Le Forum Catholique
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( 879839 )
Les 5 nouveautés du futur missel-forme ordinaire par Jean Kinzler (2019-11-18 12:40:36)
Les 5 principales nouveautés du futur missel
1► La relation du Père et du Fils précisée
« La traduction française de la messe met dans la bouche des fidèles, au Credo, une formule qui est erronée de soi, et même, à strictement parler, hérétique. » C’est avec ces mots forts que Jacques Maritain dénonçait dès les années 1970 la traduction française du Je crois en Dieu affirmant que le Christ est « de même nature que le Père ». Dans un courrier, le philosophe expliquait : « Je suis de même nature que M. Pompidou, je ne lui suis pas consubstantiel ».
Avec cette nouvelle traduction qui s’appliquera définitivement en 2021, l’assemblée dira de Jésus qu’il est « consubstantiel au Père ». Cette affirmation vient ainsi souligner qu’il n’y a bien qu’un seul et unique Dieu, une seule substance divine. Il s’agit de la modification la plus importante car elle concerne une prière prononcée par tous, prêtres et fidèles, et qu’elle n’est pas facultative.
2► Une prière sur les offrandes plus proche du latin
L’autre grand changement de ce nouveau missel concerne la prière sur les offrandes, aussi appelée Orate fratres. Dans la version actuelle, le célébrant dit : « Prions ensemble, au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Église ». Ce à quoi l’assemblée répond : « Pour la gloire de Dieu et le salut du monde ».
Si elle est toujours possible dans le futur missel, cette formule est reléguée au second plan. Le prêtre privilégiera : « Priez, frères et sœurs : que mon sacrifice, et le vôtre, soit agréable à Dieu le Père tout-puissant ». Et l’assemblée : « Que le Seigneur reçoive de vos mains ce sacrifice à la louange et à la gloire de son nom, pour notre bien et celui de toute l’Église ».
La nouvelle version a été exigée par le Vatican, pour plus de proximité envers le texte latin, tandis que le maintien de la version actuelle est dû à l’insistance des épiscopats francophones. « La très belle formule actuelle est entrée dans les mémoires depuis 50 ans et Rome a laissé la possibilité entre les deux », détaille Bernadette Mélois, directrice du Service national de pastorale liturgique et sacramentelle (SNPLS) de la Conférence des évêques de France.
3► Une plus grande présence des femmes
Un autre apport parmi les plus visibles de cette nouvelle traduction est le remplacement occasionnel du mot « frères » par l’expression « frères et sœurs ». Par exemple, lors du Je confesse à Dieu les fidèles diront : « Je reconnais devant vous, frères et sœurs (…) et vous aussi, frères et sœurs, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu ».
Cette évolution se retrouve également dans d’autres formules de la messe. Ainsi, dans la Prière eucharistique I, lors de la commémoration des vivants, le célébrant dira : « Souviens-toi Seigneur ; de tes serviteurs et de tes servantes… ». Cette précision féminine est là aussi un ajout par rapport à la traduction antérieure, mais correspond au texte latin, précise Bernadette Mélois.
4► Une liturgie plus recueillie
« Une des nouveautés de cette traduction est la place importante laissée au silence », remarque la responsable du SNPLS. Pour elle, « le silence fait partie de l’action liturgique et permet une réception fructueuse de la Parole de Dieu ». Le nouveau missel indique ainsi un nouveau temps de silence après le Gloire à Dieu.
La nouvelle traduction vient également rappeler que la prière liturgique est une prière chantée, poursuit Bernadette Mélois. Elle accorde ainsi une certaine place au latin, en proposant de chanter dans cette langue le Gloria, le Credo ou encore le Pater Noster. Les préfaces chantées seront aussi publiées avec la nouvelle traduction.
Toujours dans la même optique de recueillement, le nouveau missel précise qu’au moment de la consécration, après l’élévation du Pain et du Vin, le prêtre fait une génuflexion en « adorant ». Ce dernier mot était absent des traductions précédentes.
5► L’importance de la gestuelle
À plusieurs endroits, le nouveau texte vient préciser les gestes du prêtre et plus rarement ceux de l’assemblée. Il vient par exemple renforcer l’invitation à s’incliner lors de l’évocation du mystère de l’incarnation dans le Je crois en Dieu, tant dans le symbole de Nicée-Constantinople que dans le symbole des Apôtres.
« Dans la liturgie, le corps participe à la prière de l’Église », explique Bernadette Mélois. « Ce n’est pas une prière intellectuelle, elle fait participer tout l’être et les gestes sont donc importants. »
La-Croix.com

( 879842 )
Ces changements sont les bienvenus par FilsDeMarie (2019-11-18 13:15:01)
[en réponse à 879839]
Malgré tout et surtout le temps qu'il faut pour reconnaître les erreurs. Il y a tout de même encore un long chemin, précédé par ailleurs par les changements du missel ordinaire en Anglais - plus proche aussi de l'original latin - à faire.

( 879853 )
Une grande nouveauté aussi du missel! par Miserere (2019-11-18 16:02:36)
[en réponse à 879839]
Il est bio dégradable.

( 879855 )
Et son bilan par Yves Daoudal (2019-11-18 16:32:56)
[en réponse à 879853]
carbone est zéro (comme le reste).
C'était une exigence de sainte Greta de Suède.

( 879859 )
Reste à retraduire quelques petites choses par megnace (2019-11-18 16:57:37)
[en réponse à 879839]
telles qu' "hominibus bonae voluntatis", mots pour lesquels "hommes qu'il aime" ne convient pas. D'ailleurs je ne comprends pas cette expression, étant convaincu que Dieu aime tous les hommes.
Et "Deus sabaoth", depuis quand cela veut dire "Dieu de l'univers" ?
Et "quotidianum", est-ce exact de traduire par "de ce jour" ?
Il reste un peu de travail à parachever.

( 879885 )
Explication pour "hommes qu'Il aime" par Marquandier (2019-11-18 19:36:14)
[en réponse à 879859]
La Bible de Port-Royal (qui cite le très savant jésuite
Maldonat) vous explique les raisons de la traduction similaire « paix sur la terre aux hommes chéris de Dieu », dans le commentaire de Saint Luc :
—
page 304 (dernier paragraphe)
—
et page 305.

( 879867 )
C'est un gag ? par Cath...o (2019-11-18 17:52:35)
[en réponse à 879839]
"Je reconnais devant vous, frères et sœurs (…) et vous aussi, frères et sœurs (…)"
Non mais franchement …

( 879876 )
Bah oui ma sœur! par Miserere (2019-11-18 18:24:12)
[en réponse à 879867]
Restons dans la joie entre frères et sœurs!
Miserere votre frère tradit.

( 879888 )
Je ne suis même pas tradie ... par Cath...o (2019-11-18 20:02:30)
[en réponse à 879876]
… mais avec leurs c*nneries ils vont bien finir par m'y pousser !

( 879880 )
C'est honteusement discriminatoire par Yves Daoudal (2019-11-18 18:50:55)
[en réponse à 879867]
envers les fidèles non binaires (qui sont une branche non négligeable de la communauté LGBTQ+ chère à notre Saint-Père).

( 879941 )
L'inévitable plaisanterie éculée… par pacem tuam da nobis, Domine (2019-11-19 13:10:10)
[en réponse à 879880]
…sur le sujet. Merci à M. Daoudal de ne pas nous l'avoir épargnée…
Faut-il rappeler qu'on ne peut mettre tout sur le même plan. «Il les créa homme et femme», est-il écrit (Genèse, 1, 27 et 5,2), mais nulle part, il n'est écrit, que je sache, «Il les créa homme et femme et non binaire, etc.», Cette plaisanterie met, avec une bonne foi qui n'est pas particulièrement éclatante, au même degré de naturalité les modalités ontologiques homme/femme de l'être-homme et de pseudo-identités ‘définies’ par le ressenti subjectif, psychologique d'individus postmodernes. Bien trop facile!
M. Daoudal – qui a certainement donné quelques conférences et les aura tout aussi certainement commencées d'un «Mesdames, Messieurs» plutôt que d'un simple «Messieurs» lorsque son auditoire était composé d'hommes et de femmes – ne comprend pas que, dans des messes de semaine, voire du dimanche, où prédominent très largement les femmes (~90%, certaines fois), il y a quelque chose qui cloche à y aller du seul «mes frères». Ouh là, difficile à comprendre!
Il s'agit non pas d'inclure les femmes comme on pourrait, dans l'idéologie inclusive, vouloir inclure les innombrables variétés des LGBT+, il s'agit simplement de s'adresser – «frères et sœurs», c'est un vocatif, pour faire usage de la terminologie grammaticale latine – à l'ensemble de la communauté physiquement présente et il se trouve qu'aujourd'hui (voir le P.-S.), le terme «frère», en dépit de son sens élargi bien attesté, n'est plus ressenti comme suffisant pour que toutes les personnes rassemblées se sentent prises en compte et en considération. M. Daoudal, à qui pourtant n'échappe aucune subtilité exégétique, ne parvient pas à le saisir. Étonnant et amusant!
Mais, soyons indulgents, tous, un jour ou l'autre, nous avons rencontré, rencontrons ou rencontrerons notre obstacle épistémologique ou cognitif invincible. Attendons simplement et sans impatience la prochaine blague hilarante de M. Daoudal sur le sujet pour le vérifier.
Cordialement.
Pacem tuam da nobis, Domine
P.-S.: Pour ce qui est du sens élargi de «frère», bien réel et que je ne conteste nullement, il faut rappeler que, si les mots ont un sens que recueille le dictionnaire, ils ont également un halo, une pente et un âge. Et si, antan, le mot ‘frère’, pris en son sens élargi, passait pour s'adresser à des hommes et des femmes dans un contexte religieux, aujourd'hui, son halo, sa pente et, bien évidemment, son âge ne sont plus les mêmes et ils font que des femmes ont plus de difficulté à percevoir qu'on s'adresse également à elles à travers le seul usage du terme «frère». Sont-elles sottes!

( 879943 )
Certainement. par Yves Daoudal (2019-11-19 13:48:52)
[en réponse à 879941]
Mais elles ne sont donc manifestement pas les seules.

( 879945 )
C'est vérifié! par pacem tuam da nobis, Domine (2019-11-19 13:59:54)
[en réponse à 879943]
Tout est dans le titre.

( 879946 )
Et plus rapidement par pacem tuam da nobis, Domine (2019-11-19 14:02:00)
[en réponse à 879945]
que je ne l'avais prévu.

( 879947 )
Et donc par Yves Daoudal (2019-11-19 14:02:52)
[en réponse à 879941]
les psaumes ont été revus pour celles qui disent l'office ? Il y a une liturgie des heures pour les hommes et une liturgie des heures pour les femmes ?
Ah non ? Mais comment des femmes peuvent-elles prier des psaumes où c'est clairement un homme qui s'exprime ?

( 879949 )
Ce n'est pas le point abordé par pacem tuam da nobis, Domine (2019-11-19 14:32:49)
[en réponse à 879947]
et vous changez de sujet.
Le point abordé, c'est «frères et sœurs» utilisé pour s'adresser aux membres présents lors de la messe. C'est tout. Je ne vois pas ce que viennent faire dans ce contexte la liturgie des heures, les psaumes ou tout ce qu'il plaira d'amener d'autre.
Cordialement.
Pacem tuam da nobis, Domine
P.-S.: Bien que compatriote de Federer, je n'ai pas son talent – quelle révélation! – et ne vais pas m'engager dans un échange, improductif à proportion de sa longeur. Je vous ai apporté mes arguments sur ce point précis, vous avez avancé les vôtres, aux liseurs de se forger leur opinion – à supposer qu'ils n'en aient déjà une.

( 879950 )
Cher ami par Jean-Paul PARFU (2019-11-19 14:43:02)
[en réponse à 879949]
Auriez-vous l'amabilité de cesser de nous donner continuellement des leçons de morale, le plus souvent pour défendre des gens très critiquables et simplement parce que ces personnes ont une position d'autorité ?

( 879951 )
Leçon de morale?! par pacem tuam da nobis, Domine (2019-11-19 15:06:44)
[en réponse à 879950]
Mais, cher ami, ne la trouve dans mes propos que celui qui l'y met!
Vous semblez confondre argumentation et leçon de morale. Mais peut-être est-ce que vous recevez toute opinion – même appuyée d'arguments – qui diverge de la vôtre comme une leçon de morale. Désolé, je ne peux rien pour vous: le problème est de votre côté, pas du mien.
Puis-je enfin vous confier j'ai cru comprendre que, sur le FC, la parole est libre, à moins que n'interviennent le modérateur ou XA soi-même – sans oublier, naturellement, la figure du Commandeur du FC, Laurence Wargrave himself.
Cordialement.
Pacem tuam da nobis, Domine
P.-S.: Mon emploi du temps est, dois-je vous préciser, plus resserré que ne l'est apparemment le vôtre et je ne pourrais passer l'après-midi à lire vos messages ou à leur apporter une réponse. Merci de votre compréhension.

( 879976 )
S'agit-il d'une traduction ou d'une adaptation libre ? par Meneau (2019-11-19 19:27:43)
[en réponse à 879941]
Tout est dans la question.
Orate fratres et sorores ?
Confiteor... et vos fratres et sorores ?
Dire "frères et soeurs" est-il plus proche de l'original latin ?
Par ailleurs, en langue française non inclusive et non animée d'un féminisme revendicateur, il n'y a rien de choquant à dire "frères" à une assemblée composée de 200 femmes et d'un seul homme. La grammaire française est ainsi faite. On peut discuter des communautés religieuses féminines, mais cela reste un cas particulier. D'ailleurs dire "frères et soeurs" à une assemblée exclusivement composée de femmes doit vous paraître tout aussi incongru. (Moi pas : c'est un texte liturgique et, comme vous le fait justement remarquer Y.Daoudal les psaumes parlent au masculin)
Donc je m'interroge sur les motivations qui font passer ainsi de la traduction à l'adaptation libre.
Mais bon... au moins ils ont rétabli le consubstantiel. Ca me semble beaucoup plus important.
Cordialement
Meneua

( 879977 )
Et puis... par Meneau (2019-11-19 19:29:05)
[en réponse à 879976]
... si on en est à adapter, ne devrait-on pas dire "soeurs et frères" plutôt que "frères et soeurs", galanterie oblige ?
Cordialement
Meneau

( 879983 )
Pas seulement la galanterie. par Yves Daoudal (2019-11-19 20:25:59)
[en réponse à 879977]
Les valeurs républicaines aussi, auxquelles nos évêques prétendent être tellement attachés. Nous avons un ministère de l'égalité "entre les femmes et les hommes", et non pas le contraire. Quand Marlène Schiappa va voir le nouveau missel elle va hurler. Et elle aura raison. Sans blague...

( 879999 )
Il y aura vraiment l'égalité femmes-z-hommes lorsque... par Sacerdos simplex (2019-11-19 21:57:40)
[en réponse à 879983]
...disait quelqu'un, plus ou moins en forme de boutade,
lorsqu'on pourra avoir, sans que cela ne choque personne, un homme ministre de l'égalité femmes-z-hommes.
Cela dit, cette invasion massive, dans la liturgie, des "frères et soeurs", "celles-z-et-ceux" est quand même très lourdingue.
Dans le Confiteor, on a deux fois "frères et soeurs". Ces répétiotions, c'est franchement pénible.
Et puis pendant 50 ans j'ai subi cette vague de féminisme exacerbé, que je trouvais - et que je trouve toujours - parfaitement ridicule et déraisonnable.
Mais maintenant, le ridicule et déraisonnable devient obligatoires.
Ma raison n'aime pas faire dans le déraisonnable, pas plus en liturgie qu'en matière par exemple de conduite automobile (avec des limitations de vitesse parfois absurdes et donc impossibles à respecter - raisonnablement).
===
Quant à la stratégie Schiappa de culpabiliser les hommes à outrance, je me demande si elle n'est pas contre-productive : il y a de plus en plus de "féminicides" !...
Ah, oui, ça c'est une belle invention : je ne sais plus quelle idiote, sans aucun doute une ministre, a expliqué que les femmes assassinées étaient totalement ignorées, puisque "homicide", c'est le fait de tuer un homme.
Sauf que "homo", en latin, ça désigne un être humain, masculin ou féminin, comme Mensch en allemand ou anthropos en grec.
Et si les hommes sont parfois violents physiquement, il arrive que les femmes soient extrêmement violentes verbalement, et d'une méchanceté telle que leur homme se sent poussé à bout.
Le comprendre et le constater devrait obtenir de meilleurs résultats que la stratégie schiappaesque, qui pourrait bien être très contre-productive.

