Le Forum Catholique

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=877548
images/icones/tele.gif  ( 877548 )Le Pape François bénissant une idole amazonienne par Chicoutimi (2019-10-25 05:47:16) 



Source
images/icones/mitre4.png  ( 877549 )Le Cardinal Müller parle d'un ''crime contre la Loi divine'' par Chicoutimi (2019-10-25 06:06:04) 
[en réponse à 877548]

Traduction d'un article de Life Site News:

Cardinal Müller: "La grande erreur a été d’amener les idoles dans l’Église et non de les mettre dehors"

24/10/2019

''Le cardinal Gerhard Müller a publié une déclaration ferme contre l'exposition d'idoles dans une église romaine pour le synode amazonien.

(…) Le cardinal Müller a déclaré qu'«introduire des idoles dans l'Église était un péché grave, un crime contre la loi divine».

(…) Ces commentaires ont été faits après que Raymond Arroyo ait mentionné le fait qu'il y avait des gens qui avaient enlevé les controversées idoles païennes de l'église de Santa Maria del Traspontina, puis les avaient jetées dans le Tibre, demandant au cardinal Müller de commenter.

«La grande erreur a été d'amener les idoles dans l'Église», répond le cardinal, ''de ne pas les dissiper, car, selon la loi de Dieu lui-même - le premier commandement - l'idolâtrie est un péché grave et ne doit pas se mélanger avec la liturgie chrétienne."

Müller poursuit: ''Rejeter l’idolâtrie peut être contraire à la loi humaine, mais faire entrer les idoles dans l'Église est un péché grave, un crime contre la Loi divine." "C'est une différence profonde."

Le cardinal allemand avait récemment formulé des remarques énergiques contre le paganisme qui se manifeste au Synode amazonien. Dans un commentaire écrit pour LifeSiteNews, il regrette que "même les évêques ne se rendent pas compte que la frontière avec l'ancien paganisme a été franchie" et explique que l'idolâtrie et la superstition sont "un péché contre Dieu car elles confondent le Créateur et sa création".

«L'adoration de Dieu, explique-t-il, est la véritable théologie de la libération de la peur, de la frayeur et de l'insécurité qui nous viennent du monde matériel et des humains. Et ce n’est qu’avec l’aide de l’Évangile et de la grâce du Christ qu’une culture pourra développer son influence positive et être libérée du pouvoir du mal.»

Le cardinal Müller rappelle ensuite les paroles de Saint Pierre: "Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant".

Pour lire en entier, c'est ICI
images/icones/fleche2.gif  ( 877554 )saint Paul: « Fuyez le culte des idoles » par jejomau (2019-10-25 08:21:17) 
[en réponse à 877549]


Homélie du Saint-Père

Monsieur le Cardinal Vingt-Trois,
Messieurs les Cardinaux et Chers Frères dans l'Épiscopat,
Frères et soeurs dans le Christ,

Jésus-Christ nous rassemble en cet admirable lieu, au coeur de Paris, en ce jour où l'Église universelle fête saint Jean Chrysostome, l'un de ses plus grands Docteurs qui par son témoignage de vie et son enseignement, a montré efficacement aux chrétiens la route à suivre. Je salue avec joie toutes les Autorités qui m'ont accueilli en cette noble cité, tout spécialement le Cardinal André Vingt-Trois, que je remercie pour ses aimables paroles. Je salue aussi tous les Évêques, les Prêtres, les Diacres qui m'entourent pour la célébration du sacrifice du Christ. Je remercie toutes les Personnalités, en particulier Monsieur le Premier Ministre, qui ont tenu à être présentes ici ce matin ; je les assure de ma prière fervente pour l'accomplissement de leur haute mission au service de leurs concitoyens, déclare Benoît XVI.

La première Lettre de saint Paul, adressée aux Corinthiens, nous fait découvrir, en cette Année Paulinienne qui s'est ouverte le 28 juin dernier, à quel point les conseils donnés par l'Apôtre restent d'actualité. « Fuyez le culte des idoles » (1Co 10, 14), écrit-il à une communauté très marquée par le paganisme et partagée entre l'adhésion à la nouveauté de 'Évangile et l'observance de vieilles pratiques héritées de ses ancêtres. Fuir les idoles, cela voulait dire alors, cesser d'honorer les divinités de l'Olympe et de leur offrir des sacrifices sanglants. Fuir les idoles, c'était se mettre à l'école des prophètes de l'Ancien Testament qui dénonçaient la tendance humaine à se forger de fausses représentations de Dieu. Comme le dit le Psaume 113 à propos des statues des idoles, elles ne sont qu’ « or et argent, ouvrages de mains humaines. Elles ont une bouche et ne parlent pas, des yeux et ne voient pas, des oreilles et n'entendent pas, des narines et ne sentent pas » (4-5). Hormis le peuple d'Israël, qui avait reçu la révélation du Dieu unique, le monde antique était asservi au culte des idoles. Très présentes à Corinthe, les erreurs du paganisme devaient être dénoncées, car elles constituaient une puissante aliénation et détournaient l'homme de sa véritable destinée. Elles l'empêchaient de reconnaître que le Christ est le seul et le vrai Sauveur, le seul qui indique à l'homme le chemin vers Dieu.

Cet appel à fuir les idoles reste pertinent aujourd'hui. Le monde contemporain ne s'est-il pas créé ses propres idoles ? N'a-t-il pas imité, peut-être à son insu, les païens de l'Antiquité, en détournant l'homme de sa fin véritable, du bonheur de vivre éternellement avec Dieu ? C'est là une question que tout homme, honnête avec lui-même, ne peut que se poser. Qu'est-ce qui est important dans ma vie ? Qu'est-ce que je mets à la première place ? Le mot « idole » vient du grec et signifie « image », « figure », « représentation », mais aussi « spectre », « fantôme », « vaine apparence ». L'idole est un leurre, car elle détourne son serviteur de la réalité pour le cantonner dans le royaume des apparences. Or n'est-ce pas une tentation propre à notre époque, la seule sur laquelle nous puissions agir efficacement ? Tentation d'idolâtrer un passé qui n'existe plus, en oubliant ses carences, tentation d'idolâtrer un avenir qui n'existe pas encore, en croyant que, par ses seules forces, l'homme réalisera le bonheur éternel sur la terre ! Saint Paul explique aux Colossiens que la cupidité insatiable est une idolâtrie (Cf. 3,5) et il rappelle à son disciple Timothée que l'amour de l'argent est la racine de tous les maux. Pour s'y être livrés, précise-t-il, « certains se sont égarés loin de la foi et se sont infligés à eux-mêmes des tourments sans nombre » (1 Tm6, 10). L'argent, la soif de l'avoir, du pouvoir et même du savoir n'ont-ils pas détourné l'homme de sa Fin véritable, de sa propre Vérité ?

Chers frères et soeurs, la question que nous pose la liturgie de ce jour trouve sa réponse dans cette même liturgie, que nous avons héritée de nos Pères dans la foi, et notamment de saint Paul lui-même (Cf. 1 Co 11, 23). Dans son commentaire de ce texte, saint Jean Chrysostome fait remarquer que saint Paul condamne sévèrement l'idolâtrie, qui est une « faute grave », un « scandale », une véritable « peste » (Homélie 24 sur la première Lettre aux Corinthiens, 1). Immédiatement, il ajoute que cette condamnation radicale de l'idolâtrie n'est en aucun cas une condamnation de la personne de l'idolâtre. Jamais, dans nos jugements, nous ne devons confondre le péché qui est inacceptable, et le pécheur dont nous ne pouvons pas juger l’état de la conscience et qui, de toute façon, est toujours susceptible de conversion et de pardon. Saint Paul en appelle à la raison de ses lecteurs : « Je vous parle comme à des gens réfléchis : jugez vous-mêmes de ce que je dis » (1 Co 10, 15). Jamais Dieu ne demande à l'homme de faire le sacrifice de sa raison ! Jamais la raison n'entre en contradiction réelle avec la foi ! L'unique Dieu, Père, Fils et Esprit Saint, a créé notre raison et nous donne la foi, en proposant à notre liberté de la recevoir comme un don précieux. C'est le culte des idoles qui détourne l'homme de cette perspective, et la raison elle-même peut se forger des idoles. Demandons donc à Dieu qui nous voit et nous entend, de nous aider à nous purifier de toutes nos idoles, pour accéder à la vérité de notre être, pour accéder à la vérité de son être infini !

Mais comment parvenir à Dieu ? Comment parvenir à trouver ou retrouver Celui que l'homme cherche au plus profond de lui-même, tout en l'oubliant si souvent ? Saint Paul nous demande de faire usage non seulement de notre raison, mais surtout de notre foi pour le découvrir. Or, que nous dit la foi ? Le pain que nous rompons est communion au Corps du Christ; la coupe d'action de grâce que nous bénissons est communion au Sang du Christ. Révélation extraordinaire, qui nous vient du Christ et qui nous est transmise par les Apôtres et par toute l'Église depuis deux millénaires : le Christ a institué le sacrement de l'Eucharistie au soir du Jeudi Saint. Il a voulu que son sacrifice soit de nouveau présenté, de manière non sanglante, chaque fois qu'un prêtre redit les paroles de la consécration sur le pain et le vin. Des millions de fois, depuis deux mille ans, dans la plus humble des chapelles comme dans la plus grandiose des basiliques ou des cathédrales, le Seigneur ressuscité s'est donné à son peuple, devenant ainsi, selon la formule de saint Augustin, « plus intime à nous-mêmes que nous mêmes » (cf. Confessions III, 6. 11).

Frères et soeurs, entourons de la plus grande vénération le sacrement du Corps et du Sang du Seigneur, le Très Saint-Sacrement de la présence réelle du Seigneur à son Église et à toute l'humanité. Ne négligeons rien pour lui manifester notre respect et notre amour ! Donnons-lui les plus grandes marques d'honneur ! Par nos paroles, nos silences et nos gestes, n'acceptons jamais de laisser s'affadir en nous et autour de nous la foi dans le Christ ressuscité présent dans l'Eucharistie ! Comme le dit magnifiquement saint Jean Chrysostome lui-même : « Passons en revue les ineffables bienfaits de Dieu et tous les biens dont il nous fait jouir, lorsque nous lui offrons cette coupe, lorsque nous communions, lui rendant grâce d'avoir délivré le genre humain de l'erreur, d'avoir rapproché de lui ceux qui en étaient éloignés, d'avoir fait, des désespérés, et des athées de ce monde, un peuple de frères, de cohéritiers du Fils de Dieu » (Homélie 24 sur la Première Lettre aux Corinthiens, 1). En effet, poursuit-il, « ce qui est dans la coupe, c'est précisément ce qui a coulé de son côté, et c'est à cela que nous participons » (ibid.). Il n'y a pas seulement participation et partage, il y a « union », dit-il.

La Messe est le sacrifice d'action de grâce par excellence, celui qui nous permet d'unir notre propre action de grâce à celle du Sauveur, le Fils éternel du Père. En elle-même, la Messe nous invite aussi à fuir les idoles, car, saint Paul insiste, « vous ne pouvez pas en même temps prendre part à la table du Seigneur et à celle des esprits mauvais » (1 Co 10, 21). La Messe nous invite à discerner ce qui, en nous, obéit à l'Esprit de Dieu et ce qui, en nous, reste à l'écoute de l'esprit du mal. Dans la Messe, nous ne voulons appartenir qu'au Christ et nous reprenons avec gratitude le cri du psalmiste : « Comment rendrai je au Seigneur tout le bien qu'Il m'a fait ? » (Ps 115, 12). Oui, comment rendre grâce au Seigneur pour la vie qu'Il nous a donnée ? Là encore, la réponse à la question du psalmiste se trouve dans le psaume lui-même, car la Parole de Dieu répond miséricordieusement elle-même aux questions qu'elle pose. Comment rendre grâce au Seigneur pour tout le bien qu'il nous fait sinon en se conformant à ses propres paroles : « J'élèverai la coupe du salut, j'invoquerai le nom du Seigneur » (Ps 115,13) ?

Élever la coupe du salut et invoquer le nom du Seigneur, n'est-ce pas précisément le meilleur moyen de « fuir les idoles », comme nous le demande saint Paul ? Chaque fois qu'une Messe est célébrée, chaque fois que le Christ se rend sacramentellement présent dans son Église, c'est l’oeuvre de notre salut qui s'accomplit. Célébrer l’Eucharistie signifie reconnaître que Dieu seul est en mesure de nous offrir le bonheur en plénitude, de nous enseigner les vraies valeurs, les valeurs éternelles qui ne connaîtront jamais de couchant. Dieu est présent sur l'autel, mais il est aussi présent sur l'autel de notre coeur lorsque, en communiant, nous le recevons dans le Sacrement eucharistique. Lui seul nous apprend à fuir les idoles, mirages de la pensée.

Or, chers frères et soeurs, qui peut élever la coupe du salut et invoquer le nom du Seigneur au nom du peuple de Dieu tout entier, sinon le prêtre ordonné dans ce but par l'Évêque ? Ici, chers fidèles de Paris et de la région parisienne, mais aussi vous tous qui êtes venus de la France entière et d'autres pays limitrophes, permettez-moi de lancer un appel confiant en la foi et en la générosité des jeunes qui se posent la question de la vocation religieuse ou sacerdotale : n'ayez pas peur ! N'ayez pas peur de donner votre vie au Christ ! Rien ne remplacera jamais le ministère des prêtres au coeur de l'Église ! Rien ne remplacera jamais une Messe pour le Salut du monde ! Chers jeunes ou moins jeunes qui m'écoutez, ne laissez pas l'appel du Christ sans réponse. Saint Jean Chrysostome, dans son Traité sur le sacerdoce, a montré combien la réponse de l'homme pouvait être lente à venir, cependant il est l'exemple vivant de l'action de Dieu au coeur d'une liberté humaine qui se laisse façonner par sa grâce.

Enfin, si nous reprenons les Paroles que le Christ nous a laissées dans son Évangile, nous verrons qu'Il nous a lui-même appris à fuir l'idolâtrie, en nous invitant à bâtir notre maison « sur le roc » (Lc 6, 48). Qui est ce roc, sinon Lui-même ? Nos pensées, nos paroles et nos actions n'acquièrent leur véritable dimension que si nous les référons au message de l'Évangile. « Ce que dit la bouche, c'est ce qui déborde du coeur » (Lc 6, 45). Lorsque nous parlons, cherchons-nous le bien de notre interlocuteur ? Lorsque nous pensons, cherchons-nous à mettre notre pensée en accord avec la pensée de Dieu ?

Lorsque nous agissons, cherchons-nous à répandre l'Amour qui nous fait vivre ? Saint Jean Chrysostome dit encore : « maintenant, si nous participons tous au même pain, et si tous nous devenons cette même substance, pourquoi ne montrons-nous pas la même charité ? Pourquoi, pour la même raison, ne devenons-nous pas un même tout unique ? … ô homme, c'est le Christ qui est venu te chercher, toi qui étais si loin de lui, pour s'unir à toi ; et toi, tu ne veux pas t'unir à ton frère ? » (Homélie 24 sur la Première Lettre aux Corinthiens, 2).

L'espérance demeurera toujours la plus forte ! L'Église, bâtie sur le roc du Christ, possède les promesses de la vie éternelle, non parce que ses membres seraient plus saints que tous les autres hommes, mais parce que le Christ a fait cette promesse à Pierre : « Tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon Église, et la puissance de la mort ne l'emportera pas sur elle. » (Mt 16, 18). Dans cette espérance indéfectible de la présence éternelle de Dieu à chacune de nos âmes, dans cette joie de savoir que le Christ est avec nous jusqu'à la fin des temps, dans cette force que l'Esprit donne à tous ceux et à toutes celles qui acceptent de se laisser saisir par lui, je vous confie, chers chrétiens de Paris et de France, à l'action puissante et miséricordieuse du Dieu d'amour qui est mort pour nous sur la Croix et ressuscité victorieusement au matin de Pâques. À tous les hommes de bonne volonté qui m'écoutent, je redis comme saint Paul : Fuyez le culte des idoles, ne vous lassez pas de faire le bien !

Que Dieu notre Père vous conduise à Lui et fasse briller sur vous la splendeur de sa gloire ! Que le Fils unique de Dieu, notre Maître et notre Frère, vous révèle la beauté de son visage de Ressuscité ! Que l'Esprit Saint vous comble de ses dons et vous donne la joie de connaître la paix et la lumière de la Très Sainte Trinité, maintenant et dans les siècles des siècles !

Amen !

Homélie du pape Benoît XVI en la fête de St Jean Chrysostome
Le 13 septembre 2008

images/icones/neutre.gif  ( 877557 )je vois plutôt une statuette de la vierge... par Mboo (2019-10-25 10:21:35) 
[en réponse à 877548]

Et même, l'idolâtrie consiste plus en des actes interne du coeurs et de la volonté et moins sur des gestes externes qui peuvent avoir des interprétations diverses. Les protestants utilisent les mêmes arguments que vous pour dire que vous faites de l'idolâtrie lorsque vous vous prosternez devant les images ou les reliques des saints.
images/icones/fleche3.gif  ( 877561 )Non, les statuettes sont à l'origine des souvenirs pour touristes par Jeanne Smits (2019-10-25 10:29:55) 
[en réponse à 877557]

Et pas de très bon goût.

J'évoque cela ici, photos à l'appui.

Amitiés,
Jeanne Smits

images/icones/1d.gif  ( 877565 )Dommage que le ridicule ne tue pas ! par Sursum corda (2019-10-25 10:42:20) 
[en réponse à 877561]

Votre article m'a fait exploser de rire !
Et cela ajoute le ridicule aux "cérémonies" vaticano-amazoniennes, sans parler de la réaction de ceux qui se sont scandalisés du plongeon dans le Tibre de ces pièges à gogos !!!



SC (hilare)
images/icones/1h.gif  ( 877562 )Une statuette de la Vierge enceinte et à poil ? par Sursum corda (2019-10-25 10:31:27) 
[en réponse à 877557]

Vous en avez de bonnes, vous !
Il n'est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir...

Et, non, on ne prosterne pas devant des reliques ou des images de saints : on s'agenouille pour prier devant, ce qui n'est pas la même chose.


SC
images/icones/neutre.gif  ( 877563 )Je parlais du geste extérieur de la prosternation... par Mboo (2019-10-25 10:39:10) 
[en réponse à 877562]

Lorsqu'on se met à genoux ou bien lorsqu'on s'incline devant l'image d'un saint, comme ce geste est le même que ce que l'on fait lorsqu'on se prosterne, d'autres déduisent alors qu'on les adore...
images/icones/3d.gif  ( 877568 )Vous appelez ça se mettre à genoux ? par Jeanne Smits (2019-10-25 10:49:26) 
[en réponse à 877563]



Et ils ont remis ça dans l'église de Santa Maria in Traspontina, devant l'autel, certains tournant le dos au Saint-Sacrement, prosternés en cercle face contre terre autour de la statuette.

C'est visible à partir de la 36e seconde dans la vidéo que j'ai mise en ligne ici.
images/icones/marie.gif  ( 877564 )Vierge indigène enceinte par Jeanne Smits (2019-10-25 10:40:26) 
[en réponse à 877562]

C'est la plus belle :



“La Morenita” est trop catho pour eux !
images/icones/neutre.gif  ( 877566 )Tout dépend de la culture des gens par Mboo (2019-10-25 10:46:13) 
[en réponse à 877562]

La vierge enceinte (elle était bien enceinte du Christ non?)
La vierge à poil. C'est une exagération, la statuette est plutôt vue de profil, sans habillement certes, mais comme j'ai dis tout dépend de la culture et de la signification que cette culture donne à de telle représentation.
Encore une fois, plutôt que de juger sous le prisme de notre culture occidentale, on devrait d'abord se renseigner ce que signifie ce geste pour eux dans le contexte de l'inculturation de culte divin.
images/icones/hein.gif  ( 877569 )On se demande vraiment pourquoi par Jeanne Smits (2019-10-25 10:56:28) 
[en réponse à 877566]

… les missionnaires se sont évertués à encourager les indigènes à couvrir leur nudité. Ils n'avaient donc vraiment rien compris, et le minimum syndical est peut-être la feuille de vigne (à supposer qu'il y en eût au paradis terrestre).

Mais alors, quitte à inculturer, pourquoi ne pas vénérer aussi des symboles de la fertilité masculine ? (Même si je tremble à l'idée de ce que ça peut donner sur le plan visuel…).

Je ne sais, cher Mboo, si vous êtes homme ou femme.

Moi, en tant que femme, je suis profondément gênée par l'étalage d'une femme nue enceinte, même quand elle est aussi laide que la Splashamama.

Et quand on va, comme l'a fait l'hagiographe pontifical Austen Ivereigh, jusqu'à imaginer que l'on puisse ainsi montrer la Vierge toute pure, oui, je hurle au sacrilège !

