous un autre, car votre loi tient ses comptes en règle, et le faible n’a rien à donner que sa peau.» (Journal d'un curé de campagne, Bernanos).

Les "pauvres" sont illustrés dans la vidéo : prisonniers, personnes âgées, clochards. De plus, le pape précise que les diacres ne sont pas des "deuxièmes prêtres", ça devrait vous plaire, non ?

J'ai côtoyé différents diacres et si certains semblent effectivement se la jouer 2e prêtres, j'en ai rencontré qui respiraient la sainteté et dont le couple - et la famille - étaient (et sont !) des modèles conjugaux.

Prions pour eux !

"N° 29 Au degré inférieur de la hiérarchie, se trouvent les diacres auxquels on a imposé les mains «non pas en vue du sacerdoce, mais en vue du service» . La grâce sacramentelle, en effet, leur donne la force nécessaire pour servir le peuple de Dieu dans la «diaconie» de la liturgie, de la parole et de la charité, en communion avec l’évêque et son presbyterium. Selon les dispositions prises par l’autorité qualifiée, il appartient aux diacres d’administrer solennellement le baptême, de conserver et distribuer l’Eucharistie, d’assister, au nom de l’Église, au mariage et de le bénir, de porter le viatique aux mourants, de donner lecture aux fidèles de la Sainte Triture, d’instruire et exhorter le peuple, de présider au culte et à la prière des fidèles, d’être ministres des sacramentaux, de présider aux rites funèbres et à la sépulture. Consacrés aux offices de charité et d’administration, les diacres ont à se souvenir de l’avertissement de saint Polycarpe : « Être miséricordieux, zélés, marcher selon la vérité du Seigneur qui s’est fait le serviteur de tous »."

- Lumen Gentium

images/icones/fleche2.gif  ( 894637 )Une belle argumentation, certes, par AVV-VVK (2020-05-06 14:27:14) 
[en réponse à 894628]

Passons sur l' attention presqu' exclusive pour les pauvres du point sociologique dans les messages du pape.
Sans vouloir dénigrer (!) la vie mariée des diacres on peut se poser la question si la suppression du célibat pour les diacres permanents n' affaiblit pas l' obligation du célibat sacerdotal dans l' Eglise latine ce que l' article démontre solidement.
images/icones/fleche3.gif  ( 894639 )Aux dernières nouvelles, le célibat sacerdotal est la norme... par Fenestri (2020-05-06 14:31:15) 
[en réponse à 894637]

Et le diaconat fixe l'état de vie. Il existe des diacres permanents célibataires.

Je suis en revanche intéressé par l'article dont vous parlez. Serait-il possible d'en obtenir une retranscription, ou tout du moins certains extraits ?

Merci !
images/icones/salutscout.gif  ( 894641 )attention à la manie de la rupture... par JVJ (2020-05-06 14:39:31) 
[en réponse à 894626]

On n'entendait pas ordination ou bénédiction aujourd'hui comme autrefois… Notre grille de lecture ne peut s'appliquer aux premiers temps, ni dans un sens, ni dans l'autre.
Si c'est le mot qui fait peur, les diaconesses, à recontextualiser, existaient jusqu'au VIIe siècle au moins et pour autant qu'on sache. Les veuves diaconesses servaient au service de l'autel et distribuaient les eulogies, c'est évident, les vitae ne mentent pas quand elles sont éditées soigneusement et sérieusement datées.
Quand Ste Aldegonde est représentée tenant une monstrance au XVIIe siècle, cela ne fait hurler personne, car sa vita prima du VIIIe siècle était connue… (et que personne ne me dise que la monstrance existait au VIIIe siècle, comme l'élévation de l'hostie).

Inutile de faire des bons en lisant le mot episcopissa ! C'est la femme de l'évêque… D'où la nécessité de ne jamais se braquer sur un mot.

On ne saura jamais tout des premiers siècles du christianisme. Les ministères ne sont pas aussi bordés qu'aujourd'hui (Professeur P. Edouard Cothenet, Communautés chrétiennes au Ier siècle, Salvator, 2015).

P. Joseph Lécuyer cssp, Le sacrement de l'ordination. Recherche historique et théologique, Beauchesne, 1983.

On ne devrait pas lire que les exégètes, mais aussi les historiens du premier christianisme qui n'ont intérêt ni à cacher, ni à promouvoir.
Les romanistes sont plus intéressants que les médiévistes ou les théologiens qui lisent les textes avec des lunettes du XVIe s. ou du XXe s.