( 880005 )
Là, pour une fois, je serais plus strict que vous. par pacem tuam da nobis, Domine (2019-11-19 22:17:32)
[en réponse à 879977]
La galanterie n'a pas sa place dans la liturgie et il y a de bonnes raisons théologiques – liées par ailleurs au sacerdoce masculin – pour maintenir l'ordre «frères et sœurs». Mais c'est un autre débat, que le “chemin synodal” de l'Église allemande pilotée par Mgr Marx ne manquera pas de susciter.
Cordialement.
Pacem tuam da nobis, Domine

( 880106 )
Ah par Philippilus (2019-11-20 22:11:07)
[en réponse à 880005]
Et il y aurait donc de bonnes raisons théologiques de se confesser 'à ses soeurs' ?
Pouvez-vous nous développer lesquelles?
Et puis tant qu'à faire, quid du "et à tous les saints"? Les saintes sont exclues? Il y aurait donc autant de bonne raisons théologiques, selon l’Église qui est en France pour que je me confessât à ma belle-mère (horresco referens), que pour refuser de me confesser à Sainte Thérèse d'Avila ou Sainte Clothilde?
Diantre! Déjà que je n'accompagnais pas belle-maman au NOM, cette fois, je suis définitivement vacciné.
J'attends vraiment avec impatience et inquiétude vos lumières sur ce sujet.
Votre dévoué Philippilus

( 880141 )
Autant de bonnes raisons théologiques que de se “confesser” ‘à ses frères’, tout simplement! par pacem tuam da nobis, Domine (2019-11-21 11:45:56)
[en réponse à 880106]
Figurez-vous que, lorsque, dans le VOM, vous dites « Confíteor Deo omnipoténti et vobis, fratres, quia peccávi etc. », vous confessez (=reconnaissez, avouez) bien devant vos frères présents dans l'assemblée que vous avez péché, mais, évidemment, vous ne le faites pas au sens sacramentel du terme (vous ne vous confessez pas): ni le NOM ni le VOM ne vous demande donc de vous confesser stricto sensu, sacramentellement, à votre belle-mère ou à Sainte Thérèse d'Avila. Vous aurez remarqué par ailleurs que la traduction française du confiteor ( Je confesse à Dieu tout-puissant, je reconnais devant mes frères que j’ai péché etc.) distingue clairement un sens fort du verbe confiteor, lorsque cet acte s'adresse à Dieu, d'un sens plus faible lorsqu'il s'adresse à nos fratres.
Figurez-vous également que, dans le VOM, ce fratres comprend implicitement vos sorores présentes dans l'assemblée. Le VOM fait simplement un usage générique non marqué du terme fratres – qui comprend donc hommes et femmes présents dans l'assemblée; le NOM, lorsque cette nouvelle traduction sera entrée en vigueur, fera lui un usage marqué du termes frères qui ne renverra alors qu'aux hommes présents et il ajoutera sœurs pour référer aux femmes présentes dans l'assemblée. Je vous laisse vous reporter à mon message « Pour répondre à vos remarques» – si le cœur vous en dit, naturellement, et si vous en avez le courage (il est plutôt pesant, je le reconnais bien volontiers) – où vous trouverez discutée la distinction entre usage marqué et usage non marqué d'un terme.
Cet ajout du et à mes sœurs est, ce n'est pas très difficile à comprendre, me semble-t-il, pour ainsi dire cosmétique – pour tenir compte d'une nouvelle sensibilité culturelle et sociale, il explicite simplement ce qui était implicite – et il ne change rien à la réalité des choses qui est exactement la même dans le VOM et dans le NOM: dans les deux formes de l'unique rite romain, vous confessez à vos frères et à vos sœurs (implicitement dans un cas, explicitement dans l'autre) que vous avez péché. Rassurez-moi: vous ne croyiez tout de même pas que, dans une messe VOM, en disant le confiteor, vous ne vous adressiez qu'aux seuls hommes (viri) présents dans l'assemblée?
Soyez donc sans inquiétude, cher Philippilus; si, par impossible, votre belle-mère venait à vous accompagner dans une messe VOM, vous reconnaîtriez devant elle que vous avez péché, comme devant tous vos autres frères et sœurs présents dans l'assemblée: et si, par impossible, vous veniez à accompagner votre belle-mère dans une messe NOM, vous reconnaîtriez devant elle que vous avez péché, comme devant tous vos autres frères et sœurs présents dans l'assemblée – tout comme vous le faites régulièrement dans le VOM.
Pour ce qui est du «à tous les saints», le cas est différent du fratres. Ce n'est pas un vocatif, vous ne vous adressez pas à eux comme présents physiquement dans la situation de communication du moment.
Cordialement.
Votre tout aussi dévoué Pacem tuam da nobis, Domine

