Le Forum Catholique
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( 890029 )
Possibilité de suivre la messe par Non volumus ignorare (2020-03-15 09:31:07)
tridentine sur www.missa.icrsp.org. vers 10h30 sur internet
la messe pour être "revue dans la journée.
si ça peut aider à prier........

( 890033 )
Magnifique ! par JVJ (2020-03-15 10:41:08)
[en réponse à 890029]
Merci à toutes les initiatives de ce genre.
Les pauvres gens des campagnes et sans voiture sont obligées de suivre la messe à la télévision depuis des décennies. Si elles avaient internet…

( 890047 )
Je me demande si par Quelconque (2020-03-15 12:29:40)
[en réponse à 890033]
Ce qui manque le plus dans les vocations tradies actuelles, ce ne sont pas des curés de campagne à l'esprit rural et pas nécessairement Internet.
Il me semble, ce n'est peut-être qu'un impression, que les jeunes prêtres de la Tradition sont plus des rats des villes que des rats des champ.
Ceci n'est pas péjoratif ! Inutile de m'envoyer des bombes. Merci.

( 890050 )
Ce n'est pas compliqué à comprendre par MG (2020-03-15 12:37:41)
[en réponse à 890047]
Les populations sont urbaines (centre ville ou périphérie) ; les campagnes sont désertes. Les premiers prieurés de la FSSPX étaient bien souvent en pleine campagne (ou non loin de villes moyennes).
Sans l'avouer publiquement la cible des apostolats, tout institut confondu, est les familles avec enfants donc une population active et urbaine.

( 890063 )
Merci MG ! par Quelconque (2020-03-15 13:58:56)
[en réponse à 890050]
Évidemment que le christianisme est une religion urbaine d'où le terme "paysan" ou "paganus" du latin ecclésiastique, post-classique: Païen.
Donc: habitant la campagne, pas de famille nombreuse, de voiture familiale, de veste verte avec foulard et mocassins égal delete.
Je ne vise personne, soyez sans crainte.
Je désire tout simplement signaler que les chrétiens des campagnes sont très souvent considérés comme des chrétiens de deuxième choix et que les vocations tradies actuelles s'y destinent peu, surtout par manque de profil.

( 890065 )
Bon, mais... par Paterculus (2020-03-15 14:10:07)
[en réponse à 890063]
Vous avez raison de souligner qu'il ne faut pas se désintéresser des fidèles des campagnes.
Cependant en leur proposant de venir en ville pour la messe, on ne leur propose rien de plus difficile que ce qu'ils font pour faire leurs courses.
D'ailleurs cela excuse les chrétiens des villages de faire leurs courses le dimanche au supermarché du chef-lieu : s'ils n'y viennent qu'une fois par semaine, ils ont bien le droit de ne pas dépenser trop de carburant.
Autant je suis sévère pour les citadins qui achètent leurs gâteaux en pâtisseries le dimanche, empêchant ainsi les vendeurs de sanctifier le jour du Seigneur, autant j'excuse les paysans qui, ne faisant qu'un déplacement vers le bourg par semaine, cumulent l'assistance à la messe et le passage au supermarché.
Votre dévoué Paterculus

( 890073 )
oui, ce n'est plus st Martin évangélisant par JVJ (2020-03-15 15:10:55)
[en réponse à 890047]
les campagnes…
Le regroupement des prêtres en presbytère éloigne encore plus les curés, au sens ancien du terme, des fidèles.
Des diocèse avec 20 prêtres doivent faire des choix par ailleurs.
Des cités épiscopales sont au main parfois d'un seul curé, aidé d'un africain ou d'un prêtre retiré, et plusieurs clochers dans l'arrière-pays.
Je ne cesse de dire ici qu'il faut penser aux gens modestes, très fidèles, qui n'ont ni internet et parfois ni voiture, qui n'ont la messe NOM qu'une fois par an dans leur village. Qui vont se faire enterrer par des laïcs, etc.
Dès lors, la messe anticipée du samedi est une bénédiction.
Je ne suis pas certain que les rats des villes en soient conscients ou y soient sensibles.
En ville, chacun a le choix et fait son marché.
Le curé de grosses villes a aussi son lieu unique et ses habitudes.
Le curé de campagne a 60 clochers parfois, et tourne, ne peut connaître les familles en profondeur comme la vie des gens, même éloignés de l'église. Son presbytère est parfois peu soigné, les mairies ou les diocèses s'en moquant un peu et ne voulant pas investir pour si peu.
Le desservant tradi a, de nos jours, le confort d'avoir ses habitués bien dociles et une messe réglée comme du papier à musique. Tant mieux pour lui. Mais il n'a pas à jongler avec le tout-venant, à négocier, à essayer de parler de Dieu à des enfants et des couples très éloignés de tout cela, les chorales qui exigent de prendre telle église, de multiples maires de plus en plus hostiles, des églises qui se cassent la figure, les mauvais repas pris sur le pouce, des messes sans servant et des chants indigents.
Un jeune homme qui voit ce genre de vie, soumise à une hiérarchie parfois distante et à la clique locale des laïcs en mission, préfèrera un lieu de formation solide et vivant, avec la garantie d'être épaulé par une communauté solide et soudée.
Les vocations pour un clergé diocésain me paraissent relever de l'héroïsme autant que de l'inconscience. A Bayonne, chacun peut s'engager derrière Mgr Aillet et son séminaire, mais il suffit que Mgr quitte son siège pour x raisons, et que son successeur change de cap pour tout mettre en l'air. La nomination du nouvel évêque du Puy est un exemple parmi d'autres.
Il y a encore de solides curés de campagne, très jeunes, formés à Rome. Je pense à l'un d'eux avec un compte tweeter très agréable dans le diocèse du Mans. Mais ses amis qui reçoivent sa lettre annuelle sentent le découragement, ce qui a le mérite de la franchise. Un de mes amis a 65 clochers, tout seul, et il fait tous les enterrements. Il est l'un des rares du diocèse à porter le col romain, avec l'évêque. Quand je vais à ses messes, l'homélie rachète les chants lamentables et le bruit permanent de la chorale. Dans le meilleur des cas, il a un seul servant. Gloire à ce curé qui y laisse sa santé !

( 890087 )
Deux questions d' ordre liturgique par AVV-VVK (2020-03-15 20:22:32)
[en réponse à 890029]
1) Pourquoi le célébrant récite-t-il d'abord en silence l'évangile et pourquoi ensuite l évangile est-il chanté par le diacre ?
2)Pourquoi le diacre ôte-t-il sa dalmatique avant l'évangile ?
Merci.
P.S. Ayant ceci observé pendant la Messe de 10h45 (ICRSP,Facebook)

( 890091 )
élément de réponse par Non volumus ignorare (2020-03-15 21:48:51)
[en réponse à 890087]
POur l'Evangile je ne sais pas trop
mais pour le reste voici mes pauvres connaissances
Il ne s'agit pas de dalmatiques mais de chasubles coupées ou pliées
Avant 1962, la dalmatique violette "n'existe" pas pour les temps de pénitence
quant à l'étole large ou Stolon :
Le stolon (de l'italien stolone), appelé « étole large » en France, est une bande de tissu portée en bandoulière par le diacre lorsqu'il dépose la chasuble pliée, portée pendant les temps de pénitence, depuis l'Évangile jusqu'à la communion.
Placée au-dessus de l'étole diaconale et dans le même sens qu'elle, elle simule la chasuble qui, à l'origine, se roulait en bandoulière pour permettre au diacre de remplir son office avec plus d'aisance.
Cette bandoulière n'étant pas une étole, elle n'en avait ni les croix ni les palettes, mais était simplement ornée d'un galon horizontal vers les extrémités inférieures.
Son usage a été aboli dans le rite romain, en même temps que celui des chasubles pliées, par les dispositions du Code des rubriques de 1960.