Le Forum Catholique

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images/icones/marie.gif  ( 882869 )O Oriens par ami de la Miséricorde (2019-12-21 07:49:15) 



O Oriens



St Thomas, apôtre

Hymne de Saint Thomas, Apôtre

Glorieux Apôtre Thomas, vous qui avez amené au Christ un si grand nombre de nations infidèles, c’est à vous maintenant que s’adressent les âmes fidèles, pour que vous les introduisiez auprès de ce même Christ qui, dans cinq jours, se sera déjà manifesté à son Église. Pour mériter de paraître en sa divine présence, nous avons besoin, avant toutes choses, d’une lumière qui nous conduise jusqu’à lui.

Cette lumière est la Foi : demandez pour nous la Foi. Un jour, le Seigneur daigna condescendre à votre faiblesse, et vous rassurer dans le doute que vous éprouviez sur la vérité de sa Résurrection ; priez, afin qu’il daigne aussi soutenir notre faiblesse, et se faire sentir à notre cœur. Toutefois, ô Saint Apôtre, ce n’est pas une claire vision que nous demandons, mais la Foi simple et docile ; car Celui qui vient aussi pour nous vous a dit en se montrant à vous : " Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui cependant ont cru ! ". Nous voulons être du nombre de ceux-là.

Obtenez-nous donc cette Foi qui est du cœur et de la volonté, afin qu’en présence du divin Enfant enveloppé de langes et couché dans la crèche, nous puissions nous écrier aussi : Mon Seigneur et mon Dieu ! Priez, ô saint Apôtre, pour ces nations que vous avez évangélisées, et qui sont retombées dans les ombres de la mort. Que le jour vienne bientôt où le Soleil de justice luira une seconde fois pour elles. Bénissez les efforts des hommes apostoliques qui consacrent leurs sueurs et leur sang à l’œuvre des Missions ; obtenez que les jours de ténèbres soient abrégés, et que les régions arrosées de votre sang voient enfin commencer le règne du Dieu que vous leur avez annoncé et que nous attendons.
Ainsi soit-il !

Source ! hozana.org



On fait mémoire du Samedi des Quatre-Temps de l’Avent

images/icones/marie.gif  ( 882870 )La Providence et la confiance en Dieu par Fr.Garrigou-Lagrange par ami de la Miséricorde (2019-12-21 07:50:04) 
[en réponse à 882869]

DEUXIÈME PARTIE
LES PERFECTIONS DE DIEU QUE SA PROVIDENCE SUPPOSE

CHAPITRE PREMIER - LA SIMPLICITÉ DIVINE


Mais qu'est-ce donc que la simplicité divine ? C'est l'absence de toute composition d'éléments divers, l'absence de toute division.

1° On ne peut tout d'abord distinguer en Dieu des parties quantitatives, comme dans un corps. Dans tout corps il y a des parties étendues, les unes à côté des autres, que ce soient des parties semblables comme dans un diamant, ou des parties différentes comme les membres et les organes d'un Corps vivant, les yeux, les oreilles, etc.

Dieu, par opposition, a la simplicité du pur esprit, incomparablement supérieure à celle du diamant le plus pur, et à l'unité de l'organisme le plus parfait. En Dieu on ne peut distinguer deux parties comme l'âme et le corps, la première vivifiant la seconde; la seconde serait par là même moins parfaite; elle ne serait pas la vie, mais y participerait ; elle ne serait pas le principe de l'ordre, mais elle serait ordonnée. Il ne peut y avoir en Dieu rien d'imparfait, ni aucune composition. Tout composé demande une cause, qui en ait réuni les éléments, et Dieu est la cause suprême non causée, il est donc absolument simple.

2° Dieu a même une simplicité très supérieure à celle de l'ange; l'ange est pur esprit sans doute, mais son essence n'existe pas par elle-même, elle est seulement susceptible d'exister, capable d'exister, elle n'est pas l'existence même. L'ange est un composé d'essence finie et d'existence limitée; tandis que Dieu, nous l'avons vu, est l'Être même subsistant, purement immatériel.

Enfin l'ange ne peut connaître que par une faculté intellectuelle, il ne peut vouloir que par une autre faculté, la volonté. Ces deux facultés et leurs actes successifs de penser et de vouloir, sont des accidents, distincts de la substance de l'ange; sa substance reste la même, tandis que ses pensées se succèdent. En Dieu au contraire il ne saurait y avoir cette composition de substance et d'accidents, car la substance divine est déjà la plénitude de l'être et aussi la plénitude de la vérité toujours connue, et du bien toujours aimé. Il n'y a pas en Dieu des pensées qui succèdent à d'autres pensées, mais une pensée toujours la même qui subsiste et embrasse toute vérité. Il n'y a pas en Dieu des vouloirs qui succèdent à d'autres vouloirs, mais un vouloir toujours le même, qui subsiste et se porte sur tout ce que Dieu veut.

Et donc la simplicité divine, ou l'unité divine est l'absence de toute composition et de toute division, dans l'être, dans la pensée, dans le vouloir.

3° La simplicité de son intelligence est celle d'un très pur regard, qui sans aucun mélange d'erreur ou d'ignorance porte d'en-haut sur toute vérité connaissable, sans changer jamais.

La simplicité de sa volonté ou de son intention est celle d'une intention souverainement pure, qui ordonne admirablement toutes choses, et qui ne permet le mal que pour un plus grand bien.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/ancre2.gif  ( 882872 )S. Thomas à la veille de Noël ? par Montes Gelboe (2019-12-21 09:46:01) 
[en réponse à 882869]

Les néo réformateurs n'ont pas hésité à chasser la Saint-Thomas du 21 décembre. Trop subtile interprétation pour eux de le fête de l'apôtre incrédule puis croyant à l'approche de la Nativité ?
Lisons s. Grégoire (Homélie 26 sur l'évangile) :
" Comme le Seigneur permit à l'apôtre de douter après la Résurrection mais ne le l'abandonna pas dans son doute, de la même manière avant sa Nativité il voulut que Marie eût un époux qui ne parvint pas, pourtant, au terme des noces. Comme l'époux de la mère fut le gardien de la virginité hors de doute de la Mère, celui qui douta et palpa devint un témoin véridique de la Résurrection."

Et encore les Antiennes O de la fête de S.. Thomas : "O miroir des Apôtres, Christ Sauveur des Nations, que Thomas touchant vos plaies a reconnu comme Dieu et Seigneur, venez, protégez votre troupeau racheté dans votre sang".

"O espérance de gloire et beauté éternelle, qui avez montré la trace de vos plaies à l'apôtre Thomas, venez, et brisez les liens de nos propres cicatrices".

Du doute (ou de la crainte de de Joseph (s. Matthieu I, 19-5) à celui de Thomas, cette fête montrait l'apôtre témoin, certes, de la Résurrection mais également de l'Incarnation prête à se manifester. Il fallait que tout commençât par là, car comme le dit s. jean Chrysostome : "Noël est la mère de toutes les fêtes..."