( 880014 )
Merci de votre question. par pacem tuam da nobis, Domine (2019-11-19 23:05:38)
[en réponse à 879976]
Quoique n'étant pas traducteur professionnel et ne pouvant hélas pas même exciper de compétences particulières, je me suis néanmoins attelé à un travail de traduction, à mes risques et périls. C'est donc l'avis d'un incompétent que je vais vous donner et je serai très heureux, s'il est parmi les liseurs du FC un traducteur professionnel, d'obtenir un avis autorisé.
Pour m'aider, j'ai mis mis en forme plusieurs ouvrages allemands traduits en français par des professionnels, chaque paragraphe français en exact vis-à-vis de son original, pour observer leurs tours de métier et m'en inspirer, pour repérer également la frontière qu'ils tracent entre traduction ‘littérale’ et explicitation analytique de ce qui est synthétiquement, implicitement présent dans le texte d'origine et que – le point est capital – le locuteur natif perçoit parfaitement. Il m'a semblé que, très souvent, pour reprendre une terminologie aristotélicienne, ces traducteurs actualisaient pour le lecteur français ce qui est potentiellement présent dans la phrase originale et que le locuteur natif perçoit comme élément co-constitutif de son sens. Il me suffisait
a contrario de retraduire dans ma tête plus littéralement la phrase et je pouvais comme toucher du doigt ce qui était alors perdu: son sens précis et exact, rien de moins.
Pour en revenir après ce long détour à notre
fratres, s'il est vrai qu'il renvoie potentiellement également à la gent féminine, il me paraît légitime d'actualiser cette référence dans une traduction. En sens inverse, prétendre que «frères et sœurs» est purement et simplement une transposition libre me paraît un peu ‘diésé’. Mais, encore une fois, je n'ai aucun titre à faire valoir pour soutenir mon propos. Le seul fait dont je puisse témoigner, c'est que pratiquer l'exercice et observer le travail de professionnels incitent à la prudence, tant la frontière entre ‘traduction scolaire’ et transposition est délicate à tracer et varie de phrase en phrase. Un bon traducteur – Maurice Boucher qui a donné une édition bilingue de poèmes choisis de Stefan George – l'a dit excellemment et vous trouverez son texte en fin de message.
Mais si vous tenez mordicus qu'une traduction doit coller étroitement au texte d'origine, vous aurez à vos côtés Chateaubriand qui a traduit littéralement
Le Paradis perdu de Milton. Une référence qui en impose, je le reconnais bien volontiers.
Autres points.
«La grammaire française est ainsi faite.»
Non, avec le «frères et sœurs», il ne s'agit pas de grammaire, mais de situation de communication, c'est tout à fait différent: vous pouvez bien vous adresser à une assemblée composée de 200 femmes et d'un seul homme d'un simple «frères», il y aura forcément quelques rires ou gloussements sous cap et ce ne sera pas en raison d'une erreur de grammaire ou de syntaxe de votre part: ce sera en raison d'une inadéquation manifeste à la situation de communication dans laquelle vous parlez.
D'ailleurs dire "frères et sœurs" à une assemblée exclusivement composée de femmes doit vous paraître tout aussi incongru.
Oui, parce que cette incise n'est pas de la même eau que le reste du texte: pour moi, c'est un élément lié à la situation de communication, qui renvoie au contexte et en dépend: il peut donc parfaitement lui être adapté: «frères» à une assemblée exclusivement masculine, «sœurs» à une assemblée exclusivement féminine.
Donc je m'interroge sur les motivations qui font passer ainsi de la traduction à l'adaptation libre.
Encore une fois, une dernière fois, il s'agit d'une situation de communication et croire que traduire ce type d'éléments peut se faire dans une littéralité que la situation sociale et culturelle ne reçoit plus est une illusion. Vous vous faites – me semble-t-il, mais, je vous l'ai dit, vous avez affaire à un incompétent… – une idée trop restreinte de la traduction: doivent certes être traduits les mots, les propositions, mais également les éléments référentiels dépendants de la situation de communication et ces éléments-là imposent des contraintes autres que les premiers.
Cordialement.
Pacem tuam da nobis, Domine
Maurice Boucher,
Le verbe et la pensée, p. 11–12, mais tout le texte vaut d'être lu. J'ai utilisé dans un autre message sa distinction entre sens, halo, pente et âge d'un mot.
«Le sens de chaque mot varie d’ailleurs avec la pensée que l’ensemble de la phrase exprime: il ne se délimite qu'en elle et grâce à elle. Il faut donc avoir compris cette pensée pour en apprécier correctement les parties qui la composent. Ne dirait-on pas d’un cercle vicieux puisque l’ensemble ne nous est donné que par morceaux qui se présentent à nous avant lui et ne peuvent cependant être compris qu’en même temps que lui ? C’est ici que se vérifie l’assertion de Bergson : le mot s’est fait oublier, il s’évapore dans la pensée et ne garde pas de place qui ne soit qu’à lui. C’est inversement et par contraste le lieu de noter combien il y a de personnes qui ne pensent qu’avec des mots non solubles et peuvent ainsi discuter sans fin parce que les éléments de leur pensée restent rigides. Ce qu’elles construisent mentalement rappelle les assemblages que les enfants font avec des cubes : chaque partie reste un bloc, il faut la prendre tout entière et l’on croit pouvoir la changer de place sans avoir à la tailler. On objectera que l’on fait bien des maisons avec des briques, mais toute pensée qui serait à l’ensemble ce qu’une brique est à une maison ne serait plus une pensée : la pensée est toujours une affirmation d’une autre taille, une synthèse de quelque grandeur et elle ne se déplace jamais sans avoir à se transformer profondément.
Il y a autant de sens d’un mot que de phrases où ce mot prend place.
Le travail propre à l’intelligence est donc chaque fois de repenser l’idée et de l’intégrer dans le contexte.»

( 880017 )
Traduction ou texte liturgique ? par Meneau (2019-11-19 23:30:47)
[en réponse à 880014]
Je comprends ce que vous voulez dire, mais les anglais par exemple disent "brethren", ce qui a l'avantage de traduire à la fois frères et/ou soeurs, mais qui ne sera jamais utilisé dans la conversation courante pour s'adresser à une assemblée d'hommes et de femmes ou exclusivement masculine ou féminine.
Cordialement
Meneau

( 880018 )
Au passage par Meneau (2019-11-19 23:32:42)
[en réponse à 880017]
Etymologiquement, brethren est un pluriel de brother.
Cordialement
Meneau

( 880049 )
Pour répondre à vos remarques, par pacem tuam da nobis, Domine (2019-11-20 13:12:44)
[en réponse à 880017]
il faut tenir compte de deux phénomènes linguistiques, celui de l'usage marqué ou non marqué d'un terme et celui du cadre énonciatif.
Première remarque
Je comprends ce que vous voulez dire, mais les anglais par exemple disent "brethren", ce qui a l'avantage de traduire à la fois frères et/ou soeurs, mais qui ne sera jamais utilisé dans la conversation courante pour s'adresser à une assemblée d'hommes et de femmes ou exclusivement masculine ou féminine.
Il faut ici tenir compte du phénomène sémantique ‘marqué’/‘non marqué’. Toutes les langues doivent se débrouiller avec le problème du genre et elles le font de différentes manières. La plupart de nos langues recourent au trait sémantique marqué/non marqué. Tout le monde sait bien qu'un biologiste qui étudie le cheval, ou le chien, ou le chat, parlera… du cheval ou du chien ou du chat sans en exclure évidemment les juments, les chiennes ou les chattes:
c'est l'usage générique non marqué du terme. Dans son traité, il ne parlera jamais des juments,
parce que c'est un usage marqué qui extrait du groupe ‘cheval’ les juments et que les juments. Et s'il fait usage du terme ‘jument’, ce sera bien sûr pour aborder des particularités liées au sexe.
En français et dans la plupart des langues romanes, c'est le masculin qui est non marqué, la chose est évidente et explique, par exemple que ce soit le pluriel archaïque (le langage religieux est conservateur) de «brother» qui,
en un usage générique et non marqué, soit utilisé pour s'adresser aux hommes et aux femmes. Voir
ici où vous noterez au passage un exemple qui ne relève pas du langage religieux.
Deuxième remarque
comme vous le fait justement remarquer Y.Daoudal les psaumes parlent au masculin
Pour ma part, je ne dirais pas que «les psaumes parlent au masculin» au sens où «masculin» ne renverrait pas à l'usage générique non marqué (
homo, si vous voulez), mais à l'usage marqué (
vir). Je n'ignore pas que l'hébreu distingue aux deuxième et troisième personne le masculin et le féminin, je n'ignore pas non plus que le texte hébraïque attribue, en suscription pour ainsi dire, certains psaumes – voire, pour la tradition, l'entier du psautier –à David (le fameux ‘mizmor ledavid’). Les psaumes, pour moi, «parlent masculin» en usage générique non marqué du masculin.
Je crois qu'il faut tenir compte des contraintes formelles liées au genre «prière». Si vous, Meneau, composez une prière non pas personnelle, mais pour un usage liturgique, vous userez bien du masculin, mais il en vous viendrait pas à l'esprit, je pense, de penser qu'elle ne pourrait être dite que par des “viri” et que si des “mulieres” la disaient, elles devrait la prononcer
modo viri et non pas
modo hominis. Quand on écrit une prière à usage liturgique – et on sait que les psaumes nous redonnent la prière liturgique juive (c'est du moins de Beauchamp dans l'introduction de ses deux volumes publiés chez Gabalda) –, on l'écrit pour que toute créature humaine puisse la reprendre à son compte, se l'approprier, la mettre sur ses lèvres et c'est ce que permet l'usage générique non marqué du masculin.
Pour me faire mieux comprendre, je voudrais opposer les psaumes et les cantiques de la bible (je songe au cantique de Myriam, d'Anne, de Déborah, de Zacharie, de Syméon et, bien sûr, au magnificat).
Ces cantiques puissamment ancrés
dans un cadre énonciatif parfaitement identifié. «Je», «ici», «maintenant» sont parfaitement identifiables: c'est par exemple Myriam, au Sinaï, après la traversée de la mer rouge ou bien c'est Marie, à Ain Karem (si vous admettez cette localisation), après l'Annonciation ou bien encore c'est Syméon, à Jérusalem, environ un mois après la naissance du Seigneur. Quand je dis le magnificat et que je prononce «Il s'est penché sur son humble servante», ‘servante’ renvoie bien à une femme – et à quelle femme! –; et quand je dis le cantique de Syméon et que je prononce « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix», ‘serviteur’ renvoie bien à un homme (
vir), Syméon: on est dans un usage marqué parce que le cadre énonciatif l'impose.
Il en va tout autrement des psaumes. Ici, nul cadre énonciatif repérable. Qui est le «je» qui s'exprime? Il n'a pas de nom. Où s'exprime-t-il? Dans le temple, chez lui? Quand s'exprime-t-il? Au temps de David, au temps de l'exil, au temps des royaumes hellénistiques ()? Nous sommes dans des situations typiques (louange, confession de fautes, demande de pardon, demande de guérison spirituelle ou autre, demande de délivrance, etc.). Le «je», l'«ici», le «maintenant» ne sont plus identifiables. Et quand, au psaume 85, le psalmiste s'écrie
01 Écoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureux.
02 Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu, sauve ton serviteur qui s'appuie sur toi.
03 Prends pitié de moi, Seigneur, toi que j'appelle chaque jour.
04 Seigneur, réjouis ton serviteur : vers toi, j'élève mon âme !
‘serviteur’ ne se trouve pas utilisé en son usage marqué, mais en son usage générique non marqué et c'est en ce sens, en ce sens seulement, que les psaumes parlent au masculin. La différence d'usage entre ce psaume et le cantique de Syméon me paraît claire. Une femme qui dit le cantique de Syméon ne peut se mettre sous le terme de ‘serviteur’, mais elle peut le faire si elle dit le psaume 85. J'ajoute que si, chez elle, elle souhaiterait le dire au féminin, la chose ne me choquerait pas, parce que serait parfaitement respectée l'intention de l'auteur sacré.
01 Écoute, Seigneur, réponds-moi, car je suis pauvre et malheureuse.
02 Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu, sauve ta servante qui s'appuie sur toi.
03 Prends pitié de moi, Seigneur, toi que j'appelle chaque jour.
04 Seigneur, réjouis ta servante : vers toi, j'élève mon âme !
En revanche, dans un cadre liturgique qui implique une prière commune, l'usage du terme générique non marqué s'imposerait, parce qu'à l'Église, nous prions unis à toutes les femmes et à tous les hommes qui s'y trouvent.
Troisième remarque
Donc je m'interroge sur les motivations qui font passer ainsi de la traduction à l'adaptation libre.
J'aimerais vous poser la question inverse: «Donc je m'interroge sur les motivations qui font refuser ainsi la traduction “frères et sœurs”».
Qu'y a-t-il de si terrible pour que cette nouvelle ‘traduction’ (je reste prudent, vous le voyez, et ne veut trancher entre traduction et adaptation libre) provoque sarcasmes et moqueries. C'est à vous de répondre, mais peut-être ne verrez-vous nulle irrévérence si j'essaie d'y apporter déjà la mienne.
Je crois que c'est en raison d'un transfert de l'irritation ou de la hargne que suscite un féminisme agressif sur une ‘traduction’ qui n'est pas motivée par ce féminisme, mais par un phénomène social autrement plus important: la présence accrue des femmes.
Le père Cottier – celui qui, sous Jean-Paul ii et, plus brièvement, sous Benoît xvi, a été théologien de la maison pontificale – disait que, si le xixe siècle avait été celui de l'arrivée sur l'avant-scène de l'histoire, le xxe était celui de l'arrivée des femmes sur la même scène. Il s'agit, non pas d'être féministe, mais de saisir l'énormité de ce changement. Quand je me reporte à mon enfance, toutes les femmes autour de notre famille étaient femmes au foyer, même si elle avait suivi une formation professionnelle, et si je regarde autour de moi aujourd'hui, toutes ont une activité professionnelle. Il est clair que ce changement fait que des formes sociales auparavant acceptées («frères» au sens génériques) sont beaucoup moins reçues, voire ne le sont plus du tout. Les femmes ont conscience qu'elles comptent pour la moitié de l'humanité et admettent moins les formes sociales qui les noient dans l'indistinction d'un «frères». Je les comprends.
Permettez-moi d'ajouter un élément plus personnel. J'ai quatre sœurs qui, toutes ont gardé la foi transmises par nos parents, mais deux se sont éloignées de toute pratique et l'effacement de la femme à l'Église n'y est pas étranger. Si elles devaient constater quelles difficultés soulèvent la simple mention d'un «frères et sœurs», chacune me dirait sans doute «Garde pour toi ton Église, mais, pour moi, je ne veux pas d'une communauté qui me dit “‘Mes sœurs’, vous serez tous simplement ‘mes frères’!”»
Cordialement.
Pacem tuam da nobis, Domine

( 880062 )
Exception faite du Miserere par PEB (2019-11-20 17:07:39)
[en réponse à 880049]
Dans le Ps 50, c'est bien David, roi adultère et assassin, qui parle (
cf. 2 Samuel 11, 2-27). Le genre est, par conséquent marqué. Cela est expliqué dans les deux versets introductifs mais qui ne sont jamais repris même comme antienne.
Ps 50, 1 : Du maître de chant. Psaume. De David.
Ps 50, 2 : Quand Natân le prophète vint à lui parce qu'il était allé vers Bethsabée.

( 880067 )
Oui, et il y en a d'autres, par pacem tuam da nobis, Domine (2019-11-20 17:31:41)
[en réponse à 880062]
par exemple le psaume 3,
Psaume 3
1 Chant de David. A l'occasion de sa fuite devant Absalon, son fils
mais ce ne sont pas les psaumes les plus pertinents pour ce qui est en question, puisque là – pour autant que l'on en accepte l'attribution à David, ce qui ne fait pas l'unanimité parmi les exégètes –, les choses sont claires et que l'on se retrouve quasiment dans le cas de figure des cantiques.
Cordialement.
Pacem tuam da nobis, Domine
P.-S.: Je profite de ce message pour prier les éventuels liseurs de mon dernier message de bien vouloir excuser les trop nombreuses coquilles et fautes qu'il contient.

