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La Providence et la confiance en Dieu par Fr.Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-04-19 09:08:11)
[en réponse à 892950]
CINQUIÈME PARTIE
PROVIDENCE, JUSTICE ET MISÉRICORDE
CHAPITRE V
LA PROVIDENCE ET LA COMMUNION DES SAINTS
La communion des saints selon la Sainte Écriture
Cette vérité dogmatique peut s'exprimer ainsi : Il y a une communion des saints, par laquelle tous les membres du Christ, par Lui et en Lui, sont étroitement unis et participent à des degrés divers aux mêmes biens spirituels.
Cela apparaît clairement dans l'Évangile, là où il est parlé du royaume de Dieu, qui n'est pas seulement une société extérieure, visible, l'Église militante, ordonnée au salut des âmes, mais aussi une société spirituelle comprenant avec les fidèles de la terre, les âmes justes des défunts, les saints du ciel et les anges, tous unis à Dieu par le Christ, et vivant de la même vérité et de la même charité.
La charité apparaît comme le vinculum perfectionis, le lien spirituel qui unit toutes ces âmes entre elles, en les unissant à Dieu.
Le témoignage de l'Évangile est des plus clairs sur ce point. D'abord Notre-Seigneur annonce et prépare, puis il fonde le règne de Dieu, dont les membres unis par la charité doivent former une vraie famille, qui a Dieu pour Père ; à cette famille appartiennent les anges, qui se réjouissent, est-il dit dans l'Évangile, de la conversion des pécheurs.
Il suffit de se rappeler les paroles de Jésus rapportées en saint Matthieu, et presque toujours aussi en saint Marc et en saint Luc.
D'abord saint Jean-Baptiste prêche : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche ».
Puis Notre-Seigneur envoyant ses Apôtres pour évangéliser dit : « Celui qui vous reçoit, me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé ».
Un peu plus tard, il dit : « Si c'est par l'Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu à vous ».
Tous les fidèles sont frères, puisque tous sont enfants de Dieu et doivent lui adresser cette prière : Notre Père qui êtes aux cieux...
De même Notre-Seigneur nous a dit : « Priez pour ceux qui vous maltraitent et vous persécutent : afin que vous soyez les enfants de votre Père qui est dans les cieux et qui fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons »
Ce dogme de la communion des saints apparaît plus clairement encore dans le sermon de Notre-Seigneur après la Cène, rapporté en saint Jean : « Je suis la vigne, et vous êtes les rameaux. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, porte beaucoup de fruit ; car, séparés de moi, vous ne pouvez rien faire ».
Et plus loin : « Je ne prie pas pour eux seulement (pour les Apôtres), mais aussi pour ceux qui, par leur prédication, croiront en moi, pour que tous, ils soient un, comme vous, mon Père, vous êtes en moi et moi en vous ».
C'est pourquoi saint Jean dit dans sa 1re Épître, 1, 3 : « Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous et que notre communion soit avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ ». Voilà bien le dogme de la communion des saints.
Saint Paul l'exprime souvent et l'explique en montrant que le Christ, ressuscité et toujours vivant, est la tête d'un corps mystique dont nous sommes les membres.
Source : Livres-mystiques.com

( 892963 )
Il y a 50 ans (20) : le temps pascal par Yves Daoudal (2020-04-19 12:00:39)
[en réponse à 892950]
La collecte du dimanche in albis en l’octave de Pâques (devenu deuxième dimanche de Pâques) a été renvoyée, dans la néo-« liturgie », au samedi avant la Pentecôte (car il n’y a plus de vigile de la Pentecôte).
Elle a été remplacée par une oraison dont on voit au premier coup d’œil qu’elle n’est pas romaine, et qu’une fois de plus l’équipe de spécialistes qui prétendait « restaurer » la « liturgie romaine » mentait à qui voulait les entendre.
Voici cette oraison :
Deus misericordiae sempiternae, qui in ipso paschalis festi recursu fidem sacratae tibi plebis accendis, auge gratiam quam dedisti, ut digna omnes intellegentia comprehendant, quo lavacro abluti, quo Spiritu regenerati, quo sanguine sunt redempti.
"Dieu d’éternelle miséricorde, qui par le retour de ces fêtes pascales elles-mêmes enflammes la foi de ton peuple consacré, augmente la grâce que tu as donnée pour que tous par une intelligence juste comprennent par quel baptême ils ont été purifiés, par quel Esprit ils ont été régénérés et par quel sang ils ont été rachetés."
C’est une belle prière mais ce n’est ni le style ni la simplicité des antiques oraisons romaines. En fait elle vient du Missale Gothicum, un livre qui témoigne de la liturgie gallicane au VIIIe siècle, proche par bien des côtés de la liturgie wisigothique d’Espagne (mozarabe), comme en témoigne le fait qu’elle fait partie des oraisons dites « post nomina », qu’on chantait à l’offertoire après lecture des diptyques (« après les noms » de ceux qui offrent le Sacrifice et pour qui on l’offre). Elle a été reprise comme secrète (donc également à l’offertoire) dans des missels français des XVIIe et XVIIIe siècles.
La suite
ici.