Le Forum Catholique
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( 877752 )
Synode : l'abbé Barthe sur le document final par La Favillana (2019-10-27 13:40:06)
Prêtres mariés : la lucarne des diacres permanents
Personne ne le conteste : le Pape François est un politique génial. Le document final de l’assemblée du Synode sur l’Amazonie le montre une fois encore.
Tout le monde attendait que le document demande simpliciter que soit désormais possible l’ordination sacerdotale d’hommes mûrs et éprouvés, des viri probati. Il n’en est rien, du moins apparemment : comme si les critiques très fortes venues de toute part avaient été entendues, l’assemblée, guidée d’une main sûre, ne s’est pas engagée en ce sens.
Elargissement
En revanche, elle propose, au n. 111 du document, l’ordination sacerdotale de [...]
La suite sur le site de
l'Homme Nouveau

( 877754 )
Le bon lien... par Sacerdos simplex (2019-10-27 13:46:27)
[en réponse à 877752]

( 877756 )
Lisez aussi cet interview révélant avec le pape par AVV-VVK (2019-10-27 14:41:36)
[en réponse à 877752]
en 20
18 ici Die Zeit: "Sein langer Marsch ...."

( 877763 )
Pour qui ne lit pas l'allemand par vistemboir2 (2019-10-27 17:18:35)
[en réponse à 877756]
« Le thème dominant de la deuxième partie du pontificat apparaît déjà, c'est la question de la consécration des hommes mariés. "Nous devons réfléchir ce que les viri probati soient une possibilité", a déclaré François dans une interview accordée à ZEIT il y a environ un an, anticipant ainsi la discussion sur l'utilisation de tels "hommes éprouvés". Bien que ces viri probati soient mariés, ils peuvent toujours être ordonnés diacres en raison de leur style de vie catholique exemplaire. Les critiques craignent à juste titre qu'une fois légalisée l'ordination de viri probati, il ne faudra pas attendre longtemps pour l'abolition du célibat obligatoire.
Les plans pour cela ne sont pas vagues, mais suivent un calendrier concret. Récemment, des questionnaires ont à nouveau été envoyés aux diocèses par le Vatican, afin que les destinataires puissent exprimer leur opinion avant le synode de cet automne. Au synode, entre autres, les évêques devraient également débattre du thème de la vocation, c’est-à-dire des conditions requise pour se mettre au service de l’Église. Cela inclut la question du célibat comme condition de l'ordination.
Le débat central sur le sujet pourrait ensuite être mené un an plus tard au Synode Amazonien au Vatican. L'un des grands thèmes pour les évêques d'Amazonie est la question de savoir comment garantir l'accès régulier à l'Eucharistie des catholiques qui y vivent malgré la pénurie de prêtres. En raison de l'immensité de la région, les catholiques amazoniens n'assistent souvent à la messe que tous les deux ou trois mois. "Une Église sans eucharistie n'a aucun pouvoir", déclare François. La lointaine Amazonie pourrait devenir le banc d’essai de toute l’Église. Le critère correspondant pour la consécration de viri probati dans la diaspora est déjà à portée de main, il s'agit de "différenciation".
Que l'ordination de viri probati soit la réponse au problème n’est pas seulement dans les paroles du pape, mais également dans les déclarations de certains de ses plus proches confidents. Beniamino Cardinal Stella, préfet de la congrégation du clergé au Vatican, qui supervise les règles du clergé, a récemment décrit la consécration des viri probati comme une hypothèse "qui fait l’objet d’une évaluation attentive, tout à fait ouverte et sans étroitesse d'esprit".
Le fait que l'attaque contre le célibat soit à l'ordre du jour de Bergoglio depuis un bon bout de temps suggère une autre approche. Cláudio Cardinal Hummes, que le pape Benoît XVI avait brièvement nommé Préfet de la congrégation du clergé, avait critiqué le célibat même avant sa prise de fonction en 2006. Étant donné que Hummes avait touché à un tabou, il avait du faire publiquement machine arrière. Aujourd'hui, Hummes est président du réseau REPAM de la Conférence épiscopale brésilienne, il est considéré comme l'inspirateur du synode amazonien, l'un des plus proches conseillers du pape et défenseur de la consécration de viri probati. Dans le conclave de 2013, comme l'a dit Francis peu après son entrée en fonction, son ami Claudio Hummes s'était assis à côté de lui et avait rappelé à Bergoglio immédiatement après l'élection qu'il ne devait pas oublier qu’il était le pape des pauvres. C'est ainsi que le nom de François s’était imposé en souvenir du saint d'Assise. C'est également à Hummes que le pape d'Argentine nouvellement élu, lors de sa première bénédiction urbi et orbi, s'est installé juste à côté de lui dans la loggia de bénédiction de la basilique Saint-Pierre. Qui le veut peut déjà voir dans les premiers instants du pontificat un changement de direction qui devient désormais une réalité. »

( 877810 )
une grosse erreur très souvent répétée reste une erreur par Luc Perrin (2019-10-28 11:09:26)
[en réponse à 877763]
"L'un des grands thèmes pour les évêques d'Amazonie est la question de savoir comment garantir l'accès régulier à l'Eucharistie des catholiques qui y vivent malgré la pénurie de prêtres. En raison de l'immensité de la région, les catholiques amazoniens n'assistent souvent à la messe que tous les deux ou trois mois. "Une Église sans eucharistie n'a aucun pouvoir", déclare François. La lointaine Amazonie pourrait devenir le banc d’essai de toute l’Église." (Die Zeit)
C'est idée est répétée à satiété jusqu'à ce qu'on la vomisse par dégoût. Elle a un gros inconvénient : elle est fausse historiquement parlant et très grossièrement fausse.
Les exemples historiques débordent pour prouver que la communion eucharistique si elle est évidemment théologiquement centrale dans la naissance de l'Église n'est pas sous sa forme de la communion fréquente une réalité historique dans les 2000 ans et plus du christianisme.
Un pape argentin, latino-américain, le sait mieux que quiconque : l'évangélisation de toute l'Amérique latine s'est faite avec une "pénurie de prêtres" pendant des siècles. La "pénurie de prêtres" est une donnée structurelle : les villages andins et autres et pas que la micro minorité amazonienne ont toujours eu la messe et les sacrements tous les 2-3 mois ou plus rarement !
Cela vaut pour l'Afrique et l'Asie autant et l'Océanie dans l'éparpillement d'îles. L'Europe de l'Ouest pendant un temps a été la seule à ne pas avoir de "pénurie de prêtres".
En fait la "pénurie de prêtres" à échelle de l'Église est LA RÈGLE depuis des siècles.
J'ajoute que la communion fréquente date surtout de saint Pie X : elle est donc extrêmement récente sauf pour une mince frange de pieux et pieuses fidèles à l'époque post-tridentine.
Latran IV au Moyen Age impose UNE communion au temps pascal.
Sans compter le cas admirable des chrétiens cachés japonais ayant maintenu la foi catholique - sans RIEN aucun diacre, aucun prêtre, aucun évêque, aucun-e religieux-se zéro - pendant ... plus de 200 ans !!! Au milieu d'une épouvantable persécution digne de Hitler-Staline et Mao.
Et on vient nous parler des Amazoniens avec des larmes de Pachamama crocodilesques.
"A d'autres, à d'autres, mais pas à moi" comme dit la chanson.

( 877765 )
Pourquoi imputer une idée folle à l'évêque de Langres ? par JVJ (2019-10-27 17:23:05)
[en réponse à 877752]
Evêque qui n'est pas un farfelu et quelqu'un de léger, quand bien même serait-il président du conseil des affaires canoniques de la conférence épiscopale…
Ce n'est pas très aimable, ni pour lui, qui ne mérite pas cette idée perfide, ni pour ce diocèse…
Remplacez, cher Monsieur l'abbé, Langres par Pamiers ou Troyes, à la rigueur, puisque l'évêque tricasse cravaté avait rédigé une lettre contre les retards du train pour Paris lors des manifestations contre le mariage homosexuel...
Les maniaques des chiffres n'ont qu'à faire un ratio : catholiques pratiquants qui donnent au denier de l'Eglise (pas moi) / prêtres en activités, puisqu'il ne s'agit plus de quadriller et d'évangéliser.
Vous verrez qu'avec ce système, tout redevient formidable. Il y a même bien trop de prêtres par endroit en France !
J'ai entendu le cardinal Lustiger mener ce raisonnement et combien de prêtres, y compris l'un d'entre eux à ma table.
Des curés et même des diacres refusent de faire les enterrements, la boutique tourne avec les laïcs qui s'en occupent.
Mgr Taverdet (Langres) disait que la perte de catholiques était compensée par le gain en qualité. Quel culot, quel raisonnement !
Vivement que le pape permette aux catholiques isolés (sur le critère du doigt mouillé) d'élire ses prêtres puis ses évêques.

( 877794 )
Mes excuses pour l'évêque de Langres par Abbé Claude Barthe (2019-10-28 08:50:02)
[en réponse à 877765]
qui, en effet, n'est pas un farfelu. Le nom du diocèse m'est venu sous la plume en raison du nombre extrêmement réduit de ses prêtres, ce qui ne lui pas imputable.

( 877800 )
merci Monsieur l'abbé par JVJ (2019-10-28 09:51:35)
[en réponse à 877794]
pour vos réflexions, toujours posées et claires.
Je vous ai remercié après une conférence tenue à Orléans il y a deux ou trois ans. Et j'essaie de vous lire autant qu'il est possible, car on vous sait très bien informé et courageux.
Je suis Langro-langrois et j'ai des mètres de dossiers sur ce diocèse. L'arrivée providentielle de Mgr de Metz-Noblat après trois évêques calamiteux ne cesse de faire mon admiration.
Il y aura une ordination sacerdotale l'an prochain, si Dieu le veut.
Un autre séminariste étudie à Rome, ce qui ne s'était pas vu depuis le début des années 80, car Langres envoyait à Reims (avant que cela ne ferme), Lille (avant que cela ne ferme) et Lyon.
Mais de fait, vous savez comme moi que ce diocèse, sans quelques valeureux prêtres africains, n'aurait qu'à peine 20 prêtres incardinés en activité. Le curé de mes parents, qui a à peine 40 ans, refuse par principe de "présider" les funérailles, puisque Mgr Taverdet a tout fait pour interdire les messes aux mariages et aux enterrements. Le diacre de la paroisse refuse aussi, dès lors, deux équipes de laïcs font le travail… J'ai calculé que si ce jeune prêtre formé à Orléans (!) le voulait, il n'aurait qu'un enterrement et demi par semaine à assurer. A l'opposé, un valeureux curé dessert près de 50 clochers et dit la messe de funérailles à qui le demande. A une messe de minuit (commencée à 20 h...), il demanda aux gens d'allumer la lumière de leur portable, fit éteindre les lampes et fit un selfie depuis l'autel avec la nef en arrière-plan. Il n'y avait pas de crèche dans l'église, qui n'a plus de maître-autel depuis longtemps. J'ai demandé pardon à ma fille de 9 ans pour cette messe épouvantable et pour la paix de ma famille, je restai sur place sans desserrer les dents.
Je me pose la question d'assister aux funérailles de mes parents ou d'amis de mon village si des laïcs devaient présider toute cérémonie. Les gens m'accableraient, jusque dans ma famille. Mais mon absence remarquée ferait sans doute réfléchir, et puis je réprouve ces parodies de funérailles catholiques. Mgr n'y est pour rien, au contraire, il a re-libéralisé les funérailles si un prêtre est disponible, en autorisant la messe. Mais sa lettre n'a pas été comprise. De mauvaises pratiques sont installées, et il est difficile de changer l'état d'esprit des cliques qui gouvernent, tant prêtres que laïcs salariés ou laïcs en mission. Je les connais presque tous.
Je pourrais aussi en dire sur les deux torpillages de fondation à l'abbaye d'Auberive sous Mgr Taverdet et Mgr Guéneley (Fontgombault puis l'Opus Mariae devaient s'y installer). Les gens de gauche ont trouvé des alliés au conseil presbytéral et au conseil épiscopal pour refuser ce qui aurait contribué à faire renaître un diocèse. Diocèse sans monastère d'hommes, qui fut autrefois celui de st Bernard, ste Jeanne de Chantal (Dijon)…
Quand Mgr Guéneley fut installé, la procession des pancartes montra trois figures haut-marnaises : De Gaulle (pour ma part, très bien, mais hors sujet), Diderot (Langrois, grand catholique comme on sait) et Louise Michel (les amis de nos amis sont nos amis…) ! Tout est dit sur la débilité et l'apostasie de ceux qui ont laissé faire cela (pas Mgr Guéneley, mais ceux qui ont organisé la chose). Le curé d'alors était un ami, mais avait dû voir cela de loin.

( 877803 )
Je suis toujours étonné par Jean-Paul PARFU (2019-10-28 10:07:52)
[en réponse à 877800]
de voir comment vous continuez de vous intéresser à la vie, notamment des diocèses d'Orléans et de Langres, et de recenser les problèmes que vous y décelez.
En ce qui me concerne, cela fait au moins 30 ans que je n'ai plus de contacts avec le diocèse dont je relève et que je ne fréquente plus que les instituts traditionnels.

( 877805 )
Je suis toujours étonné par JVJ (2019-10-28 10:45:43)
[en réponse à 877803]
que vous me lisiez
et que depuis trente ans vous soyez dans la FSSPX, et non au front dans des diocèses, aux côtés des personnes qui luttent contre les dérives.
Fréquenter votre Fraternité est très confortable, dès lors qu'une église desservie par elle ne se trouve pas très loin. Je sais combien des familles courageuses font des dizaines de km, voire plus, le dimanche. Des prêtres d'autres Fraternités en font autant, je sais tout cela.
Pensez-vous aux braves catholiques, surtout âgés, qui crèvent au fond de leurs campagnes, parce que leurs églises sont fermées, parce qu'ils ne voient pas un prêtre de l'année, parce qu'ils savent qu'ils seront enterrés comme des animaux, parce que et parce que ?
Pensez-vous aux enfants qui ne verront que la laideur et la bêtise, le bruit, les quelques fois où ils iront à la messe en paroisse ?
Il faut être là pour eux et les encourager, par notre présence silencieuse et soutenir aussi les prêtres qui en valent la peine. Et ils existent. Il faut aussi être là pour les âmes du Purgatoire de la paroisse, pour les tombes des prêtres autour de ces églises.
Que je sache, vous n'organisez pas un bus de ramassage dans le diocèse de Langres pour permettre à des personnes d'aller dans votre prieuré de Dijon ?
Il y eut aussi une messe de la FSSPX près de Faverney en Haute-Saône, mais qui a tourné sédévacantiste. Je connais des gens du Langrois qui se sont mariés à St-Nicolas, rien que ça.
Voyez-vous, l'Eglise de Langres est la mienne, j'y suis né, j'y ai été confirmé et je ne l'abandonne pas. Je termine les mémoires d'un homme que vous devez aimer, et qui dit fort justement que nos morts nous obligent.
Je ne suis pas égoïste au point de rejoindre, en ville, une chapelle bien chauffée avec un prêtre (que je respecte) qui n'a devant lui que des gens dociles et convaincus. Les curés en ville ont de la chance, surtout ceux qui n'ont qu'une église, qu'un presbytère soigné, avec les mêmes têtes, les mêmes familles, les mêmes servants, les mêmes horaires. Il serait bon qu'ils fassent un stage dans les diocèses ruraux où il faut avoir dix bras.
Je suis du côté des valeureux prêtres diocésains qui tiennent bon et essaient de faire au mieux, et je suis derrière des évêques fort dignes et courageux (il y a en bien plus qu'il y a trente ans).
Quand on habite la campagne et qu'on n'est pas branché jour et nuit sur internet, on est seul au monde, sans beaucoup d'espoir.
Un évêque peut faire beaucoup pour changer un état d'esprit. L'évêque de Langres actuel redresse une situation avec beaucoup de courage et il va dans les moindres églises reculées le dimanche, et même en semaine. Il est un pasteur.
Vous m'avez bien compris : je ne blâme pas les prêtres de votre Fraternité.
Je n'ai pas l'âme d'un déserteur et je ne laisse pas des Eglises vieilles de quinze siècles aux mains de personnes que je ne vais pas qualifier ici.
En fuyant dans telle chapelle aux mêmes horaires, vous êtes un peu comme certain général qui est resté à Londres (il n'était pas qu'à Londres d'ailleurs, mais circulait partout entre l'Orient et l'Afrique, passons). Il faut se colleter avec les zozos. Quand le curé de la cathédrale de Langres me demande de distribuer la communion parce que je suis le plus jeune de l'assemblée, et qu'il en fait autant avec mon épouse en se prenant le même vent (assez sec, à deux minutes du début de la messe), cela doit le faire réfléchir.
Ce dimanche, ma paroisse chanta "laisserons-nous sur notre Terre, un peu de place à l'étranger, trouvera-t-il quand il viendra, un peu de pain et d'amitié, ne laissons pas mourrrrrrrrrrrrrir à la Terrrrrrrrre-eeeee".
On se serait crû en Amazonie ou à Rome.
Je n'ai pas ouvert la bouche et la dame sémaphore a bien reçu le message.
Le curé et moi étions outragés. Ma fille m'a demandé si le chant final n'avait pas des sous-entendus. Je lui ai expliqué que ce chant minable ne datait pas d'aujourd'hui. Dans l'assemblée se trouvait une famille noire, nouvelle apparemment. Je suis l'un des rares, je crois, à les saluer et à leur demander d'où ils venaient. J'ai appliqué le chant ! D'autant que ces gens se sont mis à genoux au Sanctus, comme à peu près 7 % de l'assemblée.
Cher Monsieur,
si vous n'aimez pas comme moi bien des gens en France, pourquoi n'allez-vous pas dans les Orcades ?

( 877806 )
Pour le coup... par Justin Petipeu (2019-10-28 10:52:41)
[en réponse à 877805]
Je suis assez d'accord avec cette analyse ; le mieux étant de pouvoir faire les deux, ce qui est assez périlleux mais aussi efficace. Il est vrai que quelques familles tradi ou d'esprit traditionnel dans une paroisse peuvent changer quelques choses...
D'autre part, il est certain que si tous les catholiques qui tiennent la route se précipitent dans les chapelles tradies, que restera-t-il des églises et des diocèses dans 10 ou 20 ans ? Des mosquées ? des pizzérias ?
Tout celà est bien compliqué.

( 877811 )
vous avez compris, sans vulgarité cette fois par JVJ (2019-10-28 11:12:23)
[en réponse à 877806]
Et j'ai bien dit ne pas condamner ceux qui ne vont que dans leurs chapelles (FSSPX) ou les églises et chapelles desservies par des clercs en parfaite communion avec l'évêque du diocèse (ou dans des monastères, des couvents).
Si ces lieux existent, tant mieux et qu'ils continuent !
Je voudrais que des évêques donnent des villages et des paroisses en ville aux prêtres qui ne célèbrent que la messe de St-Pie V : je leur souhaite bon courage…
Les fidèles de ce rite, qui ont tout mon respect et dont je suis, sont par nature convaincus et familiers de la chose. C'est donc assez facile pour le clergé qui n'a pas à se farcir 90 personnes bruyantes à un baptême, à enchaîner des enterrements sans que personne ne chante, à lutter contre un maire, à louvoyer avec des laïcs en mission, à entendre les annonces du CCFD et des scouts de France… Il faut avoir le moral pour être prêtre séculier diocésain. Je ne comprends même pas qu'il existe encore autant de séminaristes diocésains ! Même quand on sait qu'un évêque vous rendra "heureux", on sait aussi que cet évêque peut être transféré ailleurs un jour ou l'autre… Mgr Aillet construit sur du solide, et j'imagine qu'il voudra rester jusqu'à ses 75 ans à Bayonne. Mais imaginez qu'il soit envoyé de force à Mende, son séminaire déclinera si son successeur est un échevelé ou un admirateur de Vishnou.
En paroisse, il m'arrive de prier pour que le sémaphore ou la dame qui chante dans les aigus soient malades pour que le prêtre entonne seul les chants. Et c'est souvent plus réussi que si les préposés au chant s'imposent.
J'ai régulièrement des envies "criminelles" en allant en paroisse, même quand le prêtre est un ami ou un desservant irréprochable. Pour mes enfants, de surcroît, ce n'est pas idéal de ne leur "offrir" que des chants minables, des gens debout au Sanctus, des distributions de communion par des laïcs, etc. Et je le répète, pensons aux milliers de villages peuplés de fidèles qui n'ont aucune idée de ce qui peut exister ailleurs, car ils n'ont pas de connaissances, pas de moyens de bouger, pas internet, pas d'abonnements à des revues. Ils sont seuls et subissent, abandonnés et trahis. Et parfois, un valeureux évêque vient jusqu'à eux, apparaît dans la presse locale sous un aspect revigorant.
Comme dit La Croix par la plume d'un prêtre sociologue, la pratique chute, car la messe est bien trop sacralisée en France depuis quelque temps…
Par ailleurs, il peut se trouver des églises où se dit la messe de St-Pie V, qui apparaissent très raides et froides. Ne cherchez pas à trouver les lieux visés, je circule beaucoup et je me fais l'interprète d'amis par ailleurs. Je sais qu'il y a un caractère subjectif dans ma remarque, mais chacun peut essayer de comprendre. Je ne veux pas que chacun se claque la bise, mais j'ai fini de longue date mon service militaire et on peut être recueilli et sobre, sans en faire des tonnes. Il y a un juste milieu entre le cirque paroissial bordélique d'avant la messe et la chape (!) de plomb de certains endroits (je vise certains chrétiens, pas les clercs).
Plutôt que le grégorien à tout va qui me fait souvent regarder la montre, j'aimerais pouvoir entendre et chanter en polyphonie.

( 877813 )
La réalité est parfois vulgaire par Justin Petipeu (2019-10-28 11:28:27)
[en réponse à 877811]
et il importe de la saisir comme telle.
Dans mon diocèse, on peut dire que la plupart des prêtres en-dessous de 55 ans sont "récupérables", si j'ose dire, avec parfois quelques "divines surprises", comme un curé qui se met à dire la messe traditionnelle tout les dimanches d'été dans une église paroissiale près de l'océan et à d'autres dates aussi. Si vous rajoutez une procession par ci par là, une bonne troupe de scouts et quelques autres conférences ou adorations, il est possible de fréquenter sa paroisse, au cas par cas, car il reste néanmoins un clergé très corrosif, bien représenté par exemple chez les "diacres permanents" tout droits issus des cellules du PCF, dirait-on...

( 877812 )
Mais quel est le résultat par Jean-Paul PARFU (2019-10-28 11:23:07)
[en réponse à 877805]
de cette fidélité, telle que vous la concevez ? Vous ne faites qu'énumerer la déliquescence et les scandales.
En outre, vous assistez, dimanche après dimanche, à des messes Nom et à des sermons plus ou moins creux et modernistes qui vous font du mal.
Fuir le Mal n'est pas déserter !

( 877815 )
pas de chance, les sermons sont par JVJ (2019-10-28 12:11:28)
[en réponse à 877812]
parfaits, si j'ose les juger, et ces prêtres s'éloignent fort peu de leur missel, voire pas du tout !
Il leur arrive même de porter la soutane et de célébrer par ailleurs la messe de St-Pie V (ou pas)...
Et quand bien même ne diraient-ils pas cette messe, j'ai compté et je compte des prêtres de grande valeur qui célèbrent la messe de Paul VI. Et parmi eux se trouvent évidemment bien des évêques.
J'espère que vous avez connu comme moi nos derniers curés de campagne, morts ces dernières années ou décennies, qui avaient peut-être abandonné jusqu'au col romain et qui n'en étaient pas moins d'humbles travailleurs dans la Vigne du Seigneur.
Qui écrira sur leurs vies et leurs ministères ?
Quand un prêtre aujourd'hui enterre un enfant ou marie un jeune couple, fait le catéchisme ou récite son bréviaire dans son église, repeint une grille de communion, coupe des fleurs dans son presbytère, je me moque pas mal de savoir dans quel rite il célèbre. S'il processionne dans la cathédrale en joignant ses mains et en nouant son étole, je reçois le signe cinq sur cinq. Ce sont eux les braves d'entre les braves. Ou encore je pense à cet ami mort à près de 90 ans, des MEP, mort à Taïwan au milieu de chrétiens qu'il a évangélisé, pour lesquels il a traduit la bible dans leur langue. Ce prêtre fumait comme un pompier, était en civil, avait des serpents dans ses toilettes, vivait de peu. Eh bien, il a tenu et évangélisé. Quand il revenait une fois tous les cinq ans dans mon diocèse natal, il disait la messe pour les mariages de sa famille, en se fichant pas mal des oukases de l'évêque et de la tête des laïcs engagés de la paroisse. Il n'était pas rubriciste, mais sa vie a été celle d'un bon prêtre. Cherchez sur internet le Père Maurice Poinsot.
Le prêtre ne se réduit pas à un rite. Il avait gardé son accent langrois !
video
J'ai connu aussi dans une maison de retraite diocésaine de braves saints curés en soutane, à demi gâteux, fidèles à leur tenue, qui concélébraient tant bien que mal. C'était édifiant pour moi. Ils ne sont passés dans votre Fraternité, ni avant 1988, ni après. J'en ai connu un qui a été brisé moralement par un évêque qui était pourtant lui-même en soutane, mais quelque peu violent et autoritaire. Je suis allé à ses obsèques vers l'an 2000 alors qu'il avait perdu la tête sous les coups de son évêque au moment du concile ou peu après : il n'était pas bienséant de remuer le couteau dans la plaie pour en savoir davantage et je ne suis qu'un laïc. Omerta, là encore…
La soutane n'est pas un critère de sainteté, même chez un évêque… Ce dernier a dû renoncer à sa charge, d'ailleurs, bien avant l'âge.

( 877850 )
Vous avez du avoir un très mauvais professeur de philo par MG (2019-10-28 18:01:03)
[en réponse à 877815]
Sans cesse vous nous citez des cas particuliers : des saints prêtres qui ne portent pas la soutane et bla-bla ...
Un grand nombre de cas particuliers ne fait jamais une loi générale.
Personne sur le FC ne nie qu'il puisse y avoir des saints prêtres célébrant selon la FORM !
Mais vous êtes ici sur un forum dont l'objet est la forme extraordinaire du rite romain : ne soyez pas étonné si nous en parlons !

( 877769 )
Ils prétendent connaître l'évangile par Eti Lène (2019-10-27 17:49:00)
[en réponse à 877752]
Un peu comme les pharisiens prétendaient connaître le Père, mais c'est le démon qu'ils connaissent on dirait. Même les protestants ne sont pas descendus aussi bas. Ces pseudo-élites de l'Eglise devraient vraiment avoir honte. La damnation va leur arriver dessus.