( 880099 )
J'avouerai que... par Meneau (2019-11-20 21:40:00)
[en réponse à 880049]
Qu'y a-t-il de si terrible pour que cette nouvelle ‘traduction’ (je reste prudent, vous le voyez, et ne veut trancher entre traduction et adaptation libre) provoque sarcasmes et moqueries.
J'avouerai qu'en fait je me fiche un peu que l'on emploie "frères et soeurs" puisque là où je vais à la Messe, on dit "fratres" et que je n'y connais pas de femmes qui soient choquées de voir dans la traduction de leur Dom Lefebvre que "fratres" (n')est traduit (que) par "frères".
C'est juste que je ne comprends pas ce besoin de toujours tout changer là où ce n'est à mon avis pas forcément nécessaire. Corriger les erreurs comme le consubstantiel, par contre, oui, c'était indispensable. De même que corriger le "für euch und für alle" de la consécration du missel allemand... correction faite il y a des années (2012 si je ne m'abuse), mais toujours pas appliquée.
Néanmoins, merci pour votre explication et vos recherches.
Cordialement
Meneau
PS: on n'est pas à l'abri que certains adoptent le "frères et soeurs" sans corriger le consubstantiel, vous verrez
Cordialement
Meneau

( 879881 )
Bizarre par Rothomagus (2019-11-18 19:01:19)
[en réponse à 879867]
En quoi la traduction "frères et soeurs" serait-elle plus conforme au latin ?
On considère le latin comme une écriture inclusive des deux genres ? dans le fratres ?

( 879883 )
Dans nos diocèses on y est habitué depuis longtems par AVV-VVK (2019-11-18 19:22:45)
[en réponse à 879881]
de plus pour changer "zusters en broeders" (sœurs et frères). Même dans lectures ici et là des adaptations.

( 879921 )
Extension de la prière eucharistique... par Fenestri (2019-11-19 00:17:37)
[en réponse à 879881]
L'idée qu'il y a derrière semble être que la Prière eucharistique I étant "inclusive", le reste doit l'être...
En effet, on trouve en latin :
"MEMENTO, Dómine, famulórum famularúmque tuárum N. et N. et ómnium circumstántium, quorum tibi fides cógnita est et nota devótio, pro quibus tibi offérimus: vel qui tibi ófferunt hoc sacrifícium laudis, pro se suísque ómnibus: pro redemptióne animárum suárum, pro spe salútis et incolumitátis suae: tibíque reddunt vota sua aetérno Deo, vivo et vero."
que l'on peut traduire par :
"Souviens-Toi, Seigneur, de Tes serviteurs et de Tes servantes N. et N. et de tous ceux ici assemblés, dont tu connais la foi et la dévotion."
Explication tirée par les cheveux mais je ne vois rien de plus logique, tout en restant dans l'hypothèse que les traducteurs n'ont pas cédé aux sirènes du monde...

( 879894 )
Cela reste à discuter par Paterculus (2019-11-18 20:18:35)
[en réponse à 879839]
Il y a des améliorations qu'il convient de saluer, comme votre premier point, ou comme le passage au pluriel dans l'expression "les péchés du monde".
Mais la persévérance dans certaines fautes est très grave.
Et le nouvel "orate fratres" laisse entendre qu'il y a un sacrifice du prêtre et un sacrifice des fidèles, au lieu de l'unique sacrifice du Christ.
Un rendez-vous manqué, donc.
Attendons encore 50 ans...
Votre dévoué Paterculus

( 879924 )
La meilleure solution par Rothomagus (2019-11-19 07:22:45)
[en réponse à 879894]
à ces problèmes de traduction s'appelle la Messe en latin. Je ne vois pas comment on peut oser mettre un tampon "traduction officielle" à quelque chose qu'on vient de modifier.
D'un côté des sables mouvants, de l'autre une formule fixe.

( 879980 )
La messe est aussi un admirable échange par PEB (2019-11-19 19:46:11)
[en réponse à 879894]
Pour que la Croix s'accomplisse, notre soeur immaculée Marie s'offrit d'abord en sacrifice. Elle se donna au Père de tout son être pour que Jésus naisse en elle et par elle.
De la même manière, l'Eglise récolte le fruit du travail des fidèles. Le prêtre, icône vivante du Christ Tête, monte de l'assemblée avec cette humble offrande pour présenter sa vie sur le calvaire non sanglant de l'autel. L'Eglise offre donc par un de ses fils, toute sa vie et ce fils lui-même.
Bref, il faut que nous nous offrions nons-mêmes pour que le Christ se donne à nous comme Hostie de réconciliation. Jésus, vrai homme, est l'un de nous. Nous devons faire l'offrande de nous-mêmes pour que Jésus nous comble de sa divinité. Et Il ne peut rien faire en nous et de nous que par nous.
Comme le dit un cantique fameux:
APPROCHONS-NOUS DE LA TABLE
Paroles et musique : M. Dannaud
N° 11-08
1. Approchons-nous de la table
Où le Christ va s´offrir parmi nous.
Offrons-lui ce que nous sommes,
Car le Christ va nous transformer en lui.
2. Voici l´admirable échange
Où le Christ prend sur lui nos péchés.
Mettons-nous en sa présence,
Il nous revêt de sa divinité.
3. Père, nous te rendons grâce
Pour ton Fils, Jésus-Christ le Seigneur.
Par ton Esprit de puissance,
Rends-nous digne de vivre de tes dons.
© 1994, Éditions de l´Emmanuel, 89 boulevard Blanqui, 75013 Paris

( 879919 )
Ces changements... par Eucher (2019-11-19 00:10:25)
[en réponse à 879839]
rejoignent ceux dont bénéficient les Catholiques anglophones depuis quelques années.
J'assiste à la messe Paul VI très ponctuellement aux USA et il me semble que ces modifications ont promu la dévotion, voire la ferveur, lors des offices.
Il resterait à retourner l'officiant vers le Seigneur etc..... mais si l'on va par là, autant revenir au missel d'avant.
Ce que j'applaudirais de bon coeur.

( 880208 )
Et voilà, ça n'a pas tardé ! par Meneau (2019-11-21 21:44:36)
[en réponse à 879839]