Le Forum Catholique
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( 888030 )
Les leçons de la crise moderniste par Jean Kinzler (2020-02-19 19:35:15)
Les leçons de la crise moderniste
Critique Histoire. Ce collectif pluridisciplinaire revient sur une période douloureuse de l’histoire de l’Église, dont les effets se font encore sentir aujourd’hui.
Dominique Greiner, le 19/02/2020 à 16:26
Ce qui compte vraiment dans l'actualité La Croix
Participez aux débats dans le respect des convictions de chacun et en disposant des meilleures sources d’information.
de Jean-François Petit (dir.)
Karthala, 270 p., 24 €
Au début du XXe siècle, éclatait la crise du modernisme. Elle connaît son point de tension extrême avec la publication de deux textes de condamnation en 1907 : le décret du Saint Office Lamentabili (3 juillet) et l’encyclique Pascendi de Pie X « sur les erreurs du modernisme » (8 septembre). Cela semble lointain. Mais qu’en est-il vraiment de cette crise, avec le recul historique ? Peut-on la dater ? Est-elle seulement achevée ? Et même si c’était le cas, les interrogations posées par cette crise au tournant du XIXe et XXe siècle n’ont-elles pas en fin de compte une valeur permanente ? C’est à ces questions que cherchent à répondre les contributions rassemblées ici et issues d’un colloque qui s’est tenu en février 2019 à l’Institut catholique de Paris.
Deux conceptions de la foi
Tour à tour, philosophes, théologiens et historiens reviennent sur une période douloureuse où l’on voit s’opposer « deux conceptions de la foi, de son interprétation et de sa régulation qui concernent le rapport à l’autorité et la liberté du croyant, le rapport à l’histoire et le statut des Écritures », avec d’un côté « une vision traditionnelle, intransigeante, autoritaire » et de l’autre « une vision moderne, transigeante et libérale », résume Jean-Marie Donegani. « Il s’agit d’une infiltration, d’une “contamination” diront les intransigeants, de l’esprit nouveau dans l’Église, esprit nouveau venant miner les traditionnels intransigeantisme et intégralisme catholique », écrit-il encore.
À lire aussi: résistances d’aujourd’hui au miroir de la crise moderniste:
https://www.la-croix.com/Urbi-et-Orbi/Documentation-catholique/HISTOIRE-THEOLOGIE-resistances-daujourdhui-miroir-crise-moderniste-2017-12-07-1200897796
Les diverses contributions cherchent ainsi à cerner ce qui est désigné par « modernisme » et ses enjeux. C’est l’occasion aussi de revenir sur les différents protagonistes en France, en Angleterre, à Rome. Il y est question de ceux qui furent lourdement sanctionnés par le magistère (l’abbé Alfred Loisy, le jésuite George Tyrrell, l’oratorien Lucien Laberthonnière), mais aussi de Blondel, Friedrich von Hügel, Teilhard de Chardin, ou encore de penseurs venus après la crise (Jean Guitton, Jean Nabert…).
On parcourra avec un intérêt particulier la lecture de Pascendi par Guillaume Cuchet qui revient sur la thèse répandue selon laquelle le modernisme est inventé par l’encyclique qui le dénonce. Si cette thèse peut effectivement être défendue, on ne peut pas en déduire que la crise était sans cause réelle. Elle est pour le moins révélatrice de la difficulté à se comprendre qu’ont différentes rationalités (philosophie, théologie, sciences), suggère Philippe Capelle-Dumont. Une difficulté qui n’appartient pas au passé, selon le philosophe.
https://www.la-croix.com/Culture/Livres-et-idees/lecons-crise-moderniste-2020-02-19-1201079264

( 888053 )
d'une brûlante actualité hélas par Luc Perrin (2020-02-20 08:35:13)
[en réponse à 888030]
Le terme de "crise moderniste" est trompeur.
Le modernisme est demeuré plus ou moins souterrainement et a continué son travail de sape jusqu'à nos jours.
"vision moderne, transigeante et libérale" dit Jean-Marie Donegani. Oui si l'on sait ce que ces 3 adjectifs habillent aimablement pour les non spécialistes :
- transcrire la foi chrétienne en termes scientistes
- dévaloriser la bible
- instituer une "dogmatique" ad nutum : les "dogmes" deviennent des denrées périssables qu'on modifie au gré de l'humeur du temps
- éviscérer le coeur spirituel du christianisme : pour Loisy, l'incarnation n'avait aucun sens et il disait après 1908 ne plus croire à aucune affirmation du Credo de Nicée-Constantinople.
Peut-on encore parler de "foi chrétienne" dès lors ? Ou davantage d'un spiritualisme vague qui exalte la ... "fraternité humaine" ?
Loisy aurait sûrement hurlé comme beaucoup devant Pachamama, il créditait l'Église d'avoir sorti l'humanité des idoles, mais il se serait retrouvé dans la confidence du Pape faite à Eugenio Scalfari et dans l'idée énoncée en 2014 par le cardinal Kasper que l'enseignement moral du XXe siècle serait périmé au XXIe.

