Le Forum Catholique

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images/icones/marie.gif  ( 891126 )25/03 Annonciation de la Bienheureuse Vierge Marie par ami de la Miséricorde (2020-03-24 22:05:43) 



ANNONCIATION DE LA Bse VIERGE MARIE

Les litanies du Très Saint Coeur de Marie

Prière de consécration à la Sainte Vierge "O Domina mea" de Saint Louis de Gonzague



La très-pure Marie reçoit l'ambassade du Saint Archange dans la Cité Mystique de Dieu de la Vénérable Maria d'Agreda


Mémoire du Mercredi de la 4ème semaine de Carême
images/icones/marie.gif  ( 891127 )La Providence et la confiance en Dieu par Fr.Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-03-24 22:07:03) 
[en réponse à 891126]

CINQUIÈME PARTIE
PROVIDENCE, JUSTICE ET MISÉRICORDE
CHAPITRE II -
PROVIDENCE ET MISÉRICORDE

Providence et Miséricorde dans le cours de notre existence


De même encore si la Justice divine récompense dès ici-bas nos mérites, la Miséricorde nous a donné au delà de nos mérites.

Il est dit dans l'oraison du XIe dimanche après la Pentecôte : « Dieu tout-puissant et éternel, qui dans l'effusion de vos bontés surpassez les mérites et les désirs de ceux qui vous prient, répandez sur nous votre Miséricorde, faites-nous remise des châtiments que notre conscience nous fait craindre et accordez-nous ce que nous n'osons attendre de nos prières, par Jésus-Christ Notre-Seigneur ».

La grâce de l'absolution après un péché mortel n'est pas méritée, c'est un don gratuit. Combien de fois nous a-t-il été accordé !

De même la grâce de la communion n'est pas obtenue par nos mérites ; elle est le fruit du sacrement de l'Eucharistie qui par lui-même la produit en nous, et tous les jours, si nous le voulons. Que de communions la Miséricorde Divine nous a accordées !

Pensons que si nous étions fidèles à combattre toute attache au péché véniel, chacune de nos communions deviendrait substantiellement plus fervente que la précédente ; puisque chacune doit, non seulement conserver, mais augmenter en nous la charité, et nous disposer ainsi à recevoir Notre-Seigneur le lendemain avec une ferveur substantielle, une promptitude de volonté, non seulement égale, mais plus grande.

Si nous étions attentifs à cette loi d'accélération de l'amour de Dieu dans l'âme des justes, nous serions dans l'admiration. Nous verrions que de même que la pierre tombe d'autant plus vite qu'elle se rapproche de la terre qui l'attire, ainsi les âmes justes doivent marcher d'autant plus vite vers Dieu qu'elles se rapprochent de lui et qu'elles sont par suite plus attirées par lui.

On comprend dès lors la parole du Psaume : « Misericordia Domini plena est terra ». « La terre est remplie de la Miséricorde du Seigneur ». Ps. 32, 5. Et les pécheurs peuvent dire comme il est écrit dans le Psaume 89, 14 : « Reviens, Seigneur, aie pitié de nous, rassasie-nous le matin de ta bonté, et nous serons dans la joie et l'allégresse. ».

Si nous voyions le cours de notre existence, tel qu'il est écrit au livre de vie, combien y verrions-nous d'interventions de la Providence et de la Miséricorde, qui sont venues reconstituer la chaîne de nos mérites qui avait été peut-être souvent brisée par nos péchés.

Mais non moins belle est l'intervention de la Miséricorde au moment suprême.

Providence et Miséricorde à l'article de la mort

Si la Justice seule intervenait à ce moment, tous ceux qui ont mal vécu mourraient de même : après avoir négligé tant d'avertissements de la Providence, ils ne répondraient pas non plus au dernier, et leur remords ne se changerait pas en repentir salutaire. Mais, grâce à la Miséricorde, ce dernier appel se fait plus pressant. Si la Justice inflige la peine due au péché, la Miséricorde ici encore la dépasse, en pardonnant.

Pardonner veut dire « donner au delà » de ce qui est dû. Les droits de la Justice sont sauvegardés, mais la Miséricorde l'emporte, en inspirant souvent au pécheur qui va mourir un grand acte d'amour de Dieu, de contrition, qui efface le péché et la peine éternelle due au péché mortel.

