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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 887030 )05/02 Ste Agathe, vierge et martyre par ami de la Miséricorde (2020-02-04 22:14:05) 



Ste Agathe, vierge et martyre

Prière de Sainte Agathe en prison :

« Seigneur Jésus Christ, qui m’avez créée, et m’avez gardée dès mon enfance, qui avez préservé mon coeur de souillure, qui l’avez sauvegardé contre l’amour du siècle, et qui m’avez fait vaincre les tourments, en m’octroyant la vertu de patience, recevez mon esprit et permettez-moi de parvenir jusqu'à votre miséricorde. Amen. »

Après avoir adressé cette Prière, Sainte Agathe jeta un grand cri, et rendit l’esprit vers l’an du Seigneur 251, sous l’empire de Dèce. Sainte Agathe n'avait que 13 ans lorsqu'elle fut martyrisée à mort. Issue d'une riche et noble famille, Sainte Agathe qui était d'une grande beauté honorait Dieu avec ferveur et lui avait ainsi consacré sa virginité.

Quintien, homme consulaire et gouverneur de la Sicile, instruit de sa beauté et de sa richesse, s'éprit pour elle d'une vive passion, et se flatta de pouvoir l'épouser.

Conduite devant Quintien, Sainte Agathe refusa sa proposition. Celui-ci furieux la fit attacher sur un chevalet et la livra aux bourreaux. Ils lui déchirèrent les membres, mais Sainte Agathe souffrit avec une constance héroïque. Parmi les tortures qu'elle endura, on lui arracha les seins à l'aide de tenailles.

Elle fut renvoyée en prison et ordre fut donné de ne pas la nourrir, ni de soigner ses blessures. Saint Pierre apparut la première nuit, ses gardes s'enfuirent en courant, et l'apôtre la soigna miraculeusement de toutes ses blessures.

Quatre jours après, Quintien sans être effrayé par son état jura de la vaincre. Il lui fit déchirer le corps, et fit traîner son corps sur des morceaux de pots cassés mêlés avec des charbons ardents. Sainte Agathe, vierge et martyre, finit par perdre la vie et a gagné sa place dans le canon romain de la Prière Eucharistique.

A la question du juge qui lui demandait pourquoi elle menait la vie d’esclave des chrétiens, Sainte Agathe répondit : « Je suis une servante du Christ et c’est pourquoi j’ai l’extérieur d’une esclave, mais la plus grande noblesse est d’être esclave du Christ » .

Sainte Agathe proféra ces paroles contre son bourreau qui l’avait amputée de ses seins : « N’as-tu point honte de couper les seins d’une femme, alors que toi-même, enfant, tu étais nourri au sein d’une femme ? »

De retour dans sa prison, Sainte Agathe pria ainsi : « Tu as vu, Seigneur, mon combat, comme j’ai combattu sur le champ de bataille, mais parce que je n’ai pas voulu obéir aux ordres des princes, j’ai été torturée dans mes seins »

Hymne à Sainte Agathe :
« Voici le jour de la Martyre Agathe, le jour illuminé par cette illustre Vierge ; c’est aujourd’hui qu’elle s’unit au Christ, et qu’un double diadème orne son front. Noble de race et remarquable en beauté, elle brillait plus encore par ses œuvres et par sa foi ; le bonheur de la terre ne fut rien à ses yeux ; elle fixa sur son cœur les préceptes de Dieu.

Plus indomptable que le bras des bourreaux, elle livre à leurs fouets ses membres délicats ; sa mamelle arrachée de sa poitrine montre combien invincible est son courage. Le cachot est pour elle un séjour de délices ; c’est là que Pierre le Pasteur vient guérir sa brebis ; pleine de joie et toujours plus enflammée, elle court avec une nouvelle ardeur au-devant des tourments.

Une cité païenne en proie à l’incendie l’implore et obtient son secours ; qu’elle daigne bien plus encore éteindre les feux impurs en ceux qu’honore le titre de chrétien. O toi qui resplendis au ciel comme l’Épouse, supplie le Seigneur pour les pauvres pécheurs ; que leur zèle à célébrer ta fête attire sur eux tes faveurs. Gloire soit au Père, au Fils et à l’Esprit divin ; daigne le Dieu unique et tout-puissant nous accorder l’intercession d’Agathe. Amen. »

Saint Ambroise a dit de Sainte Agathe :
« O heureuse et illustre vierge qui mérita de purifier son sang par, un généreux martyre pour la gloire du Seigneur! O glorieuse et noble vierge, illustrée d'une double gloire, pour avoir fait toutes sortes de miracles au, milieu des plus cruels tourments, et qui, forte d'un secours mystérieux, a mérité d'être guérie par la visite de l’apôtre! Les cieux reçurent cette épouse du Christ ; ses restes mortels sont l’objet d'un glorieux respect. Le chœur des anges y proclame la sainteté de son âme et lui attribue la délivrance de sa patrie.»

Que sainte Agathe implore pour nous ton pardon, Seigneur, elle qui sut également te plaire par la consécration de sa virginité et par son courage dans le martyre. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur.

source : site-catholique.fr
images/icones/marie.gif  ( 887031 )La Providence et la confiance en Dieu par Fr.Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-02-04 22:14:51) 
[en réponse à 887030]

TROISIÈME PARTIE

CHAPITRE III
LES VOIES CACHÉES DE LA PROVIDENCE
ET LE LIVRE DE JOB

Lorsque le malheur frappe l'homme en cette vie est-ce toujours à cause de ses péchés ?


Sophar, le troisième de ses amis, le plus jeune, fougueux, emporté, reprend la thèse des deux autres ; d'après lui, l'iniquité de Job surpasse la rigueur de son châtiment, et il l'exhorte à revenir à Dieu.

Job, aux chapitres XII, XIII, XIV, reconnaît de nouveau que Dieu est infiniment sage, juste et puissant ; il célèbre lui-même les perfections divines, plus hautement que ses amis. Puis il ajoute, ch. XIII : « Quand il me tuerait, que je n'aurais rien à espérer, je défendrais devant lui ma conduite. Mais il sera mon Salut... Je suis sûr que mon droit triomphera »... Quel est le nombre de mes iniquités ? Fais-moi connaître mes transgressions et mes offenses ». Enfin Job s'apaise, s'excuse et implore la pitié de son juge. Mais il ne parvient pas à convaincre ses amis. Éliphaz, dans un discours dur, lui soutient encore qu'il a tort de se plaindre, car tout homme est coupable devant Dieu. (XV).

Job répond (XVI) : « J'ai souvent entendu de semblables discours ; vous êtes tous d'insupportables consolateurs... Mais aussi je saurais parler comme vous, si vous étiez à ma place ». Il atteste encore une fois son innocence, il fait appel à Dieu lui-même, et le prend pour arbitre entre ses amis et lui. « A cette heure même, j'ai un témoin dans le ciel, un défenseur dans les hauts lieux. Mes amis se moquent de moi. C'est Dieu que j'implore avec larmes ». (XVI, 19).

Les amis de job, dit saint Thomas dans son Commentaire, ne pensent pas à la vie future, ils croient que dès ici-bas le juste doit être récompensé et le méchant puni.

Baldad répète ce qu'il a déjà dit, que l'impie est toujours malheureux sur la terre ; mais cette fois il n'ajoute ni consolation, ni promesses ; pour lui Job est un coupable endurci et il le traite comme tel. On voit par là que l'une des plus grandes épreuves de Job lui vient de ses amis. Ils l'accablent, parce qu'oubliant la vie future, ils ne cessent de dire que tout doit se régler ici-bas.

C'est alors que Job, figure du Christ, est comme élevé par une inspiration supérieure vers le mystère de l'au-delà, que nous a fait entrevoir le prologue. Il répond (XIX) : « Voilà dix fois que vous m'insultez, que vous m'outragez sans pudeur. Quand même j'aurais failli, c'est avec moi que demeure ma faute. Mais vous, qui vous élevez contre moi, qui invoquez mon opprobre pour me convaincre, sachez enfin que c'est Dieu qui m'opprime... Il m'a barré le chemin, et je ne puis passer ; il a répandu les ténèbres sur ma route... il a déraciné, comme un arbre, mon espérance... Il m'a traité comme un ennemi... Il a éloigné de moi mes frères ; mes amis se sont détournés de moi,... les enfants eux-mêmes me méprisent... Ayez pitié, ayez pitié de moi, car la main de Dieu m'a frappé !... Oh ! qui me donnera que mes paroles soient écrites,... gravées pour toujours dans le roc ! Je sais que mon vengeur est vivant et qu'il se lèvera le dernier sur la poussière. Alors de ce squelette revêtu de sa peau, de ma chair je verrai Dieu. Moi-même je le verrai. Mes yeux le verront, et non un autre; mes reins se consument d'attente au dedans de moi. Vous direz alors : « Pourquoi le poursuivions-nous, et la justice de ma cause sera reconnue ».

Malgré ce cri sublime d'espérance, le jeune Sophar revient à sa thèse première que le malheur dans la vie présente ne saurait être que le châtiment du crime.

Job au contraire démontre par l'expérience (XXI) que ce principe est faux. Sans doute, les méchants sont souvent punis d'une manière éclatante, mais il arrive aussi que les choses extérieurement leur réussissent jusqu'à la mort et que des justes ont parfois beaucoup à souffrir.

Éliphaz revient obstinément à sa thèse, et fait même une longue énumération des fautes que Job doit avoir commises : « A l'affamé tu refusais le pain et tu renvoyais les veuves les mains vides » (XXII).

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde