Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=877912
images/icones/fleche3.gif  ( 877912 )Eglise traditionnelle et prêtres mariés hier sur cnews par JVJ (2019-10-29 10:28:51) 

Débat entre Zemmour, qui a bien vu le Pape rousseauiste, et Vallet, qui entre dix bêtises (on se souvient de son classement des papes selon leur penchant sexuel), énonce quelques vérités…

"Il cherche à avoir un successeur qui ait les mêmes idées que lui".
"Risque d'un schisme, mais il a dit qu'il n'a pas peur".
"Il n'aime pas l'Europe".
"Il ne veut pas qu'on dise que les Jésuites ont été fondés en France" (certes, mais je ne vois pas).

Vallet connaît bien l'Afrique noire (bienfaiteur au Bénin, notamment, par sa fondation), et je confirme la pléthore de prêtres avec des neveux et nièces. Leur existence est moins hypocrite que dans les pays développés qui disposent de pharmacie. Et ces enfants n'auront pas une vie simple.

Il est souvent question de la messe traditionnelle, de congrégations traditionnelles (sic)…

cnews

J'aimerais bien trois évêques soient invités sur un plateau, pour voir ce qu'ils pensent du synode, histoire de lire la gêne sur les visages.
images/icones/1e.gif  ( 877913 )la grande peur de Vallet par Roubine (2019-10-29 10:40:20) 
[en réponse à 877912]

c'est de n'avoir plus à terme que des prêtres issus des communautés tradi, d'où la brillante idée de prêtres mariés pour avoir encore des prêtres de gauche. Une belle déclaration sur l'acte de foi de Zemmour qui nécessite une pratique pour se manifester : manifestement il a lu Cuchet.
images/icones/fleche2.gif  ( 877914 )j'aimerais vous entendre, mais par JVJ (2019-10-29 11:03:25) 
[en réponse à 877913]

l'armature du clergé dit traditionnel ne suffirait pas pour encadrer (quadriller ?) ne serait-ce que la France… alors ajoutez l'Italie, l'Allemagne, la Belgique… et tous les pays du monde que vous voulez.

J'aimerais que le Pape nous explique pourquoi il n'y a plus de nouveaux Jésuites en Europe occidentale et du Nord.

Très peu de catholiques pratiquants connaissent la messe traditionnelle et même l'enseignement "traditionnel" de l'Eglise. Nos curés ont déjà beaucoup de mal à faire passer certains propos et presqu'aucun ne parvient à faire agenouiller les fidèles au Sanctus, à communier d'une seule manière… Alors je souhaiterais bon courage à tout clergé traditionnel qui se retrouverait bombardé à la tête de 30 villages ou de la cathédrale du diocèse. Je crains qu'on ne puisse mélanger le vinaigre avec le vin.

Dans la video des hommes en noir, le jésuite disait qu'il enseigna en Roumanie à des séminaristes gréco-catholiques qui allaient prendre femme. Ce qui ne ferait pas d'eux des sous-prêtres.

Depuis Vatican II, parler de rite latin a-t-il encore un sens ? Je ne crois pas. C'est un peu comme les titres de primat ou les chapeaux qui timbres les écus (de plus en plus mal blasonnés en France), cela fait joli pour les poètes, mais il n'y a plus rien derrière.

J'ai pu voir de près un curé syrien gréco-melkite, qui nous a parlé de ses quatre enfants et de son épouse. Je n'en étais pas choqué du tout, puisque c'est l'histoire de ce rite et de son Eglise qui, depuis Antioche, est citée dans les Evangiles.

Ce synode est instrumentalisé par les bradeurs en Europe et pour eux. Les femmes de popes que je vois en Roumanie sont pieuses et effacées. Cela promet en France et ailleurs. Il y avait déjà les gouvernantes cerbères, les femmes de diacres qui empiétaient sur le domaine de leur mari…

Vallet pose le problème très trivial des prêtres mariés qui divorceront au civil, et de ceux qui voudront un homme plutôt qu'une femme. La casuistique a de beaux jours devant elle.

Les esprits sont savamment travaillés. Il fut un temps où personne ne distribuait la communion (dans les années 90 dans mon diocèse), c'est devenu presque la règle. Tout le monde s'est fait à l'idée que deux personnes du même sexe pouvaient se marier. L'Eglise ne veut jamais être en retard d'une révolution occidentale des mœurs depuis un demi-siècle. C'est Finkielkraut et Zemmour qui le regrettent, puisque la France n'a plus de penseurs catholiques comme il y en avait encore il y a trente ou quarante ans.