Ainsi par l'intervention de la Miséricorde, par les mérites infinis du Sauveur, par l'intercession de Marie, refuge des pécheurs, et de Joseph, patron des mourants, beaucoup meurent autrement qu'ils n'ont vécu .Ce sont les ouvriers de la dernière heure, dont il est parlé dans la parabole évangélique (Matthieu, XX, 9) ; ils reçoivent comme les autres la vie éternelle au degré proportionné aux quelques actes méritoires qu'ils ont accomplis avant de mourir, dans leur agonie.

Ainsi expira le bon larron, qui, touché de la bonté de Jésus mourant, se convertit, et eut le bonheur d'entendre le Sauveur lui dire : « Tu seras avec moi ce soir en paradis ».

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/neutre.gif  ( 891154 )Expectat responsum..., s.Bernard par Montes Gelboe (2020-03-25 08:07:38) 
[en réponse à 891126]

(Homilia IV de laudibus virginis Mariae)

L'Ange attend la réponse, il est temps de revenir à Dieu qui l'a envoyé.
Nous attendons nous aussi, o Dame, la parole de miséricorde, qui efface la sentence de damnation. Voici que vous est proposé le prix de notre salut, nous serons délivrés aussitôt, si vous consentez. De toute éternité nous sommes créés par la Parole de Dieu, et pourtant nous mourrons. Dans votre brève réponse nous serons redressés et rappelés à la vie.
C'est ce que supplie à vous, o pieuse Vierge, Adam en larmes avec sa descendance en ruine dans l'exil du Paradis. Voici Abraham, voici David et les autres Pères suppliants, vos pères, qui habitent dans la région de l'ombre de mort. Voici le monde entier qui attend à vos genoux. Ce n'est pas en vain que de vos lèvres dépendent la consolation des misérables, la rédemption des captifs, le délivrance des damnés, le salut de tous les fils d'Adam, votre propre famille.
Donnez, o Vierge, donnez sans attendre la parole de votre réponse, que la terre, l'enfer, et les Cieux attendent. Le Roi et Seigneur désire votre beauté, et le mot d'acceptation.
Répondez sans attendre à l'Ange et par l'Ange au Seigneur.
Répondez par votre verbe et recevez le Verbe. Prononcez votre parole et concevez la Divine Parole, proférez ce mot qui passe et soyez enveloppée de l'Eternel.

(Traduction personnelle hâtive)
images/icones/heho.gif  ( 891164 )Il y a 50 ans (17) : l'Annonciation par Yves Daoudal (2020-03-25 09:53:31) 
[en réponse à 891126]

Les experts ayant affirmé que la fête s’appelait « Annonciation du Seigneur » lorsqu’elle fut introduite à Rome, la fête s’appela ainsi dans le nouveau calendrier.

La réalité est que cette fête a eu de nombreuses appellations, et que dans le vénérable sacramentaire de saint Grégoire elle est appelée Annuntiatio angeli ad beatam Mariam : annonciation de l’ange à la bienheureuse Marie. Et dans les non moins vénérables Ordines Romani c’est Annunciatio sanctae Mariae. Dans le martyrologe romain c’est Annuntiatio beatissimae Virginis genitricis Dei Mariae. Au cours de l’histoire on a vu diverses appellations, comme Annunciatio Domini en effet, ou Annuntiatio dominica, Annunciatio Christi, Conceptio Christi… Mais l’appellation correcte ne peut pas être Annuntiatio Domini, d’autant que cette expression désigne le martyrologe du 25 décembre.

En outre, chez les byzantins, la fête s’est toujours appelée « Annonciation de notre très sainte Dame la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie ».

Le changement de nom, et donc de classification (la fête mariale devient « fête du Seigneur »), a pour but évident de diminuer le culte marial.

La comparaison entre la collecte du missel traditionnel et du nouveau missel est instructive. Une fois de plus les experts qui prétendaient « restaurer » la liturgie sont pris en flagrant délit de bricolage. Leur collecte est une de leurs inventions Frankenstein habituelles, faites de morceaux disparates accolés.

