
( 887953 )
18/02 Sainte Marie-Bernard Soubirous, vierge par ami de la Miséricorde (2020-02-17 21:12:24)
De la férie
Messe comme au dimanche précédent ou messe de la Mémoire
Mémoire de St Siméon, évêque et martyr
En certains lieux : Ste Marie-Bernard Soubirous, vierge
Sainte Bernadette à Nevers
Prière de Sainte Bernadette Soubirous
« Ô Marie, c'est au fort de la douleur et de l'épreuve que Vous êtes devenue ma Mère, je dois donc avoir une grande et entière confiance en Vous ; lorsque je serai sous le coup de l'épreuve de la part des créatures, et que je serai exposée à la tentation et à la désolation de mon âme, je viendrai me réfugier dans votre Coeur, ma bonne Mère, et Vous prier de ne pas me laisser périr, de m'accorder la grâce d'être soumise et confiante dans l'épreuve, à Votre exemple, de souffrir avec amour ; que je reste, comme Vous, debout au pied de la Croix et clouée sur la Croix, si tel est le bon plaisir de Votre cher Fils.
Jamais une enfant dévouée à Marie ne pourra périr ; ma Bonne Mère, ayez pitié de moi ; je me donne tout entière à Vous, afin que Vous me donniez à Votre cher Fils, que je veux aimer de tout mon coeur. Ma Bonne Mère, donnez-moi un cœur tout brûlant pour Jésus. Amen. »
autres prières de Sainte Bernadette
Source : site-catholique.fr

( 887954 )
La Providence et la confiance en Dieu par Fr.Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-02-17 21:14:31)
[en réponse à 887953]
CHAPITRE IV
LA PROVIDENCE SELON L'ÉVANGILE
CHAPITRE V
LA PROVIDENCE ET LA PRIÈRE
La prière est un culte rendu à la Providence
Le Seigneur semble même parfois nous rebuter, comme pour voir si nous persévérerons à prier. Ainsi fit-il à l'égard de la Chananéenne, en lui disant cette parole sévère qui semblait un refus : « C'est aux brebis perdues d'Israël que je suis envoyé ; il ne convient pas de donner aux chiens le pain des enfants ». La Chananéenne, certainement inspirée par la grâce qui lui venait du Christ, répondit : « Pourtant, Seigneur, les petits chiens mangent les miettes tombées de la table de leur maître ». - « O femme, dit Jésus, ta foi est grande, qu'il te soit fait selon ce que tu demandes ». Matth., XV, 22. Et sa fille qui était tourmentée par le démon fut délivrée.
Lorsque nous prions vraiment, nous reconnaissons, non pas seulement de façon abstraite et théorique, mais pratiquement que nous sommes sous le gouvernement de Dieu, infiniment supérieur à celui des hommes. Notre prière doit rendre ainsi incessamment à la Providence le culte qui lui est dû, sous forme d'adoration, de supplication, d'action de grâces ou de réparation. Mais il y a plus encore : la prière a avec la Providence un rapport encore plus intime.
La prière coopère au gouvernement divin
Bien loin de s'opposer aux dispositions providentielles et de vouloir les changer, la prière coopère au gouvernement divin, parce que, en priant, nous nous mettons à vouloir dans le temps ce que Dieu veut pour nous de toute éternité.
Il peut sembler, lorsque nous prions, que ce soit la volonté divine qui s'incline vers la nôtre ; en réalité c'est la nôtre qui s'élève et se met à l'unisson de la volonté divine. Toute prière est, disent les Pères, une élévation de l'âme vers Dieu, qu'il s'agisse de la prière de demande, ou de celle d'adoration, de louange, ou de celle d'action de grâces, ou de celle de réparation, d'amende honorable.
Vraiment celui qui prie comme il le faut, avec humilité, confiance, persévérance, en demandant les biens nécessaires au salut, celui-là coopère au gouvernement divin. Nous sommes deux à vouloir au lieu d'un. Ce pécheur pour lequel nous avons longtemps prié, c'est Dieu qui l'a converti ; mais nous étions l'associé de Dieu. Cette âme éprouvée, pour laquelle nous avons longtemps demandé lumière et force, c'est Dieu qui l'a éclairée et fortifiée ; mais il avait décidé de toute éternité de ne produire cet effet salutaire qu'avec notre concours, qu'à la suite de notre intercession.
Les conséquences de ce principe sont innombrables. Il s'ensuit d'abord que plus la prière est conforme aux intentions divines, plus elle coopère au gouvernement divin. Pour qu'elle ait de plus en plus cette conformité, disons lentement, profondément, tous les jours le Pater, méditons-le et que l'amour accompagne la foi ; cette méditation aimante deviendra une contemplation, par laquelle nous obtiendrons que le nom de Dieu soit sanctifié, glorifié en nous et autour de nous, que son règne arrive, que sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel, par laquelle nous obtiendrons aussi le pardon de nos fautes et la délivrance du mal, la sanctification et le salut.
Il suit de là que notre prière est d'autant plus pure et plus efficace que nous prions du nom du Christ et que nous offrons à Dieu les actes d'amour et d'adoration de sa sainte âme, pour suppléer à l'imperfection de notre amour et de notre adoration.
Le chrétien qui, chaque jour un peu mieux, dit le Pater, qui le dit du fond de son âme, non seulement pour soi, mais aussi pour les autres, coopère certes grandement au gouvernement divin. Il y coopère plus que les savants qui ont découvert les lois du cours des astres, plus que les grands médecins, qui ont trouvé les remèdes des plus affreuses maladies. L'influence de la prière d'un saint François, d'un saint Dominique, plus près de nous d'une sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, ne fut certes pas moindre que celle d'un Newton ou d'un Pasteur. Celui qui prie vraiment, comme ont prié les saints, coopère au salut non seulement des corps mais des âmes ; or chaque âme, ouverte par ses facultés supérieures sur l'infini, est comme un univers qui gravite vers Dieu.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde