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images/icones/mitre4.png  ( 886257 )Mgr Aupetit critiqué pour son livre Humanae vitae,une prophétie par Jean Kinzler (2020-01-27 19:56:39) 

Humanae vitae, une prophétie
Mgr Michel Aupetit

paris.catholique.fr

Voici plus d’un demi-siècle, le pape Paul VI adressait à l’ensemble des catholiques l’encyclique Humanae Vitae. Pour l’archevêque de Paris, Mgr Michel Aupetit, le moment est venu de réfléchir à nouveau sur ce texte qui a été si mal reçu à sa sortie en 1968 et qui, aujourd’hui encore, fait l’objet de controverses douloureuses.

Avec la contraception artificielle, ce qui fut principalement perçu au départ était la libération des contraintes de la grossesse et de ses aléas. Avait-on réfléchi aux enjeux humains et éthiques que la « pilule » pouvait impliquer ?

Le recul et l’expérience permettent aujourd’hui de dépasser les anciennes passions pour réaliser ce que cette encyclique avait de prophétique, dans une large vision qui allie la dimension écologique et la vérité anthropologique. Elle procure, en outre, à notre société désorientée, une compréhension plus profonde et enthousiasmante de l’union de l’homme et de la femme et de leur fécondité.

Après avoir été évêque du diocèse de Nanterre, Mgr Michel Aupetit est archevêque de Paris depuis 2017. Ordonné prêtre après avoir exercé la médecine, il se montre particulièrement attentif aux actuels débats éthiques. Il a notamment publié chez Salvator : Découvrir l’Eucharistie (2005) avec Christian Clavé, La mort, et après ? (2007), L’embryon, quels enjeux ? (2008), L’homme, le sexe et Dieu (2011) ; chez Téqui : Contraception : la réponse de l’Église (2000) ; et plus récemment aux Éditions du Moulin : Construisons-nous une société humaine ou inhumaine ? (2016).

ISBN : 978-2-7067-1928-8
112 pages
Prix : 10 €
Parution : 23 janvier 2020-www.editions-salvator.com

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Voici ce qu'en pense la gauche, dans Libération:
L'Eglise, l'archevêque et le «coïtus interruptus»

En matière de contraception, Michel Aupetit, l’archevêque de Paris, prend des positions, dira-t-on, osées. Dans un petit opuscule qui vient de paraître, le prélat, ancien médecin de son état, se mue étonnamment en chantre du coïtus interruptus, pratique vintage que l’on croyait pourtant réprouvée par l’Eglise catholique. La sortie d’Aupetit commence d’ailleurs à faire jaser dans le petit Landerneau catholique qui se demande, ces dernières heures sur les réseaux sociaux, quelle mouche a piqué l’archevêque.

Fustigeant ce qu’il appelle l’irresponsabilité des hommes, Aupetit en appelle aux mânes des ancêtres. «Nos pères et surtout nos grands-pères pratiquaient majoritairement le coïtus interruptus, plus difficile certes, mais plus écologique», écrit-il, dans Humanae vitae, une prophétie, (éd. Salvator, 10 euros). L’ouvrage d’une centaine de pages est destiné à défendre l’encyclique de Paul VI, l’une des plus controversées de l’histoire contemporaine de la papauté. Publiée en 1968, elle interdisait, dans les faits, l’usage de la pilule et avait provoqué, à l’époque, une révolte silencieuse des femmes catholiques qui, nombreuses, étaient passées outre le diktat papal.
Expédient

L’archevêque de Paris approuve-t-il le coïtus interruptus ? Sa formulation le laisse supposer. En tous les cas, Aupetit le préfère nettement à la pilule. «Cette pratique du retrait, même si elle ne correspond pas à un don plénier de soi, les responsabilisait [les hommes, ndlr], et quand l’enfant était là, ils se sentaient vraiment impliqués», poursuit-il. Pour le prélat, les pères d’aujourd’hui seraient-ils donc inconséquents ? Ils apprécieront.


Cette promotion du coïtus interruptus a de quoi de surprendre. Depuis le théologien Thomas d’Aquin (au XIIIe siècle), l’un des grands penseurs du christianisme, l’Eglise catholique le réprouve au nom du crime d’Onan qui, contrairement à ce qu’on croit souvent, ne se limite pas à la masturbation. Dans la pensée catholique, le retrait est juste toléré (au mieux) comme un expédient.

«Adultère généralisé»

Cinquante ans après sa parution, Aupetit défend donc fermement l’encyclique Humanae vitae, encore très controversée. Changement d’époque ! En 1968, l’épiscopat français avait été nettement plus circonspect. L’actuel archevêque de Paris laisse même entendre que la contraception dite artificielle est mère de la débauche et des vices, prenant comme exemple «l’adultère généralisé» dont on fait, selon lui, «la publicité jusque dans les stations de métro».

L’archevêque se fait surtout le porte-parole de ce qu’on appelle désormais le bioconservatisme. Au nom de la nature et de l’écologie intégrale, il s’agit de condamner aussi bien la pilule que la PMA, tout en surfant sur la vague écologique. Grand pourfendeur de la nouvelle loi bioéthique, Aupetit n’en démord pas, stigmatisant lourdement les couples homos. «On voit qu’il s’agit plus de combler une frustration dont la légitimité n’est pas évidente aux dépens du bien de l’enfant à naître, lequel risque de devenir un bien de consommation manufacturé», écrit-il au sujet de la PMA.

Bernadette Sauvaget
liberation
images/icones/3f.gif  ( 886277 )Encore un nouveau délire... par Justin Petipeu (2020-01-27 20:48:51) 
[en réponse à 886257]

Je ne vois pas trop comment on peut défendre HV et le coïtus interruptus en même temps. Mais bon, je crois que je vais renoncer à comprendre.
images/icones/neutre.gif  ( 886281 )Même Libération… par Marquandier (2020-01-27 20:56:07) 
[en réponse à 886277]

…ne va pas jusqu’à dire que Mgr Aupetit autorise cette pratique.
images/icones/neutre.gif  ( 886367 )C'est pire par Bertrand (2020-01-28 17:00:29) 
[en réponse à 886281]

Il ne l'autorise pas, il le promeut....

Ce qui est pire...


Je croyais que Vatican II avait promu les études bibliques ?