La suite ici.
images/icones/croix_byzantine.png  ( 891171 )ANNONCIATION dans le Synaxaire byzantin par Francis Dallais (2020-03-25 11:00:33) 
[en réponse à 891126]

ANNONCIATION À LA TRÈS SAINTE MÈRE DE DIEU

En ce jour qui suit de peu l’équinoxe de printemps, alors que l’obscurité de la nuit, ayant atteint le terme de son extension, commence à céder la place à la lumière, l’Église célèbre la conception de notre Seigneur Jésus-Christ et la descente, en ce monde obscurci par les ténèbres, du Soleil de Justice, qui a retourné le mouvement du temps et de l’histoire et, d’une descente vers la mort, en a fait une remontée vers le printemps définitif de l’éternité.

Racine et principe de toutes les autres fêtes du Seigneur, par lesquelles nous commémorons chaque année notre Rédemption, cette fête de l’Annonciation doit toujours être célébrée à la même date, car, selon une ancienne tradition, c’est au mois de mars que le monde fut créé par Dieu et c’est le 25 mars précisément qu’Adam, trompé par la promesse du serpent et voulant se faire dieu, transgressa le commandement divin et fut exilé du Paradis . Il convenait donc que la guérison de notre nature s’accomplisse, telle une seconde création, par les mêmes moyens et en ces mêmes jours qui ont été ceux de notre chute. Et, de même que le genre humain avait été assujetti à la mort par la désobéissance d’Ève, au printemps du monde, il convenait qu’il en fût délivré au mois de mars par l’obéissance de la Vierge. Développant magnifiquement cette doctrine des correspondances dans l’Économie de la Rédemption, saint Irénée de Lyon écrit à ce propos :

« De même que celle-là (Ève) avait été séduite par le discours d’un ange, de manière à se soustraire à Dieu en transgressant sa parole, de même celle-ci (Marie) fut instruite de la Bonne Nouvelle par le discours d’un ange, de manière à porter Dieu en obéissant à sa parole. Et, de même que celle-là avait été séduite de manière à désobéir à Dieu, de même celle-ci se laissa persuader d’obéir à Dieu, afin que de la vierge Ève la Vierge Marie devienne l’avocate. De même que le genre humain avait été assujetti à la mort par une vierge, il en fut libéré par une vierge, la désobéissance d’une vierge ayant été contrebalancée par l’obéissance d’une vierge».

Après notre chute, Dieu, prenant patience dans sa miséricorde infinie, avait peu à peu préparé l’humanité, de génération en génération, par des événements heureux et malheureux, à la réalisation du Grand Mystère qu’Il tenait caché avant tous les siècles dans son Conseil trinitaire : l’Incarnation du Verbe. Alors qu’Il savait, bien à l’avance, qu’elle allait être la faute de l’homme et ses tragiques conséquences, c’est en ayant en vue le terme de ce mystère qu’Il avait pourtant créé la nature humaine, afin de s’y préparer une Mère qui, par la beauté de son âme immaculée, relevée de l’ornement de toutes les vertus, attira sur elle les regards du Tout-Puissant et devint la chambre nuptiale du Verbe, le réceptacle de Celui qui contient tout, le Palais du Roi du Ciel et le terme du dessein divin.

Six mois après la conception miraculeuse de celui qui devait être en toutes choses le Précurseur du Sauveur (Lc 1, 17), Gabriel, l’Ange de la miséricorde [8 nov.], fut envoyé par le Seigneur à Nazareth en Galilée, auprès de la Vierge Marie qui, au sortir du Temple, avait été fiancée au juste et chaste Joseph, pour qu’il fût le gardien de sa virginité . Surgissant soudain dans la maison sous une apparence humaine, un bâton à la main, l’Ange salua celle qui devait devenir la consolation des larmes d’Ève , en disant : « Réjouis-toi, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi ! » (Lc 1, 28). Devant cette étrange apparition, la Vierge laissa tomber son fuseau et, toute troublée par ces paroles de l’incorporel, elle se demandait si cette annonce de joie n’était pas, comme pour Ève, une nouvelle tromperie de celui qui sait se transformer en ange de lumière (2 Cor 11, 14). Mais l’Ange la rassura et lui dit : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu, ne t’étonne pas de mon étrange aspect et de ces paroles de joie, alors que, trompée jadis par le serpent, ta nature a été condamnée à la douleur et aux gémissements, car moi, c’est la vraie joie que je suis venu t’annoncer et la délivrance de la malédiction de la première mère (cf. Gn 3, 16). Voici que tu concevras et enfanteras un fils, en accomplissement de la prédiction du prophète Isaïe qui disait : Voici que la vierge concevra et enfantera un fils (Is 7, 14) ! Et tu l’appelleras du nom de Jésus, — ce qui signifie Sauveur — Il sera grand, et sera appelé Fils du Très-Haut (Lc 1, 30). » À ces paroles inouïes, la Vierge s’exclama : « Comment cela serait-il possible, puisque je ne connais point d’homme ? » Elle ne mettait pas là en doute la parole divine par manque de foi, comme Zacharie qui avait été pour cela puni de mutisme (Lc 1, 20), mais elle se demandait comment ce mystère pourrait bien se réaliser en elle, sans l’union nuptiale, devenue la loi de la reproduction du genre humain soumis à la corruption. Comprenant ses doutes, l’Ange ne la blâma pas, mais il lui expliqua le mode nouveau de cette naissance : « L’Esprit Saint viendra sur toi, qui a été comblée de grâce en préparation de sa venue, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. » Puis, rappelant qu’Élisabeth, celle qu’on appelait « la stérile », venait de concevoir un fils dans sa vieillesse, il lui montra ainsi que là où Dieu le veut l’ordre de la nature est vaincu , et il lui confirma que par sa venue en elle le Saint-Esprit allait accomplir un miracle plus grand encore que la création du monde. Abaissant les cieux, le Roi de l’univers, Celui qui contient tout, allait s’anéantir lui-même (Phil 2, 7) par une ineffable condescendance, afin de demeurer en son sein, de s’y mêler en une union sans confusion à la nature humaine, et de se revêtir de sa chair, teinte en son sang virginal, comme une pourpre royale. Inclinant alors humblement son regard à terre et adhérant de toute sa volonté au dessein divin, la Vierge répondit : Je suis la servante du Seigneur, qu’il m’advienne selon ta parole !

Par ces paroles, elle acceptait — et avec elle la nature humaine tout entière — la venue en elle de la puissance divine transmise par les paroles de l’Ange . C’est à cet instant même que s’accomplit la conception du Sauveur. Le Fils de Dieu devient Fils de l’Homme : une seule Personne en deux natures. Dieu se revêt de l’humanité et la Vierge devient en toute vérité Mère de Dieu (Théotokos), afin que, grâce à cet échange des propriétés naturelles, les hommes, délivrés de la corruption, puissent devenir fils de Dieu par la grâce.

L’accomplissement de ce mystère de l’Incarnation, caché même à la connaissance des anges, ne fut donc pas seulement l’œuvre du Père, dans sa complaisance, du Fils qui descendit des cieux, et de l’Esprit qui recouvrit la Vierge de son ombre ; mais le Seigneur attendait que celle qu’il avait choisie entre toutes les femmes y prenne aussi une part active par son acquiescement libre et volontaire, de sorte que la Rédemption du genre humain fût l’œuvre commune de la volonté de Dieu et de la foi de l’homme. Ce fut donc par une libre coopération (synergie) de l’humanité au dessein divin que s’est accompli ce Grand Mystère préparé depuis l’origine du monde, que « Dieu devient homme pour que l’homme soit déifié en Lui » , et que la Vierge, Épouse inépousée, est devenue pour notre nature renouvelée la source et la cause de tous les biens.

Autrefois entrevue en figures par les prophètes comme le Buisson non-consumé (Ex 3, 14), comme la Montagne non-entaillée (Dn 2), comme la Porte scellée par laquelle Dieu seul devait passer (Ez 44, 2), la Mère de Dieu est l’Échelle vivante (Gn 28, 10-17) par laquelle Dieu est descendu et qui permet aux hommes de monter au Ciel. Elle a ouvert au genre humain un nouveau mode d’existence : la virginité, grâce à laquelle le corps de tout homme, à sa suite, est appelé à devenir temple de Dieu (1 Cor 3, 16 ; 6, 19).

La création entière, soumise jadis à la corruption par la faute de l’homme, était elle aussi dans l’attente de ce « Oui ! » de la Vierge, qui annonçait le début de sa délivrance. C’est pourquoi le ciel et la terre réunis, forment aujourd’hui un chœur de fête avec les fils d’Adam, pour rendre gloire à Dieu en honorant la conception de sa Mère inépousée.

(Synaxaire byzantin)