Le Forum Catholique

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images/icones/sacrecoeur.gif  ( 876903 )16/10 Ste Hedwige, veuve par ami de la Miséricorde (2019-10-15 21:27:49) 



Ste Hedwige, veuve

Née vers 1179, sainte Hedwige était l’un des huit enfants[1] du de Berthold IV, comte de Diesseu-Andechs (Bavière) qui, à partir de 1180, fut prince titulaire de Méranie (Istrie) ; elle était née du son second mariage de son père, conclu après 1176 avec Agnès, fille du margrave de Misnie, Dedon V de Rochlitz.

Comme fille aînée, selon la coutume d'alors, elle reçut le nom de sa grand-mère. Son éducation, commencée à Andechs sur le lac Ammer (Ammersee) où se trouvait le château familial, se poursuivit au monastère des bénédictines de Kitzingen sur le Main (diocèse de Wurtzbourg) où elle reçut une bonne formation intellectuelle pour l'époque, ainsi qu'une éducation religieuse soignée.

Les mœurs et la langue slaves n'étaient pas étrangères à la famille d'Hedwige, étant donné leurs biens situés en territoires slaves, les mariages des souxerains de Misnie avec les Piast, et les contacts des Andechs avec des Slaves du Sud.

Par suite des changements politiques dans les Balkans, le mariage projeté d'Hedwige avec Toljen Nemanicz, fils du comes serbe Miroslaw, ne put se réaliser.

Vers 1190, Hedwige, alors âgée de 12 ans, fut envoyée à Wroclaw, à la cour de prince Boleslas Wysoki (Boleslas le Haut) dont elle devait épouser le fils, Henryk Brodaty (Henri le Barbu).

Cette union devait procurer à l'Empereur un nouveau partisan et, en même temps, porter les souverains de la Bohême et de la Hongrie, apparentés avec les Piast de la lignée silésienne, à quitter la coalition de Welfowie, hostile à l'Empereur.

La date précise et le lieu de la cérémonie du mariage d'Hedwige avec Henri le Barbu ne sont pas connus. La première dizaine d'années de son séjour en Pologne s'écoula sous le signe de la vie de famille et de cour. Elle mit au monde sept enfants, dont quatre moururent en bas âge.

A la cour de Silésie régnaient les coutumes polonaises. Hedwige fut entourée de Polonais, bien qu’il ne manquât sûrement pas de demoiselles d'honneur et d'hommes d'Église venus de sa patrie.

Après la mort de ses frères et de son père, Henri le Barbu, comme unique successeur, accéda au pouvoir en 1202. Hedwige devint alors duchesse de Silésie. Profondément enracinée dans ce milieu, s'étant familiarisée avec la langue, ayant appris à connaître le pays et ses habitants, elle ne resta pas sans exercer une influence sur l'activité de son mari.

Elle prêta son appui à des projets politiques de celui-ci et, par l’intermédiaire de ses frères et sœurs, elle lui facilita des contacts internationaux. On trouve aussi des marques de ses initiatives et d’actions autonomes.

En 1229, quand à la suite de la lutte avec Conrad Mazowiecki pour le trône de Cracovie, Henri le Barbu fut fait prisonnier, Hedwige joua le rôle d'intermédiaire et obtint la libération de son mari.

Les négociations furent confirmées par le contrat conjugal prévoyant le mariage de ses deux petites-filles avec les fils de Conrad. Non sans son initiative, sa fille Gertrude fut fiancée à Otto Wittelsbach, et les filles du roi de Bohême, Anne et Agnès, devinrent ses belles-filles.

Des effets durables de sa collaboration avec son mari se manifestent à travers de nombreuses fondations d'églises, faites dans le cadre du processus d’aménagement de nouvelles bourgades en Silesie.

La plus célèbre fondation ducale en Silésie fut le monastère des cisterciennes de Trzebnica (en allemand, Trebnitz), fondé en 1202 à l'initiative d'Hedwige. Son frère Ekbert, évêque de Bamberg, y envoya un groupe de moniales du monastère de la Vierge Marie et Saint-Théodore à Bamberg, avec Petrissa, ancienne éducatrice d'Hedwige, comme première abbesse de Trzebnica. Richement dotée par Henri le Barbu, l'abbaye commença vite à rayonner une intensense vie religieuse.

