Le Forum Catholique

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images/icones/carnet.gif  ( 877026 )Le professeur Farrow évoque une vraie Église et... une fausse par Chicoutimi (2019-10-18 05:41:14) 

Dans un article publié par First Things, le professeur Douglas Farrow - professeur de théologie et de la pensée chrétienne à l'Université McGill à Montréal - a écrit des choses intéressantes. Il va même jusqu'à parler d'une Église antichristique (voir le paragraphe ci-bas en caractère gras).

Voici une traduction de quelques passages de l'article en question:

Le Synode sur l'Amazonie est un signe des temps

17/10/2019

''Le Synode sur l'Amazonie est un signe des temps. C'est ce que dit son Instrumentum laboris. Qui pourrait être en désaccord? (…) Certains disent avec espoir que le Synode sur l'Amazonie changera l'Église pour toujours, que l'Église ne sera plus jamais la même. D'autres disent que le Synode est un instrument d'apostasie. Dans l'humour sinistre de Dom Giulio Meiattini, "s'il y a encore quelque chose de chrétien dans cet Instrumentum laboris, c'est-à-dire quelques mots et expressions ici et là, il n'y a pas lieu de s'inquiéter: cela est sans aucun doute biodégradable!"

Le christianisme biodégradable - maintenant il s'agit d'un signe des temps, un signe de nos temps. Car notre époque est une époque dans laquelle même la foi de l'Église catholique menace de disparaître dans les zones humides de nos propres cultures confuses et en décomposition. Notre époque est une époque où l’éco-théologie dans le bassin amazonien et les théologies sexuelles dans les entrailles de l’Europe peuvent, avec un «libérateur», s’épanouir, jeter l’Évangile de Jésus-Christ dans les égouts de Leonardo Boff.

(…) Le véritable problème, c’est la Grande Apostasie, qui a pris plusieurs siècles (…) une union désormais si puissante qu’elle peut élire des papes et mener ses sales affaires au nom de l’Eglise elle-même.

L'Amazonie, nous dit-on au nom de l'Église, "vit un moment de grâce, un kairos", parce qu'elle "vit la culture de la rencontre". Rencontre avec Dieu et Père de Jésus-Christ? Non, rencontre avec soi-même et ses propres terres, peuples et cultures, qui sont de véritables sources de la révélation. Rencontre aussi avec «l'autre», avec «l'amour vécu dans toutes les religions» et dans tous les espaces culturels. Sauf celui des colonialistes et des néo-colonialistes, bien sûr, qui ne savent pas aimer. (...)

En ce moment de grâce, de rencontre, l’espace oppressant des «doctrines pétrifiées» s’éclaire. Les vieilles outres à vin, pour changer la métaphore, sont éclatées, afin que le vin nouveau puisse couler librement. Le dogme cède la place au dialogue, la christologie à la pneumatologie, l'exclusif à l'inclusif:

(…)

Le kairos, la culture de la rencontre, célébré dans le synode panamazonien est un kairos et une culture bergogliennes. L'Église «appelée à être de plus en plus synodale», à «se faire chair» et à «s'incarner» dans les cultures existantes, est une Église bergoglienne. Et cette Église, pour ne pas trop insister, n'est pas l'Eglise catholique. C'est une fausse église. C'est une Église auto-divinisante. C’est une Église antichristique, un substitut de la Parole faite chair à qui appartient l’Église catholique et de qui, comme le souligne le cardinal Müller, elle doit toujours témoigner si elle veut être l’Église.

Alors, où en sommes-nous? Franchement, cela nous laisse avec la question de savoir comment la vraie Église et la fausse peuvent avoir le même pontife, et ce qu'il faut faire à ce sujet. D'autres soulèvent cette question à leur manière. C'est une question très inconfortable, que ce soit pour l’humble profane ou pour le noble clerc (...). Je m'attends à ce que la question soit très inconfortable pour le pontife lui-même, qui occupe la charge de Pierre tout en s'en servant pour attaquer la «pétrification». Mais c'est la question soulevée par le Synode de l'Amazonie, qui est en effet un signe des temps.''

Source
images/icones/hein.gif  ( 877029 )la fausse église:la mafia du pacte de l'anneau noir ? par jejomau (2019-10-18 07:06:40) 
[en réponse à 877026]


l'anneau « tucum » n'en finit pas de faire surface au synode et à sa marge, au point qu'on est tenté d'y voir le signe d'appartenance à une véritable mafia.

Cet anneau tucum, historiquement associée à l’engagement au service de la théologie de la libération, doit sa renommée au la promotion de celle-ci par Mgr Casaldaliga. Faite en bois de palmier d’Amazonie, elle était du temps de l’esclavage le signe de la lutte pour la libération, et aujourd’hui est associée aux notions d’égalité et de justice sociale


A découvrir ici
images/icones/iphone.jpg  ( 877034 )L’anneau de Satan par Adso (2019-10-18 09:17:12) 
[en réponse à 877029]

La chose est très claire !
images/icones/1n.gif  ( 877031 )Fausse Église... par Tryphène (2019-10-18 08:38:57) 
[en réponse à 877026]

Donc faux pape et faux chrétiens ?

Dans la même veine que l’Eglise " Apostolique et Œcuménique de France " qui fait savoir qu’elle accueille les divorcés-remariés et les personnes LGBT, que ses prêtres peuvent être mariés et qu’elle accepte l’ordination sacerdotale des femmes.

https://www.cath.ch/newsf/eglise-apostolique-et-oecumenique-leveque-dalbi-denonce-la-confusion/

images/icones/fleche2.gif  ( 877178 )Si ce Synode est un symptôme, alors que dire du Concile ? par Scrutator Sapientiæ (2019-10-20 11:51:37) 
[en réponse à 877026]

Bonjour Chicoutimi,

Pour ma part, je raisonnerais en distinguant entre l'Eglise et une contre-Eglise, mais ce n'est pas le problème que je soulève ici.

Si ce Synode est un symptôme, l'un des symptômes d'une maladie, alors que dire du Concile en général ou, en tout cas, des deux dernières sessions du Concile, en particulier ?

Si l'on préfère, si ce Synode est un changement de paradigme néo-catholique post-conciliaire, parmi plusieurs autres, depuis 1965, dont Assise, et est, en tant que changement de paradigme, hétérodoxe et illégitime, alors que dire du changement de paradigme qui n'a pas officiellement prescrit, mais qui a effectivement permis presque tous les autres, et qui est présent dans au moins une partie du Concile Vatican II ?

Est-ce de la faute de ceux qui en font la remarque si, pour le dire en ces termes, au moins une goutte d'eau, provenant du lac de Toma, est parvenue jusqu'au Nevado Mismi ?

Et en quoi le déploiement d'une ligne de démarcation "cà-n'a-rien-à-voiriste" entre la dynamique d'auto-contournement et d'auto-dépassement du catholicisme qui a été légitimée, au Concile, et ce Synode, a-t-il encore du sens, pour qui se soucie encore un peu de la plus indispensable honnêteté intellectuelle ?

Bon dimanche.

Scrutator.