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02/02 Purification de la T. Sainte Vierge (Présentation du Seigneur) par ami de la Miséricorde (2020-02-02 08:36:26)
Purification de la T. Ste Vierge (Présentation du Seigneur)
On ne fait rien cette année du 4ème Dimanche après l’Épiphanie
Sermon pour la Purification de Marie de Saint Antoine de Padoue
Comme un rameau de l'arbre à encens en été
Le mot encens vient du grec Theos qui signifie "Dieu", en l'honneur de qui il est brûlé.
L'arbre à encens s'appelle « liban ». "Comme le liban non entaillé, dit la Vierge dans le Siracide, j'ai rempli de parfum mon habitation " (cf. Si 24, 12). L'arbre de l'encens est une plante d'Arabie, très haute, d'où est extraite une gomme-résine aromatique. L'encens est cueilli deux fois par an, en automne et au printemps.
Cet arbre est la figure de Marie. Elle ne fut incise par aucun fer de concupiscence. Elle parfume de vertus et d'amour l'âme dans laquelle elle habite. Elle émane d'elle l'encens parfumé, l'humanité de Jésus Christ, dont le parfum a rempli le monde entier.
- La double offrande du Christ
La double cueillette de l'encens représente la double offrande du Christ. Dans la première, la Mère l'offrit dans le temple selon la prescription de la loi de Moïse ; dans la seconde, le Christ s'offrit lui-même en sacrifice à Dieu le Père, pour la réconciliation du genre humain.
- L'offrande de Marie
Dans sa pauvreté, Marie offrit son Fils et l'offrande des pauvres, une paire de tourterelles et deux jeunes colombes. Voici ce que prescrivait la loi : « Si une femme est enceinte et enfante un garçon, elle sera impure pendant sept jours. Quand sera achevée la période de sa purification, après quarante jours, elle apportera un agneau à l'entrée de la Tente. Si elle ne le trouve pas ou si elle n'a pas la possibilité d'offrir un agneau, elle offrira deux tourterelles ou deux jeunes colombes » (cf. Lv 12, 2.6.8). L'offrande de Marie fut donc l'offrande des pauvres qui n'avaient pas la possibilité de se procurer un agneau. Tout cela manifeste l'humilité et la pauvreté du Seigneur et de sa Mère. C'est cette offrande que font au Seigneur ceux qui sont pauvres.
« Comme feu resplendissant et encens qui brûle dans le feu ».
Jésus Christ a resplendi comme un feu devant les bergers lors de sa Nativité, devant les mages lors de sa Manifestation, devant Syméon et Anne lors de la Purification de sa Mère. Dans sa Passion, en revanche, il a brûlé comme encens au feu, et de son parfum furent remplis les cieux, la terre et les enfers. Les anges du ciel se réjouissent de la rédemption du genre humain ; sur terre les hommes qui étaient morts furent ressuscités ; dans les enfers, les prisonniers furent libérés.
Nous te prions, ô Notre Dame, Mère choisie de Dieu, purifie-nous du sang de nos péchés
afin que nous puissions parvenir à la gloire de la Jérusalem céleste.
Que nous l'accorde celui qu'aujourd'hui tu as offert dans le temple :
A lui soit honneur et gloire dans les siècles des siècles. Amen !
Source : radiosalveregina

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La Providence et la confiance en Dieu par Fr.Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2020-02-02 08:37:21)
[en réponse à 886821]
TROISIÈME PARTIE
CHAPITRE II
LES CARACTÈRES DE LA PROVIDENCE D'APRÈS L'ANCIEN TESTAMENT
La Providence est à la fois pour nous très manifeste et en certaines de ses voies absolument insondable
Par contre la malice des impies reçoit déjà son châtiment, et souvent même un châtiment visible, autre signe du gouvernement divin : « N'entre pas dans le sentier des méchants,... évite-le, n'y passe point,... ils se nourrissent du crime, comme on mange du pain... Le sentier des justes est comme la brillante lumière du matin, dont l'éclat va croissant jusqu'au milieu du jour.
La voie des méchants est comme les ténèbres, ils n'aperçoivent pas ce qui va les faire tomber. » L'argent mal acquis ne profite pas, Prov., IV, 14[31]. - Dieu retire aux impies sa bénédiction et les livre à leur aveuglement, tandis qu'il vient au secours de ses serviteurs, quelquefois même de façon extraordinaire, comme il dit à Élie (III Rois, XVII, 3) : « Dirige-toi vers l'Orient et cache-toi au torrent de Carith... j'ai commandé aux corbeaux de te nourrir là ». Il partit, obéissant à la parole du Seigneur, alla s'établir au torrent de Carith... les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande matin et soir et il buvait de l'eau du torrent.
Si la Providence est ainsi manifeste dans ce qui constitue l'ensemble de la vie des justes, elle reste cependant insondable en plusieurs de ses voies, surtout en certaines voies très supérieures qui ne sont obscures pour nous qu'à cause de leur trop grande splendeur, éblouissante pour nos faibles yeux. Telle est surtout dans Isaïe l'annonce des souffrances du serviteur de Yahvéh ou du Sauveur.
On lit aussi dans le Psaume XXXIII, 20 : « Multæ tribulationes justorum, bien des tribulations atteignent le juste, mais le Seigneur l'en délivre toujours ». - « Nos pères, dit Judith, VIII, 21, ont été éprouvés afin que l'on connût s'ils servaient véritablement leur Dieu. Abraham fut éprouvé par de nombreuses tribulations et il est devenu l'ami de Dieu.
De même Isaac, de même Jacob, de même Moïse et tous ceux qui ont plu à Dieu, ont passé par beaucoup d'afflictions en demeurant fidèles... Ne nous laissons donc pas aller à l'impatience à cause des maux que nous souffrons. Mais estimons que ces tourments, moindres que nos péchés, sont les verges dont le Seigneur nous châtie pour nous amender, et croyons que ce n'est pas pour notre perte qu'ils nous sont envoyés. »
Les prophètes ont souvent parlé du caractère très mystérieux de certaines voies de la Providence, surtout quand ils voyaient, comme Jérémie, la stérilité relative de leurs efforts.
Isaïe écrit au ch. LV, 6 : « Invoquez le Seigneur, pendant qu'il est temps encore; invoquez-le, tandis qu'il est près. Que le méchant abandonne sa voie et le criminel ses pensées ; qu'il se convertisse à notre Dieu, et il lui fera grâce. Car, dit le Seigneur, mes pensées ne sont pas vos pensées et vos voies ne sont pas mes voies. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées ».
C'est ce qu'avait dit le Psaume XXXV, 7 : « Ta justice, Seigneur, est comme les montagnes inaccessibles, tes jugements comme le vaste abîme, judicia tua abyssus multa ».
Cependant dans cette obscurité supérieure, si différente de l'obscurité inférieure du péché et de la mort, le juste trouve sa route ; il apprend à distinguer de plus en plus l'une de l'autre ces deux obscurités si opposées entre elles[32]. Disons comme le juste Tobie après ses épreuves (cf. Tobie, XIII, 1) : « Vous êtes grand, Seigneur, dans l'éternité, et votre règne s'étend à tous les siècles. Car vous châtiez et vous sauvez, vous conduisez au tombeau et vous en ramenez, et il n'est personne qui puisse échapper à votre main.
Célébrez le Seigneur, enfants d'Israël, et louez-le devant les nations, car il vous a dispersés parmi les nations qui l'ignorent, pour que vous leur racontiez ses merveilles et que vous leur fassiez connaître qu'il n'y a point d'autre Dieu tout-puissant que lui seul. Il nous a châtiés à cause de nos iniquités, et il nous sauvera à cause de sa Miséricorde[33]... Convertissez-vous donc, pécheurs, et pratiquez la justice devant Dieu, dans la confiance qu'il vous fera Miséricorde ! »
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde