Le Forum Catholique

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images/icones/fleche3.gif  ( 881029 )Italie:bénédiction de la déesse Matuta par Jean Kinzler (2019-12-01 17:57:50) 

Albenga: Le curé bénit la statue païenne de la déesse "Mater Matuta", divinité païenne.

Ce matin, le vicaire général du diocèse d'Albenga-Imperia, le père Ivo Raimondo, a béni un "totem" représentant la déesse Matuta.
La situation est sans aucun doute très grave: nous ne pouvons pas faire de similitudes "mariales" et il n’ya pas d’alibis: comme nous le lisons dans La Stampa aujourd’hui le 30 novembre. 2019, la statue représente une divinité païenne:
" Mater Matuta" représente une grande mère, une divinité féminine primordiale, qui prend des formes très différentes dans un large éventail de cultures. Dans la mythologie romaine, la divinité "Mater Matuta" était la déesse du matin ou de l'aurore et donc protectrice de la naissance des hommes et des choses. mil

"Mater Matuta" inauguré à Albenga, la statue de l'histoire de l'agriculture - La Stampa

Sur la piazza Azzurri d’Italia se trouve un monument unique dédié à l’histoire de l’agriculture. Il s'agit de "Mater Matuta", une statue créée par les élèves de deux classes (3AA et 4AA) de l'institut de scénographie de l'école d'art Giordano Bruno et offerte par le Rotary Club d'Albenga et par l'association "Vecchia Albenga".

"Mater Matuta" représente une grande mère, une divinité féminine primordiale, qui prend la forme de formes très différentes dans un large éventail de cultures. Les tuiles racontent, en dix points illustrés, différentes phases de l'histoire de l'agriculture de la plaine albanaise: de la récupération de la plaine aux nouvelles productions agricoles en passant par les nouvelles technologies. Dans la mythologie romaine, la divinité "Mater Matuta" était la déesse du matin ou de l'aurore et donc protectrice de la naissance des hommes et des choses. Le projet a été coordonné par le professeur Pietro Marchese en collaboration avec les professeurs de scénographie Leda Cupelli, Arianna Rossello et Pietro Di Nardo.

Après un cours d’études historico-artistiques sur Albenga et son territoire agricole, les étudiants ont appris quelques notions de conception plastique et de modélisation, puis ont créé une série de tuiles en terre cuite polychrome capables de raconter la relation entre la ville et les productions agricoles. -Cole locale, grâce à la technique du bas-relief. Le projet vise, outre l'approfondissement de contenus éducatifs diversifiés, une plus grande autonomie projetée pour renforcer la production artistique, en l'occurrence de type public, en tant que "territoire ouvert" aux idées, à la recherche et à l'expérimentation.

Le maire Riccardo Tomatis explique: "La statue qui vient d'être inaugurée enrichira notre ville d'un travail qui peut nous faire réfléchir et qui prend encore plus d'importance à réaliser dans le cadre d'un projet éducatif".
La Stampa
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images/icones/nul.gif  ( 881051 )une divinité féminine primordiale ? par jejomau (2019-12-01 23:22:24) 
[en réponse à 881029]

Propos débile d'un prêtre aussi d....e !

images/icones/livre.gif  ( 881073 )Matuta citée par saint Augustin par Regnum Galliae (2019-12-02 11:27:16) 
[en réponse à 881029]

