Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=889195
images/icones/neutre.gif  ( 889195 )L’évêque de Belley-Ars tranche avec ses confrères, et cela n’est pas pour déplaire : par Minger (2020-03-04 09:03:05) 

http://christianisme.niooz.fr/bravo-a-mgr-roland-35190279.shtml

Son Message intelligent , courageux et lucide ...

Message percutant en son entier :

" Plus que l’épidémie du coronavirus, nous devons craindre l’épidémie de la peur ! Pour ma part, je me refuse de céder à la panique collective et de m’assujettir au principe de précaution qui semble mouvoir les institutions civiles.

Je n’entends donc pas édicter de consignes particulières pour mon diocèse : les chrétiens vont-ils cesser de se rassembler pour prier ? Vont-ils renoncer à fréquenter et à secourir leurs semblables ? Hormis les mesures de prudence élémentaire que chacun prend spontanément pour ne pas contaminer les autres lorsqu’il est malade, il n’est pas opportun d’en rajouter.

Nous devrions plutôt nous souvenir que dans des situations bien plus graves, celles des grandes pestes, et alors que les moyens sanitaires n’étaient pas ceux d’aujourd’hui, les populations chrétiennes se sont illustrées par des démarches de prière collective, ainsi que par le secours aux malades, l’assistance aux mourants et la sépulture des défunts. Bref, les disciples du Christ ne se sont ni détournés de Dieu ni dérobés au semblable. Bien au contraire !

La panique collective à laquelle nous assistons aujourd’hui n’est-elle pas révélatrice de notre rapport faussé à la réalité de la mort ? Ne manifeste-elle pas les effets anxiogènes de la perte de Dieu ? Nous voulons nous cacher que nous sommes mortels et, nous étant fermés à la dimension spirituelle de notre être, nous perdons pied. Parce que nous disposons de techniques de plus en plus élaborées et plus performantes, nous prétendons tout maîtriser et nous occultons que nous ne sommes pas les maîtres de la vie !

Au passage, notons que l’occurrence de cette épidémie au moment des débats sur les lois de bioéthique nous rappelle fort heureusement notre fragilité humaine ! Et cette crise mondiale présente au moins l’avantage de nous rappeler que nous habitons une maison commune, que nous sommes tous vulnérables et interdépendants, et qu’il est plus urgent de coopérer que de fermer nos frontières !

Et puis nous semblons tous avoir perdu la tête ! En tous cas nous vivons dans le mensonge. Pourquoi focaliser soudainement notre attention sur le seul coronavirus ? Pourquoi nous cacher que chaque année, en France, la banale grippe saisonnière fait entre 2 à 6 millions de malades et provoque environ 8.000 décès ? Nous semblons avoir également évacué de notre mémoire collective le fait que l’alcool est responsable de 41.000 décès par an, tandis qu’on estime à 73.000 ceux qui sont attribués au tabac !

Loin de moi donc, l’idée de prescrire la fermeture des églises, la suppression de messes, l’abandon du geste de paix lors de l’Eucharistie, l’imposition de tel ou tel mode de communion réputé plus hygiénique (ceci dit, chacun pourra toujours faire comme il voudra !), car une église n’est pas un lieu à risque, mais un lieu de salut. C’est un espace où l’on accueille celui qui est la Vie, Jésus-Christ, et où par lui, avec lui et en lui, on apprend ensemble à être des vivants. Une église doit demeurer ce qu’elle est : un lieu d’espérance !

Faut-il se calfeutrer chez soi ? Faut-il dévaliser le supermarché du quartier et constituer des réserves afin de se préparer à tenir un siège ? Non ! Car un chrétien ne craint pas la mort. Il n’ignore pas qu’il est mortel, mais il sait en qui il a mis sa confiance. Il croit en Jésus qui lui affirme : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vite et croit en moi ne mourra jamais » (Jean 11, 25-26). Il se sait habité et animé par « l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts » (Romains 8, 11). s’appartient pas à lui-même, sa vie est donnée, car il suit Jésus, qui enseigne : « Celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Evangile la sauvera » (Marc 8, 35). Il ne s’expose certes pas indûment, mais il ne cherche pas non plus à se préserver. A la suite de son Maître et Seigneur crucifié, il apprend à se donner généreusement au service de ses frères les plus fragiles, dans la perspective de la vie éternelle.

Alors, ne cédons pas à l’épidémie de la peur ! Ne soyons pas des morts-vivants ! Comme dirait le pape François : ne vous laissez pas voler votre espérance !

Précision :
C’est l’un des derniers évêques nommés par sa Sainteté Benoît XVI ,qui tient encore le bon chemin de la vérité , non atteint du syndrome ambiant du confusionnisme et mélangisme-égalitaire , des religions des dieux incorporés paganus…

Je pense que pour ce diocèse , cette nomination était tout à fait pertinente pour remplacer le (bon)évêque Guy-Marie Bagnard Bagnard , à l’époque diocèse refuge pour les prêtres demi-traditionnalistes ou voir même tradis , persécutés dans certains diocèses , dont le mien , qui est actuellement toujours occupé par le pas bon évêque de cette belle ville d’Annecy et pas très digne successeur de son illustre prédécesseur qui est Saint François de Sales …

Enfin sur l’islam il est très objectif sans les niaiseries actuelles portant la louange actuelle :

Ainsi, en février 2016, dans une lettre aux prêtres de son diocèse, il appelle à bien distinguer l’islam et les personnes musulmanes3, suivant en cela l'enseignement de la déclaration conciliaire Nostra Aetate, qui tout en appelant à la charité envers les musulmans, ne mentionne pas l'Islam. S'appuyant sur les travaux d'Abdennour Bidar et, dans la droite ligne de Benoît XVI, flétrissant le relativisme ambiant, il rappelle que l'islam est à l'origine une secte judeo-chrétienne, et estime qu'il est nécessaire d'analyser scientifiquement le Coran comme la Bible l'a été. Déclarant L’islam propose un Dieu sans l’homme et génère lui aussi le massacre sauvage et massif de ceux qui n’adhèrent pas à son idéologie4, il juge le regard de certains chrétiens sur l’islam faussé, et regrette que trop peu se soucient d'annoncer aux musulmans la bonne nouvelle du Christ sauveur.

Pour rappel , l'évêque d'Annecy lui , avait donné le terrain pour la Mosquée d'Annecy , cela avait fait un immense scandale bien justifié !


Nb: si le bon sens chrétien et l'intelligence de ce Prélat , pouvaient être un virus qui s'attrape , la bonne affaire pour ma région et mon évêque !
images/icones/1a.gif  ( 889196 )Enfin par jejomau (2020-03-04 09:11:46) 
[en réponse à 889195]

Un catho qui n'est pas intoxiqué par la propagande maçonnique et vacciné à tous leurs virus !
images/icones/neutre.gif  ( 889202 )Il est regrettable... par Un modérateur (2020-03-04 10:37:38) 
[en réponse à 889195]

... que vous n'ayez pas pris la peine de vérifier qu'il n'y avait pas déjà un fil sur le sujet. Je laisse, parce-que votre commentaire ajoute un peu d'information, mais il aurait été mieux placé dans le fil déjà existant.

Bien à vous
Un modérateur
images/icones/carnet.gif  ( 889205 )L'évêque d'Orléans aussi, indirectement ... par Cristo (2020-03-04 12:19:16) 
[en réponse à 889195]

message du desservant des lieux de messe ICRSP du diocèse :

De : Notre-Dame de Recouvrance
Envoyé : mardi 3 mars 2020
Objet : A propos de la communion eucharistique

Mesdames, Messieurs,
chers paroissiens,

Dimanche dernier, vous avez eu la douloureuse surprise de ne pouvoir recevoir la communion eucharistique à Notre-Dame de Recouvrance, Saint-Martin d'Abbat ou Conflans-sur-Loing.

En effet, le matin même, très tôt, j'avais pris connaissance d'un message de Mgr Blaquart qui répercutait les recommandations de la Conférence des Évêques de France : mesures de prudence en vue d'enrayer une éventuelle propagation du coronavirus, mais restrictions impératives, dont la plus importante était de ne donner la communion que dans la main.
Par le fait même, la communion eucharistique devenait impossible dans nos communautés.
Les nouvelles recueillies la veille en provenance d'autres lieux de messe, une prise de contact aux aurores avec le provincial de France de l'Institut du Christ-Roi m'indiquant qu'il était difficile de passer outre ces mandements pour ce dimanche, le très court délai ne permettant pas de contacter l'évêque pour lui exposer la situation particulière de nos communautés : autant d'éléments qui m'ont conduit à ne pas distribuer la communion eucharistique et à demander à l'abbé Blaïn du Poët de s'en abstenir aussi à Recouvrance. Je le remercie ici de sa docilité à ma demande dont je sais combien elle lui a coûté.
J'assume la décision prise, dans les circonstances précises où nous fûmes placés.

Lui comme moi avons été attentifs à l'émoi suscité, où tristesse, stupéfaction et parfois colère se mêlaient.
Il m'est apparu que la situation ne pouvait durer.
Dès hier, j'ai donné à nouveau la sainte communion à la messe, en m'appuyant sur un principe qui porte le joli nom grec d'épikie, et qui consiste en la décision que tout un chacun peut prendre, en certaines circonstances, et en raison de celles-ci, de ne pas se considérer obligé par une loi à laquelle il devrait normalement obéir. Cette décision repose sur la connaissance que l'on a ou pense avoir de l'intention du législateur : celui-ci ne saurait avoir voulu imposer cette loi dans telle situation particulière s'il avait pu la connaître.
Il m'a semblé que l'évêque ne pouvait avoir eu en son intention de priver des communautés entières de la communion eucharistique pendant un temps indéterminé en raison de la circonstance particulière à ces communautés qu'est le rite exclusif de recevoir la communion sur la langue. Pas plus qu'il ne pouvait considérer comme une conséquence acceptable le trouble important des âmes et des communautés.