Le Professeur Hubert Le Bourdellès a écrit une étude sur "les ministères féminins dans le haut Moyen Âge en Occident" (1990). Au IVe s., les veuves diaconesses portent l'étole croisée, car elles n'ont pas accès à la parole (aujourd'hui, cela ferait des frustrées…).
Le Professeur Jean Heuclin travaille beaucoup sur ces veuves, vierges consacrées, Deo Sacrata, Deo devotae, diaconissa, …

Je ne mets personne dans le même panier et j'ai au moins un ami diacre permanent marié qui est le respect même du prêtre, dont l'ecclésiologie est parfaite, qui s'instruit, qui supplée pour les baptêmes et enterrements (je le répète, des curés de campagne et même de ville n'ont que deux bras, et bien des diacres refusent de le faire !), qui porte de belles dalmatiques, qui reste à sa place, qui m'aide à prier pendant la messe, qui me repose de beaucoup de laïcs qui s'agitent devant moi ou sur les bancs, qui est très respecté, qui se rend parfois à la messe traditionnelle, qui connaît Elisabeth de France et le comte de Chambord… Il est même en thèse à Strasbourg sur st Augustin.

Je sais, il y a des poissons volants, mais ce n'est pas la règle.
Je vous le concède aussi, des amis prêtres sont embêtés autant par le diacre que la diaconesse, la formation des diacres est une chose assez obscure, mais elle l'est aussi pour les prêtres et les religieux par endroit (et je ne me vois exclure aucun lieu là-dedans a priori…).

Quand l'évêque a ordonné mon ami, il lui avait clairement été dit par celui-ci qu'il devait s'attendre un jour à devenir prêtre. Je l'atteste et c'était une atteinte de l'évêque aujourd'hui mort, au ciel au milieu de diaconesses. L'ami a en cours de route changé à cet égard…

Question : quelles femmes peuvent-elles avoir le droit très traditionnel de porter étole et manipule ? J'imagine même que le concile, dans ses conséquences, a supprimé cette pratique !

Je n'écris pas cela pour piéger, ni pour étaler, mais pour intriguer et montrer que l'Eglise est d'une telle diversité depuis deux mille ans !

Quand je vois un curé syrien gréco-melkite marié et papa (qui risque sa peau par ailleurs et qui n'a pas d'argent sur un compte), je n'ai pas l'impression d'être devant un monstre et quelqu'un d'atroce. En liturgie, la position de ses mains et le ton de sa voix sont magnifiques. Etrange qu'aucun provocateur n'ait conseillé de faire cohabiter plusieurs rites dans nos diocèses… Cela exista longtemps par endroit… Les rites orientaux auraient bien à en remontrer pour le NOM et personne ne bronche quand le prêtre disparaît, tandis que nos bons "tradis" des XVIIe-XVIIIe s. ont supprimé ces admirables jubés !!! Jubés que les Anglicans ont souvent maintenu… Vive le jubé !

Je vois aussi des popes roumains qui sont la rigueur-même et qui en toutes occasions ressemblent à quelque chose… Si un Français pouvait respecter un curé comme les Roumains respectent le pope et sa femme…

(je ne veux ni diaconesse, ni prêtre latin marié tout en sachant que la discipline fut longue à établir et n'a pas deux mille ans pour elle, je ne supporte qu'un laïc distribue la communion ou préside quoi que ce soit.
Le mariage est un problème que deux personnes n'auraient jamais eu tout seul, Sacha Guitry).

Les Eglises d'Orient se plaignaient à Vatican II de faire un concile pour les seuls Latins. Pas faux.
images/icones/fleche2.gif  ( 894654 )Il y a deux sortes de diacres permanents... par Chicoutimi (2020-05-06 18:11:12) 
[en réponse à 894626]

du moins en théorie et ce dans les premières années qui ont suivies le Concile (à savoir des ''jeunes célibataires'' et des ''hommes plus âgés mariés''), mais on voit maintenant que ce sont surtout des hommes mariés qui sont ordonnés pour le diaconat permanent.

Concernant la question du célibat pour les diacres, il est vrai que les Pères du Concile étaient divisés sur la question.