Dans la Cité de Dieu


Mais cherchons, je vous prie, parmi cette multitude de dieux qu’adoraient les Romains, quel est celui ou quels sont ceux à qui ils se croient particulièrement redevables de la grandeur et de la conservation de leur empire ? Je ne pense pas qu’ils osent attribuer quelque part dans un si grand et si glorieux ouvrage à la déesse de Cloacina[1],ou à Volupia, qui tire son nom de la volupté, ou à Libentina, qui prend le sien du libertinage, ou à Vaticanus, qui préside aux vagissements des enfants, ou à Cunina[2], qui veille sur leur berceau. Je ne puis ici rappeler en quelques lignes tous ces noms de dieux et de déesses qui peuvent à peine tenir dans de gros volumes, où l’on attache chaque divinité à son objet particulier, suivant la fonction qui lui est propre. Par exemple, on n’a pas jugé à propos de confier à un seul dieu le soin des campagnes ; on a donné la plaine à Rusina[3], le sommet des montagnes à Jugatinus, la colline à Collatina, la vallée à Vallonia. On n’a même pas trouvé une divinité assez vigilante pour lui donner exclusivement la direction des moissons : on a recommandé à Séia les semences, pendant qu’elles sont encore en terre ; à Segetia, les blés quand ils sont levés ; à Tutilina, la tutelle des récoltes et des grains, quand ils sont recueillis dans les greniers. Evidemment Segetia n’a pas été jugée suffisante pour soigner les moissons depuis leur naissance jusqu’à leur maturité. Mais comme si ce n’était pas encore assez de cette foule de divinités à ces idolâtres insatiables dont l’âme corrompue dédaignait les chastes embrassements de son dieu pour se prostituer à une troupe infâme de démons, ils ont fait présider Proserpine aux germes des blés, le dieu Nodatus aux nœuds du tuyau, la déesse Volutina à l’enveloppe de l’épi ; vient ensuite Patelana[4], quand l’épi s’ouvre ; Hostilina, quand la barbe et l’épi sont de niveau ; Flora, quand il est en fleur ; Lacturnus, quand il est en lait ; Matuta, quand il mûrit ; Runcina, quand on le coupe[5]. Je ne dis pas tout, car je me lasse de nommer ce qu’ils n’ont pas honte d’adorer ; mais le peu que j’en ai dit suffit pour montrer qu’il est déraisonnable d’attribuer l’origine , les progrès et la conservation de l’empire romain à des divinités tellement appliquées à leur office particulier qu’aucune tâche générale ne pouvait leur être confiée.

images/icones/photo.gif  ( 881101 )Photo du monument par Jean Kinzler (2019-12-02 16:00:30) 
[en réponse à 881073]

yves daoudal
images/icones/neutre.gif  ( 881106 )Saint Augustin par Montes Gelboe (2019-12-02 17:51:54) 
[en réponse à 881073]

dans la "Cité de Dieu" a transmis une partie de l'oeuvre perdue de Varron : "Antiquitates romanarum", dans laquelle, entr'autres, il est question de la Terre-Mère, nommée aussi ailleurs Mater Matuta, et des éléments sur les divinités et les cultes romains.
Les dieux antiques ont eu une certaine postérité littéraire, poétique allégorique, tant au Moyen-Age que surtout à la Renaissance.
Le mot et la notion allégorique de "Terre-mère", ont été présents de tous temps. On les trouve, entre beaucoup d'exemples, sous la plume d'un encyclopédiste, de surcroît religieux et frère mineur, en langue romane du XIIIe siècle "... Et mains diverses bos frugs fa, per vertut de Dieu, lo Paire, dont hom la dit la terramaire": Elle donne beaucoup de bons fruits, par la vertu de Dieu le Père on l'appelle la Terre-mère.
Au premier chant de son œuvre majeure, Calendau, Frédéric Mistral invoque allégoriquement "l'Ame de mon Pays" et il ajoute en provençal : La terro-mairo, la naturo, nourris toujour sa pourtaduro.
La Terre-mère, la nature nourrit toujours ce qu'elle porte.
L'allégorisation de la Terre-mère n'est en aucune manière sa divinisation ni une forme de culte naturiste primitif.
Le respect de la Nature, Créature de Dieu, ne peut il être une forme de la Crainte de Dieu ? A qui seul revient le culte d'adoration.
Il serait utile, et peut-être urgent, qu'une réflexion philosophique et théologique vînt apporter un fondement réel -réaliste- et sensé et chrétien à ces notions qui dérivent lamentablement. Mais peut-être un tel ouvrage existe-t-il déjà ?