Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=880718
images/icones/croix.gif  ( 880718 )Le prêtre gersois Georges Ansos tragiquement disparu sera inhumé vendredi par Bernard Joustrate (2019-11-27 15:05:15) 

Toujours dans La Dépêche :

Le prêtre gersois Georges Ansos tragiquement disparu sera inhumé vendredi



Les obsèques du prêtre gersois Georges Ansos auront lieu vendredi 29 novembre à Auch et Mauvezin. Il avait été retrouvé mort par une factrice au bord d'un chemin lundi dans la matinée.

Dans le Gers, les obsèques du regretté abbé Georges Ansos, 94 ans, auront lieu vendredi 29 novembre en deux temps: une messe se tiendra à la cathédrale d’Auch à 15 heures; l’inhumation suivra et se déroulera au cimetière Granzan à Mauvezin. La dépouille de l’abbé rejoindra un caveau dans le carré des indigents.

Rappelons en effet que lundi 25 novembre au petit matin, ce curé gersois nonagénaire encore en exercice a été retrouvé mort au bord d’un chemin par une factrice qui effectuait sa tournée sur la commune d’Ordan-Larroque. L’abbé Ansos, 69 ans de sacerdoce, était une véritable figure gasconne. Et cette disparition a suscité une réelle émotion notamment à Mauvezin où il avait exercé sa mission durant plus de 40 ans (de 1961 à 2000) !

Une large émotion

« Beaucoup de prêtres de France ressemblent à ce curé gersois. Croyants ou non, impossible de ne pas être touché par cette belle figure toujours prête à servir, humble et fidèle jusqu’au bout ! », indique l’abbé Pierre Amar depuis les Yvelines, en réaction à l’annonce par la Dépêche du Midi du décès de l’abbé Georges Ansos.

« Je viens de lire avec une grande émotion votre article relatant la mort de l’abbé Ansos qui fut très longtemps curé de Mauvezin, mon village natal, nous a également écrit Claudette Gilard-Fito. Malgré son grand âge il restait dynamique et optimiste, toujours prêt à se dévouer pour les autres. Il accompagnait des jeunes en difficultés et des familles dans la joie ou la peine. Dynamique et toujours souriant. Il disait, montrant les clefs de sa vieille voiture, : « Voilà les clefs de ma liberté » ! Il est mort comme il l’aurait souhaité sur un chemin de terre de sa Gascogne natale. Il a publié un livre de mémoire « Mes chemins d’autrefois » (édition La Lomagne pour demain). »

Serge Boulbès

____________
Article du 25 nov :

Un curé gersois retrouvé mort dans un fossé


Une figure Gersoise vient de disparaitre : l'abbé Georges Ansos.

Il aura consacré toute sa vie à sa foi, à sa vocation, à son amour pour son Dieu et ses enfants : l’abbé gersois Georges Ansos a quitté ce monde dans la nuit de dimanche à lundi des suites d’un malaise alors qu’il s’apprêtait à poursuivre sa vie sacerdotale au sein d’une famille. Son corps endormi à jamais a été retrouvé par une factrice lundi 25 novembre vers 9 h 30 sur la commune d’Ordan-Larroque.

Fausse manoeuvre

Son véhicule se trouvait à quelque 150 m de là, les roues arrière embourbées dans ce même fossé. La veille, l’abbé Ansos avait célébré la messe à Pléhaut (commune de Saint-Jean-Poutge) ; puis, il avait partagé un repas avec une famille.En soirée, il avait décidé de se rendre au sein d’une autre famille de paroissiens pour une communion.Les intéressés ne l’ont, hélas, jamais vu arriver. Chemin faisant, l’abbé, prêtre coopérateur depuis 2000, s’est engagé par erreur dans un chemin sans issue menant à une propriété.C’est en manœuvrant pour le quitter que sa voiture a commencé à basculer dans un fossé et que les roues arrière se sont embourbées. Georges Ansos est alors sorti de son véhicule, a placé un petit mot d’explications sur le pare-brise, puis a décidé de rejoindre une route à pied.Il a sans doute chuté dans le fossé où il a fait un malaise fatal !
69 ans de sacerdoce

L’abbé Georges Ansos, 94 ans depuis le 25octobre, était une véritable figure du Gers, qu’il aimait tant.Né à Ardizas (près de Cologne) il a été ordonné prêtre à Auch le 8 juin 1950 ! Il devient alors vicaire à l’Isle-Jourdain. Puis, le 1er avril 1951, il devient curé pour les communes de Préchac, Réjaumont, Sainte-Radegonde. Curé doyen de Jégun à partir du 20 juillet 1957, c’est en 1961 (24 juin) qu’il rejoint Mauvezin au titre de curé doyen ; nommé responsable du secteur pastoral de la Lomagne en 1981, sa célèbre voix rocailleuse de Gascon continue à circuler dans Mauvezin jusqu’en…l’an 2000 ! Puis, comme prêtre coopérateur, il continue à rendre des services à son diocèse où il installe sa résidence.
« Quand le médecin me dira d’arrêter, j’arrêterai ! » avait-il l’habitude de lancer à ceux qui osaient lui parler de repos. Toutefois, selon ses proches, il avait fini par envisager de « poser ses valises » à la fin de cette année.
Georges Ansos est parti en paix, sans bagages inutiles…

images/icones/fleur.gif  ( 880724 )saint prêtre, merci M. Joustrate par JVJ (2019-11-27 16:01:03) 
[en réponse à 880718]

Le caveau des indigents, étrange quand même.

On met au caveau des indigents, les restes des indigents après exhumation, non directement leur corps.

Belles figures de prêtres et bel exemple qu'il n'est pas besoin de bouger tous les trois, six et neuf ans pour être heureux, au contraire si on veut vraiment avoir la cure des âmes.

Les articles sont bien disposés.

Les lire pourraient faire réfléchir dans bien des aumôneries au lieu de les faire débattre de morale sexuelle et du goût de la pizza que l'on commandera pour faire jeune (préoccupations quand je préparais ma confirmation, et gare à celui qui n'avait jamais embrassé quelqu'un à 19 ans…).

Le problème des prêtres, et des personnes très âgées, qui conduisent, malgré leur goût pour la liberté… demeure. Et nous sommes parfois complices de futurs accidents mortels à des tiers (pétition !).
Je sais qu'on peut être jeune et cinglé, et vieux et prudent. Mais les réflexes…
Seulement, qui prendra le prêtre pour qu'il aille dire la messe au village voisin ou pour visiter un malade, faire ses petites courses ?!

Ce prêtre aussi fut curé au-delà de 75 ans. Quels idiots ont fixé cet âge, imposé aussi aux évêques ?!
Et les 80 ans pour être électeur du pape ? Tisserant avait bien raison de haïr sur ce point Paul VI.

Mon curé, ancien prêtre-ouvrier un peu agité du cerveau et qui vendit illégalement le maître-autel de mon village, avait dit un jour en homélie qu'il n'attendrait pas 75 ans pour demander sa retraite. Je suis allé lui dire dans la sacristie qu'il n'avait qu'à la demander tout de suite. Il est mort à 72 ans je crois, de surcharge de ministère (trentaine de villages et même lui disait encore les enterrements), dans un magasin. Je suis allé à ses obsèques. Il demeurait prêtre et mon curé, même si j'avais cent choses à lui reprocher. C'est lui qui avait les couleurs de l'arc en ciel cousues sur son aube dont il ouvrait largement le col. Jamais de chasuble. Mon Dieu quel cirque ! Et ceci en prime la première veillée de Noël, que bien des gens ont apprécié car il voyait en lui un exégète qui corrigeait la Foi dans le bon sens : "vous le savez, vous, les cultos, le p'tiot, il n'a pas pu avoir une haleine de bœuf sur le nez, sinon il aurait eu une bronchite !!!"
Gros rires dans la nef. Moi, à la chorale, je me suis dit qu'on avait un alcoolique ou un cinglé. Je devais avoir 18 ans. Il ne voulait pas de servant. Très vite, tous les jeunes ont cessé toute pratique puisque le nouveau curé n'obligeait à plus rien...
images/icones/ancre2.gif  ( 880745 )Précision par Paterculus (2019-11-27 20:59:04) 
[en réponse à 880724]

Il ne s'agit pas du caveau des indigents, mais d'un caveau dans le carré des indigents.
N'avez-vous pas l'habitude de lire trop vite ?
Votre dévoué Paterculus