Jeanne Smits
images/icones/1b.gif  ( 877571 )Ne tremblez pas ! par Donapaleu (2019-10-25 11:24:02) 
[en réponse à 877569]

Vous avez aussi le symbole de la fertilité masculine. Je n'ai pas mis de flèche ! Mais Mboo va peut être nous présenter un saint que nous ne connaissons pas !

images/icones/1d.gif  ( 877576 )Non, en fait par Jeanne Smits (2019-10-25 11:43:49) 
[en réponse à 877571]

Quand on regarde de près la statuette que vous évoquez, Donapaleu, sous un autre angle (et je l'ai fait !) on s'aperçoit que c'est une illusion d'optique, il y a un objet derrière l'homme couché.

Désolée de vous decevoir !

Jeanne Smits
images/icones/neutre.gif  ( 877592 )Pardon ! par Donapaleu (2019-10-25 13:52:45) 
[en réponse à 877576]

Le photographe était un peu vicieux ! et ensuite moi !
images/icones/1e.gif  ( 877580 )La Splashamama ! par Ewondo (2019-10-25 12:11:51) 
[en réponse à 877569]

Très bien trouvé ... Merci à vous, Madame !

Pierre.
images/icones/5b.gif  ( 877581 )Je ne revendique pas la maternité… par Jeanne Smits (2019-10-25 12:15:55) 
[en réponse à 877580]

de ce bon mot ! Ça fait un moment que l'excellente "splashamama" a fait son apparition sur les réseaux sociaux…

Amitiés
Jeanne Smits
images/icones/fleche2.gif  ( 877595 )[réponse] par Marchenoir (2019-10-25 15:06:01) 
[en réponse à 877569]


Mais alors, quitte à inculturer, pourquoi ne pas vénérer aussi des symboles de la fertilité masculine ? (Même si je tremble à l'idée de ce que ça peut donner sur le plan visuel…).



Les saints évêques bretons ont bien mis des croix sur les menhirs, et quand on sait ce que certains représentent, je suis d'accord avec vous, c'est carrément dégueu...
images/icones/attention.gif  ( 877570 )Là n'est pas la question. par Fenestri (2019-10-25 11:11:34) 
[en réponse à 877566]

La raison pour laquelle certains parlent d'idole amazonienne, c'est qu'elle ressemble fortement à une représentation de la Pachamama (Terre-Mère), "étroitement liée à la fertilité dans la cosmogonie andine*, est la déesse-terre dans certaines cultures présentes essentiellement dans l'espace correspondant à l'ancien empire inca. La figure de Pachamama est particulièrement forte chez les peuples Aymara et Quechua. Elle constitue une déesse majeure de la culture pré-inca Tiwanaku en Bolivie." (source)

Le Vatican s'est borné à dire que cette statuette représente "la fertilité", malgré les signes objectifs qui indiquent que cette statuette représente la "Pachamama". Voyez par vous-même.

Ainsi donc, devant ces éléments contradictoires (car j'essaye malgré tout de croire à la bonne foi du Vatican), au regard de l'enjeu, le principe de précaution impliquerait donc d'éviter toute interaction avec ce genre de choses.

*la cosmogonie andienne, récit mythologique de la Création, n'est pas la Genèse
images/icones/bravo.gif  ( 877577 )Merci ! Très instructif par Jeanne Smits (2019-10-25 11:46:28) 
[en réponse à 877570]

De fait, l'imagerie ne trompe pas, Fenestri.

Amitiés
Jeanne Smits
images/icones/1d.gif  ( 877575 )Comment ne pas être "à poil" sans habillement : on vous explique tout ! par Pueri Dominum (2019-10-25 11:41:52) 
[en réponse à 877566]


La vierge à poil. C'est une exagération, la statuette est plutôt vue de profil, sans habillement....



Cher Mboo,

Auriez l'amabilité de nous expliquer comment ne pas être "à poil" en étant "sans habillement", c'est à dire nu ?

Merci d'avance pour votre démonstration.



images/icones/nounours.gif  ( 877578 )Notre ami par Jean-Paul PARFU (2019-10-25 11:48:01) 
[en réponse à 877575]

Mboo est africain et semble croire qu'il n'y a pas, en l'occurrence, sacrilège, mais incompréhension de notre part de certaines manifestations due à notre prisme culturel européen. Ce qu'il faut lui répondre, c'est que nos protestations sont chrétiennes et non simplement blanches ou/et européennes.
images/icones/1a.gif  ( 877584 )Fin des années 40 à Yaoundé au grand marché par Ewondo (2019-10-25 12:36:59) 
[en réponse à 877578]

... des femmes de la périphérie venaient vendre des légumes etc. poitrine nue et au milieu du corps un petit chiffon devant et derrière une touffe de feuilles de manioc ou macabo.

Tout a changé au cours des années 50, elles ont peu à peu disparu ... elles même ou leur filles sont peu à peu apparues en petites robes, sac et foulards (noués facon madras antillais) assortis.

Le dimanche, elles allaient à la messe avec leur missel et chantaient merveilleusement bien en latin (phonétiquement, certes, mais c'était le cas aussi en France).

Pierre.
images/icones/fleche2.gif  ( 877632 )Années 60 par Cath...o (2019-10-25 22:23:28) 
[en réponse à 877584]

Quand j'étais enfant, mon grand père qui voyageait beaucoup pour son travail m'envoyait régulièrement des cartes postales d'africaines aux seins nus !
A l'époque personne n'y voyait malice …
images/icones/1b.gif  ( 877637 )Et Joséphine Baker par Ewondo (2019-10-25 23:04:45) 
[en réponse à 877632]

Très grande Dame en fait qui oeuvra pour la Résistance, se produisait dans divers cabarets poitrine nue et juste une ceinture de bananes autour les reins.

Cela devait faire fantasmer le public masculin (et aussi une part du féminin) européen, avec cet art de ne pas être vulgaire !

Au Cambodge quand j'y suis allé en 1970, les paysannes étaient seins nus mais portaient de longues jupes ..

On voit les dames sculptées ainsi dans les temples d'Angkor.

Pierre.
images/icones/1a.gif  ( 877593 )Cher M. Parfu, par Pueri Dominum (2019-10-25 13:57:19) 
[en réponse à 877578]

Je rejoins totalement votre point de vue à ce sujet !

Pueri Dominum
images/icones/fleche2.gif  ( 877582 )le Saint-Siège a "clairement" indiqué que ce n'EST PAS la Vierge Marie par Luc Perrin (2019-10-25 12:23:47) 
[en réponse à 877566]

mais selon le préfet de la Communication une représentation de la "fertilité" et de la "terre-mère" : bref des déités païennes qui de fait appartiennent aux religions pré-chrétiennes en Amazonie et pratiquement partout ailleurs.

S'agenouiller, se prosterner bien des protestants le font ! La posture d'humilité n'a rien de "païen" en soi.

Oui les protestants accusent les catholiques et les Orientaux - ne les oublions pas) d'adorer des "images" et de la "pâte" (St-Sacrement).
Et alors ?

En quoi cela est-il une justification pour l'adoration d'idoles païennes que la Bible et Dieu à travers elle condamnent comme la pire des abominations ?

Si vous pouvez amener des textes de Luther, Calvin, Zwingli, Wesley etc. qui préconisent d'adorer des déesses païennes de la fertilité pour raison d'inculturation (LOL) merci de donner les références.
Votre post, en fait, enfonce un peu plus le clou dans la plaie de l'Église que constitue ce carnaval Pachamama "sin-odd" disent les Américains (sin = péché, odd = bizarre, anormal).

Je doute qu'il y ait beaucoup d'Africains et d'Africaines qui trouvent normal que les idoles soient vénérées dans les églises chrétiennes. Certains pratiquent la double appartenance - rites traditionnels locaux et pratique catholique/protestante - mais ne confondent pas les deux.

ps. pour notre amie Jeanne Smits, les représentations phalliques de la puissance fécondante masculine abondent dans l'Antiquité païenne comme les déesses de la fertilité en monde méditerranéen ; on les retrouve un peu partout sur le globe Afrique et ailleurs. Mais précisément le christianisme (dès le judaïsme) est un rupture avec cela : c'est la seule "herméneutique de rupture" pour le coup qui soit juste.
images/icones/neutre.gif  ( 877644 )Vous avez tort par Regnum Galliae (2019-10-26 00:27:40) 
[en réponse à 877557]

Imaginez une statue de Jupiter ou d'Athena portée à la vénération des fidèles. . Iriez-vous y voir des représentations de Dieu le Père ou de Notre Dame ?
Cette statuette représente cette divinité précolombienne. Personne n'a jamais dit qu'il s'agissait de la Sainte Vierge.