Que fabrique M. Marion par exemple ? Il faudrait que ces gens apprennent à descendre de leur empyrée pour ne pas laisser les catholiques seuls, y compris dans les débats. Les médias existent et il faut les peupler. Charlotte d'Ornellas est plus efficace et crédible qu'une batterie d'évêques (totalement absents des médias).
images/icones/nul.gif  ( 877918 )Sauf que par Eti Lène (2019-10-29 12:43:41) 
[en réponse à 877914]


Depuis Vatican II, parler de rite latin a-t-il encore un sens ? Je ne crois pas. C'est un peu comme les titres de primat ou les chapeaux qui timbres les écus (de plus en plus mal blasonnés en France), cela fait joli pour les poètes, mais il n'y a plus rien derrière.



La nouvelle messe est quelquefois une moquerie matérielle de Dieu. Je ne dis pas formelle. Mais sans parler de communion dans la main, qui est déjà sacrilège, l'annonce après la consécration "Nous attendons ta venue dans la gloire" alors même que le Christ est présent sur l'autel frise l'hérésie, ou à tout le moins la moquerie. Car oui, dès que le Christ est présent, on parle d'"hostie sainte, hostie pure, hostie immaculée, pain de la vie éternelle," et pas de Dieu qui va venir. Alors non, ce n'est pas le doigt sur la couture du pantalon, mais bien des questions de rendre un vrai culte à Dieu, surtout celui-là qui est le centre de toute vie catholique.
images/icones/neutre.gif  ( 877921 )anamnèse par Réginald (2019-10-29 12:58:23) 
[en réponse à 877918]

Difficile de dire que l'ananmèse est hérétique : ce sont les paroles de saint Paul dans l'épître aux Corinthiens (1 Cor, 11, 26)
Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne.
images/icones/neutre.gif  ( 877924 )Oui mais par Eti Lène (2019-10-29 13:04:12) 
[en réponse à 877921]

Dans un contexte où l'hérésie a triomphé c'est pour le moins ambigü de mettre cette parole de saint Paul au moment de la consécration. Or c'est au moment de la Communion et donc de la "consommation" du sacrifice de la croix par les fidèles que cette annonce peut avoir lieu.
images/icones/neutre.gif  ( 877945 )Anamèse par Candidus (2019-10-29 16:46:47) 
[en réponse à 877918]

On retrouve la formule que vous dénoncez, après la consécration du calice, dans la liturgie de St Jacques, utilisée par l’Eglise Orthodoxe Syriaque et de nombreuses autres Eglises orthodoxes et catholiques :

De la même manière Il prit la coupe et quand il eut rendu grâce, Il bénit + + et sanctifia + et la donna à Ses saints disciples, et dit : Prenez, buvez-en, vous tous. Ceci est mon Sang qui pour vous et pour beaucoup est répandu et donné en rémission des péché et pour la vie éternelle.

Les fidèles : Amen

Faites mémoire de Moi quand vous partagez ce sacrement, commémorant ma mort et ma résurrection jusqu'à ce que je vienne.

Les fidèles : Votre mort, Seigneur, nous la commémorons, Votre résurrection nous la confessons et Votre seconde venue nous l'attendons. Que Votre miséricorde demeure sur nous.
images/icones/fleche3.gif  ( 877950 )Attention à la traduction par Eti Lène (2019-10-29 16:58:20) 
[en réponse à 877945]

"Annoncer" ou "faire mémoire" veut dire ici "proclamer" dans le sens où après avoir été rassasié du corps et du sang du Christ nous avons la grâce en plénitude et nous pouvons annoncer la bonne nouvelle de sa mort qui nous réconforte. Puisque par sa mort nous avons la vie en abondance. C'était un prêtre diocésain tradi très "exégétique", qui nous avait fait ce commentaire sur la traduction du grec.

Mais cette anamnèse a été supprimée (ou peut-être qu'elle n'existait pas avant la messe de St Pie V) à cause de cette hérésie que Luther a professée: que le pain et le vin ne sont que des symboles.
images/icones/neutre.gif  ( 877959 )Dans la liturgie de saint Jean Chrysostome, par Yves Daoudal (2019-10-29 18:00:03) 
[en réponse à 877945]

qui est de très loin la liturgie orientale la plus usitée, le prêtre dit, juste après la consécration:

Nous souvenant donc de cet ordre du Seigneur et de tout ce qui a été fait pour nous : de la Croix, du tombeau, de la Résurrection au troisième jour, de l’Ascension aux cieux, du Trône [ou : de la session] à la droite du Père, du second et glorieux avènement, nous t’offrons ce qui est à toi, de ce qui est à toi, en toutes choses et pour tout.


Et les commentateurs soulignent que nous faisons mémoire aussi de ce qui n’est pas encore arrivé. C’est une mémoire du futur, que seule permet la liturgie, parce qu’elle est hors du temps. Tout y est présent simultanément, alpha et oméga.

C’est ce que dit saint Jean Crysostome lui-même, à la fin de sa 24e homélie sur la Première Epître aux Corinthiens :

Si nous sortons de ce monde après la participation à ce sacrement, nous entrerons avec une confiance entière dans le sanctuaire du ciel, comme si une armure d'or nous rendait invulnérables. Eh! pourquoi parler de la vie à venir ? Ce mystère transforme la terre en ciel [ou : La terre même, ici-bas, devient le ciel, par ce mystère].

images/icones/info2.gif  ( 877928 )une précision de terme : rit latin a un sens éternel car généalogique par Luc Perrin (2019-10-29 13:29:39) 
[en réponse à 877914]

c'est en fait l'ensemble des rits de l'Église dite latine par distinction des Églises orientales.

La forme ordinaire en turkmène ou en tibétain, c'est encore du "rit latin" car bien qu'en vernaculaire, la souche est latine et pas orientale (melkite, maronite, syriaque, chaldéen, copte ...).

La constitution liturgique de Vatican II ne s'appliquait pas de droit aux rits orientaux.
Il existait par ailleurs des rits latins au pluriel avant 1963-1969 : ambrosien, lyonnais, carme, usage de Braga etc. ils étaient nombreux en France notamment jusqu'à l'unification progressive autour du rit romain au XIXe.
images/icones/fleche2.gif  ( 877930 )avec le cliquet amazonien et quelques autres déjà, le rit latin par JVJ (2019-10-29 13:43:43) 
[en réponse à 877928]

relève depuis quelques décennies de la philosophie nominaliste.

Sauf le respect que je dois aux vénérables Eglises orientales, le pape pourrait suggérer à certains amazoniens d'adopter la discipline et la messe de telle Eglise orientale (mariage des prêtres compris si c'est vraiment ce qui bloque, ce que je ne crois pas du tout)… Après tout, rien n'interdit d'avoir des gréco-melkites en Guyane française. Il y en a à Paris, pourquoi pas à Mende ou à Limoges !

Vous avez remarqué que je n'étais pas au clair avec la sémantique post-conciliaire et je me suis rarement autant ennuyé à lire les mémoires d'A. Bugnini.
Ce qui se pratique à St-Merry est donc objectivement du rit latin ou quand mes aumôniers à l'Université nous mettaient à même le sol et nous passaient la coupelle en plastique sans trop suivre de missel ?!

C'est rude à avaler.
images/icones/fleur.gif  ( 877936 )et bien oui vous y arriverez bientôt par Luc Perrin (2019-10-29 15:05:42) 
[en réponse à 877930]

à voir que les partisans de la Forme extraordinaire du rit romain ou plus rares ceux du rit ambrosien traditionnel ou du rit mozarabe ou dominicain ont l'avantage d'être les plus logiques avec eux-mêmes.

Ce n'est pas si "rude à avaler" au final : je suis un "converti" cela m'a pris un certain temps pour comprendre combien la Forme vulgaire sous toutes ses innombrables apparences était une liturgie appauvrie et qu'en contexte de modernité agressive autant que "liquide", elle offrait une trop grande porosité au libéralisme vénéneux pour ne pas conduire certain-es jusque sur les rives glissantes et pestilentielles de l'Amazone et si l'on glisse, plouf dans l'amazonisme pachamamesque.

Tous ne glissent pas et je soutiens vos efforts méritoires comme ceux de Paterculus et de beaucoup d'autres en Occident pour ne pas vous noyer dans l'amazonisme mais le NOM revient à chausser des souliers dérapants pour patineurs canadiens en s'enduisant d'huile là où nos sociétés liquides appellent des piolets, des chaussures à crampon et des combinaisons de protection.

ps. la Forme ordinaire hors des sociétés post-modernes liquides est viable car étant poreuse, elle absorbe le sens du sacré demeuré dans ces autres sociétés non imprégnées de modernité.
images/icones/1b.gif  ( 877964 )Vous êtes encore trop indulgent avec la forme ordinaire... par vistemboir2 (2019-10-29 18:52:38) 
[en réponse à 877936]

car elle est, comme on dit aujourd'hui dans les arcanes des universités, le "marqueur" (irréfragable) de toutes les dérives et dépravations liturgiques que l'on a pu constater depuis 50 ans et jusqu'à ce jour, notamment au synode pachamamesque...
Au passage, je signale que je ne comprends toujours pas la traduction "gnosticisante" de "qui tollis peccata mundi" en "qui enlève LE péché du monde" : voilà un singulier bien singulier...
images/icones/nul.gif  ( 877966 )toutes les déviances des années 60-80 par JVJ (2019-10-29 19:13:52) 
[en réponse à 877964]

pour ne parler que d'elles sont le fruit des déviances de clercs formés avant le concile, et qui ont tous célébré la messe de St-Pie V.

C'est donc plus compliqué…

Et tous les évêques qui ont voté presque comme un seul homme, aussi. Et ils venaient de partout.

Même mystère pour les cardinaux qui, du temps de Benoît XVI, se tenaient à carreaux, et qui, sous son successeur, se débrident pour beaucoup. Où sont les cardinaux italiens ? Le cardinal Scola est malade, mais les autres ?!
images/icones/neutre.gif  ( 877967 )Justement par Eti Lène (2019-10-29 19:29:51) 
[en réponse à 877966]

Cette messe les emprisonnait. Ils ne pouvaient pas être "libre" de cette envie de tout retourner, de croire aux lendemains qui chantent, de prêcher le marxisme en chaire, de croire qu'en libérant tout ils obtiendraient tout. En libérant tout ils ont tout perdu.
images/icones/salutscout.gif  ( 877968 )Oui, mais on leur a fourni l' "outil" par vistemboir2 (2019-10-29 19:32:05) 
[en réponse à 877966]

car la forme ordinaire leur a ouvert toutes les possibilités, encouragés qu'étaient ces prêtres par leurs évêques, voire par Paul VI quand il déclarait en présentant le nouvel ordo qu'il fallait accepter de sacrifier le latin et le grégorien...
images/icones/neutre.gif  ( 877974 )Ces prêtres croyant tout gagner par Eti Lène (2019-10-29 19:46:26) 
[en réponse à 877966]

ont tout perdu et continuent de perdre. Alors qu'il est vraisemblable que les prêtres tradis persécutés pour la justice ont gagné une couronne de gloire, et vont perpétuer l'Eglise.


Même mystère pour les cardinaux qui, du temps de Benoît XVI, se tenaient à carreaux, et qui, sous son successeur, se débrident pour beaucoup. Où sont les cardinaux italiens ? Le cardinal Scola est malade, mais les autres ?!



L'obéissance sans la foi dans Jésus-Christ et sa parole finit par craquer. Quand on croit que l'enfer est vide, à quoi bon travailler la vigne du Seigneur. Les sarments sont donc automatiquement alimentés par la vigne sans le travail des ouvriers? La foi donc ne vient pas de l'ouïe comme le dit St Paul? Ne faut-il pas prêcher à temps et à contre-temps?

Ne cherchez pas plus loin que saint Augustin : "A force de tout voir on finit par tout accepter. A force d'accepter on finit par tout approuver." Sincèrement, quand la messe est ambigüe, quand on dit que par la religion musulmane on peut se sauver, quand on entretient le flou sur la doctrine, que voulez-vous qu'il se passe? Tout ce qui survient était prévisible.
images/icones/neutre.gif  ( 877980 )La réponse... par Meneau (2019-10-29 21:34:38) 
[en réponse à 877966]


Même mystère pour les cardinaux qui, du temps de Benoît XVI, se tenaient à carreaux, et qui, sous son successeur, se débrident pour beaucoup.



La réponse serait-elle que tout ce haut clergé est... tout simplement carriériste ?

Cordialement
Meneau
images/icones/neutre.gif  ( 877994 )bien sûr plus une culture de la romanité dévoyée par Luc Perrin (2019-10-30 00:48:52) 
[en réponse à 877980]

sous une onction pieuse d'obéissance aveugle et sourde.

Ajoutons l'intérêt matériel : si nos prélats hexagonaux ont un train de vie modeste pour l'essentiel, ce n'est pas le cas Outre-Rhin ni Outre-Atlantique.

Mgr Bransfield régnait sur le plus pauvre diocèse des USA mais lui vivait princièrement et sans compter. Le "noble" (selon le pape) cardinal Wuerl, outre son système de dissimulation des crimes sexuels du clergé et de ses confrères, a un train de vie lui aussi plus proche du magnat américain que de l'humble moine mendiant.

La Conférence épiscopale américaine a englouti un budget conséquent pour 5 jours dans un hôtel de luxe à Baltimore à l'automne 2018 pour décider ... qu'il n'y avait rien à décider.

S'il faut pour garder cela, se prosterner devant Pachamama, manger une ou deux chenilles crues et oublier le Crédo de Nicée ... la crosse vaut bien une séance d'idolâtrie n'est-ce pas ?