Une petite anecdote: 56 pères votèrent sur la question de la restauration du diaconat permanent présentée dans le schéma préparatoire De Sacramento Ordinis. Mais 31 votèrent non placet (parmi lesquelles… le Cardinal Montini) car ces derniers étaient inquiets que l'on puisse permettre à des hommes mariés d'être diacres. Un père s'est abstenu de voter, et finalement 16 votèrent placet (information tirée du livre ''The Deacon Reader'' par James Keating, Paulist Press, 2006, p. 43). Le schéma a dû être réécrit, et pas qu'une fois.

Ce n'est donc qu'après avoir eu la certitude que les diacres mariés ne changeraient aucunement la discipline du célibat sacerdotal, et après avoir maintenu qu'un diaconat pour célibataires était possible, que les pères votèrent pour la restauration du diaconat permanent. Sur la question de conférer l'ordre diaconal à des hommes mariés, le vote fut: 1 598 pro; 629 contra. Mais l'idée de conférer le diaconat à de jeunes hommes sans les obliger à la loi du célibat fut rejetée avec 1 364 votes contre 839. Il est tout de même sidérant de voir que plus de 800 évêques n'avaient aucune objection à conférer l'ordre diaconal à des jeunes hommes sans les obliger au célibat.

On voit donc que le Concile est le fruit de compromis entre différentes tendances, et cela a laissé sa marque dans les documents pontificaux qui ont suivis, dont le fait qu'il y a deux sortes de diacres permanents dans la Constitution Sacrum Diaconatus ordinem de Paul VI (1967): il y a les ''diacres jeunes'' dont il est dit que ''par disposition ecclésiastique, confirmée par le Concile oecuménique, les jeunes qui sont appelés au diaconat sont tenus à observer la loi du célibat'', et il y a les ''les diacres d'âge plus avancé'' parce que ''des hommes d'âge plus avancé peuvent être appelés au diaconat, qu'ils soient célibataires ou mariés.'' (Source)

Cette distinction entre deux sortes de diacres permanents sont le reflet des divergences de vues qui existaient entre les Pères conciliaires. Mais cette distinction est en quelque sorte théorique puisque dans la réalité ce sont des hommes mariés qui sont généralement ordonnés diacres, les plus jeunes se dirigeant plutôt soit vers le sacerdoce soit, dans certains cas, vers la vie religieuse.

Et il est heureux que des hommes mariés puissent être ordonnés diacres car autrement il n'y aurait pas eu de restauration du diaconat permanent, un ministère qui n'est pas en vue du sacerdoce mais en vue du service, qui n'est pas qu'une étape transitoire dans les degrés de l'Ordre mais un ordre à part entière et qui a des origines apostoliques.
images/icones/ancre2.gif  ( 894669 )Pas vraiment deux sortes : autre façon de présenter les choses par Paterculus (2020-05-06 21:23:47) 
[en réponse à 894654]

S'il faut vraiment distinguer deux sortes de diacres, c'est en fonction du fait qu'ils sont appelés ou non à devenir prêtres.

Il reste la question des diacres permanents, c'est à dire ordonnés diacres non en vue de l'ordination presbytérale.
La totalité des diacres permanents a l'interdiction de se marier. En ce sens il n'y a qu'une sorte de diacres permanents.
Certains sont célibataires lors de leur ordination : ils le restent. (C'est le cas des diacres permanents de la Communauté Saint Martin.)
Certains sont mariés avant leur ordination : ils le restent, mais s'ils deviennent veufs, il ne peuvent se remarier.
Donc s'il est vrai qu'il y a deux sortes de diacres permanents, cela ne signifie pas qu'il y ait deux sortes de diaconat.

Votre dévoué Paterculus
images/icones/bravo.gif  ( 894672 )Nous sommes d'accord... par Chicoutimi (2020-05-06 22:23:50) 
[en réponse à 894669]

vous décrivez très bien l'état actuel de compréhension que nous avons dans l'Église concernant le ministère diaconal ainsi que ses spécificités.

Mais, je crois que pendant, et un peu après le Concile, la distinction était très nette entre d'une part les ''jeunes diacres célibataires'' et d'autre part les ''hommes d'âge avancé mariés'' (voir Sacrum Diaconatus Ordinem). On peut même dire qu'il y eut dans les débuts une insistance pour favoriser l'ordination de diacres célibataires, et on pensait peut-être que l'ordination diaconale des hommes mariés serait une exception.