Toutefois, ce qui valait pour un soir ne pouvait s'étendre dans le temps, sans que j'en référasse à l'autorité en question. J'ai donc pris contact ce matin avec Mgr Blaquart et lui ai exposé la situation. Je lui ai aussi proposé une solution pour parvenir à la même fin que celle qu'il se proposait en répercutant la déclaration de la conférence épiscopale.
Il a agréé ma demande. Ce dont je le remercie.

Dès lors, il m'est possible d'annoncer que la communion eucharistique sera à nouveau distribuée à toutes les messes.
La mesure indiquée à l'évêque est en fait simplement la prescription pour bien recevoir la communion que l'on trouve dans le Catéchisme de Saint-Pie-X. Je la redonne ici, elle sera affichée à l'église et sera dite aux messes du dimanche aux annonces du sermon :
"Au moment de recevoir la sainte Communion, il faut être à genoux, tenir la tête médiocrement levée, les yeux modestement tournés vers la sainte Hostie, la bouche suffisamment ouverte et la langue un peu avancée sur la lèvre inférieure. "
Ainsi, la manière digne préconisée par le catéchisme se donne par surcroît comme la plus hygiénique.
Je remercie d'avance tous les fidèles de bien s'examiner pour se conformer à ce geste.
Je prie d'excuser la longueur de ce message, mais il m'a paru bon que l'événement important de dimanche fût expliqué suffisamment.
In Christo Rege,
chanoine Laurent Jestin




images/icones/iphone.jpg  ( 889220 )Et vous avez bien sûr par Adso (2020-03-04 16:39:57) 
[en réponse à 889205]

Eu la délicatesse de demander au Chanoine si vous pouviez publier ici son mail ?
images/icones/fleche2.gif  ( 889375 )puisque vous êtes "sûr", pourquoi poser la question ? par Cristo (2020-03-07 08:23:23) 
[en réponse à 889220]

sans compter qu'il s'agit d'un mél adressé à des dizaines ou centaines de personnes et qu'il est très susceptible de tourner vu son utilité pratique pour des situations similaires ailleurs; c'est même souhaitable ;

et puis sur le fond il valorise tout le monde : l'évêque (désolé pour JVJ), le supérieur du Christ-Roi, le chanoine orléanais, ceux des fidèles qui ont accepté la décision sans colère
images/icones/iphone.jpg  ( 889377 )J’en déduis donc par Adso (2020-03-07 08:35:54) 
[en réponse à 889375]

Que vous n’avez ni éducation ni savoir vivre. Point barre !
images/icones/neutre.gif  ( 889380 )N'exagerez pas par Regnum Galliae (2020-03-07 08:43:11) 
[en réponse à 889377]

L'adresse relayée est anonyme et impersonnelle. En revanche, le site de la chapelle fournit publiquement l'adresse électronique personnelle et nominative du chanoine Jestin. Je ne vois donc pas où est le problème...
images/icones/neutre.gif  ( 889389 )Email = correspondance privée par Meneau (2020-03-07 10:15:22) 
[en réponse à 889380]

C'est l'occasion quand même de rappeler que pour le code pénal, l'email relève de la correspondance privée


Article 226-15

Modifié par LOI n°2013-1168 du 18 décembre 2013 - art. 23

Le fait, commis de mauvaise foi, d'ouvrir, de supprimer, de retarder ou de détourner des correspondances arrivées ou non à destination et adressées à des tiers, ou d'en prendre frauduleusement connaissance, est puni d'un an d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende.

Est puni des mêmes peines le fait, commis de mauvaise foi, d'intercepter, de détourner, d'utiliser ou de divulguer des correspondances émises, transmises ou reçues par la voie électronique ou de procéder à l'installation d'appareils de nature à permettre la réalisation de telles interceptions.



En l'espèce, mais je ne suis pas juriste, il me semble que l'adresse "Mesdames, Messieurs, chers paroissiens" ainsi que la teneur du message n'ont pas de caractère de confidentialité aux yeux de l'émetteur, et que d'autre part la mauvaise foi serait difficile à établir.

Je parle donc plus généralement. Après, les règles de savoir-vivre... c'est une autre histoire.

Cordialement
Meneau
images/icones/5b.gif  ( 889608 )Et vous, vous avez demandé la permission avant de révéler cette information... par Cristo (2020-03-10 21:51:51) 
[en réponse à 889377]

... qui n'était jusque là connue que de nous deux ?