Le Forum Catholique
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Coronavirus et l'Église : comment un saint Pape a su faire face à la peste par Miserere (2020-03-01 11:49:40)
Les faits qui suivent se sont déroulés à Rome en 590, lorsque Grégoire, issu d'une famille sénatoriale, la famille Anicia, fut élu Pape, prenant le nom de Grégoire Ier (540–604).
L'Italie était alors dévastée par les épidémies, la famine, les troubles sociaux et la vague destructrice des Lombards. Entre 589 et 590, une violente flambée de peste, les terribles lues inguinaria, après avoir dévasté le territoire byzantin à l'est et les terres franques à l'ouest, sema la mort et la terreur dans la péninsule et frappa la ville de Rome. Les citoyens romains virent cette épidémie comme un châtiment divin en réponse à la corruption qui régnait dans la ville.
La première victime que fit la peste à Rome fut le Pape Pélage II, mort le 5 février 590 et enterré dans la crypte de la Basilique Saint-Pierre. Le clergé et le Sénat romain élurent Grégoire en tant que son successeur qui, après avoir été praefectus urbis [Préfet de Rome], vécut dans sa cellule monastique à Monte Celio. Après sa consécration le 3 octobre 590, le nouveau Pape s'attaqua immédiatement au problème de la peste. Grégoire de Tours (538-594), contemporain de ces événements et qui en fut le chroniqueur, raconte que le Pape Grégoire, dans un sermon mémorable prononcé dans l'église de Santa Sabina, invita le peuple romain à suivre — contrit et pénitent — l'exemple des habitants de Ninive :
Puis le Pape exhorta [tout le peuple] à lever les yeux vers Dieu, Qui permet de si terribles châtiments dans le but de corriger Ses enfants. Pour apaiser le courroux divin, le Pape ordonna une « litanie en sept Chœurs », c'est-à-dire une procession de toute la population romaine, divisée en sept cortèges, selon le sexe, l'âge et la condition. La procession se déplaça depuis les différentes églises romaines en direction de la basilique Saint-Pierre au Vatican, chantant des litanies en chemin. C'est l'origine de ce que l'on appelle aujourd'hui les grandes Litanies de l'Église, ou Rogations, que nous prions pour que Dieu nous protège contre les adversités. Les sept cortèges traversèrent les bâtiments de la Rome antique, pieds nus, à pas lent, la tête couverte de cendres. Tandis que la multitude traversait la ville, dans un silence sépulcral, la peste atteignit un tel point de fureur qu'en l'espace d'une heure, quatre-vingts personnes tombèrent mortes au sol. Cependant, Grégoire ne cessa pas une seconde d'exhorter le peuple à continuer de prier et insista pour que l'image de la Vierge peinte par saint Luc et conservée à Santa Maria Maggiore soit portée en tête de procession. (Gregorio di Tours, Historiae Francorum, liber X, 1, in Opera omnia, a cura di J.P. Migne, Parigi 1849 p. 528)
LifeSiteNews

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Covid-19:François ne fera pas de retraite de Carême par Jean Kinzler (2020-03-01 12:27:49)
[en réponse à 888925]
Le pape François devait quitter le Vatican ce dimanche, accompagné des responsables du Saint-Siège, pour participer à une semaine d'exercices spirituels près de Rome, une retraite qui se répète chaque année au début du carême. Toutefois, par précaution, il a décidé de suspendre sa participation.
Des sources du Vatican ont cependant rapporté que François est en très bonne santé et qu'il se remet du coup de froid dont il souffre suite à sa participation à une messe en plein air mercredi. Cette activité devait se dérouler dans la salle Paul VI mais a finalement eu lieu en plein air.
Le Pape n'a pas le coronavirus ou une affection pulmonaire mais a pris froid. Le fait est que son absence coïncide avec des moments d'alarme en Italie à cause de l'épidémie, et après qu'il ait embrassé des têtes et touché les visages et les mains des fidèles sur la place Saint-Pierre.
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infobae

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Coronavirus : “Non, ne fermons pas nos églises !“ par Francis Dallais (2020-03-01 22:13:41)
[en réponse à 888925]
Publié le 01/03/2020 Andrea Riccardi dans « La Vie »
Non à la propagation de « l’épidémie de la peur » ! Alors que les autorités civiles exigent la suspension des messes dans certaines régions d’Italie et de France pour lutter contre le coronavirus Covid-19, Andrea Riccardi proteste. Fondateur de la communauté de Sant’Egidio mais aussi historien du christianisme, il rappelle que les catholiques n’ont jamais cessé de se rassembler, même pendant la peste de Milan et sous les bombes de la Seconde Guerre mondiale.
Les nombreuses églises fermées dans le nord de l’Italie, la suspension des messes, les obsèques célébrées en présence des seuls proches et d’autres mesures de ce genre m’ont laissé une certaine amertume. Je ne suis pas épidémiologiste, mais nous trouvons-nous vraiment face à des risques si grands qu’il faille renoncer à notre vie religieuse communautaire ?
La prudence est de mise, mais sans doute nous sommes-nous laissé prendre la main par le grand protagoniste de l’époque : la peur. Par ailleurs, commerces, supermarchés et bars sont en partie ouverts, tandis que bus et métros fonctionnent. Et à juste titre. Quant aux églises, elles ont été quasiment traitées à l’égal des théâtres et des cinémas, contraints à la fermeture. Elles peuvent rester ouvertes, mais sans prière commune.
Quel danger représentent les messes de semaine auxquelles participent une poignée de personnes, éparpillées sur les bancs dans des édifices de grande capacité ? Moins qu’un bar, que le métro ou le supermarché. Ce n’est qu’en Émilie que les messes de semaine ont été autorisées. Un signe fort de peur. Mais aussi l’expression de l’alignement de l’Église sur les institutions civiles.
Les églises ne sont pas seulement un « rassemblement » à risque, mais aussi un lieu de l’esprit : une ressource en des temps difficiles, qui suscite de l’espérance, qui console et qui rappelle qu’on ne se sauve pas seul. Je ne voudrais pas remonter à Charles Borromée, en 1576-77, l’époque de la peste à Milan (épidémie bien plus grave que le coronavirus et combattue alors à mains nues), mais en ce temps-là on visitait les malades, on priait avec le peuple et on faisait une procession pieds nus et en nombre pour la fin du fléau.
Assurément, la prière commune dans l’église nourrit l’espérance et la solidarité. On sait combien des motivations, fortes et spirituelles, aident à résister à la maladie : c’est l’expérience commune. Le sociologue américain Rodney Stark, écrivant au sujet de l’ascèse du christianisme dans les premiers siècles, note combien le comportement des chrétiens dans les épidémies était décisif : ceux-ci ne fuyaient pas comme les païens à l’extérieur des villes et ne s’en allaient pas comme les autres, mais, motivés par leur foi, se rendaient des visites et se soutenaient, priaient ensemble, ensevelissaient les morts. Si bien que leur taux de survie fut plus élevé que celui des païens en raison de l’assistance consciencieuse, pourtant sans médicaments, et en raison du lien communautaire et social.
Les temps changent, mais les récentes mesures sur le coronavirus semblent banaliser l’espace de l’Église, révélant la mentalité des gouvernants. Face à la « grande peur », seul parle le message de la politique, unique et incertaine protagoniste de ces jours. Le silence dans les églises (même si elles sont ouvertes) est un peu un vide dans la société : le fait de se retrouver librement ensemble dans la prière aurait constitué un tout autre message, même si la prudence et le contrôle de soi sont de mise. Médias sociaux, radio et télévision ne le remplacent pas.
On comprend pourquoi l’archevêque de Turin, monseigneur Nosiglia, déplore que, dans l’arrêté pris par la Région Piémont (semblable aux autres régions du nord) « les services religieux sont considérés comme superflus et donc non exemptés de mesures restrictives ». Ainsi : « superflus ». C’est un fait sur lequel il convient de réfléchir : c’est le produit d’une politique qui nourrit la peur, même si parfois elle exhibe des symboles religieux. Mais le symbole religieux par excellence est la communauté en prière. Pas même à l’époque des bombardements et du passage du front durant la Seconde Guerre mondiale (quand l’Église fut l’âme de la tenue d’un peuple), les églises n’ont pas été fermées ni les prières suspendues. Au contraire, le peuple se rassemblait avec confiance dans ces lieux, malgré les dangers des bombes et des massacres.
Sans doute la collaboration de l’autorité ecclésiastique locale avec les autorités régionales a-t-elle été trop entendue comme une subordination à ces dernières. On finit ainsi par banaliser la présence et l’apport de l’Église, qui apporte au contraire sa contribution à la vie des personnes. De tristes funérailles ont lieu au cimetière, rien qu’avec quelques proches. Le « silence » et la solitude religieuse ajoutent à la gravité et à la difficulté de la situation. Nous essayons d’écouter les sentiments du « peuple de Dieu » : à Padoue, la famille d’une jeune fille de 14 ans, écrasée par le malheur, a refusé les obsèques en cercle privé et a obtenu de la part des autorités une cérémonie à l’extérieur pour faire participer de nombreux jeunes.

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"Superflu" !... par Sacerdos simplex (2020-03-01 22:36:01)
[en réponse à 888965]
C'est bien la triste réalité : la (vraie) religion - qui est pourtant la chose la plus essentielle pour l'homme, sa raison d'être - passe aux yeux des hommes pour quelque chose de totalement inutile, superflu.
Et il n'y a quasiment aucune protestation des fidèles !...
Il faut dire qu'en apparence, l'Eglise ressemble à une ONG qui vise à conscientiser les gens sur l'humanitaire, l'écologie, la justice sociale et quelques autres sujets.
Et le motif invoqué, le virus, n'est qu'un prétexte :
le self-service d'une entreprise, ou d'un groupe scolaire, dans lequel tout le monde se bouscule, rit, crie et ainsi de suite (et éternue, se mouche, et postillonne tous azimuths, notamment sur le plateau du voisin d'en face, de manière un peu prolongée) est autorisé.
Et on voudrait nous faire croire que quelques douzaines de personnes, souvent d'âge mûr, bien recueillies (enfin, un petit peu plus que dans un self...) seraient un vrai danger ?
Les "messes" ont été mentionnées par le ministre et le préfet : mais la grande prière du vendredi ou d'autres réunions d'autres religions ne semblent pas avoir été mentionnées : qu'en est-il ?
Un simple prêtre (qui se pose de simples questions).

( 888976 )
Le tour du Saint Cordon, et Notre-Dame, à Valenciennes par Glycéra (2020-03-01 23:37:55)
[en réponse à 888925]
Depuis 1000 ans, la procession de septembre rappelle la victoire de Notre-Dame sur la peste : elle n'entra pas dans les limites du COrdon demandé par Notre-Dame.
La procession refait le parcours.
A cette époque, les gens y croyaient !
Et les gens d'armes, s'ils avaient été requis, n'auraient pas eu de LGB ...

( 888996 )
Très bien ! par Jean-Paul PARFU (2020-03-02 10:17:51)
[en réponse à 888976]
Vous êtes donc originaire de la région de Valenciennes (Hainaut français) ?

( 889001 )
Une puce par Glycéra (2020-03-02 11:29:24)
[en réponse à 888996]
se promène où son hébergeur éléphant la porte...
Le tout est de trouver où se cache l'éléphant !

( 889015 )
Pourquoi par Jean-Paul PARFU (2020-03-02 12:11:47)
[en réponse à 889001]
Tant de mystères ?