A partir de 1208, elle se peupla de religieuses polonaises ; en 1212, la fille d'Hedwige, Gertrude, devint cistercienne à Trzebnica et, avant 1232, elle en fut nommée abbesse. Les démarches d'Hedwige amenèrent en 1218 à faire admettre l'abbaye de Trzebnica comme premier monastère féminin dans l`Ordre de Cîteaux.

La dot importante dont Hedwige disposait librement, constituée par les domaines de Zawon et de Jawon et par la châtellenie de Wlen, lui permirent d'organiser un hôpital ambulant auprès de la cour, destiné aux pauvres, d'entretenir un hôpital pour les lépreux à Sróda, ainsi que d'organiser un hospice.

Dans ses domaines, elle réduisit les redevances des paysans, faisant des provisions qui permirent de supporter plus facilement les calamités dues aux inondations et à la famine (1221-1222). Elle influença les décisions de son mari en adoucissant souvent ses jugements, ce qu’elle concevait aussi comme son devoir envers le pays.

Des événements pénibles vécus en 1208-1213 (la succession des décès de ses enfants[4], des adversités touchant sa lignée, l'exil de ses frères et, surtout, l'assassinat de sa sœur Gertrude, reine de Hongrie), augmentèrent chez Hedwige l'esprit d'expiation et le désir de consacrer sa vie à des actes de charité.

Après vingt années d'union, Hedwige obtint de son mari le consentement à la séparation, confirmée par un vœu solennel.

Dès ce moment, elle résida au monastère de Trzebnica, partageant avec les religieuses les devoirs résultant de la règle. Elle prit l'habit cistercien, mais elle ne fit pas de vœux monastiques, même après la mort d'Henri le Barbu, inspirée sûrement par la volonté de disposer librement de ses biens.

La renommée de la sainteté de sa nièce Élisabeth de Thuringe (morte en 1231, canonisée en 1235) et la spiritualité franciscaine l'incitaient à multiplier des pratiques expiatoires, à soigner les malades, à entourer de soins les prisonniers et les pauvres.

Au-delà de la dévotion pour le Christ, elle avait un culte particulier pour la Mère de Dieu, ne se séparant jamais de sa petite statuette gothique.

De son goût pour la liturgie témoignent de précieuses reliques : le Psautier de Trzebnica[5], enluminé et les « Offices de sainte Hedwige[6].»

L'invasion des Tartares en 1241, au cours de laquelle périt son fils Henri le Pieux (Henryk Pobozny)[7], dans la bataille de Legnica (Liegnitz), fut vécue par Hedwige à Krosno sur l'Odra, ensemble avec les moniales et sa belle-fille.

Epuisée par son activité caritative et par une rigoureuse ascèse qui de son vivant déjà lui assurèrent un grand prestige, Hedwige mourut à Trzebnica en octobre 1243. En se basant sur la date de l’anniversaire célébré au monastère de Trzebnica encore avant sa canonisation, on admet comme date précise de sa mort au 14 octobre.

Après la mort d'Hedwige, son culte se propagea vite et des foules toujours plus grandes affluèrent auprès de sa tombe à Trzebnica, venant de Silésie, de Grande-Pologne, de Poméranie, de Lusace et de Misnie.

La demande de canoniser Hedwige, présentée par sa fille Gertrude, abbesse de Trzebnica, et par l’épiscopat polonais, fut appuyée par des princes polonais et par le roi de Bohême.

La mort du pape Urbain IV retarda la chose mais déjà son successeur Clément IV canonisa Hedwige le 26 mars 1267, à Viterbe, en fixant sa fête patronale au 15 octobre.

L'ouverture de la tombe et l'élévation des reliques eurent lieu le 17 août 1267, suivies le 25 août 1269 par la translation solennelle dans une nouvelle chapelle gothique, fondée par un petit-fils d'Hedwige, Ladislas, archevêque de Salzbourg et administrateur de l'évêché de Wroclaw.

A la demande du roi de Pologne, Jean Sobieski, le pape Innocent XI étendit en 1680 le culte d'Hedwige à toute l'Eglise catholique. C'est de cette époque-là que date le sarcophage avec la statue d'Hedwige en albâtre, commandé par l’abbesse Christine Pawlowska de Wierzbno. Au cours des temps, la fête liturgique fut célébrée à des jours différents du 14 au 17 octobre.

Source : missel.free.fr

Diocèse de St-Dié, (diocèse de Nancy et Toul avant 1955) : St Élophe, martyr
images/icones/marie.gif  ( 876905 )16/10 Dédicace de la basilique du Mont Saint Michel par ami de la Miséricorde (2019-10-15 21:38:34) 
[en réponse à 876903]



16 octobre : Dédicace de la basilique du Mont Saint Michel :

Dès les premières années du huitième siècle, Dieu accorda à notre pays un nouveau témoignage de sa prédilection. Il daigna nous donner pour protecteur et pour patron, Saint Michel, le glorieux Archange, qui, à la tête des Anges fidèles, a chassé du Ciel Lucifer et ses mauvais anges.

Saint Aubert était Evêque d'Avranches lorsque, vers 708, l'Archange Saint Michel lui apparut, un 16 octobre, pour lui donner de bâtir sur le Mont Tombe une Eglise en son honneur. Ce rocher escarpé s'élevait, aride et solitaire, dans une baie formée par la réunion des côtes de la Normandie et de la Bretagne.

Le Prince de la milice céleste dit à l'Evêque : "Je suis Michel, l'Archange qui assiste en la présence de Dieu ; je suis résolu d'habiter dans ce pays, de le prendre sous ma protection et d'en avoir soi".

Saint Aubert, voulant s'assurer de la vérité de cette vision, n'obéit pas aussitôt ; l'Archange Saint Michel se montra une seconde fois à l'Evêque, et bien qu'il se fît plus sévère et plus pressant, il n'eut pas davantage de succès ; à la troisième apparition, après avoir fait de nouveau reproches et réitéré les ordres du Ciel, l'Archange appuya fortement le doigt sur le front de saint Aubert et y laissa une empreinte qui se voit encore sur le crâne du Saint conservé dans l'Eglise Saint-Gervais d'Avranches.

Saint Aubert connaissait désormais avec assurance la volonté du Seigneur ; il se rendit donc sur le rocher que l'Archange lui avait indiqué où des signes célestes marquèrent le lieu choisi pour la construction de l'Eglise. Une source jaillit pour fournir l'eau qui manquait à cette solitude aride. Ce rocher, que les flots de l'océan séparent de la terre ferme, porta, depuis la dédicace de l'Eglise, le nom de Mont Saint Michel. A dater de ce jour mémorable, les pèlerins accoururent de toutes parts et obtinrent en ce lieu de nombreuses guérisons. Charlemagne y vint l'année de son couronnement pour garder le royaume sous la protection du puissant Archange.

Les Bénédictins y installèrent l'abbaye dite de Saint Michel-du-Péril-de-la-Mer. Deux fois par jour, à la marée basse, la mer se retire pour permettre aux fidèles de venir de la côte sans le secours des bateaux. L'Eglise, le cloître, la salle des Chevaliers, le réfectoire des Moines, l'escalier de cent quatre-vingts marches qui conduit jusqu'au sommet du rocher, excitent l'enthousiasme de tous les pèlerins qui ne peuvent se lasser d'admirer les merveilles de l'architecture chrétienne réunies sur cet îlot.

"Si, d'un côté, les impies de notre temps ont osé mettre en honneur le prince des ténèbres, dont ils se sont faits les fils et les imitateurs, les fidèles se sont, de leur côté, attachés à relever la vénération et la confiance que l'Eglise Catholique a toujours placées en l'Archange Saint Michel, le premier vainqueur de l'esprit maudit"
images/icones/marie.gif  ( 876906 )Dévotion aux neuf choeurs des Sts Anges du vénérable H. Boudon par ami de la Miséricorde (2019-10-15 21:40:04) 
[en réponse à 876905]

CINQUIÈME PRATIQUE

Converser intérieurement avec les saints anges


L'on dira que ce sont des dévotions extraordinaires ; je l'avoue ; mais aussi il faut avouer qu'elles devraient être très ordinaires.

C'est une chose extraordinaire que de voir un véritable saint, une véritable sainte ; c'est une chose extraordinaire que de voir des familles, quoique chrétiennes, des bourgades et villes du christianisme même, où l'amour de Dieu règne, et dont le péché soit banni. Hélas ! Tout le monde est dans la malignité ; pour cela faut-il crier, si l'on exhorte à cet extraordinaire ?

Faut-il trouver à redire si l'on prêche la sainteté, l'amour de Dieu et la destruction du péché ? Il est vrai que la dévotion aux saints anges est rare, que la conversation intérieure avec ces esprits célestes est extraordinaire ; mais c'est ce qu'il faut regretter avec larmes. Partout, dans les lettres des Turcs, le nom de Mahomet y paraît ; et les Chrétiens, qui font profession d'une piété singulière, invectiveront contre une lettre où le nom de Dieu se fera remarquer, où l'on tâchera d'y rendre ses respects aux saints anges !

On a vu, à la fin du siècle dernier, le célèbre saint homme le P. de Royas, confesseur en la cour d'Espagne de la reine Marguerite, non-seulement saluer hautement toutes les personnes de cette cour par ces paroles, Ave, Maria, mais même il en établit si fortement la pratique, que la reine saluait ordinairement le roi par ces mêmes paroles ; et Dieu voulut récompenser la dévotion de cette grande reine, et autoriser cette pratique de piété par un signalé miracle, qui se lit en la personne de cette princesse, au salut que lui donna son confesseur par ces saintes paroles.

Cet homme de Dieu les mettait au commencement de toutes ses lettres, et sans doute qu'il ne manqua pas de contradictions, car vous verrez des gens qui désapprouvent tout ce qu'ils ne font pas ; mais Dieu après sa mort a bien fait voir, par les miracles dont il l'a honoré, que souvent le ciel donne son approbation à ce que les hommes de la terre condamnent.

SIXIÈME PRATIQUE

Faire des neuvaines en l'honneur des neuf chœurs des anges


Les catholiques enseignent qu'il ne faut pas s'arrêter superstitieusement aux nombres, et c'est la doctrine de la sainte Église ; mais l'on peut dire, sans superstition, qu'il y a de certains nombres mystérieux et consacrés par la piété des fidèles, comme celui de quarante, que les saints Pères remarquent avoir été sanctifié en la personne de Notre-Seigneur, et en celle des anciens prophètes ; celui de trois qui, étant multiplié par trois, compose le nombre neuvième, qui nous représente la très sainte Trinité ; c'est pourquoi dans le ciel il y a trois hiérarchies d'anges, et chaque hiérarchie est composée de trois churs ; et c'est parmi ces neuf chœurs que les élus seront placés.

L'usage des fidèles a rendu ensuite dans ces vues la dévotion des neuvaines célèbre, et la séraphique sainte Thérèse nous apprend qu'elle pratiquait cette dévotion, qu'elle faisait quantité de neuvaines en ses besoins.

C'est donc une louable pratique de faire des neuvaines, et spécialement en l'honneur des neuf chœurs des anges, y ayant des motifs tout particuliers qui nous y doivent exciter. Je suis témoin des grâces extraordinaires qui ont été accordées par cette dévotion.

J'ai vu des choses merveilleuses arriver pendant que l'on honorait tous les saints anges par cet exercice, et la puissance des démons ruinée en des choses d'importance ; et c'est un moyen très efficace pour obtenir les secours du ciel dans les calamités publiques et dans les besoins particuliers.

Source : Livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
images/icones/pelerouin1.gif  ( 876907 )Et aussi : St Michel... par Sacerdos simplex (2019-10-15 21:48:03) 
[en réponse à 876903]

Apparition de St Michel au "Mont Tombe", vers 708 :

Un sanctuaire est fondé en 708 par saint Aubert au Mont-Saint-Michel en Normandie, à la suite d'une injonction de l'archange qu'il reçut par trois fois dans son sommeil (Songe de saint Aubert) ainsi que le révèle un texte de la Revelatio ecclesiae sancti Michaelis in monte Tumba.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_(archange)#Apparitions
images/icones/5b.gif  ( 876908 )Zut, j'ai mis trop de temps à... par Sacerdos simplex (2019-10-15 21:49:39) 
[en réponse à 876907]

...penser à St Michel...