à propos de ce long article publié ce jour sur le
SITE et intitulé : «
LA QUESTION LITURGIQUE AUJOURD’HUI »,
Notons qu’il commence par un truisme suivi d’une curieuse appréciation :
« Vatican II a eu lieu : c’est un fait sur lequel il n’y a aucune raison de revenir tant qu’un nouveau concile ne viendra pas préciser ou même corriger certaines parties de son enseignement »
- Que Vatican II ait eu lieu, c’est bien un fait que nul ne conteste !
- Qu’on évoque un « nouveau concile » pour « préciser ou même
corriger certaines parties de son enseignement », tiens tiens… cet
enseignement conciliaire aurait-il donc quelques défauts et ne serait-il pas couvert par l'infallibilité ? Quelles parties de son enseignement seraient donc à
corriger ?
PL se garde bien de préciser...
- Mais attendre à cet effet un hypothétique
nouveau concile, et lui seul, serait-ce sous-entendre que l’autorité des conciles serait supérieure à celle des papes ? On pensait pourtant la question de la primauté réglée au XVIe siècle, mais pas, semble-t-il, pour les thuriféraires de Vatican II...
- Dire que «
Vatican II a procédé non pas à l’élaboration d’une nouvelle liturgie, mais au "dépoussiérage" de la liturgie romaine », cela devait-il alors se traduire par
l’interdiction de fait de la messe tridentine et son remplacement par une nouvelle messe concoctée par le "frère" Bugnini ?
- Quant à déclarer (sans expliquer, et pour cause !) que «
pour des raisons complexes (…)
les pasteurs qui, au lendemain de Vatican II, auraient dû appliquer intelligemment les enseignements du Concile (…)
se sont mis à trahir collectivement la Constitution sur la liturgie et à ignorer tout aussi collectivement le Missel romain restauré (?!)
sur la base des enseignements de l’Église » et que «
toutes les “expériences” liturgiques furent plus ou moins vivement encouragées, généralement bien tolérées par les autorités diocésaines, du moment qu’elles contredisaient les enseignements conciliaires »,
feint-on d’ignorer à PL ce qui s’est réellement passé au Concile ?
A-t-on oublié que dès le 3ème jour de sa 1ère session, le clan moderniste s’est emparé de sa « gouvernance » par le biais, non des évêques individuellement, mais des
Conférences épiscopales, et a enclenché la révolution conciliaire dans l’Église, de même que le 17 juin 1789, le Tiers-État en se proclamant Assemblée nationale et en s’attribuant un pouvoir souverain à l’égal du roi, marquait le début de la révolution dite « française »,
révolution religieuse et révolution politique dont nous subissons, comme Catholiques et comme Français, encore aujourd’hui et plus que jamais les néfastes effets...