Ceci étant dit, contrairement à AVV-VVK, je ne vois pas de problème aux diacres mariés. Par contre, l'historique de la restauration du diaconat permanent devrait servir de leçon apprise pour éviter qu'un scénario semblable ne se produire pour instituer des viri probati car, lorsqu'il s'agit des prêtres, le célibat sacerdotal revêt une importance beaucoup plus grande.

Car une fois les viri probati institués, il se pourrait bien que la distinction entre ''prêtres célibataires'' et ''prêtres mariés'' ne soit que dans la théorie, et au tout début, mais avec le temps on s'apercevra que ce qui était la norme (le célibat) devient peu à peu l'exception, et que l'exception (le prêtre marié) devient peu à peu la norme.
images/icones/fleche3.gif  ( 894674 )Un docte ami me parlait d'erreur dans la restauration du diaconat permanent par Athanase (2020-05-06 22:53:16) 
[en réponse à 894672]


Un ami théologien me disait que les Pères conciliaires avaient restauré le diaconat permanent, mais dans l'ignorance de la Tradition. Dans l'Antiquité, il n'était nullement question de diacre ne vivant pas dans la continence.
images/icones/fleur.gif  ( 894677 )Oui, et c'est justement la raison pour laquelle... par Sacerdos simplex (2020-05-06 22:59:50) 
[en réponse à 894674]


Apparemment, c'est justement la raison pour laquelle - et il me semble que c'est la seule explication possible - ils ne peuvent pas se remarier en cas de veuvage.
Mais c'est juste un avis personnel.


images/icones/neutre.gif  ( 894681 )La restauration ne signifie effectivement pas.. par Chicoutimi (2020-05-06 23:41:05) 
[en réponse à 894674]

une remise sur pied exacte d'un modèle tel qu'il existait dans l'Antiquité.

Mais, l'Antiquité est une période très vaste. On ne peut pas dire que le sujet faisait l'unanimité pour la période de l'Antiquité dans son ensemble.

Certes, la discipline sur la continence et le célibat ecclésiastique a finalement été demandée aus diacres, et même aux sous-diacres, mais s'agit-il ici de loi divine irréformable ou bien de discipline ecclésiastique sur laquelle l'Église a un certain pouvoir?

Je ne pense pas que les Pères conciliaires étaient ignorants de l'Antiquité chrétienne. Je crois qu'ils ont fait un choix (quoique tous n'étaient pas d'accord) qui n'est pas celui d'une bonne partie de l'Antiquité chrétienne (en ce qui concerne l'ordination diaconale d'hommes mariés) en sachant que l'Église avait le pouvoir de changer cette discipline.
images/icones/vatican.gif  ( 894673 )À ce sujet, Benoît XVI avait procédé à une rectification salutaire par Athanase (2020-05-06 22:49:22) 
[en réponse à 894669]

En 2009, dans le Motu Proprio Omnium in mentem, il me semble que Benoît XVI avait fait modifier le Code de droit canon pour ajouter un troisième paragraphe au canon 1009: « Ceux qui sont constitués dans l’Ordre de l’épiscopat ou du presbytérat reçoivent la mission et la faculté d’agir en la personne de Christ Chef, les diacres en revanche deviennent habilités à servir le Peuple de Dieu dans la diaconie de la liturgie, de la Parole et de la charité ».

Benoît XVI a supprimé la référence au Christ-tête, thèse qui semblait avoir des faveurs dans la période post-conciliaire. Le diacre fait partie de l'ordre, mais pas du sacerdoce.

Vous en savez plus ?

images/icones/neutre.gif  ( 894675 )Rectification à la fois heureuse et malheureuse... par Chicoutimi (2020-05-06 22:57:35) 
[en réponse à 894673]

car d'une part Benoît XVI a heureusement apporté une distinction entre le diaconat et le sacerdoce, mais d'autre part il a peut-être, sans le vouloir, créé une séparation qui a contribuée à faire oublier l'unité du sacrement de l'Ordre de sorte que les promoteurs des ''femmes diacres'' se basent maintenant sur ce Motu Proprio Omnium in mentem pour dire qu'il pourrait y avoir des ''femmes diacres'' car le diaconat et le sacerdoce sont deux choses complètement séparées, et que l'interdiction d'ordonner des femmes rappelée dans Ordinatio Sacerdotalis ne peut donc pas s'appliquer à l'ordre diaconale.