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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 876950 )17/10 Ste Marguerite-Marie Alacoque, vierge par ami de la Miséricorde (2019-10-16 22:41:41) 



16 octobre : Ste Marguerite-Marie Alacoque :

Religieuse.


Ste Marguerite-Marie Alacoque, vierge

Biographie de Sainte Marguerite-Marie.

Deux prières de Sainte Marguerite-Marie au Sacré-Coeur de Jésus.

Promesses faîtes par NSJC à Ste Marguerite-Marie en faveur des personnes qui pratiquent la dévotion à son Sacré-Cœur.

Prophéties de Sainte Marguerite-Marie sur la France.


Vie et Œuvres de Sainte Marguerite-Marie

« O maudit péché », disais-je, « que tu es détestable pour l’injure que tu fais à mon souverain Bien ! »
Lequel me fit voir que ce n’était pas assez de porter cette croix, mais qu’il fallait m’y attacher avec lui, pour lui tenir une fidèle compagnie en participant à ses douleurs, mépris, opprobres et autres indignités qu’il souffrait. Je m’abandonnai d’abord pour tout ce qu’il désirait faire en moi et de moi, m’y laissant attacher à son gré, par une maladie qui me fit bientôt sentir les pointes aiguës de ces clous dont cette croix était hérissée, par de très cuisantes douleurs, qui n’avaient pour compassion que des mépris et des humiliations, et plusieurs autres suites très pénibles à la nature.

Mais, hélas ! Que pourrais-je souffrir qui pût égaler la grandeur de mes crimes, qui me tiennent continuellement dans un abîme de confusion, depuis que mon Dieu m’a fait voir l’horrible figure d’une âme en péché mortel, la grièveté du péché qui, s’attaquant à une bonté infiniment aimable, lui est extrêmement injurieuse. Cette vue me fait plus souffrir que toutes les autres peines, et je voudrais de tout mon cœur avoir commencé à souffrir toutes celles dues à tous les péchés que j’ai commis, pour me servir de préservatif et m’empêcher de les commettre, plutôt que d’avoir été si misérable que de les avoir commis, encore que je serais assurée même que mon Dieu, par son infinie Miséricorde, me les pardonnerait sans me livrer à ces peines.

Ces dispositions de souffrance dont j’ai parlé ci-dessus me duraient ordinairement tout le temps du carnaval jusqu’au mercredi des Cendres, qu’il semblait que j’étais réduite à l’extrémité, sans que je pusse trouver aucune consolation ni soulagement qui augmentât encore plus mes souffrances.

Et puis, tout d’un coup, je me trouvais assez de force et de vigueur pour jeûner tout le Carême ; ce que mon Souverain m’a toujours fait la Miséricorde de le faire, quoique je me trouvasse quelquefois accablée de tant de douleurs, qu’il me semblait souvent qu’en commençant un exercice, je n’y pourrais pas subsister jusqu’au bout ; et puis, de celui-[ci], j’en recommençais un autre avec les mêmes peines, disant : » O mon Dieu, faites-moi la grâce de pouvoir aller jusqu’à la fin », que je rendais grâce à mon Souverain de quoi il mesurait ainsi mes moments par l’horloge de ses souffrances, pour en faire toutes sonner les heures avec les roues de ses douleurs.

Et quand il voulait me gratifier de quelque croix nouvelle, il m’y disposait par une abondance de caresses et de plaisirs spirituels si grands, qu’il m’aurait été impossible de les soutenir si elle avait duré, et je disais en ce temps : « O mon unique Amour, je vous sacrifie tous ces plaisirs. […]

Mais je confesse que l’un et l’autre venait de lui, et que tous les biens qu’il m’a faits, ça été par sa pure Miséricorde, car jamais créature ne lui a temps résisté que moi, tant par mes infidélités que par la grande crainte que j’avais d’être trompée. Et cent fois je me suis étonnée comme il ne m’anéantissait, ou ne m’abîmait pour autant de résistance.

Texte : Vie et Œuvres de Sainte Marguerite-Marie, Editions Saint-Paul 1990
images/icones/marie.gif  ( 876952 )Dévotion aux neuf choeurs des Sts Anges du vénérable H. Boudon par ami de la Miséricorde (2019-10-16 22:55:02) 
[en réponse à 876950]

SIXIÈME PRATIQUE

Faire des neuvaines en l'honneur des neuf chœurs des anges


Nous avons assez dit que les saints anges nous assistent dans tous nos besoins, soit corporels, soit spirituels, et nous en dirons encore quelque chose dans la suite de ce traité ; et parmi ces troupes célestes, les Archanges et les Principautés doivent être particulièrement invoqués pour le bien des royaumes et des provinces, et pour ceux qui les gouvernent : Les Anges qui prennent le soin plus immédiat des cieux, des éléments et des saisons, dans le temps des guerres, des pestes et des famines, et autres malheurs publics ; les Puissances, contre les sorciers, magiciens et leurs maléfices ; contre les diables, leur rage et leur malice ; les Vertus, pour obtenir de Dieu tout bon les secours extraordinaires en nos nécessités, puisque c'est de ces esprits bienheureux que Dieu se sert souvent pour opérer ses merveilles et ses miracles, selon le témoignage de saint Grégoire, comme il a été remarqué ci-dessus.

On peut voir ce que nous avons dit touchant les neuf choeurs des anges, aux trois premiers chapitres de ce second traité, et lire, la veille de chaque jour de la neuvaine, ce qui y est rapporté du chur que l'on doit honorer le lendemain.

Pour en dire ici en peu de mots quelque chose, le premier jour de la neuvaine on honorera les anges du dernier choeur ; on peut leur demander la foi, qui est le commencement et le fondement de la vie spirituelle.

Le second, les Archanges ; l'on demandera le zèle de l'intérêt de celui que la foi nous fait connaître, et on souhaitera la même connaissance par la foi à tous les fidèles et hérétiques.

Le troisième, les Principautés ; on priera pour la conservation et augmentation de la foi dans les pays catholiques ; et comme la foi doit être accompagnée de la bonne vie, on offrira ses voeux pour l'anéantissement du péché, et pour la réformation de l'intérieur.

Le quatrième, les Puissances ; on invoquera leur secours contre la force des démons qui nous combattent dans les voies de la foi, et dans les desseins que nous prenons de la mortification chrétienne.

Le cinquième, les Vertus ; on en implorera l'assistance pour surmonter les difficultés que la chair et le monde nous livrent dans le chemin de la vie spirituelle, et pour obtenir une sainte générosité dans la pratique des vertus chrétiennes.

Le sixième, les Dominations, afin que nous connaissions les ordres de Dieu, ce qu'il demande de nous, et afin que sa divine volonté nous soit manifestée.

Le septième, les Trônes, afin qu'ils nous obtiennent un parfait assujettissement et un entier abandon à la divine volonté, en quoi consiste cette paix qui surpasse tout sentiment.

Le huitième, les Chérubins, pour l'établissement de la lumière de Jésus-Christ en nous, et l'éloignement de toutes les maximes du monde qui lui sont opposées.

Le neuvième, les Séraphins, pour le règne et le triomphe du pur amour dans nos coeurs.

L'on peut pratiquer la même dévotion dans les calamités publiques, qui nous arrivent et continuent parce que nous n'en regardons pas assez la cause. L'on s'en prend aux uns et aux autres, et il faut s'en prendre à soi-même et à ses péchés.

Dieu ne nous frappe que pour être regardé, et l'on n'arrêta les yeux que sur les créatures. On demande sa paix, et on lui fait toujours la guerre ; nos vies ne changent pas, et nos péchés s'augmentent.

Oh ! que le secours des saints anges nous est nécessaire, et qu'il est bon de leur faire des neuvaines, les priant d'apaiser la juste colère de Dieu, et de travailler à la destruction du péché, son cruel ennemi, et à ruiner les desseins des puissances de l'enfer !

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde