Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 881445 )Mgr Vesco est-il un évêque féministe? par Jean Kinzler (2019-12-06 15:30:21) 

L"enjeu n’est pas de “cléricaliser” les femmes, mais de décléricaliser l’Église


La Croix La place des femmes dans l’Église progresse lentement, souvent à la marge. Comment aller plus loin ?

Anne Soupa : Il faut que les femmes elles-mêmes commencent à se sentir plus capables et plus libres. L’intériorisation de leur condition seconde est un frein considérable à leur émancipation au sein de l’Église. Une catholique m’a récemment raconté s’être, un jour, présentée dans sa paroisse pour donner la communion à la place de son mari, indisponible. La responsable de la liturgie lui a alors dit : « Place-toi au fond, on te verra moins. » Pourquoi des femmes s’estiment-elles ainsi moins dignes d’être visibles ? Pourquoi ne se rêvent-elles pas prêtres, ou pape ? L’intériorisation est profonde.

Mgr Jean-Paul Vesco : Il faut dire que ses racines sont anciennes. On les trouve par exemple dans un texte de patrologie, les Constitutions apostoliques, écrit en Syrie au IVe siècle, c’est-à-dire à l’époque où l’Église se structure dans l’Empire romain. On y lit par exemple que la diaconesse « ne parle ni ne fait rien sans le diacre ». Ou encore qu’il n’est pas permis aux femmes « d’enseigner dans l’église, mais seulement de prier et d’écouter les docteurs ». Pourquoi ? Parce que les douze apôtres choisis par le Christ étaient des hommes, rappelle le texte. Et surtout parce que « si l’homme est la tête de la femme (décrite comme le corps, NDLR), il n’est pas juste que le reste du corps dirige la tête ».

On voit dans ce document se mettre en place l’argumentaire de la prédominance de l’homme sur la femme, que l’on retrouve, dix-sept siècles plus tard : l’idée que la femme ne peut être dans une position de tête. Je crois que nous ne sommes pas encore sortis de ces représentations. Quelque chose du rapport de l’homme à la femme n’a pas encore été évangélisé en profondeur.

Ce serait une question d’évangélisation ?

Mgr J.-P. V. : Je pense que oui. Si je suis évêque, successeur des apôtres, c’est pour que tous, hommes et femmes, soient apôtres. Mais là, on voit bien qu’il y a davantage dans la motivation des rédacteurs de ce texte, la volonté de garder pour soi un pouvoir… Et aujourd’hui encore, on ne peut pas dire que ce soit complètement absent de nos motivations. J’ai parfois l’impression que le regard que Jésus portait sur les femmes.
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La Croix
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images/icones/nul.gif  ( 881453 )Mgr est-il un évêque ? par JVJ (2019-12-06 16:02:02) 
[en réponse à 881445]

Un successeur des apôtres, donc, ou un militant à Osez le féminisme ?

Je souhaite à Mgr de faire un peu d'anthropologie dans ses conférences publiques en Algérie, et d'expliquer ce que sont les rapports de soumission et de liberté entre un mâle et une femme dans son beau pays de libertés et de progrès. Dans les couples français catholiques hétérosexuels, soit un truc en voie de disparition, allez voir si la dame n'a pas son mot à dire. C'est même beaucoup trop collégial et participatif de mon point de vue ! Pour voter, la voie prépondérante revient souvent à la dame.

J'espère que Mgr milite pour qu'une grande maîtresse un jour gouverne l'ordre des frères prêcheurs, car huit siècles de phallocratie, cela suffit ! Et les cardinaux, et le pape, etc.

Nul doute qu'on trouverait des femmes qui raisonnent comme Mgr.

Dieu lui-même a voulu que les apôtres fussent des mâles et que la femme enfante. Quel dieu misogyne… Bientôt on va nous trouver des épiscopesses dans les Evangiles. Par ailleurs, pour un catholique, tout n'est pas dans l'Evangile. Quel orgueil, Mgr, de penser que vous allez bientôt attendre la véritable réflexion débarrassée des siècles qui vous ont précédé et revenir à la quintessence du christianisme ! J'avais lu que des cinglés au Canada voulaient qu'on ne dise plus "dieu, il", mais "dieu, elle". Et les transgenres ?! "Dieu, ils/elles" ?!

Vous verrez que certains évêques français et La Croix se mettront à l'écriture inclusive. Je ne leur donne pas deux ans.

En Algérie, Mgr n'a pas d'autres chats à fouetter ?!

Je recommande ce livre :

histoire de l'Algérie catholique

Je plains NNSS qui se posent sur les vrais problèmes et les vrais joies du christianisme, et qui ne souhaiteraient pas être assimilés à cette bouillie bonne pour les magazines féminins et le Jour du Seigneur.

La prochaine fois que je vois une femme dans un chœur, qui lit une lecture, qui lit une PU, qui chante à la chorale, qui passe dix fois devant l'autel, qui frappe dans ses mains, qui nous offre à boire au fond de la nef, qui met des fleurs sèches, qui est déléguée épiscopale de l'évêque d'Orléans, qui enseigne la théologie bancale au séminaire, qui est envoyée à Lourdes par l'évêque d'Orléans car elle est membre du conseil épiscopal, etc.
La prochaine fois, je lui demande si son genre correspond à ses apparences. Après tout, c'est peut-être encore un mâle qui s'ignore, car le pouvoir est masculin selon Mgr. Allez le dire à Fr. Hollande…

Vive Elisabeth II ! Vive ste Catherine de Sienne ! Vive Marie-Thérèse d'Autriche ! Vive Margarete Thatcher ! Vive Marie-France Garaud !

Caroline de Haas est débordée...
Mgr pourrait regretter qu'au combat sont morts essentiellement des mâles depuis des millénaires. Il est temps que ça change. Comme dans les sous-marins, la pa-ri-té ! Pour respecter la parité au sommet de l'Etat, je n'ai pas voté au second tour des présidentielles dans le sens préconisé par Mgr Blaquart, qui, en votant E. Macron, voulait peser de l'intérieur (comme chacun a vu).
De la même manière, Mgr doit regrette que la littérature courtoise ne s'adresse qu'à la femme. Que diable les damoiselles n'allaient-elles faire la cour à des chevaliers mal dégrossis !?

Un jour Mgr verra que les femmes et les mâles sont complémentaires, pas concurrents, et que sa dialectique féministo-marxiste sent le rance en voyant une lutte des sexes partout.
Bientôt on demandera d'installer de force la mixité dans les monastères sur le modèle de l'ordre de Grandmont dont le supérieur était une femme.
images/icones/iphone.jpg  ( 881475 ) Ça dépend. Dans quel rite a-t-il été sacré ? par Vincent F (2019-12-06 18:34:27) 
[en réponse à 881453]

Je sors.... très vite.
images/icones/fleche2.gif  ( 881540 )Les anthropologues ont assisté à la déritualisation du catholicisme français par JVJ (2019-12-07 09:49:47) 
[en réponse à 881475]

Pas plus que l'ordination épiscopale ne rend intelligent en tout propos, le sacrement du mariage ne rend fidèle…

Ces évêques scient la branche sur laquelle ils sont assis (relire "Le parti de Dieu", d'André Frossard).
Il faudrait qu'ils franchissent un stade supplémentaire en disant que st Paul était misogyne, comme son Maître…

J'ai vu que ce pontife en état de dhimmitude en Algérie, avait reçu un prix de la secte des baptisés inclusifs. Cela en dit long sur le degré de fiabilité de sa pensée, mais pour Mgr Vesco, ce sera son seul bâton de maréchal (quatre vieilles mal dégrossies et laides qui boivent leur thé équitable avec des colliers en bois et des jupes un peu rêches, échangeant sur leurs enfants qui ne pratiquent pas et viennent de divorcer. Un de leurs maris est parti vivre avec une chèvre, l'autre s'est perdu en Amazonie après son illumination post-synodale et les deux autres n'ont jamais trouvé à se marier, car on attrape les mouches avec du vinaigre...).

Trop d'évêques écrivent sur n'importe quoi. J'ai lu des ouvrages d'un ancien évêque de Nevers (Mgr Deniau tout fier d'avoir été aumônier à Nanterre en 1968, sa naïveté et sa gentillesse bienheureuse se retrouvaient quand il pontifiait au bord d la Loire), un autre de Mgr Le Bourgeois (très intéressant pour l'ambiance de l'époque, évêque qui était juste au-dessous de Mgr Riobé dans ses lubies…).

Nous connaissons des tas d'évêques qui n'ont jamais écrit de bouquins, et ce n'est pas ce qu'on leur demande, à moins d'être savants et reconnus. Et encore, j'envoie de grand cœur les bouquins de Mgr Dalloz commentant les Evangiles. Je les ai hérités d'un prêtre qui l'avait connu et estimé, mais franchement, je ne m'imagine pas lire ce pensum. Dalloz est ces évêques des années 70-2000 qui ont aimablement accompagné la débandade. Il faudra éclaircir son rôle pionnier avec Gaillot, vicaire général, dans l'institution de l'école des ministères à Langres (je ne sais si c'est la première en France, mais ce se pourrait). Le terme même laisse entendre qu'on va au collège recevoir un vernis de théologie et de je ne sais quoi, et qu'ensuite, on a reçu un MINISTERE dans l'Eglise de Jésus-notre-ami, pour enfin évangéliser par-dessus les curés et leur envoyer un vent d'air frais. Ce sont surtout des réunions du Week end pour couples cathos de gauche, tout contents de tutoyer leurs formateurs-prêtres et la bonne sœur locale en civil, les intervenants venus de l'ICP et de la Mission de France. C'est l'ENA diocésaine qui ne vola jamais bien haut, mais qui fit un tort considérable, sans par ailleurs jamais former solidement et doctement. On y a tout expérimenté. Ces gens rappliquaient chez eux avec l'aura nécessaire et les encouragements de l'évêque qui passaient par là (le lieu se situait près de l'évêché, non pour être surveillé, mais pour être béni !). Les plus désoeuvrés dans leur vie personnelle passaient une licence ou un DEA à Strasbourg, par correspondance pour beaucoup d'UV, et revenaient dans les campagnes avec un pseudo-bonnet de docteur en théologie. Nos pauvres curés formés sur le tas après le grand séminaire, qui lisaient Esprit & Vie (la gloire langroise à l'échelle du monde, ex-Ami du clergé), étaient considérés comme des has been qui ne suivaient pas le mouvement du monde.
Je sais de source sûre que durant plusieurs années, personne à l'évêché ne lisait cette revue langroise. Si les laïcs s'étaient nourris à celle-ci, les diocèses en eussent été changés, croyez-moi, et dans le bon sens. C'était le genre de revue savante française de vulgarisation "romaine" et universitaire, idéale pour les laïcs, le clergé de pays qui ne disposent pas de bibliothèques.