Le Forum Catholique

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images/icones/fleche3.gif  ( 885961 )Rome:le pape fonde une maison d'accueil pour les religieuses défroquées par Jean Kinzler (2020-01-25 10:03:50) 

J'avais lu autrefois le livre d'une religieuse, docteur de l'Eglise, qui écrivait:Aimer, c'est tout donner et se donner soi-même.
Elle ne devait rien comprendre au christianisme, la pauvre. Elle entra mineure dans un couvent. Exploitée, rendue malade, elle mourut épuisée à 24 ans, ne parvenant pas à l'âge de la retraite.
JK

Rome:le pape fonde une maison d'accueil pour les religieuses défroquées

(Cité du Vatican) Le syndrome d’épuisement et de stress au travail des religieuses catholiques - ou burnout - est désormais pris très au sérieux par le Vatican. C'est ce que revèle l’Osservatore Romano, journal officiel du Vatican.

Très soumises à leur hiérarchie, travaillant sans règles claires ou contrats de travail, parfois aussi victimes d’abus de pouvoir ou d’agressions sexuelles, le difficile quotidien des religieuses est à la une de Donne Chiesa Mondo, un supplément mensuel de l’Osservatore Romano consacré aux femmes dans l’Église à paraître dimanche.

Le magazine y dévoile une initiative inédite de l’Union internationale des supérieures générales (UISG) qui a décidé d’instituer pour une période de trois ans une commission pour traiter ce phénomène du « burn out ».

Le pape fonde une maison d'accueil pour les religieuses défroquées
Le cardinal brésilien João Braz de Aviz, préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, constate de « nombreux abandons » de vocation en Europe (contrairement à l’Asie et l’Afrique) et des couvents qui se vident.


Face au drame d’ex-religieuses, souvent étrangères, qui se retrouvent à la rue sans aucun accompagnement de l’Église, le pape a décidé d’ouvrir une maison d’accueil à Rome, indique le cardinal.

« Le geste du pape est merveilleux. Je suis allé rendre visite à ces ex-sœurs. J’ai rencontré un monde de blessures, mais aussi d’espoir. Il y a des cas très durs, pour lesquels les supérieurs ont retenu les papiers des sœurs qui désiraient quitter le couvent », déplore-t-il, tout en évoquant aussi « quelques cas de prostitution de survie ». « Tout ceci doit absolument changer », dit le cardinal.

Les congrégations ont un problème de culture organisationnelle
Pour sœur Maryanne Lounghry, religieuse australienne, psychologue et universitaire, il faut s’attaquer à « la culture de l’organisation » des congrégations religieuses.

La religieuse qui se penche sur le phénomène du burnout juge que l’un des nœuds du problème reste une différence fondamentale entre les obligations des religieuses et des religieux, ces derniers jouissant de davantage de droits. Elle prône notamment la négociation de temps de repos et de congés.

Ne pas avoir le contrôle de sa propre vie, ne pas pouvoir programmer, mine la santé mentale. Travailler dans l’ambiguïté, sans des règles sûres, peut faire qu'on se sente harcelée, abusée, agressée

Sœur Maryanne Lounghry, psychologue et universitaire.

Elle évoque des paroisses où règne un pouvoir absolu du prêtre sur des sœurs contraintes à travailler contre leur gré.

Ce même magazine avait fait sensation voici deux ans en abordant sans tabou l’exploitation parfois gratuite des religieuses dévolues à des tâches ménagères au service de la hiérarchie masculine de l’Église, notamment des cardinaux. laPresse.ca et OR-DCM
images/icones/fleche2.gif  ( 885964 )La soeur australienne LOUGHRY par AVV-VVK (2020-01-25 10:25:48) 
[en réponse à 885961]

au look postcon-ciliaire.
images/icones/bravo.gif  ( 885972 )heureuse initiative et "défroquer" n'est pas très charitable par JVJ (2020-01-25 12:01:14) 
[en réponse à 885961]

J'espère que vous savez que les vies ne sont pas toutes rectilignes, chez les laïcs aussi…

Lisez "La puissance et la gloire" de Graham Greene.
Le pire des prêtres alcooliques et violents peut être sauvé par la Grâce, et vaut certainement plus que ceux qui prient tous les soirs pour que l'un de leurs enfants devienne évêque et une autre, abbesse.

