Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=884113
images/icones/coeurbrise.gif  ( 884113 )Chrétiens massacrés dans le monde: pourquoi cette indifférence des Français? par Ewondo (2020-01-07 06:45:48) 


«Chrétiens massacrés dans le monde: pourquoi cette indifférence des Français?»

FIGAROVOX/TRIBUNE -

L’opinion publique de notre nation, qui se flatte d’être la patrie des droits de l’homme, ne manifeste guère d’intérêt pour les chrétiens persécutés dans de nombreux pays. Comment expliquer un tel paradoxe?, s’interroge l’historien Pierre Vermeren.

Par Pierre Vermeren

Un prêtre corte bénit les cercueils de victimes, tuées dans l’attaque de l’église Prince Tadros dans la province égyptienne de Minya, en novembre 2018. (Photo MOHAMED EL-SHAHED/AFP)

Les tueries de chrétiens - en tant que chrétiens - dans divers pays du monde sont devenues au XXIe siècle une discrète information de la rubrique internationale des médias, qu’expliqueraient toujours des facteurs politiques locaux. En décembre 2019 ont été massacrés des villageois chrétiens dans le nord du Nigeria, dont Bernard-Henri Lévy s’est ému dans Paris Match ; le 25 décembre ont été égorgés comme à l’abattoir onze d’entre eux, à genoux, avec diffusion en ligne de l’enregistrement de la tuerie dès le 26 par l’agence de presse de l’État islamique. Cette vidéo renvoie à l’égorgement collectif de vingt et un travailleurs coptes égyptiens en Libye sur une plage près de Syrte, le 15 février 2015, dont la diffusion avait déjà été assurée par Daech.

On ne saurait réduire ces persécutions à l’État islamique né en Irak. Au Nigeria préexistait la nébuleuse Boka Haram: ce slogan simpliste signifie que les livres, «Boko», alias «Books», sont «haram», soit «péchés mortels», à l’exception du Coran. Outre qu’elle est responsable de la fermeture de milliers d’écoles, cette mouvance a tué près de 20.000 chrétiens civils au cours de la décennie(sur 36.000 victimes), poussant deux millions de personnes à fuirce nettoyage ethno-confessionnel en gagnant le sud chrétien du Nigeria. On se rappelle l’enlèvement des 276 lycéennes, à 90% chrétiennes, de Chibok en avril 2014, afin de les empêcher de se rendre à l’école et pour les marier et les convertir tout à la fois.

Les crimes de masse sont presque toujours le fait de fondamentalistes islamistes.

Pierre Vermeren
Il n’est plus de grande fête chrétienne dans le monde sans un massacre dans une église d’Afrique ou d’Asie: en 2010, veille de Toussaint, à la cathédrale syriaque de Bagdad (60 morts) ; en 2011, au Nigeria (44 morts), puis à nouveau dans ce pays à Pâques en 2012 (41 morts) ; en 2016, pour Noël au Caire (29 morts), et en avril 2017, aux rameaux dans des églises égyptiennes de Tanta et d’Alexandrie (45 morts) ;à Pâques 2016, dans une église de Lahore au Pakistan (75 morts) ; à Pâques 2019,au Sri Lanka, dans trois églises et hôtelsde luxe (150 morts). La liste est longuede ces crimes aux nombreux visages, à l’instar des 45 églises brûlées (vides d’occupants) à Niamey en janvier 2015, au Niger, un proche allié de la France, après la tuerie de Charlie Hebdo.

Quelques milliers de chrétiens sont tués annuellement avec une intensité variable, allant de 1200 en 2017 à 7100 en 2016. L’année 2019 se situe à un point haut, avec 4305 morts (selon les chiffres établis par l’ONG Portes ouvertes). La persécution, selon diverses modalités, menace 245 millions de chrétiens minoritaires (soit un chrétien sur neuf dans le monde) situés dans une quarantaine de pays, même si les massacres sont contenus pour l’heure à une dizaine d’entre eux.

Les crimes de masse sont presque toujours le fait de fondamentalistes islamistes, dotés de moyens idéologiques, financiers et d’armements que tous les fils relient au Moyen-Orient. Ils se situent surtout en Afrique, dans la grande bande sahélienne qui va de la Corne à l’Atlantique. Ces dernières années, 90 % des assassinatsont eu lieu au Nigeria, la première puissance économique et démographique de l’Afrique, dont la population se partage entre chrétiens et musulmans.

À lire aussi : Le malaise sans fin des chrétiens d’Orient


Il s’agit là de faits, de sinistres faits. La question qui nous est posée est de savoir pourquoi, au pays des droits de l’homme, de la lutte contre la peine de mort et de l’indignation permanente, ces attaques récurrentes sont médiatisées mezzo voce, non reliées les unes aux autres, età de rares exceptions, non commentées. Émettons quelques hypothèses pour expliquer ce nouveau déni de réalité.

La première est que les deux guerres mondiales ont moralement briséles Européens de l’ouest. Nous estimons collectivement que notre guerre civile européenne, qui s’est matérialisée dansles deux conflits mondiaux et l’invention du totalitarisme, a conçu et mis en œuvre le mal suprême - du goulag à Auschwitz. Cette pensée est devenue, de manière inconsciente et paradoxale, un moyende continuer à dominer l’histoiredu monde. Rien de ce qui est inhumain n’est supérieur à ce que l’Europe a réalisé. Cet ultime orgueil de l’Occident - car il est illusoire de penser que l’Asie orientale ne l’a pas égalée en crimes de masse - peine toutefois à masquer les effets délétères de ce système de penséesur nos défenses immunitaireset nos capacités d’indignation.

Pour surmonter notre traumatisme, nous nous sommes lancés dans la construction européenne, le projet kantien de paix perpétuelle entre les nations réduit au demi-continent ouest-européen. Cette construction marchande et juridique a décidé d’abolir le «mal» en le rendant caduc: telle est la mission de «l’État de droit» dont le juge européen s’est arrogé le respect. Mais cela a considérablement affaibli nos capacités individuelles et collectives de jugement.Il nous est devenu presque impossible, non seulement de nommer le «mal», mais presque de le penser. Dépourvusde cette catégorie religieuse et morale - ayant répudié au passage la religionet la morale -, nous peinons plus encoreà concevoir le «mal» quand il vient de l’Autre, c’est-à-dire du non-occidental.

En contrepartie, nous avons désormais un haut degré de tolérance à la violence et au «mal», même en Europe. On se targue de vivre dans des sociétés moins violentes que par le passé. Mais sauf à vivre dans des milieux extrêmement isolés, tous ont observé qu’un processus d’ensauvagement de nos sociétés s’est remis en marche depuis le dernier tiers du XXe siècle: Kubrick et tant d’autres créateurs l’ont révélé. Les assassinats en nombre d’enfants et d’adolescents ne se déroulent pas qu’aux États-Unis, mais aussi à Toulouse, en Norvège ou à Manchester. Par ailleurs, au Royaume-Uni, la justice nous apprend que plus de 18.000 petites filles et adolescentes ont été les objets de gangs de prédateurs sexuels depuis près de deux décennies, dans l’indifférence générale. Alors pourquoi s’offusquer de ce qui se déroule loin de chez nous?

Mais notre relative indifférence à ces assassinats de chrétiens du Sud doit aussi intégrer l’antichristianisme résilient des Français, qui trouve là une nouvelle manière de s’exprimer. Ayant intégréle souvenir d’histoires qui ne sont pas les nôtres - c’est par exemple en Espagne que l’Inquisition a travaillé des siècles durant, et ce sont les Hispaniques qui ont converti de force au christianisme des peuples colonisés -, nous nous en prévalonspour justifier, a posteriori, la présumée vengeance des djihadistes. Or s’ils disent tuer des chrétiens au nom de leur supposée alliance avec l’Occident, cette grosse ficelle vise en réalité à faire excuser leur nettoyage ethnique, dont les vraies fins sont confessionnelles et économiques (ainsi au Sahel en est-il de la guerre pour des ressources économiques raréfiéesface à l’explosion démographique).

Ces massacres de masse, de chrétiens ou d’autres, alimentent nos représentations.

Pierre Vermeren

Comme nous peinons à reconnaître le «mal» et la violence, ces catégories sont plus indicibles encore dès lors qu’elles sont pratiquées dans le Sud. Lors de la grande crise migratoire de 2015-2017, des témoignages ont attesté que des migrants ont jeté des dizaines de femmes à la mer pour alléger leurs barques surchargées. Ces faits rapportés par des survivants n’ont jamais donné lieu à poursuite: il nous est en effet impossible de penser - rousseauisme oblige - que du «bien» (le migrant en l’occurrence) peut naître le «mal». Nous avons par ailleurs une vision si ensauvagée de l’Afrique - tenace héritage colonial - que nous accueillons les migrants comme des rescapés s’échappant d’un cauchemar. Nous présumons que la vie en Afrique est un enfer qu’il est légitime de fuir à tout prix. Bien des Africains qui vivent normalement se rient de ce misérabilisme. Aussi, ces massacres de masse, de chrétiens ou d’autres, alimentent nos représentations: l’idée de «l’Afrique-enfer» s’auto-réalise.

En définitive, notre incapacité collective à regarder ces crimes de masse pour ce qu’ils sont, des actes de guerres criminels souvent financés et perpétrés par des intérêts parfaitement identifiables, atteste d’un indécrottable provincialisme en situation de mondialisation, d’un rejet viscéralde notre histoire, doublés d’un sérieux manque de courage et de lucidité.

Agrégé et docteur en histoire, universitaire, Pierre Vermeren est l’auteur de nombreux ouvrages salués par la critique. Il vient de publier un essai très remarqué, «Déni français. Notre histoire secrète des relations franco-arabes» (Albin Michel, 288 p., 19,90 €).

Sujets
Chrétiens d'orient
Catholicisme
Religion


Source : Le Figaro (édition abonnés)

Pierre.
images/icones/fleche2.gif  ( 884114 )à cause des médias : quasiment tous gauchistes par jejomau (2020-01-07 06:58:03) 
[en réponse à 884113]

C'est la Gauche qui terrorise intellectuellement la France et impose cette position.

Dans les médias : avec des journaleux méprisables par leurs points de vue à vomir (et qu'on me pardonne mais mes mots ne sont pas encore assez durs ni assez violents à leur égard) sur le sujet

Or les médias font l'opinion .

Dans les faits par ricochet : les hommes politiques sont lâches et terrorisés. Un exemple : dans une grande région de France, la majorité dite "de droite" vote un financement subséquent pour une association en pointe en Irak, en Syrie, etc.. en vue de rebâtir des logements pour les Chrétiens d'Orient, leur apporter une aide matérielle etc.. La racaille de Gauche , minoritaire appelle à l'aide ses soutiens médiatiques. Résultat : la Région retire affolée l'aide prévue

images/icones/hein.gif  ( 884115 )Et le pape lui-même... par Montes Gelboe (2020-01-07 07:53:23) 
[en réponse à 884114]

Que dit-il ?
L'entend-on sur ce sujet ?
images/icones/neutre.gif  ( 884120 )Si quand même à plusieurs reprises récemment … par Minger (2020-01-07 08:54:25) 
[en réponse à 884115]

Mais où donc les chrétiens sont t’ils le plus persécutés ?

En ces terres d’un certain prophète , d’une certaine religion que le Pape affirme être une religion de Paix !
C'est dans la suite des bienfaits de Vatican II.

D’ailleurs il est facile de constater et de frémir chaque jour à l'écoute et à la vue des actualités ,ces terrifiants dignitaires de tous ces pays et de cette religions de Paix ,ils n’ont de cesse d’inciter leurs fidèles à la haine et aussi au pire , comme c’est préconisé …

Mais il faut reconnaître dernièrement le Pape François s’est enfin ému !
https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-04/pape-francois-il-y-a-plus-de-martyrs-chretiens-qu-aux-premiers.html

Pape François: «Il y a plus de martyrs chrétiens qu’aux premiers siècles»
«Les martyrs de tous les temps, par leur fidélité au Christ, nous disent que l'injustice n'a pas le dernier mot : dans le Seigneur ressuscité nous pouvons continuer à espérer». Dans les pas de ses prédécesseurs, le Pape François a rappelé la vérité des martyrs contemporains dans un tweet publié mercredi 24 avril.

Le Pape François a déjà plusieurs fois levé la voix contre les persécutions chrétiennes. «Il y a plus de martyrs aujourd’hui qu’aux premiers siècles», remarque-t-il souvent, en cohérence avec les nombreuses études renseignant sur la fréquence des persécutions chrétiennes dans le monde qui seraient numériquement les plus importantes.
Tués ‘’in odium fidei’’
François a employé des paroles fortes durant son pontificat: «Nous pensons à nos frères égorgés sur la plage en Libye, nous pensons à cet enfant brulé vif parce que chrétien, nous pensons à ces migrants jetés à la mer car ils sont chrétiens, ces Éthiopiens assassinés car chrétiens…» Aujourd’hui, l’Église est une Église des martyrs, affirmait l’éveque de Rome le 21 avril 2015 lors de la messe à Sainte-Marthe.
Lire aussi

22/04/2019



Le Pape exprime sa proximité pour les victimes des attentats au Sri Lanka

Le silence, complice des pouvoirs
Le Souverain pontife argentin qui répétait cinq mois plus tard toujours à Sainte-Marthe qu’il n’y avait pas de christianisme sans persécutions, rappelant la dernière des Béatitudes : «Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu'on vous chassera, vous outragera, et qu'on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme!».
Deux types de persécutions
Le Pape a aussi souvent évoqué deux types de persécution contre les chrétiens: l’une est explicite, violente et brutale, et l’autre est «instruite», sous un vernis de culture, de modernité et de progrès.
Dans la lignée de ses prédécesseurs, Saint Jean-Paul II et Benoît XVI, le Pape François a régulièrement pris sévèrement la parole pour dénoncer l’instrumentalisation de la religion et l’usage de la violence au nom de Dieu, sans jamais toutefois donner de connotation religieuse à ces actes. Et ce, pour deux raisons, car la grande majorité des musulmans ne se reconnait pas dans ces violences et pour ne pas prendre en otage, surtout, le dialogue interreligieux.
Jean Paul II: le dialogue avec les musulmans plus que jamais nécessaire
Le dialogue entre chrétiens et musulmans est plus que jamais nécessaire aujourd’hui, affirmait Jean-Paul II au stade de Casablanca, le 19 août 1985.
«Il découle de notre fidélité à Dieu et suppose que nous sachions reconnaître Dieu avec foi et en témoigner par des paroles et des actes dans un monde de plus en plus sécularisé et parfois même athée», ajoutait le Pape polonais, qui a dû réagir sous son pontificat aux attentats du 11 septembre 2001, «un terrible affront à la dignité de l’homme». Deux semaines après ces attentats, Jean-Paul II en déplacement au Kazakhstan s’adresse aux musulmans, majoritaires dans ce pays d’Asie centrale: «Ne permettons pas l’esprit de division. La religion ne doit jamais être utilisée comme source de conflit».
«Dieu aime la vie, pas la mort»
Si Jean-Paul II ne mentionnait jamais l’islam lors de ces messages délivrés le lendemain d’attentats, Benoît XVI en faisait de même.
Le 7 juillet 2005, une série d'attentats-suicides à la bombe perpétrés par des extrémistes islamistes frappe Londres en plein cœur, faisant 56 morts. Le 10 juillet, à l’Angélus, Benoît XVI exprime sa «profonde douleur» pour les attaques terroristes et ajoute: «Prions pour les personnes tuées, pour ces blessures et pour leurs proches. Mais nous prions aussi pour les assaillants: que le Seigneur touche leurs cœurs. À ceux qui entretiennent des sentiments de haine et à ceux qui commettent des actes terroristes aussi répugnants, je dis: Dieu aime la vie, qu'il a créée, pas la mort. Arrêtez-vous au nom de Dieu!», avait-il lancé de manière poignante.
L’instrumentalisation de la parole
Le 12 septembre 2006, Benoît XVI prononçait sa célèbre lectio magistralis à l’Université de Regensburg (Ratisbonne), en Allemagne, citant les paroles de l’empereur byzantin Manuel II Paléologue. Un passage immédiatement instrumentalisé qui provoque des manifestations et des incidents dans le monde musulman, alors que ce texte était avant tout une dénonciation de la marginalisation de la foi religieuse dans la société occidentale.
Pour clarifier publiquement sa pensée, Benoît XVI a rencontré à Castel Gandolfo, le 25 septembre 2006, les ambassadeurs de pays à majorité musulmane, rappelant que «l'Église estime également les musulmans qui vénèrent le Dieu unique, vivant et subsistant, miséricordieux et tout-puissant».
Benoît XVI réaffirmait avec force que «le dialogue interreligieux et interculturel entre chrétiens et musulmans ne pouvait être réduit au choix du moment, mais qu’il était une nécessité vitale». Les positions actuelles du Pape François s'inscrivent donc en pleine continuité avec le magistère de ses prédécesseurs.

Et dans :
https://www.lepoint.fr/religion/le-pape-rend-hommage-aux-chretiens-persecutes-02-11-2019-2344877_3958.php
Habitué des discours en faveur des minorités et pour la paix, le pape n'a pas dérogé à la règle ce samedi. Lors d'une messe pour les défunts dans l'une des plus anciennes catacombes de Rome, il a eu une pensée pour « les chrétiens persécutés » qui doivent encore aujourd'hui se cacher pour des célébrations. « C'est la première fois de ma vie que j'entre dans une catacombe », a confié samedi François dans la catacombe de Priscille, un cimetière s'étendant sur 13 kilomètres de galeries souterraines des premiers siècles du christianisme.
« Nous pouvons penser à la vie de ces gens qui devaient se cacher pour célébrer leurs morts », a dit le pape, évoquant « un moment difficile de l'histoire qui n'a pas encore été dépassé ». « Aujourd'hui, il y en a tant des catacombes dans d'autres pays où les chrétiens doivent faire semblant de fêter un anniversaire pour célébrer l'eucharistie, ce qui leur est interdit », a déploré le souverain pontife. « Encore aujourd'hui, il y a des chrétiens persécutés, plus qu'au cours des premiers siècles », a ajouté François, soulignant que, dans de nombreux pays, « être chrétien est un crime, est défendu, n'est pas un droit ».

images/icones/coeurbrise.gif  ( 884233 )Combien d'accord avec vous ! par Ewondo (2020-01-07 23:51:52) 
[en réponse à 884114]

Et même la presse d'une pseudo droite reste à chuchoter sur ce grave sujet ...

Pierre.