Le Forum Catholique

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images/icones/marie.gif  ( 892195 )Dimanche des Rameaux par ami de la Miséricorde (2020-04-05 09:00:47) 



2EME DIMANCHE LA PASSION, DIM. DES RAMEAUX

Avant Pie XII 2EME DIMANCHE LA PASSION, DIM. DES RAMEAUX
On ne fait rien cette année de St Vincent Ferrier, Conf.
images/icones/marie.gif  ( 892196 )La Providence et la confiance en Dieu par Fr.Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-04-05 09:01:30) 
[en réponse à 892195]

CINQUIÈME PARTIE
PROVIDENCE, JUSTICE ET MISÉRICORDE

CHAPITRE III
LA PROVIDENCE ET LA GRACE DE LA BONNE MORT

Le mystère du salut


Pour voir l'intime conciliation des principes dont nous parlons, il faudrait voir l'essence divine.

Plus ces deux principes à concilier deviennent évidents pour nous, plus, par contraste, apparaît obscure, d'une obscurité translumineuse, l'éminence de la vie intime de Dieu, en laquelle ils s'unissent.

Ces deux principes sont comme les deux parties d'un demi-cercle éblouissant, au-dessus duquel se trouve, pour parler comme les mystiques, la grande ténèbre, qui n'est autre que « la lumière inaccessible où Dieu habite ». (I Tim., VI, 16).

Tel nous paraît être fort imparfaitement exprimé l'objet, nous ne dirons pas seulement de la spéculation, mais de la contemplation augustinienne, qui a inspiré constamment saint Thomas en ces difficiles questions.

L'obscurité divine du mystère dont nous parlons dépasse de beaucoup la théologie discursive, c'est l'objet propre de la foi, fides est de non visis, et de la foi éclairée par les dons d'intelligence et de sagesse, fides donis illustrata.

De ce point de vue supérieur, la contemplation de ce mystère terrible et doux devient pacifiante, comme l'écrivait Bossuet, tout pénétré de cette doctrine, à une personne tourmentée par toutes sortes de pensées au sujet de la prédestination : « Ces pensées, lui écrivait-il, quand elles viennent dans l'esprit, et que l'on fait de vains efforts pour les dissiper, doivent se terminer à un abandon total de soi-même à Dieu, assuré que notre salut est infiniment mieux entre ses mains qu'entre les nôtres ; et c'est là seulement qu'on trouve la paix.

C'est là que doit aboutir toute la doctrine de la prédestination, et ce que doit produire le secret du souverain Maître qu'il faut adorer et non pas prétendre sonder.

Il faut se perdre dans cette hauteur et dans cette profondeur impénétrable de la sagesse de Dieu et se jeter comme à corps perdu dans son immense bonté, en attendant tout de lui, sans néanmoins se décharger du soin qu'il nous demande pour notre salut... La fin de ce tourment doit être de vous abandonner à Dieu, qui par ce moyen sera obligé, par sa bonté et par ses promesses, de veiller sur vous. Voilà le vrai dénouement pour nous, durant le temps de cette vie, de toutes les pensées qui vous viennent sur la prédestination : après cela il faut se reposer, non sur soi, mais uniquement sur Dieu et sur sa bonté paternelle ».

Bossuet parle de même dans un des plus beaux chapitres de ses Méditations sur l'Évangile, IIe partie, 72e jour : « L'homme superbe craint de rendre son salut trop incertain, s'il ne le tient en sa main, mais il se trompe. Puis-je m'assurer sur moi-même ? Mon Dieu, je sens que ma volonté m'échappe à chaque moment : et si vous vouliez me rendre le seul maître de mon sort, je refuserais un pouvoir si dangereux à ma faiblesse.

Qu'on ne me dise donc pas que cette doctrine de grâce et de préférence met les bonnes âmes au désespoir. Quoi ! on pense me rassurer davantage, en me renvoyant à moi-même, et en me livrant à mon inconstance ? Non, mon Dieu, je n'y consens pas. Je ne puis trouver d'assurance qu'en m'abandonnant à vous.

Et j'y en trouve d'autant plus, que ceux à qui vous donnez cette confiance, de s'abandonner tout à fait à vous, reçoivent dans ce doux instinct la meilleure marque qu'on puisse avoir sur la terre de votre bonté ». Confitemini Domino, quoniam bonus... (Ps. CXVII).

Telle nous paraît être, nous l'avons montré ailleurs, la vraie pensée de saint Augustin en ce qu'elle a de plus élevé, lorsque finalement, au-dessus de tout discours, elle se repose dans l'obscurité divine du mystère, où doivent se concilier ses aspects en apparence les plus opposés.

Formulés en ces deux principes : Dieu ne commande jamais l'impossible. - Nul ne serait meilleur, s'il n'était plus aimé par Dieu, ces deux aspects du mystère sont, dans la nuit de l'esprit, comme deux étoiles de première grandeur, extrêmement lumineuses, mais elles ne suffisent pas à nous montrer les dernières profondeurs du firmament, le secret de la Déité.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénbisse
ami de la Miséricorde
images/icones/heho.gif  ( 892198 )Il y a 50 ans (18) : la Semaine Sainte par Yves Daoudal (2020-04-05 09:35:14) 
[en réponse à 892195]

La réforme de la semaine sainte, en 1955, avait déjà « simplifié » drastiquement la cérémonie des Rameaux et en avait profondément modifié la nature. La réforme Bugnini a achevé le massacre.

Elle donne deux oraisons au choix pour la bénédiction des rameaux, dont l’une reprend en partie l’oraison traditionnelle, mais… sans la formule de bénédiction !

La seconde antienne à chanter pendant la distribution des rameaux est supprimée, et la première devient un chant de la procession. (Il n’y a donc plus de chant prévu pour la distribution, qui n’est d’ailleurs pas mentionnée dans les rubriques.)

Sept des huit antiennes de la procession prévues dans le rite de 1955 sont supprimées. Ne reste que la dernière, pour l’entrée dans l’église : « Ingrediente Domino ». A condition qu’il y ait une procession, car les rubriques permettent explicitement qu’il n’y en ait pas. Elles permettent aussi de chanter autre chose que ce qui est indiqué…

A la messe, la Passion change chaque année : saint Matthieu, saint Marc, saint Luc, afin (c’est comme un principe de la « réforme ») que les fidèles n’aient aucun repère, et que la Passion ne puisse pas être chantée. Car en dehors des communautés religieuses il est quasi impossible d’avoir des chantres qui aient à leur répertoire les quatre Passions. Mais de toute façon il n’est plus question de chanter la Passion, et d’ailleurs est prévue une lecture brève…

La suite ici.