Des prêtres, même de la Tradition, quittent bien les lieux dans lesquels ils ont été formés, non ? Et pas toujours pour transiter vers un ordre religieux.

Des religieux ont quitté leur habit pour une autre condition (un diocèse, une communauté, le siècle, etc), je ne parle pas de défroquer, terme devenu insultant.

Si un ancien prêtre, quelle que soit sa situation canonique (qui ne me regarde pas), revient dans les bancs et se fait enterrer dans l'église, je préfère cela à une rupture totale et à un enterrement civil. Emile Poulat ne cachait pas son passé, et c'était l'un des meilleurs historiens de l'Eglise, mouvement traditionnel compris.

Bien des prêtres qui ont quitté le ministère dans les années 50-80 ont été conditionnés par le petit-séminaire et la pression familiale (la mère fière de son fils, un oncle curé, la grand-mère). Il n'y avait pas toujours une femme derrière les défections, et quand bien même. Et puis la vie fait que.
Si un prêtre se met à boire ou à penser à une autre vie, cela dépend de mille choses.
Qui, parmi les lecteurs, s'est assuré que son curé ou qu'un prêtre retiré n'était pas tout seul le 31 décembre au soir ? Selon les âges et les tempéraments du moment, les prêtres peuvent fort bien supporter la solitude ou exploser du jour au lendemain.

J'ai connu des prêtres qui sont partis et je sais qu'ils n'étaient pas tous, loin de là, des enragés. D'anciens prêtres ou religieux ont aussi leur place dans l'Eglise, sans que cela tourne nécessairement à la pétaudière.

La littérature offre de belles figures de prêtres atroces qui finissent par se racheter ou qui sont partis à leur corps défendant. Je pense à Barbey d'Aurevilly et Bloy.
La Religieuse de mon compatriote Diderot n'est pas qu'un tissu de mensonge. Lui-même savait qu'à 15 jours près il serait devenu chanoine de Langres pour succéder à la prébende de son oncle, et voyait que les vocations étaient loin d'être libres…
Pour les XIe-XVe siècles, je ne sais pas ce que c'est que la vocation pour le clergé séculier ou régulier. L'évêque n'appelait personne et il n'y avait pas un service des vocations…

On peut se tromper de vocations ou se réfugier dans une congrégation pour y trouver de la chaleur et une situation, ce n'est pas honteux et c'était ordinaire avant qu'on invente la notion de vocation…
Les gamins qui étaient placés comme oblat dans les monastères ou comme puer dans les chapitres, n'avaient pas le droit de dire ce qu'ils en pensaient.

L'idée d'hôpital de campagne était très bien vue.
L'Eglise tenait les hôpitaux depuis toujours, accueillait les filles repenties. C'est toujours le cas dans bien des pays sous-développés ou en guerre, avec les protestants.

Les catholiques ne se serrent pas trop les coudes en France, quand une famille est submergée, dans le besoin, pour les devoirs, pour amener des enfants à la messe si les parents ne le font pas. Le secours catholique n'est pas tout, et ce dernier trie et retoque des vêtements jugés hors de mode ! Ce sont les habits que mes enfants mettaient ou moi-même !

Je pense souvent, où qu'il soit, à l'ancien jeune chanoine régulier d'Agaune, passé avec éclat à Ecône (qui en a fait publicité), puis qui a quitté son état. Sa vie ne doit pas être simple.

Nous avons connu, du moins ceux qui sortent de leur chapelle monolithique et qui ont des relations un peu partout, des prêtres qui ont quitté le ministère, sont revenus, furent envoyés aux études pour réfléchir et qui, à 60 ans et encore aujourd'hui à 80 ans, sont de très bons prêtres diocésains.
J'en ai connu un qui a même produit, durant sa période de réflexion et de mise au vert, un dictionnaire de référence sur les noms propres de la Bible chez un grand éditeur.

Quand on a eu st Augustin dans ses rangs, on peut tout attendre de la miséricorde et de la conversion.

Les agressions sexuelles dont il est question dans votre article ne sont pas des inventions, comme l'exploitation de religieuses par des religieuses. La médecine du travail s'intéresse de près à une congrégation de femmes qui était notamment à Domremi (religieuses admirables), mais qui pour certaines travaillaient comme des chiens sur ordre de leurs supérieures, avec confiscation du passeport. Les scandales qui touchent et toucheront encore diverses congrégations ne sont pas des inventions.
Une série passée sur arte l'an dernier n'était pas uniquement produite pour attaquer l'Eglise, loin de là. De mes amis prêtres en Afrique, je savais déjà certaines choses (le cardinal Sarah ou feu le cardinal Gantin le savent aussi). Et je ne vois pas pourquoi la France y aurait échappé à l'époque où les couvents de femmes étaient florissants.

images/icones/neutre.gif  ( 886011 )Version française plus charitable que la québecoise par Jean Kinzler (2020-01-25 18:38:41) 
[en réponse à 885972]

Le Vatican évoque le sérieux "burn out" des religieuses


Pour faire face à l’augmentation des abandons de vocation chez les religieuses catholiques, l’Église se mobilise contre le "burn-out" et pour les droits des sœurs. Le pape a aussi décidé d’ouvrir à Rome une maison d’accueil pour les ex-religieuses qui se retrouvent souvent à la rue sans soutien de l’institution.


Le syndrome d’épuisement et de stress au travail des religieuses catholiques - ou « burn-out » - est désormais pris très au sérieux, d’autant que les abandons de vocation sont nombreux et ont conduit le pape à ouvrir un centre d’accueil à Rome pour des ex-sœurs, révèle un supplément de l’Osservatore Romano, journal officiel du Vatican.

Très soumises à leur hiérarchie, travaillant sans règles claires ou contrats de travail, parfois aussi victimes d’abus de pouvoir ou d’agressions sexuelles, le difficile quotidien des religieuses est à la Une de « Donne Chiesa Mondo », un supplément mensuel consacré aux femmes dans l’Église à paraître dimanche.
Une commission contre le « burn-out »

Le magazine y dévoile une initiative inédite de l’Union internationale des supérieures générales (UISG) qui a décidé d’instituer pour une période de trois ans une commission pour traiter ce phénomène du « burn-out ».

Le cardinal brésilien João Braz de Aviz, préfet de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, constate de « nombreux abandons » de vocation en Europe (contrairement à l’Asie et l’Afrique) et des couvents qui se vident.

Face au drame d’ex-religieuses, souvent étrangères, qui se retrouvent à la rue sans aucun accompagnement de l’Église, le pape a décidé d’ouvrir une maison d’accueil à Rome, indique le cardinal.

« Le geste du pape est merveilleux. Je suis allé rendre visite à ces ex-sœurs. J’ai rencontré un monde de blessures, mais aussi d’espoir. Il y a des cas très durs, pour lesquels les supérieurs ont retenu les papiers des sœurs qui désiraient quitter le couvent », déplore-t-il, tout en évoquant aussi « quelques cas de prostitution de survie ». « Tout ceci doit absolument changer », dit le cardinal.

Pour sœur Maryanne Lounghry, religieuse australienne, psychologue et universitaire, il faut s’attaquer à « la culture de l’organisation » des congrégations religieuses.
Négocier les temps de repos et les congés des religieuses

La religieuse qui se penche sur le phénomène du « burn-out » juge que l’un des nœuds du problème reste une différence fondamentale entre les obligations des religieuses et des religieux (ces derniers jouissant de davantage de droits). Elle prône notamment la négociation de temps de repos et de congés.

« Ne pas avoir le contrôle de sa propre vie, ne pas pouvoir programmer, mine la santé mentale. Travailler dans l’ambiguïté, sans des règles sûres, peut me faire sentir harcelée, abusée, agressée », résume-t-elle, en évoquant des paroisses où règne un pouvoir absolu du prêtre sur des sœurs contraintes à travailler contre leur gré.

Ce même magazine avait fait sensation voici deux ans en abordant sans tabou l’exploitation parfois gratuite des religieuses dévolues à des tâches ménagères au service de la hiérarchie masculine de l’Église, notamment des cardinaux.

Ouest-France.fr ici
images/icones/hein.gif  ( 886016 )Brun Out ou crise de Foi ? par Aigle (2020-01-25 18:50:41) 
[en réponse à 886011]

On parle depuis longtemps de syndromes dépressifs chez les prêtres.

Maintenant voilà venu le temps des religieuses en brun Out ...

Une question : et si ces membres d'un clergé bien ordinaire, confrontés à un quotidien relativiste, n'étaient tout simplement pas ébranlés par un doute fondamental. Pourquoi donner ma vie pour des prélats plus ou moins corrompus et qui pêchent que nous irons tous au Paradis ?
images/icones/neutre.gif  ( 886030 )Leur vie elles ne la donnent pas pour des prélats par Gereo (2020-01-25 20:09:50) 
[en réponse à 886016]

"plus ou moins corrompus qui prêchent que nous irons tous au Paradis", elles la donnent pour le Christ qui a donné sa vie pour ces prélats, et spécialement pour ceux-là.

Marc 2,17 Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »
images/icones/1q.gif  ( 886087 )Peut-être serait-il temps... par Luc de Montalte (2020-01-26 13:18:30) 
[en réponse à 886030]

... d'arrêter de citer les Écritures à tort et surtout à travers. Votre extrait ne répond à rien, on vous donne une explication possible de ce "burn-out" et vous répondez complètement à côté. Je ne vois même pas ce que vous cherchez à dire.
images/icones/1w.gif  ( 886063 )Le FC n'est pas une thérapie par Justin Petipeu (2020-01-25 23:34:19) 
[en réponse à 885972]

Vous devriez consulter.
images/icones/1y2.gif  ( 886066 )C comme catholique ou C comme charitable ? par Gereo (2020-01-25 23:58:38) 
[en réponse à 886063]

A lire certaines réponses, on se pose des questions.
images/icones/fleche2.gif  ( 886077 )vous devriez connaître des prêtres et des religieuses par JVJ (2020-01-26 09:57:41) 
[en réponse à 886063]

et non connaître l'Eglise par votre catéchisme, votre chapelle et votre
tout réseau personnel étriqué.

Avez-vous demandé à votre curé s'il était seul le 31 décembre ?

A quand remonte votre dernier échange non-intéressé avec une religieuse ?
images/icones/ancre2.gif  ( 886046 )C'est vrai que certaines ont injustement souffert, mais... par Paterculus (2020-01-25 21:12:07) 
[en réponse à 885961]

... quelque chose me met mal à l'aise dans ce texte : on ne semble pas comprendre que le don de soi dans les vœux religieux ou les engagements du prêtre est total.
On semble préjuger que les règles et constitutions ne gèrent pas ce don de façon adéquate : c'est peut-être vrai dans certains cas, mais ces cas sont probablement extrêmement rares, car la fondation d'une institution religieuse est souvent suivie de près par les autorités compétentes.
Mais quand des religieuses travaillent à l'extérieur de leur communauté, là il faut être vigilant pour que ce travail reste conforme aux textes régissant le don religieux.

Ces réserves étant faites, c'est l'honneur de l'Eglise de réparer les injustices qui ont pu être commises en son sein.
Cependant une autre question se pose : ces femmes, venant d'origines très différentes et ayant des spiritualités diverses, de plus ayant subi des traumatismes, pourront-elles vivre ensemble dans cette maison ?

Votre dévoué Paterculus