( 888056 )
Spiritualisme vague qui exalte la "fraternité" par Jean-Paul PARFU (2020-02-20 09:36:53)
[en réponse à 888053]
Mais, ne serait-ce pas là finalement l'idéal maçonnique, idéal désormais transcrit dans la pierre ?
Ci-dessous, la cathédrale d'Evry en forme de colonne tronquée. La colonne tronquée est un symbole maçonnique.


( 888064 )
Question à Luc Perrin par Pétrarque (2020-02-20 11:37:35)
[en réponse à 888053]
Que pensez-vous de la synthèse de Maurilio GUASCO Le Modernisme. Les faits, les idées, les hommes, DDB, 2007 ?
Votre avis m'importe.

( 888065 )
Pardon par Pétrarque (2020-02-20 11:40:02)
[en réponse à 888064]
Je voulais dire l'essai, pas la synthèse.

( 888067 )
je connais l'auteur mais pas le livre par Luc Perrin (2020-02-20 12:06:18)
[en réponse à 888064]
L'abbé Guasco était à mon jury de thèse :-)
C'est un très grand connaisseur du monde clérical de cette époque : il a écrit sur les prêtres, les séminaires, la question de P.-O.
Il était très lié à Émile Poulat.
Je pense que ce doit être un livre intéressant au vu de ce que je sais des compétences de l'A. (universitaire). Maintenant Maurilio n'est pas défavorable aux évolutions générées par les courants réformateurs du siècle passé : je suppose qu'il regarde le modernisme de manière plus sympathique que moi.
ps. vous m'incitez à le lire !

( 888070 )
Merci beaucoup. Même impression... par Pétrarque (2020-02-20 12:38:50)
[en réponse à 888067]
...de compétence de l'auteur, mais de sympathie manifeste pour les thématiques soulevées.
Le livre m'a été offert par mon directeur de DEA mais je n'ai jamais trouvé le temps pour le lire sérieusement.
Je pense que vous seriez évidemment plus à même que moi d'en apprécier le contenu.

( 888057 )
La meilleure définition du modernisme par Candidus (2020-02-20 09:44:23)
[en réponse à 888030]
Nous la devons au cardinal Mercier, archevêque de Malines : "L'âme religieuse ne tire d'aucune autre source que d'elle-même l'objet et le motif de sa propre foi".

( 888077 )
la meilleure définition de l'intégriste par JVJ (2020-02-20 16:35:51)
[en réponse à 888057]
au sens où André Frossard l'entendait dans les années 80-90 :
"c'est quelqu'un qui fait la volonté de Dieu, que Dieu le veuille ou pas".
Je crains que le moderniste n'englobe chez certains des pans entiers des catholiques et 99,9 % de l'épiscopat…

( 888061 )
La crise du monde moderne - livre écrit en 1927 par Glycéra (2020-02-20 11:09:13)
[en réponse à 888030]
« Ils deviennent crédules en cessant d’être croyants, comme ils deviennent esclaves dès qu’ils cessent d’être sujets. » Le vicomte de Bonald
Cette citation dit bien que nous sommes dans la tourmente dûe au refus des principes de fond.
Sans fondement, point d'appui pour s'élever.
Crisis veut dire "choix" (grec).
Nosu avons des choix à faire pour sortir de la boue qui colle.
L'Occident a eu peur de l'Orient, qui fascinait en même temps, et aspira bien des chercheurs de bonheurs il y a 40 ans, et cela se poursuit.
Mais l'Occident a infiltré l'Orient, avec l'avidité de l'argent, avec les "distractions" (sens pascalien) qui tirent hors des voies salutaires aux âmes.
Nous voyons l'Orient s'occidentaliser, la Chine, ce peuple de marchands habiles, s'introduire partout, nos artisanats mourir de ce fait... et aussi perdre leur âme silencieuse.
Nous voyons ? Mais qui le voit, en fait ?
Qui voit aussi ce qui manquait à l'Occident, qui depuis deux cents ans foncent dans le mur matérialiste en chantant son auto-admiration ?
Solution ?
Rentrer en soi-même.
Lire et entendre les intuitions que Dieu y place.
"Seigneur, donnez-moi un coeur qui écoute !" *
Solution générale ? Certes. Car le salut n'est jamais venu d'un système, mais de Dieu, quand l'âme Le laisse agir par elle, de plein consentement à ce que Dieu désire passer par elle. Une âme qui rayonne, c'est rendre visible La Lumière, qui est Dieu même.
NB En 1927, Guénon publiait "La crise du monde moderne", presque 100 ans, et combien utile à la réflexion actuelle.
A la fin du "Règne de la quantité" il déduit de ce qu'il voit ce qui êut arriver à l'Eglise... Hélas, combien ce fut juste ! C'est d'ailleurs encore juste. Je ne mets pas les liens, mais ces deux livres se trouvent intégralement sur le net...
* excellent livret de Soeur Jeanne d'Arc

( 888066 )
le "modernisme" est une hérésie au sein du catholicisme, très spécifique par Luc Perrin (2020-02-20 11:59:48)
[en réponse à 888061]
le livre de Guénon ne traite pas de ce sujet, à mon sens, d'après les extraits donnés.
C'est plus une réflexion de type sociologique sur la modernité qui étend son emprise dans le monde.
Le "modernisme" théologique renvoie aux ouvrages d'Alfred Loisy (principalement L'évangile et l'Église (1902), Autour d'un petit livre (1903) et à ses "disciples", Eugène Le Roy, Georges Tyrell, un temps F. von Hügel car il a changé ensuite, Miss Petre, Buonaiutti, l'abbé Bremond resté fidèle au loisysme toute sa vie mais après 1907 ayant mis cela en sourdine (il a écrit sous pseudonyme Sylvain Leblanc, Un clerc qui n'a pas trahi en 1931) ... Il n'est pas question d'économie, de technologie ou de commerce ou de l'occidentalisation des sociétés. Il est question de Bible, de Tradition, de dogme, du rapport entre la Bible et la science...
Je conseille de lire en version traduite le roman d'Antonio Fogazzaro paru en 1905 Il Santo. Tout y est expliqué et avec un plan d'action destiné à pervertir le catholicisme de l'intérieur : la mafia de St-Gall c'est déjà là, même la subversion de la liturgie. Tout.
Le titre vient du "saint", simplet plutôt un oblat bénédictin, qui est manipulé par les cercles modernistes qui se cachent derrière sa sainteté de vie : dépouillement,Église des pauvres, modèle franciscain (d'Assise). La stratégie de Bologne qui a poussé à la canonisation de Jean XXIII dont la figure est reconstruite idéologiquement, loin du réel, est un prolongement d'Il Santo.
Pour qui veut comprendre de manière accessible la mentalité moderniste et les néo-modernistes actuels, rien de plus saisissant que ce "roman" : le grand écrivain italien était lui même associé aux modernistes. Le livre fut mis à l'Index. On comprend mieux l'histoire du XXe et la situation d'anémie spirituelle actuelle.
Sauf un trait : les modernistes d'origine ne sont ni McCarrick ni James Martin ni Wuerl ni les prédateurs qu'on observe un peu partout. Sodoma est étrangère au modernisme originel alors qu'elle est une partie essentielle du néo-modernisme contemporain.
Le décret Lamentabili sane exitu de 1907 est un syllabus anti-moderniste qui condamne 65 propositions tirées des oeuvres d'Alfred Loisy. C'est aussi une manière simple de se familiariser avec la problématique. Mais Il Santo est un "must". Le lire fut pour moi une découverte et un choc.

( 888075 )
Votre point de vue par Glycéra (2020-02-20 15:48:50)
[en réponse à 888066]
Votre point de vue me semble plus restreint que celui de Guénon, mais pourtant sur le même sujet : la restauration d'un ordre traditionnel dans le mode de vie, religieux aussi.
Je ne cherche pas le détail des "comment", qui ne sont que des résultats, je tâche de remonter aux causes des causes de e qui se passe sous nos yeux depuis des décennies si ce n'est des siècles de décadence spirituelle.
Je vous ai fait une recension rapide des points où il parle des "modernes" et si, en la parcourant, vous l'appliquez à l'Eglise, notre Mère, vous constaterez qu'à chaque fois cela retourne au Principe, et que c'est applicable pour comprendre ce qui est arrivé à l'Eglise.
Voici. En espérant vous être utile.
(Je n'ai pas perdu mon temps à relire l'ouvrage)
Dans la prière pour faire renaître les vrais éléments reliés à la Tradition Divine, et avec mes bonnes salutations
Glycéra
Crise « moderne »
Notes dans la Crise du monde moderne
- S’il y a crise, c’est qu’il y a choix, donc possibilité de redresser.
- Visibilité actuelle que le progrès va à sa chute, et les infatués dans le mur.
- Il est manifeste qu’on arrive à peser les résultats : c’est le jugement, dernier ?
- L’idée de « fin du monde » hante les esprits, et se mêle aux divagations messianiques farfelues.
- Le malaise est général, et le climat obscur. La perception est réelle, mais déformée.
- Nombre de manifestations pseudo-religieuses, même au sein de l’Eglise Catholique.
- Le développement cyclique implique un éloignement du principe, donc descendant. C’est l’inverse du « progrès » des modernes.
- Si le principe est spirituel, la descente est matérialisation.
- Spiritualisme et matérialisme sont des erreurs philosophiques symétriques. Spiritualité n’est pas spiritualisme.
- Nombre d’époques ont été bouleversements simultanés partout : cf le VI° avant Jésus-Christ.
- Remettre l’histoire à sa taille réelle. Notre antiquité est très relative. Cf Chine bien datée astrologiquement.
- C’est ainsi que les développements des grecs, pris pour très anciens, ont induit la (mal nommée) Renaissance. C’est le profane qui a été pris comme aboutissement de référence.
- Le Moyen-Âge est ainsi jugé sans intellectualisme. Et même son abandon comme bénéfique, avec le début des nationalismes qui en résulte. Véritable départ de la crise du monde moderne.
- La falsification de l’histoire est concomitante à cette époque Renaissance, qui en a découlé.
- La seule supériorité du monde moderne est matérielle, par ses applications pratiques.
- Le grand mot est « humanisme », tout réduire à taille humaine.
- La civilisation « moderne » est nécessaire. Mais « malheureux celui par qui le scandale arrive. »
- La scission Orient-Occident est moderne.
- La civilisation occidentale du Moyen-Âge est proche de l’Orientale : traditionnelles.
- Actuellement, des esprits ne veulent plus de la négation de ce concept de moderne.
- Le désordre moderne s’exprime dans les constructions qui ajoutent au déséquilibre général.
- Beaucoup de choses perdues pour les occidentaux modernes.
- Même les tenants croyants ne voient que l’extérieur de la chrétienté. Et perdent son principe.
- Le mot de tradition n’est plus compris. Il est affadi, ou minimisé à des actes à produire.
- Bien des réactions anti-modernes sont aussi extérieures au Principe.
- Ce n’est point être anti-traditionnel que d’être anti-moderne-occidental.
- Ceux qui identifient moderne et occidental se fourvoient.
- En développant leurs facultés d’action, les occidentaux ont oublié leur faculté d’intellectualité pure.
- Inversion des supériorités action/contemplation. Action devenue priorité exclusive.
- Exacerbation de l’agitation en vue de l’action, des remue-matières.
- En Occident : limitation de la connaissance à la rationnelle et discursive.
- Mépris de ce qui est classé « mystique » parce qu’incompris, et donc non appris.
- Transformation des philosophies du « devenir » en idée de « progrès ».
- Les modernes, en rationnalisant ont nié l’intuition intellective. Donc nié leurs maîtres (St Bonaventure, St Thomas, etc)
- Pas de rationalisme avant Descartes. LE premier qui ait mis la priorité au pesable matériel.
- Oubli qu’il n’y a pas de science si elle n’a pas sa racine en Dieu. Redécouverte chez nombre de savants actuels.
- La spécialisation des sciences est un fractionnement, une cristallisation, un éloignement sans communication entre elles, et loin du Principe central.
- Le départ de ce fractionnement est le positivisme, l’agnosticisme.
- Enlever les racines, c’est-à-dire le principe Supérieur, enlève toute signification profonde aux sciences.
- Dans l’ordre social, séparation du temporel et du spirituel.
- La science moderne a besoin d’expérimentalisme pour se conforter. Elle ignore les principes de référence. C’est la superstition du fait.
- Bien des sciences ayant accès aux symboles traditionnel sont devenus de simples résidus, donc inopérants pour l’âme de l’homme.
- C’est de même dans l’art qui exalte la production des idées humaines, sans se rattacher à un sens du signe. En ce sens, il reflète très bien notre époque. Moderne.
- Le savoir moderne est un savoir ignorant.
- Une limitation volontaire de la connaissance complète produit des actes non signifiants.
- Lire la Bible comme un document matériel lui enlève tout son contenu réel.
- Le caractère monstrueux de la modernité vient de l’individualisme, qui est négation de l’intuition, qui sont lumières venues du Principe de toute l’humanité.
- La métaphysique profane n’en est pas une. Elle reste limitée, et ne va pas au-delà des apparences.
- Au fond les modernes se soucient-ils de La Vérité, s’ils ignorent son existence réelle ?
- Typiquement moderne est l’évolutionnisme et ce qui s’y rattache.
- Quand la connaissance supérieure a été oubliée, elle fut niée, c’était facile.
- Le protestantisme est une des formes dissolvantes venue à l’époque moderne.
- Le dépôt traditionnel existe encore en Occident, mais est-il compris dans son sens profond ?
- Le traditionalisme dans l’Eglise est-il vrai ? Les protestants ont tenté une dissolution de l’Eglise, nommée « modernisme ».
- L’enseignement l’autorise en s’y adaptant, trop bien.
- L’homme moderne au lieu de s’élever eut faire descendre la Vérité à son niveau.
- La philosophie moderne est faite d’équivoques et de questions mal posées.
- L’apologétique est défensive : c’est un recul de l’esprit religieux.
- La notion de véritable hiérarchie disparaît chez les modernes.
- Répercussion dans le social : l’égalité. Donc discussion de tout, et dispersion dans la multiplicité.
- La plupart des idoles modernes sont des mots. Phénomène du « verbalisme ». Ensuite, il reste à les faire changer de sens réel.
- Sophismes cachés sous le mot de démocratie.
- L’Etat est une simple représentation de la masse, sans aucun Principe Supérieur.
- L’égalité est en pratique impossible, et on invente de fausses élites.
- Le monde moderne se défend par sa propre dispersion.
- Le mot matérialisme vient de Berkeley. Il ne voyait rien d’autre que la matière.
- Incapacité en matérialisme de s’élever au-delà du sensible.
- Il est illégitime de vouloir ramener la qualité des choses à la quantité.
- La connaissance moderne n’est pas désintéressée.
- Les Orientaux voient ce machinisme comme une période transitoire pour envahir.
- Les rêveurs et les idéalistes sont incorrigibles. Naïveté sans bornes.
- Confusion moderne de la levée des armées en masse, et du dévouement sacré. Comme de l’instruction obligatoire.
- Peser avantages et inconvénients de la civilisation moderne serait instructif.
- Le monde moderne se détruira lui-même s’il n’arrête pas son chemin.
- L’excès et l’idolâtrie de la vitesse sont-ils nocifs ? cf le mépris des contemplatifs orientaux.
- La civilisation moderne multiplie les besoins artificiels.
- Sera aveugle celui qui ne verra pas que l’écroulement sera un châtiment normal. « Qui tire l’épée, périt par l’épée ».
- Les appétits suscitent envie donc division.
- Les restes de spiritualité vivent encore dans l’ordre religieux, malgré le matérialisme.
- La tradition n’est pas constitutive du monde moderne, elle est le contraire même de ses aspirations.
- L’esprit moderne est anti-chrétien parce qu’il est anti-religieux. Même si, de ci de là, la rupture n’est pas complète dans le modernisme.
- Les compromissions des religieux ne désarmeront pas l’esprit moderne.
- On ne connaît pas les vrais Orientaux : seuls devenus modernistes se voient et viennent.
- L’Orient subira-t-il une crise passagère de son occidentalisation moderne ?
- Les théosophistes et autres inventeurs de ce genre de secte n’ont rien compris.
- Il existe un traditionalisme d’ordre inférieur.
- Hâte fébrile du monde moderne : savoir tout d’un seul coup.
- Si les hommes comprenaient ce qu’est le monde moderne, il cesserait d’exister.
- L’élite existe encore en Orient. En Occident, elle n’existe plus.
- Y a-t-il à faire une reconstitution des éléments traditionnels ?
- Peut-être cela apparaîtra comme nécessité inéluctable à l’Eglise Catholique.
- Reprendre la tradition : nous ne voyons que l’Eglise Catholique comme capable.
- Elle aurait tout intérêt à devancer le mouvement.
- Paradoxe de voir des éléments rejetés par l’Eglise revenir pour cette restauration.
- L’esprit moderne est diabolique au sens réel du mot.
Leur devise doit être celle qu'avaient adoptée autrefois certaines organisations initiatiques de l'Occident : Vincit omnia Veritas

( 888076 )
Les dégâts de la Révolution (française) ... par Glycéra (2020-02-20 16:04:40)
[en réponse à 888030]
A la Révolution, tout fut mis sous les boisseaux républicains.
La transmission culture s'est,de fait, effondrée.
Les séminaires n'ont plus enseigné.
Donc la Tradition n'avait plus germé, et même nombre de religieux en ignorait le terreau, et comment le cultiver.
Au XIX°, pourtant résurgence et nombre de grands saints orants et préchants ?
Certes, mais ils n'avaient pas les connaissances des anciens. Ils avaient dû repartir d'un terrain nu ou quasiment.
Alors ? Comment être fidèle ? Et pratiquer ?
Fidèlement, évidemment. Mais comment ?
Eh bien, le geste a primé sur le principe.
On a imité, on a fait "comme", mais de l'extérieur, puisque les racines, la sève intérieure n'y était plus spontanément montante.
Cela continue chez ceux qui continuent à copier, qui ont peur de changer un iota dans un geste "parce qu'avant, on faisait ainsi" du temps où les gens savaient.
Oui, mais eux savaient pourquoi, ils savaient d'où cela montait. Ils n'étaient pas de simples copieurs de gestes.
Imiter n'est-pas copier.
Imiter = aller sur le même chemin, c'est semblable et non identique.
Alors, le XIX° a transmis des gestes, des rituels. Ils sont porteurs, ils sont bons, mais ils sont incompris, et non assimilés.
C'est ainsi qu'on se cantonne aux dénombrements des "bonnes actions", aux listes d'"examen-de-conscience" à cocher pour savoir quoi dire au confessionnal où l'on va plus pour se soulager que pour demander des grâces de fond afin d'avoir envie de trouver Dieu.
C'est en jaugeant les fautes au désagrément qu'on en a eu et non à la souillure que Dieu (en Lui ou dans autrui) en a subi, qu'on méconnait le vrai sens de ce sacrement de la vraie vision de soi, de la pleine conscience du présent de sa vie.
Cette explication figure dans un entretien sur la composition du père Max Huot de Longchamp.
Je l'ai trouvée très éclairante pour l'état d'esprit, donc le modernisme dégringolant des deux derniers siècles.
Avec mes bonnes salutations
Glycéra

( 888078 )
Comment coller à votre sujet quand l'article cité n'est pas lisible ? par Glycéra (2020-02-20 16:41:28)
[en réponse à 888030]
Cher Monsieur,
Votre extrait en dit trop peu.
Nous ne savons pas ce que La croix a raconté ...
Et je refuse, évidemment, de m'abonner à ce truc !
Donc, nous partons dans des points de vue qui ne sont peut-être aps du tout ceux que vous escomptiez...
Pouvez-vous dire de quel angle de vue il s'agit dans ces articles ?
Avec mes bonnes salutations
Glycéra

( 888090 )
C'est vrai... par Candidus (2020-02-20 19:49:37)
[en réponse à 888078]
Je trouve assez frustrant les liens qui nous dirigent vers des articles que l'on ne peut pas consulter sans s'abonner ou s'inscrire. C'est de plus en plus le cas et pas seulement sur le FC (Google News est en train de devenir illisible pour cette raison).
On peut supposer que celui qui poste ces liens a pu accéder aux articles parce qu'il s'est préalablement inscrit sur ces sites. Dans ce cas, pourquoi ne pas faire un copier-coller qui nous permette de prendre connaissance de l'article ?
Si l'on devait s'inscrire sur tous les sites qui occasionnellement proposent des articles intéressants, on n'en finirait plus...